
Par Christophe Carol
Maire de Campôme
Maire de Campôme
LE PLUS. En février dernier, dix-huit migrants ont été installés à Campôme, un petit village d’une centaine d’habitants niché dans les Pyrénées-Orientales. Si leur arrivée a d’abord suscité quelques inquiétudes, leur séjour s’est finalement avéré positif pour la commune, à tel point que certains habitants regrettent aujourd’hui leur départ, explique le maire Christophe Carol.
Édité et parrainé par Sébastien Billard

À l’heure où la jungle de Calais est démantelée, et des milliers de migrants déplacés, je ne peux que repenser aux 18 jeunes hommes qui sont passés il y a quelques mois par Campôme, le petit village dont je suis maire.
En février dernier, alors que l’État décidait déjà de répartir sur le territoire français des migrants bloqués à Calais, je recevais un appel du sous-préfet de Prades, dans les Pyrénées-Orientales. Sachant que ma commune comptait un centre de vacances peu utilisé l’hiver, il me demandait tout simplement si j’étais disposé à mettre ce lieu à disposition d’une association qui prendrait en charge des migrants.

