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dimanche 24 avril 2016

Ban Ki-moon répond au discours très critiques de Mohammed VI

Mohammed Jaabouk, Journaliste Yabiladi.com, 22/4/2016 

Le secrétaire général des Nations Unies réplique aux discours du roi Mohammed VI de Ryad. Par l’intermédiaire de son porte-parole, le Sud-coréen a défendu la « neutralité » de ses collaborateurs. La tension entre le Maroc et Ban Ki-moon est encore loin de retomber.
Ban Ki-moon n’a pas tardé à répondre au discours du roi Mohammed VI prononcé à l’occasion du premier sommet Maroc-Etats du Golfe, tenu mercredi à Ryad. Stephan Dujarric a défendu, lors d’un point de presse tenu jeudi à New York, l’ « objectivité » et la « neutralité » des proches collaborateurs du Sud-coréen.
« Leur unique allégeance est à la charte des Nations Unies. Ils sont au service du secrétaire général. Et c’est dans ce cadre-là qu’ils prodiguent leurs conseils » à Ban Ki-moon, a précisé le porte-parole en réponse à une question d’un journaliste.

samedi 23 avril 2016

Depuis Ryad, Mohammed VI tacle Ban-Ki moon


DIPLOMATIE - La participation du roi Mohammed VI le 20 avril à Riyad au sommet Maroc-Pays du Golfe, avant d'effectuer des "visites de fraternité et de travail"...
 http://www.huffpostmaghreb.com/2016/04/20/roi-sahara-maroc_n_9741610.html
Pour tordre le bras de Ban Ki Moon, c'est à partir de Ryad que vient la réponse de M6. Discours décousu qui reflète les sentiments d'un roi estomaqué après s'être fait tirer les oreilles par les positions fermes des africains et la majorité de la communauté internationale. 
Les mailles de filets donc se resserrent sur l'occupation marocaine du Sahara Occidental, et tôt ou tard les Sahraouis détiendront leur indépendance malgré l'appui feutré de ces roitelets médiévales!!

lundi 14 mars 2016

Sahara : manifestation monstre à Rabat pour protester contre les propos de Ban Ki-moon.


SAHARA - Plusieurs centaines de milliers de personnes (3 millions selon les dernières estimations de la MAP) ont participé ce dimanche à une grande marche dans plusieurs quartiers du centre-ville de Rabat pour protester contre les "les déclarations biaisées" du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, sur le Sahara.

Sahara Occidental: Ban Ki-Moon répond aux accusations marocaines




par Mahdi Boukhalfa, Le Quotidien d'Oran, 14/3/2016
La première visite, au Maghreb, du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, réservée à la question sahraouie, sera-t-elle suivie d'une réelle avancée dans le processus d'autodétermination, au Sahara Occidental? Il est permis, en réalité, d'esquisser quelque espoirs, tant la position de M. Ban est, pour le moment, sans «équivoque» sur ses intentions de mener à son terme, un processus bloqué depuis le cessez-le- feu, à la fin des années 1980, du temps de M. Perez de Cuellar. A la fin de cette visite, en Algérie, et dans les camps de refugiés sahraouis, le Maroc ayant refusé la venue, sur son territoire, au SG de l'ONU, le secrétariat général de l'ONU a indiqué, dans un communiqué, que «le statut final du Sahara Occidental reste à déterminer par un référendum d'autodétermination», et a dans la foulée rejeté les prétentions du Maroc, sur le Sahara Occidental, qu'il estime être un territoire non autonome. «Le statut du territoire du Sahara Occidental reste à déterminer, comme il est considéré territoire non autonome», précise le communiqué du secrétariat général de l'ONU, mercredi soir. 
Le communiqué du SG de l'ONU fait suite aux accusations de Rabat contre M. Ban ki-moon et les tentatives du Makhzen de jeter le discrédit sur le SG de l'ONU, qui a rappelé que les territoires sahraouis sont, injustement, occupés par le Maroc. Mieux, l'ONU rappelle au Maroc, qu'il a lui-même signé et reconnu le statut des territoires non autonomes, dont le Sahara Occidental, avec tous les Etats membres de l'ONU, qui ont accepté de déterminer le statut final de ces territoires, en vertu des résolutions de l'Assemblée générale, adoptées, sans vote. 

Ce que le SG de l’ONU a vu et dit sème la panique à Rabat : Mohammed VI écrit à Ban Ki-moon

par R. Mahmoudi, 13/3/2016











L’onde de choc de la visite de Ban Ki-moon au Sahara Occidental continue de faire des ravages au Maroc où les shows médiatiques se succèdent pour tenter de conjurer une rage insondable qui enfonce le Makzen dans ses errements
Après donc les réunions au Parlement, le discours déclamatoire du Premier ministre, Abdelilah Benkirane, et la marche «spontanée» de ce dimanche à Rabat pour dénoncer les déclarations du secrétaire général de l’ONU, le chef de la diplomatie, Salah-Eddine Mezouar, va se rendre très rapidement à New York pour remettre à Ban Ki-moon une lettre de Mohammed VI.

vendredi 11 mars 2016

Paniqué, le Maroc tire sur Ban ki-moon et l’Algérie

Rabat réagit violemment à la visite du secrétaire général de l’ONU dans les camps de réfugiés sahraouis

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Zine Cherfaoui, El Watan,10.03.16 
 
 Ban Ki-moon, lors de son arrivée à Tindouf où siège le gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique
Ban Ki-moon, lors de son arrivée à Tindouf

Le seul rappel par Ban Ki-moon des constantes de l’ONU par rapport au dossier sahraoui a suffi à réduire en poussière le «plan d’autonomie» concocté par le Maroc pour accaparer le Sahara occidental et ses ressources.

