Sahara occidental. La justice marocaine, instrument de pouvoir et de répression
Rosa Moussaoui,28/12/2016
La
cour d’appel de Rabat a refusé, lundi, de remettre en liberté les
21 détenus sahraouis de Gdeim Izik, condamnés en 2013 par la justice
militaire sur la seule base d’aveux extorqués sous la torture. Jugement
pourtant annulé cet été par la Cour de cassation.
Vêtus
d’amples derâas blanches, Ennaâma Asfari et ses compagnons font les
cent pas, derrière la cage de verre ceinturée de policiers, d’habitude
réservée aux suspects de terrorisme. Sur le banc des accusés, dans un
cauchemar judiciaire commencé il y a six ans, avec les affrontements qui
ont coûté la vie à onze agents des forces de sécurité et deux civils
lors du violent démantèlement d’un camp de protestation de Gdeim Izik,
près de Laâyoune, au Sahara occidental occupé, le 8 novembre 2010.


