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mercredi 22 février 2017

Le Maroc est-il un cheval de Troie à l'UA pour neutraliser la RASD, s'interroge le Washington Post



AFRICAN UNION SUMMIT
Le Maroc est-il un cheval de Troie à l'UA pour neutraliser la République Arabe sahraouie démocratique (RASD) au sein de l’UA, s'interroge le Washington Post dans une analyse publiée hier soir sur son site.
Intitulée ‘‘ Les explications de l’Adhésion du Maroc à l’UA’‘, le Washington Post affirme que cette adhésion est susceptible de poser des défis en matière de paix à l’organisation panafricaine, alors que cette dernière avait réussi pendant les 14 dernières années à réduire les conflits armés dans le continent et à faire progresser le programme ‘‘des solutions africaines aux problèmes africains ‘‘.
Selon l'auteure de l'analyse Hannah Armstrong, Rabat ‘‘voit son appartenance à l’UA comme une opportunité pour neutraliser l'influence sahraouie au sein du bloc ‘‘ africain.
‘‘Les responsables de la RASD ont décrit la candidature du Maroc (pour adhérer à l’UA) comme un cheval de Troie envoyé pour détruire l’Union africaine’‘, écrit cette spécialiste de l’Afrique du Nord et du Sahel, citant des propos tenus par des responsables sahraouis à ce sujet.

samedi 9 janvier 2016

" Présenter ses vœux et n’oublier personne !"

Sahara Info n°86 -  Janvier 2016


Il est d'usage à chaque début d'année de renouveler auprès de ses proches, partenaires, relations, de son réseau suivant la formule désormais consacrée, des vœux pour l'année à venir. Nous le faisons avec une carte appelant inlassablement au référendum 
d'autodétermination pour le peuple sahraoui.

Mais combien de nos correspondants sont attentifs à cet appel ? 
 Ne sont –ils pas tentés de regarder ailleurs, là où le monde est en détresse, en guerre ou sur les chemins chaotiques de l'exil. Le peuple sahraoui depuis longtemps ne fait plus l'objet de la une des médias, pas de terrorisme, pas de sang, pas d'enjeu géopolitique majeur et pourtant voilà quarante qu'il est en exil, occupé, séparé.

Aussi pour vous présenter nos vœux via cette newsletter, nous souhaitons nous souvenir avec vous des prisonniers politiques sahraouis, ceux en particulier, arrêtés après le démantèlement du grand campement de la liberté de Gdeim Izik, en novembre 2010. Ils sont en prison depuis cette date avec des condamnations, prononcées par un tribunal militaire, de 20 ans à perpétuité, pour simplement s'être opposés pacifiquement à l'occupation de leur pays par le Maroc.

Naama Asfari, par exemple, l'époux d'une de nos militantes, Claude, il vient de fêter ses 46 ans, dans sa cellule aux côtés de tous ses compagnons. Il vient surtout de perdre son père, ce 30 décembre, sans être autorisé à assister à son inhumation, son vieux père qu'il savait malade et qu'il n'a pu assister.

Abdi Ould Sid Ahmed Ould Ahmed Baba Ould Moussa, habitait depuis 1991 Tan Tan dans le Sud Maroc, largement peuplé de Sahraouis. 1991, année de sa sortie des bagnes d'Hassan II, où il a résisté à tout dans les ténèbres pendant 16 ans. Il s'était peu à peu reconstruit, poursuivant son engagement et encourageant les fils qui lui restaient, à faire de même. Disparition forcée de 16 ans pour le père, prison de 30 ans pour le fils, destins familiaux de souffrance mais aussi de résistance et de lutte à n'importe quel prix pour défendre son idéal : liberté et indépendance pour le peuple auquel on appartient.