La visite du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki-moon, la semaine dernière dans les camps de réfugiés à Tindouf et dans les territoires libérés sahraouis, a visiblement suscité un vent de panique au sein de la monarchie marocaine. La panique et le désarroi du makhzen sont d’autant plus grands que le Sud-Coréen a fait du référendum d’autodétermination un passage obligé pour le règlement définitif du conflit sahraoui qui traîne depuis 40 longues années.
Une étape que les autorités marocaines s’emploient justement depuis des années à «zapper». Mieux, le secrétaire général de l’ONU – qui dit comprendre la frustration et surtout la colère des Sahraouis à l’égard de la communauté internationale qui les a abandonnés – a même annoncé sa décision de relancer les pourparlers entre le Front Polisario et le Maroc.

jeudi 25 février 2016

Le Maroc dos au mur


Ban Ki-moon en visite à Alger le 6 mars : Sahara occidental, terrorisme, situation dans la région et en Afrique au menu.
L’ONU s’était engagée en 1991 à organiser un référendum d’autodétermination mais, après près de vingt-cinq longues années, ce n’est toujours pas le cas. Et le Maroc, soutenu dans sa politique expansionniste par un membre permanent du Conseil de sécurité, la France en l’occurrence, refuse toujours la mise en œuvre du plan de paix qu’il a signé avec le Front Polisario. 
C’est d’ailleurs l’une des questions et les perspectives de son règlement qui a été au centre des discussions entre le ministre D’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, et l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, samedi dernier, avant que ce dernier ne soit reçu également par le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, hier dimanche. 

dimanche 21 février 2016

Le peuple sahraoui attend beaucoup de la visite de Ban Ki Moon au Sahara occidental


Le chef de la délégation sahraouie aux négociations a affirmé samedi à Chahid El Hafed que le peuple sahraoui attendait beaucoup de la visite du SG de l'ONU, Ban Ki Moon prévue début mars prochain dans la région pour mettre un terme à l'entêtement marocain.  

"Il est important que l'ONU assume ses responsabilités pour trouver une solution et mettre un terme à l'occupation marocaine au Sahara occidental, de même qu'il est important qu'elle puisse compter sur les efforts de la communauté internationale pour mettre fin à l'entêtement du Maroc", a déclaré Khatri Addouh à l'APS.
Le régime marocain craint cette visite, a-t-il indiqué, appelant la communauté internationale à assumer ses engagements à l'égard du peuple sahraoui et ses promesses faites en 1991, date de la signature, du cessez-le-feu avec le Maroc pour l'organisation d'un referendum, sous les auspices de l'ONU.
Le Maroc ne veut pas que ses moyens d'obstruction et sa politique dans les territoires occupés soient révélés au grand jour notamment ses violations systématiques des droits de l'Homme et le pillage des richesses.
L'opposition du Maroc à cette visite s'inscrit dans le sillage des entraves qu'il met aux efforts internationaux visant à organiser un referendum pour le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, a soutenu le responsable.
L'ONU doit satisfaire les revendications soulevées par le peuple sahraoui et le continent africain, lors ses récentes conférences, et arrêter une date pour un référendum d'autodétermination au Sahara Occidental, d'autant que les délibérations du Conseil de sécurité approchent, et ce sur la base du rapport que présentera le SG de l'ONU en avril prochain", a -t-il insisté.
Pour M. Addouh, la date prévue pour cette visite doit être respectée par l'ONU et par M. Ban Ki Moon qui a bénéficié la semaine dernière d'un soutien franc et affiché du conseil de sécurité. Le SG de l'ONU est tenu de dire toute la vérité sur les auteurs des entraves aux efforts internationaux dans cette région, a encore estimé M. Addouh.
"Il est temps que l'ONU assume ses responsabilités et que la communauté internationale fasse pression sur ceux qui entravent les efforts de la communauté internationale et font obstacle à la visite de l'envoyé spécial de l'ONU dans les territoires occupées et à la Minurso, en l'empêchant d'accomplir ses missions et d'élargir ses prérogatives à la surveillance des droits de l'Homme au Sahara Occidental", a-t-il ajouté.
APS

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Monde, Afrique, Sahara occidental


lundi 28 décembre 2015

Sahara Occidental: pas d'avancée dans le règlement du conflit, le Maroc bloquant toute initiative


