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dimanche 26 février 2017

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La torture, même pour les enfants...

vendredi 30 décembre 2016


Sahara occidental. La justice marocaine, instrument de pouvoir et de répression

Rosa Moussaoui,28/12/2016
L'Humanité
Résultat de recherche d'images pour "prisonniers Gdeim Izik"
Le sort des 21 détenus sahraouis de Gdeim Izik, qui doivent être rejugés le 23/janvier 2017, à Rabat, jette une lumière crue sur la monarchie marocaine. PHOTO MOHAMED SIALI/SIPA

La cour d’appel de Rabat a refusé, lundi, de remettre en liberté les 21 détenus sahraouis de Gdeim Izik, condamnés en 2013 par la justice militaire sur la seule base d’aveux extorqués sous la torture. Jugement pourtant annulé cet été par la Cour de cassation.
Vêtus d’amples derâas blanches, Ennaâma Asfari et ses compagnons font les cent pas, derrière la cage de verre ceinturée de policiers, d’habitude réservée aux suspects de terrorisme. Sur le banc des accusés, dans un cauchemar judiciaire commencé il y a six ans, avec les affrontements qui ont coûté la vie à onze agents des forces de sécurité et deux civils lors du violent démantèlement d’un camp de protestation de Gdeim Izik, près de Laâyoune, au Sahara occidental occupé, le 8 novembre 2010.

mercredi 1 mai 2013

Deux Français victimes de chantage au Maroc, à Taroudant


Par blandine philippon, Gers, 18/5/2013

Leur florissante entreprise a suscité la convoitise d’un fonctionnaire corrompu. Depuis, c’est la descente aux enfers.

Sacha Doligé et Pascal Gaillères, au Maroc, avant qu’un haut fonctionnaire corrompu n’exerce un odieux chantage sur eux.

Sacha Doligé et Pascal Gaillères, au Maroc, avant qu’un haut fonctionnaire corrompu n’exerce un odieux chantage sur eux. (photo dr)

Ce pourrait être une success story de petits frenchies partis tenter l’aventure à l’étranger. Mais c’est finalement un cauchemar pour Sacha Doligé et Pascal Gaillères. Le premier est un neveu de Michel Doligé, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Gers, et le fils du sénateur du Loiret Éric Doligé. Le second, Pascal Gaillères, est un Nogarolien. En 2006, après avoir vendu leur snack-restaurant, ils quittent la France et partent avec leurs économies au Maroc pour y créer une maison d’hôtes dans la région de Taroudant. 

Après plusieurs mois de travaux, les deux amis ouvrent leur riad, les clients affluent. En 2009, deux d’entre eux demandent à Sacha Doligé et Pascal Gaillères de les aider à trouver un bien sur place, et à le rénover. « Quelques mois plus tard, un second couple nous demandant la même chose, nous avons décidé de créer une structure indépendante pour cela, raconte Sacha Doligé. Nous avons ainsi aidé plusieurs clients à trouver un bien immobilier, que nous rénovions avec nos employés. Très vite, notre entreprise a employé plus d’une soixantaine d’ouvriers ».
En parallèle, les deux Français créent plusieurs écoles et même une salle de sport associative. « Cela faisait partie de notre façon de travailler, explique Pascal Gaillères. Pour chaque rénovation ou construction, nous construisions une école ou financions l’équipement des élèves ».
La petite notoriété de Sacha Doligé et Pascal Gaillères séduit jusqu’à un haut fonctionnaire de la police locale de Taroudant qui veut faire restaurer le riad de son fils. Les deux associés s’attellent à la tâche.
Mais lorsqu’il s’agit de s’acquitter de la facture, le policier n’en paie que la moitié et exige 150 000 euros de travaux supplémentaires pour que les deux Français puissent continuer leur activité au Maroc. Tentative de corruption ordinaire, pensent Sacha Doligé et Pascal Gaillères qui refusent tout net. 

Dégringolade 
 Mais très vite, les ennuis commencent, s’accumulent et s’amoncellent. Des chantiers leur échappent, des autorisations de travaux leur sont refusées. Sacha Doligé et Pascal Gaillères sont menacés physiquement, ainsi que leurs salariés, si bien que les deux quadragénaires sont obligés de quitter la ville, en y laissant tous leurs investissements, ainsi que leur magnifique maison d’hôtes, aujourd’hui à l’abandon.
Devant le silence du consulat auquel ils ont pourtant demandé de l’aide, Sacha Doligé et Pascal se retrouvent démunis. Des clients s’impatientent et sont poussés à porter plainte contre les Français par le haut fonctionnaire qui a manifestement juré leur perte.
Six mois plus tard, tardivement informé des mésaventures de Sacha et Pascal, le ministère marocain de l’Intérieur, diligente une enquête dont les conclusions innocentent les Français. Le haut fonctionnaire est connu pour ses tentatives de chantage et d’intimidation. Sacha Doligé et Pascal Gaillères se sont fait avoir…
Il n’empêche que leur dossier est parti au pénal, notamment à cause d’une plainte farfelue déposée contre eux et selon laquelle ils auraient vendu un terrain non constructible. S’ensuit un procès qui les condamne à cinq ans d’emprisonnement et plus de 300 000 euros d’amende.
Spoliés de tous leurs biens Assommés, Sacha Doligé et Pascal Gaillères font appel. Il n’y aura pas moins de onze reports avant qu’ils ne soient finalement condamnés en avril dernier à deux mois et demi de prison et 1 000 euros d’amende.
Une peine certes dérisoire au regard des premières réquisitions, mais qui plonge aujourd’hui le Gersois et son associé dans une situation impossible. Obligés de licencier leurs 60 employés, privés de leur passeport, sans ressource, toujours menacés, Sacha Doligé et Pascal Gaillères sont coincés au Maroc.
Spoliés de tous leurs biens, très déprimés, les deux associés ont fait appel, mais redoutent d’aller en prison. Ce matin, à Nogaro, le comité de soutien qui s’est monté fera signer une pétition (1) sur le marché. Alertés, les députés du Gers, Gisèle Biémouret et Philippe Martin, ont promis de se rendre au cabinet de Laurent Fabius pour essayer de trouver une solution à ce cauchemar.
(1) Il est possible de signer cette pétition sur Internet : www.petitions24.net/mes_amis_sont_en_danger_au_maroc
 
 http://www.sudouest.fr/2013/05/18/victimes-de-chantage-au-maroc-1057500-2536.php