Alors tous nos vœux pour 2016, avec comme « parrains d'engagement et d'espérance », Naama Asfari et son père désormais présent dans chaque mémoire sahraouie.
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com

mercredi 9 septembre 2015

L’UA exige de l’ONU de fixer la date d’un référendum d’autodétermination,

Le MAE sahraoui : « Une avancée indéniable »


Karim Aoudia,9/9/2015

Ph : Billal
La cause sahraouie vient de gagner un nouvel appui sur la scène internationale, il s’agit de la prise de position du bureau juridique de l’Union africaine (UA) qui interpelle clairement et sans équivoque l’Assemblée générale (AG) de l’ONU de décider d’une date de la tenue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. 
« Cette décision constitue pour nous une grande victoire et une avancée indéniable dans notre lutte pour le recouvrement de notre indépendance », a soutenu le ministre des Affaires étrangères sahraoui, Mohamed  Salem  Ould Sadek, lors d’une conférence de presse qu’il a animée, hier, au siège de l’ambassade de la RASD à Alger. Il a expliqué que l’importance de la position de l’Union Africaine  réside notamment dans le fait qu’elle intervient à la vieille de la tenue de la 70e session ordinaire de l’AG de l’ONU. Dans sa position adoptée lors de son dernier sommet tenu à Johannesburg (Afrique du Sud), l’Union Africaine, qui estime que l’AG onusienne est l’instance chargée du traitement des questions de décolonisation, devra redoubler d’efforts pour accélérer la résolution du conflit opposant la République de la Rasd au Royaume marocain. Le bureau juridique de l’UA interpelle, en outre, le Conseil de sécurité onusien, superviseur de la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), lever tous les obstacles dressés devant l’action de cette mission en rapport avec le respect de droits de l’homme et la cessation des spoliations des ressources naturelles au Sahara occidental. Lors de la conférence de presse qu’il a animée, hier, le ministre sahraoui des Affaires étrangères s’est longuement exprimé sur ce qu’il a qualifié de « dilapidation effrénée des richesses naturelles de la Rasd  par le Maroc», un pays qui agit, dit-il, de connivence avec certains Etats de l’Union européenne. Le conférencier a cité dans ce cadre le cas de la France qu’il accuse de « complice par excellence du Maroc dans sa vision d’annexer le Sahara occidental comme une partie de son territoire ». Mohamed Salem Ould Sadek fait savoir en outre qu’au sein du Conseil de sécurité onusien, « la France agit de telle sorte à maintenir le statu quo concernant le dossier sahraoui, autrement dit à encourager la politique de la politique de colonisation marocaine en s’opposant à toute initiative visant la tenue du référendum d’autodétermination ». Pendant ce temps, le royaume marocain qui, selon le conférencier, s’applique scrupuleusement à satisfaire les intérêts de ses alliés occidentaux, persiste à faire fi de la légalité internationale. « Le Maroc ne cesse de transgresser la légitimité internationale » dénoncera le chef de la diplomatie de la RASD sollicitant, par la même occasion, la communauté internationale à exercer plus de pression sur le Royaume marocain pour se conformer à la légalité internationale.

Visite de Ban Ki-moon dans les territoires libérés avant la fin de l’année
Le ministre des Affaires étrangères de la Rasd a tenu à rappeler qu’en matière de légalité internationale, le Maroc « ne peut aucunement se targuer d’une quelconque puissance administrative, de fait, sur le territoire sahraoui ». Cela est d’ailleurs contenu noir sur blanc dans le dernier rapport de l’Union africaine traitant de la question sahraouie. « Le Maroc n’a aucune souveraineté sur le territoire sahraoui qui fait l’objet d’un processus de décolonisation », est-il écrit dans le même rapport. Le document accable, à plus d’un titre, le Maroc et certifie, de l’avis de Mohamed Salem Ould Sadek, « de son isolement au double plan régional et international. Le chef de la diplomatie sahraouie a informé, hier à Alger, que le secrétaire général de l’ONU envisage de se rendre dans les territoires libérés de la Rasd avant la fin de l’année en cours. La visite de Ban Ki-moon s’inscrit dans le cadre des efforts visant un règlement du conflit au Sahara occidental, dira Mohamed Salem Ould Sadek, sans plus. Il a tenu à préciser que la visite du SG de l’ONU sera précéder par une tournée de Christopher Ross, l’émissaire onusien pour le Sahara occidental, qui se rendra prochainement dans la région. Sur un autre volet, le ministre sahraoui des Affaires étrangères a également évoqué le prochain congrès du Front Polisario prévu en décembre de cette année. Un congrès où il est attendu de réviser, dit-il, la stratégie de lutte de la RASD pour le recouvrement de son indépendance. « Il y a consensus du peuple du Sahara occidental pour recouvrer son indépendance et notre lutte va se poursuivre et elle sera consolidée davantage de façon a ne pas exclure le recours à la reprise des armes, si cela est nécessaire », a conclu Mohamed Salem Ould Sadek.