L'année 2015 n'a pas connu le "tournant décisif" souhaité par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon dans son rapport de 2014 pour le règlement du conflit au Sahara occidental.  
Le Maroc a continué, pendant cette année, à bloquer toute initiative visant une solution pacifique permettant l'autodétermination du peuple sahraoui par l'organisation d'un référendum juste et régulier.
Son intention à vouloir perpétuer son occupation des territoires sahraouis apparaît clairement à travers la visite du Roi Mohamed VI, en novembre dernier, à Laâyoune et Dakhla occupées, qualifiée par le président Sahraoui Mohamed Abdelaziz d'"escalade dangereuse".
L'obstination du Maroc à bloquer "tout règlement pacifique" s'est par ailleurs accompagnée de violations des droits de l'homme dans les territoires sahraouis, selon les nombreux rapports publiés par des organisations internationales et des agences onusiennes spécialisées.
Son refus des négociations "directes et sérieuses", demandées par le secrétaire général de l'ONU et son entêtement à ne "discuter que les détails de (son) plan d'autonomie" indique que Rabat a définitivement tourné le dos à la légalité internationale, selon la direction sahraouie. 
L'Envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross, avait relevé, au cours de ce mois décembre, dans son briefing devant le conseil de sécurité, que ses tentatives pour relancer le processus onusien n'ont pas abouti en raison de l'attitude marocaine visant à pérenniser le statu quo.   
M. Ross tente, depuis Manhasset (Etats-Unis) où avaient eu lieu les derniers pourparlers entre le Front Polisario et le Maroc en 2012, d'amener ce dernier à la table des négociations. 
Il a effectué, cette année, sans succès, trois déplacements dans la région: en février, en septembre et le dernier en novembre date à laquelle  le Maroc lui a signifié une interdiction de se rendre dans les territoires du Sahara occidental. 
Cette décision a été rejetée par l'ONU qui a fait état du droit de l'Envoyé personnel du SG de visiter le Sahara occidental conformément au mandat assigné par le Conseil de sécurité. Les Nations unies ont, en outre, déclaré formellement que le Sahara occidental "relevait du processus de décolonisation".  
       
Les thèses marocaines battues en brèche  
Battues en brèche, les thèses marocaines trouvent de moins en moins d'écho dans les grandes capitales même si "la communauté internationale ne met pas assez de pression sur le Maroc pour l'amener à accepter la tenue du référendum", selon le président Mohamed Abdelaziz.

jeudi 14 mai 2015

Voyage en absurdité, ou les Mensonges d’Avril de Ban Ki-moon


APSO, 11/5/2015


Si le premier avril il vaut mieux douter de tout ce que l’on entend, il est préférable d’appliquer la méfiance jusqu’à la fin du mois pour ce qu’émet l’ONU sur le Sahara Occidental. 
En effet, chaque année le Conseil de Sécurité de l’ONU renouvèle le mandat de sa mission au Sahara Occidental, la Minurso. La mission doit organiser le référendum d’autodétermination des Sahraouis, et se trouve bien en difficulté de ne pas y parvenir depuis 24 ans, et en général de ne pouvoir pas faire grand-chose d’autre que des balades dans le désert et à la plage, et surtout pas de protéger les civils sahraouis des coups des autorités marocaines. Il y aurait de quoi être marri…
Constatées les bis repetita des derniers rapports du secrétaire général prometteur d’un respect  des engagements pris et de la charte de l’ONU, et la disparition de ces bons mots des documents finaux des résolutions onusiennes du renouvellement du mandat de la Minurso, on peut parler de la jolie légende des mensonges d’avril de Ban Ki-moon. 
Il est possible d’y trouver des raisons. Par exemple, si l’on considère l’investissement très important du colonisateur marocain dans la jeunesse sahraouie, rendant indispensable le pillage du phosphate sahraoui pour en couvrir les dépenses, pourquoi changer l’ordre des choses. C’est qu’attraper les jeunes militants pour indépendance, les héberger gracieusement en prison pour des périodes allant d’années à perpétuité, ça coute cher ! Voila réglé pour 320 millions de dollars (phosphate2014) ! 
Et puis après tout, ne pas résoudre le problème de ce conflit inégal alors qu’on en a le devoir et les moyens, et maintenir le statu quo absurde, c’est un choix onusien et international.

Un choix aussi les hélicoptères onusiens qui ravitaillent en produits marocains achetés à El Aaiun en territoires occupés, leurs troupes basées à Tifairiti en territoires libérés. Quelques tours de pales sans état d’âme par-dessus le mur et c’est joué.
Qu’est ce qu’environ 37 millions d’euros annuels pour le maintien dans les campements du désert salin et torride de Tindouf (Algérie) de réfugiés sahraouis. Surement peu au regard d’autres paramètres inavouables et loin du droit international.

Pour rester dans une même échelle de valeur, l’Europe donne bien au Maroc une quarantaine de millions d’euros annuels pour envoyer ses bateaux pêcher dans les eaux sahraouies selon l’accord de pêche EU-Maroc. Passons le reste qui est hors mesure... 
Les conséquences de 40 ans de vie sous assistanat, discrimination, malnutrition… qui devraient être logiquement la disparition ou dispersion du peuple sahraoui pourraient nonobstant décontenancer les comptables de cette stratégie, puisque peuple sahraoui il y a toujours…  mais probablement le commissaire aux comptes, le peuple du monde, est-il tolérant ou peu regardant ... tout va bien partout sur terre !
Il semble donc, néanmoins, qu’être ou ne pas être indépendant, pour les Sahraouis, telle est bien la question, toujours tabou international !
APSO, 11 mai 2015

lundi 27 avril 2015

Sahara Occidental - Rôle de la France : une fausse neutralité


Par
Le texte proposé ici est publié dans le  livre "Lutter au Sahara", sorti mi-avril et disponible sur commande auprès de apsolument@yahoo.fr
Le texte proposé ici, dans une version remaniée et enrichie, est publié dans le livre « Lutter au Sahara », sorti mi-avril et disponible sur commande auprès de apsolument@yahoo.fr

L’implication de la France dans le conflit du Sahara Occidental n’est pas récente et, selon de nombreux observateurs, elle explique en grande partie le statu quo qui touche ce territoire considéré comme non-autonome par l’ONU.
En mai 2013, l’assemblée générale de l’ONU a remis la Polynésie française sur la liste des territoires à décoloniser et a affirmé « le droit inaliénable de (sa) population (…) à l’autodétermination et à l’indépendance ». Cet archipel rejoint ainsi le Sahara occidental, sous occupation marocaine depuis 1975… et la Nouvelle-Calédonie. Même si le Sahara Occidental a une histoire qui lui est propre, on peut noter que la France traîne toujours derrière elle cet héritage de pays colonisateur et que cette actualité donne l’occasion de se poser cette question : ce passé n’explique-t-il pas fondamentalement pourquoi la France, qui a établi un protectorat sur le Maroc en 1912, soutient ce dernier dans cette entreprise d’occupation d’un territoire sur lequel aucun pays au monde ne reconnaît une quelconque souveraineté du Maroc ? Car, bien loin de la neutralité affichée depuis le début du conflit, la France soutient la présence du Maroc au Sahara occidental.

Solidarité de pays colonisateurs ?

On peut noter qu’en 1957-1958, la France appuie l’Espagne, qui occupe alors le Sahara Occidental, depuis 70 ans pour une partie de ce territoire, dans sa lutte contre les tribus sahraouies soutenues par… le Maroc, toute jeune nation. Il s’agit alors pour la France de ne pas ajouter une déstabilisation supplémentaire dans une région qui vient de vivre l’indépendance du Maroc et qui connaît le début de la guerre d’Algérie. Le maintien du Sahara Occidental sous le giron franquiste est considéré comme un moyen d’isoler les colonies sub-sahariennes de ce mouvement d’émancipation (la plupart de ces pays obtiendront leur indépendance en 1960) et même expansionniste si l’on considère la position défendue principalement par un parti marocain, l’Istiqlal, qui veut faire du fleuve Sénégal la frontière sud du pays et inclurait une partie du Mali, la Mauritanie, une partie de l’Algérie et, donc, le Sahara Occidental.
Le 10 février 1958, l’opération Écouvillon, décidée par le gouvernement français dirigé alors par Félix Gaillard, est déclenchée et prend fin le 5 mai 1959. 5 000 hommes, 600 véhicules et 70 avions sont engagés contre les Marocains de l’Armée de libération nationale du Sud et plusieurs tribus sahraouies qui enchaînent les attaques contre les 9000 soldats espagnols. La région visée par cette opération militaire est proche des villes de Bechar (appelée alors Colomb-Béchar), distante de 80 km de la frontière avec le Maroc, et de Tindouf, la ville la plus au sud-ouest de l’Algérie. Ces deux localités et leurs environs, devenus des départements français en 1952, sont à ce moment-là directement placés sous l’autorité d’un ministre du Sahara (Max Lejeune). Ce dernier fait également office jusqu’à l’été 1960 de délégué général de l’« Organisation commune des régions sahariennes », une collectivité territoriale instaurée par la France en 1957. Les provinces de Bechar et de Tindouf seront l’objet de revendications de la part du Maroc au lendemain de l’indépendance du voisin, l’Algérie. Elles causeront même, en partie, le déclenchement en octobre 1963 de la guerre dite des sables autour du tracé des frontières héritées du colonialisme.

dimanche 26 avril 2015

Ban ki-moon a-t-il prêté allégeance au roi?

L'Expression - Le Quotidien

LE MANDAT DE LA MINURSO NE SERA PAS ÉLARGI AUX DROITS DE L'HOMME

Par
Le dernier rapport annuel du secrétaire général de l'ONU sur le Sahara occidental «a été négocié avec le Maroc», a déclaré le 23 avril Ahmed Boukhari, représentant du Front Polisario à l'ONU.
En estimant qu'il n'est pas utile d'élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l'homme Ban ki-moon cautionne la violence exercée par le Maroc contre le peuple sahraoui. Les rapports des organisations internationales de défense des droits de l'homme sur l'usage de la violence et de la pratique de la torture par les forces d'occupation marocaine contre les populations sahraouies n'ont pas suffi à émouvoir le SG de l'ONU pour juger important de proposer l'instauration d'un mécanisme de protection des droits de l'homme dans les territoires annexés par le Maroc.
 
Comme il a vraisemblablement fait la sourde oreille aux nombreux messages que lui a adressés le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, pour les protéger des violences policières marocaines qu'elles subissent de manière constante. La décision d'un juge espagnol de poursuivre 11 hauts fonctionnaires marocains dont un colonel de la gendarmerie royale pour «faits de génocide» a elle aussi été passée sous silence. Le Conseil de sécurité va donc adopter mardi prochain une nouvelle résolution sur le Sahara occidental dans laquelle ne figurera pas la mise en oeuvre d'un instrument de surveillance des droits de l'homme. A l'initiative des Etats-Unis elle s'alignera sur le rapport rendu public le 10 avril par le SG de l'ONU. Elle ressemblera aux précédentes, et prolongera dans les mêmes termes le mandat de la Minurso, pour conforter le statu quo dans lequel est plongé le conflit du Sahara occidental et attester de la faillite de Ban ki-moon dans la recherche d'une solution définitive juste et équitable à ce dossier. A ce stade, la Minurso dont l'objectif est d'organiser un référendum d'autodétermination au Sahara occidental ne revêt qu'une présence symbolique. «Abandonner cet objectif, va imposer au Front Polisario à revoir sa coopération avec la Minurso», a déclaré le Coordonnateur sahraoui avec la Minurso, M'hamed Khadad, mercredi dernier à l'agence Reuters. «Le Front Polisario ne peut pas accepter que cette mission se déplace dans les territoires sahraouis comme s'il s'agissait de territoire marocain» a-t-il souligné. Le représentant du Front Polisario à l'Onu n'a pas, quant à lui, été par quatre chemins. Il dénonce carrément un parti pris de l'Organisation des Nations unies. Le dernier rapport annuel du secrétaire général de l'ONU sur le Sahara occidental «a été négocié avec le Maroc», a déclaré le 23 avril Ahmed Boukhari, faisant référence à la conversation téléphonique du mois de Janvier entre le successeur de Kofi Annan et le monarque alaouite, Mohammed VI. Ban ki-moon a-t-il prêté allégeance au roi?
«Le groupe de pression pour la résolution de ce qui a été appelé dernier vestige du passé colonial en Afrique accuse le chef de l'ONU de marchander une position plus ferme sur le Sahara occidental au cours d'un appel téléphonique récent avec le roi du Maroc», a rapporté Associated Presss qui a répercuté les déclarations du diplomate sahraoui. «Au Sahara occidental se trouve la seule force de maintien de la paix de l'ONU sans mandat pour surveiller les droits humains, alors que les associations des droits humains affirment que le Maroc utilise la violence pour étouffer les voix dissidentes», a souligné Ahmed Boukhari. Une anomalie qui ne semble pas préoccuper outre mesure M.Ban.

lundi 13 avril 2015

Rapport de l'ONU sur le Sahara : Ban Ki-moon a honoré ses engagements envers Mohammed VI , une trahison selon le Polisarioon


A quelques semaines de l’examen du dossier du Sahara occidental par le Conseil de sécurité, le rapport 2015 du secrétaire général de l’ONU sur la question est tombé. Son contenu devrait être bien accueilli par le Maroc.
Le nouveau rapport de Ban Ki-moon sur le Sahara ne recommande pas l’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme dans la région. C’est le principal point à retenir du document transmis hier soir aux membres du Conseil de sécurité. Le secrétaire général de l’ONU a ainsi honoré ses engagements envers le roi Mohammed VI pris lors de la conversation téléphonique du 22 janvier entre les deux hommes. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour le Maroc. En revanche, la diplomatie algérienne et l’Union africaine ne devrait pas voir d’un bon œil ce rapport.

Une solution au différend contribuera à une stabilisation au Sahel
Sur un ton diplomatique, le SG des Nations Unies se permet de douter pour la première fois de la stratégie suivie par son envoyé personnel dans la région depuis plus de six ans. « Il est trop tôt pour dire si la nouvelle approche choisie » par Christopher Ross « portera ses fruits », a-t-il expliqué. Le royaume a déjà exprimé le même scepticisme.
Ban Ki-moon a, par ailleurs, affirmé que « rien ne justifie de maintenir le statu quo », appelant les parties à « redoubler d'efforts pour négocier une solution politique mutuellement acceptable qui permette une autodétermination pour la population du Sahara occidental ».
Le responsable onusien alerte la communauté internationale sur les conséquences de « la frustration croissante parmi les sahraouis et l’expansion des réseaux criminels et extrémistes dans la région Sahel-Sahara », ajoutant qu’elles « présentent des risques accrus pour la stabilité et la sécurité de la région ». Selon lui, un règlement du différend territorial « diminuerait ces risques ». Là aussi, le SG de l’ONU ne fait que donner du crédit aux mises en gardes du Maroc sur le ralliement de jeunes du Polisario aux groupes terroristes opérant dans le Sahel.

Silence du Polisario
Une fois n’est pas coutume, l’agence de presse des amis de Mohamed Abdelaziz n’a, jusqu’à présent, publié aucune dépêche annonçant la sortie du nouveau texte de Ban Ki-moon. Des sites parallèles se sont contentés de reprendre un article de l’agence Reuters, sans y ajouter le moindre commentaire.
Un silence qui en dit long sur la colère des responsables du Polisario. Ils ne s’attendaient pas à une telle « trahison » de la part du secrétaire général de l’ONU. Dans ses rapports de 2013 et 2014, le Sud-coréen avait appelé le Conseil de sécurité à élargir le mandat de la Minusro à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental.
Mohammed Jaabouk
Copyright Yabiladi.com

dimanche 25 janvier 2015

[Video] Sahara : Ban Ki-moon rassure (courageusement !) Mohammed VI qu’il n’y aura pas d’élargissement du mandat de la Minuros


Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU / DR
Le secrétaire général de l’ONU révise sa position sur la question du Sahara occidental. Ban Ki-moon qui s’est montré favorable à l'élargissement de la mission de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara se voit obligé de garantir à Mohammed VI que le mandat des casques bleus restera inchangé.
Ban Ki-moon a téléphoné à Mohammed VI. Un appel qui vise à rompre le blocage que connait, depuis plus d’une année, le processus de négociations sur la question du Sahara occidental. Un communiqué du cabinet royal, publié dans la soirée du jeudi 22 janvier, précise que le secrétaire général des Nations-Unies a garanti au roi que « la MINURSO poursuivra sa mission dans le respect strict de son mandat actuel ».
Ban cèderait ainsi à la principale revendication marocaine, hostile à tout élargissement du mandat des casques bleus à la surveillance des droits de l’Homme dans la province. Mieux encore, Ban « a donné des assurances fermes quant à la neutralité, l’objectivité et l’impartialité des responsables de l’ONU en charge de la conduite de la facilitation onusienne », précise la même source.
Une concession qui balise le retour de Ross dans la région
Il s’avère qu’il a fallu au SG de l’ONU neuf mois de réflexion pour répondre favorablement aux exigences marocaines. Et pourtant lors de la dernière conversation téléphonique entre les deux hommes, en date du 12 avril 2014, Mohammed VI avait attiré l’attention de Ban Ki-moon « sur l’impératif de préserver les paramètres de la négociation tels qu’ils sont définis par le Conseil de sécurité, de sauvegarder le cadre et les modalités actuels de l’implication de l’ONU et d’éviter les approches partiales, et les options périlleuses ».
Cette concession de la part du secrétaire général au Maroc devrait se traduire, dans les prochaines semaines, par la levée du véto du royaume et sur les visites de l’envoyé Christopher Ross, suspendues depuis une année, et sur la nomination de la Canadienne Kim Buldoc à la tête de la Minurso. La diplomate onusienne désignée à ce poste en août dernier, à la place de l’Allemand Wolfgang Weisbrod-Weber, attend toujours la validation de Rabat pour prendre ses quartiers à Laâyoune.
Force est de constater que Ban Ki-moon a mis beaucoup d’eau dans son vin, lui qui a, ces dernières années, appelé à la mise en place d’un « mécanisme durable et indépendant » de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental. La nouvelle position du Sud-coréen sonne, par ailleurs, le glas de son ultimatum qui figure sur son dernier rapport. Il menaçait, en effet, de « procéder à une révision totale du cadre du processus des négociations qu'il avait fourni en avril 2007 » si aucun progrès n’était réalisé en 2014.
A la suite de cette conversation téléphonique, Rabat peut donc affronter l'échéance d'avril avec optimisme.

samedi 12 avril 2014

La question de la RASD connaîtra une «phase décisive» en 2015

 Conseil de sécurité

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Al Watan, 12/4/2014

 
La question du Sahara occidental pourrait entrer  dans une «phase décisive» au Conseil de sécurité en 2015, a déclaré, hier, à l'APS, le représentant du Front Polisario à l’ONU, Ahmed Boukhari, en réaction au nouveau rapport du secrétaire général de l’ONU sur la question sahraouie.

Dans ce rapport qu'il présentera jeudi prochain au Conseil de sécurité,  le chef de l’ONU a indiqué que le Conseil devrait se réunir en octobre 2014 pour une première évaluation de la démarche de l'envoyé personnel pour le Sahara occidental, Christopher Ross, entreprise dans le cadre du processus de négociations, basé sur des consultations bilatérales et des navettes diplomatiques, comme il a invité les deux parties au conflit à «s'engager sérieusement» sur deux questions fondamentales que sont «le contenu de la solution politique et la  forme de l'autodétermination» pour le dossier sahraoui.
Mais si aucun progrès ne se réalisera avant avril 2015, Ban Ki-moon  a avancé que les membres du Conseil de sécurité devraient alors procéder à une «révision totale» du cadre du processus des négociations entre le Front Polisario  et le Maroc. Selon M. Boukhari, cela signifierait que «le chef de l’ONU ferait assumer au Conseil de sécurité à une lourde responsabilité, et ce, soit pour aller de  l'avant et á résoudre définitivement le dossier sahraoui, dernier cas de colonialisme  en Afrique, soit jeter l’éponge et ouvrir, par conséquent, les portes à l'inconnu  dans une région qui a besoin de paix, de stabilité et de certitude pour son  avenir». «Ban Ki-moon a dit, d'une manière explicite, qu'il pourrait alors engager  le Conseil de sécurité à réviser le cadre des négociations que cet organe de  décision de l’ONU avait défini en 2007 à travers sa résolution 1754»,  selon  le représentant sahraoui. En conséquence, commente M. Boukhari, la question du Sahara occidental pourrait alors entrer dans une «phase décisive» au Conseil de sécurité dès avril 2015.

samedi 11 janvier 2014

Sahara : Le Polisario dénonce à l’ONU les prospections pétrolières marocaines

A quatre mois de la présentation d’un nouveau rapport de Ban Ki-moon, le Polisario dénonce les opérations de prospections pétrolières au Sahara occidental. Les ressources naturelles et les droits de l’homme sont les deux axes majeurs de l'action du Front sur la scène internationale.

Après l’âpre bataille de l’accord de pêche au parlement européen, voilà que se profile celle du pétrole, mais cette fois au siège l’ONU. Dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations Unies, le chef du Polisario s’est dit inquiet des prospections menées par des compagnies pétrolières internationales au Sahara occidental. Mohamed Abdelaziz cite les exemples des américains de Kosmos Energy et des écossais de Cairn Energ  qui ont conclu des partenariats avec l’ONYHM.

Il a oublié la compagnie française Total qui revient dans la région après douze années d’absence. La firme mène des recherches dans le plus grand bloc du Sahara, Anzarane Offshore, d’une superficie de 100 000 km2. L’office national des hydrocarbures et des mines a accordé cinq autres licences d’exploitation de blocs dans la région. Il s’agit de Boujdour Offshore d’une superficie de 7 244,40 km2), Zag (14 625,30 km2), Cap Boujdour Offshore (29 740,70 km2), Boujdour Onshore (25 184,90 km2), bloc détenu à 100% par l’ONHYM et Tarfaya Onshore (7 739,50 km2).

Une lettre à quatre mois d’un nouveau rapport de Ban Ki-moon
 « Ces activités sont qualifiées d’exploitation illégale et immorale des ressources naturelles du Sahara occidental et constituent une violation flagrante au droit international », écrit Abdelaziz dans sa missive.

A quatre mois de la présentation d’un nouveau rapport par le diplomate sud-coréen aux quinze membres du conseil de sécurité sur la situation au Sahara occidental, cette saisine du SG de l’ONU peut se révéler une tactique payante. La moindre remarque contre ces recherches pourrait se traduire par des retraits des sociétés.

Par ailleurs, cette lettre est parfaitement en phase avec la nouvelle stratégie de la direction du Polisario pour l’année 2014, basée essentiellement sur deux points. Les séparatistes vont insister sur « la dénonciation des pratiques brutales et répressives perpétrées par les autorités marocaines contre les civils sahraouis et le pillage des ressources naturelles sahraouies », a indiqué, la semaine dernière Mohamed Yeslem Beissat, le représentant du Front à Washington, à la presse en marge d’une réunion à Rabouni des fonctionnaires du Polisario à l’étranger.

Quand l'ONU rendait hommage aux concessions du Front Polisario



Un jour comme aujourd'hui, 10 janvier, de l'année 2002, le secrétaire Général de l'ONU, Koffi Annan, remettait son rapport au Conseil de Sécurité sur la situation au Sahara Occidental. Dans ce rapport, Anan signalait que son Envoyé Personnel, James Baker, "rendait hommage" au Front Polisario "pour certaines des concessions qu’il avait faites".
Depuis le début du processus de paix onusien, les Sahraouis étaient la seule partie contrainte de faire des concessions. Ce qui a permis au Maroc de laisser son armée et son administration dans les territoires qu'il occupe au Sahara Occidental même pendant la période du référendum. Cela a été possible grâce à la complicité de l'ancien Secrétaire Général, Perez de Cuellar qui plus tard sera nommé président honoraire du holding royal marocain ONA.
Ensuite, le Front Polisario a été pressé d'accepter l'élargissement des listes électorales avec tout le risque de falsification que cela comportait. Et depuis la création de la MINURSO en 1991, les Sahraouis regardent impuissants comment le Maroc réprime, emprisonne et commet toutes sortes de violations de leurs droits sous le regard de la communauté internationale.
En dépit de cette vérité, les Sahraouis doivent assumer les éloges au Maroc que le Secrétaire Général Ban Ki-moon fait dans tous ses rapports sur des prétendues avancées avec la création d'un Conseil Consultatif des Droits de l'Homme créé par le gouvernement marocain et visant à servir les plans de ce dernier. 
Aujourd'hui, les Sahraouis se demandent qu'est-ce que Ban Ki-moon dira sur les personnes trouvées dans les fosses communes que le CNDH marocain avait déclarées comme décédées en prison. Réponse au mois d'avril. Wait and see.

samedi 4 mai 2013

La nouvelle résolution de l'ONU insiste sur l’amélioration des droits de l’homme


 L’avertissement à demi-mot de l’ONU au Maroc
 Par : Merzak Tigrine, El Watan, 27/4/2013
 
Bien qu’ayant accepté de retirer leur projet de résolution prévoyant d’inclure le contrôle des droits de l’Homme parmi les missions de la Minurso, les États-Unis ont veillé à ce que l’importance de l’amélioration de la situation soit soulignée dans le texte adopté.

Comme de coutume, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, jeudi, une autre résolution sur le Sahara Occidental, dans laquelle il a renouvelé son appel à une “solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental”. Outre la prorogation du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (Minurso) jusqu’au 30 avril 2014, le fait nouveau dans cette résolution est que les membres de l’organe exécutif des Nations unies soulignent : “L’importance de l’amélioration de la situation des droits de l’Homme” au Sahara Occidental.
 Dans cette résolution, portant le numéro 2099/2013, le Conseil de sécurité de l’ONU a particulièrement insisté, cette fois-ci, sur la nécessité du respect par le Maroc des droits de l’Homme des Sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental, en appelant à “élaborer et appliquer des mesures indépendantes et crédibles pour assurer le plein respect des droits de l’Homme” des Sahraouis.
Le Conseil de sécurité a accordé une grande importance à cette question, en réitérant dans un autre paragraphe de sa résolution la nécessité du “renforcement de la promotion et de la protection des droits de l’Homme au Sahara Occidental”. Ainsi, il enjoint au Maroc de mieux respecter les droits de l'Homme au Sahara Occidental. Pour rappel, les États-Unis avaient d'abord présenté un texte qui, pour la première fois, chargeait la Minurso de “surveiller et de faire un rapport sur le respect des droits de l'Homme”, au grand dam des Marocains.
La proposition américaine défendue par l'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice, était pourtant en cohérence avec les pratiques onusiennes. La Minurso est, en effet, la seule mission de l'ONU n'incluant pas de volet sur les droits de l'Homme. 
Les Marocains avaient réagi très vivement, allant jusqu'à reporter sine die un exercice militaire conjoint avec des soldats américains et faisant intervenir leur lobby auprès du Groupe des amis du Sahara Occidental (États-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Espagne). Cédant à cette pression, Washington a renoncé à inclure les droits de l'Homme dans le mandat de la Minurso. Loin de constituer une victoire pour la diplomatie marocaine, la nouvelle résolution est un avertissement en termes très édulcorés. Ceci étant, le Conseil de sécurité a affirmé son “soutien résolu à l’engagement du secrétaire général et son envoyé personnel pour trouver une solution à la question du Sahara Occidental” et a appelé à “un rythme renouvelé et intensifié des réunions et au renforcement des contacts”. Cet appel du Conseil de sécurité vient en réaction aux appels de la communauté internationale dont notamment le département d’État américain et les ONG internationales des droits de l’Homme qui ont dénoncé, à travers plusieurs rapports, les violations de ces droits par les autorités marocaines par des pratiques de tortures, détentions arbitraires et autres mauvais traitements infligés aux Sahraouis. Ces dénonciations ont aussi été confirmées par le dernier rapport sur le Sahara Occidental présenté le 8 avril au Conseil de sécurité par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans lequel il a soutenu, en termes clairs, que la surveillance “indépendante, impartiale, complète et constante de la situation des droits de l’Homme au Sahara Occidental” devient plus que jamais une  “nécessité primordiale”.
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SAHARA OCCIDENTAL : 
UNE OCCASION MANQUEE A L'ONU



En adoptant le 25  avril 2013  la résolution 2099 sur le Sahara occidental, le Conseil de sécurité de l'ONU a désavoué son secrétaire général qui, dans son rapport du 8 avril, recommandait "une surveillance indépendante,  impartiale et soutenue  des droits de l'Homme au Sahara occidental". En effet, bien que cette recommandation ait été relayée dans un premier temps par les Etats-Unis (avant d'être retirée), le Conseil de sécurité  a refusé une nouvelle fois d'inclure la surveillance des droits de l'Homme dans les compétences de la mission des Nations unies (Minurso) malgré les demandes réitérées du Parlement européen, de nombreuses associations des droits de l'Homme (Amnesty international, Human Rights Watch, Centre Robert Kennedy, AMDH...). La Minurso reste donc une des seules  missions de paix des Nations unies dans le monde dépourvue d'un mandat de surveillance des droits de l'Homme et ce, malgré la violente répression des manifestations pacifiques et les très lourdes condamnations le 17 février 2013 des 22 militants sahraouis emprisonnés à Salé (de 20 ans à la perpétuité).

Toutefois, le Conseil de sécurité a souligné "qu'il importe d'améliorer la situation des droits de l'Homme" mais en reprenant, au mot près, sa résolution de 2012 complétée  de surcroit par des félicitations au Maroc pour les mesures formelles  prises dans le domaine des droits de l'Homme!

 La résolution 2099 se contente de prolonger d'une année supplémentaire la mission des Nations Unies au Sahara occidental et d'engager le Maroc et le Front Polisario à poursuivre les négociations « en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental » mais en leur demandant de faire preuve "de réalisme et d'un esprit de compromis". Tout en reconnaissant que "la consolidation du statu quo n'est pas acceptable", la résolution ne propose aucune mesure pour amener le Maroc à mettre un terme à ses manœuvres d'obstruction et à tenir ses engagements dans le respect du droit international.

Le gouvernement français s'est rangé une fois de plus auprès des autorités marocaines en agissant pour le retrait de la proposition des Etats-Unis d'étendre le mandat de la Minurso et en soutenant le projet marocain d'autonomie qui bafoue le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Il empêche ainsi la résolution pacifique d'un conflit de 38 ans sur la décolonisation du Sahara occidental.

Le Maroc s'est ouvertement félicité du refus de l'extension du mandat de la Minurso qu'il a reçu comme un encouragement à sa politique de répression dans les territoires occupés. C'est ainsi que, le 27 avril, deux jours à peine  après le vote de la résolution de l'ONU, il a déclenché une violente répression d'une manifestation pacifique à El Aaiun qui a fait des dizaines de blessés.

Réaffirmant sa solidarité avec la lutte du peuple sahraoui, la plateforme est décidée à poursuivre son action contre les violations des droits de l'homme au Sahara occidental, pour la libération des prisonniers politiques, pour un mécanisme international permanent de surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental et pour la mise en œuvre rapide du référendum d'autodétermination qui permettrait enfin au peuple sahraoui de décider librement et démocratiquement de son avenir.

Paris le 30 avril 2013