Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Algérie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Algérie. Afficher tous les articles

jeudi 9 février 2017

AFRIQUE / Sahara occidental : grandes manœuvres en vue de l'entrée dans l’Union africaine



Date de publication sur Tlaxcala : 09/02/2017









Akram Belkaïd أكرم بلكايد


L’affaire était entendue depuis le mois de juillet dernier, date à laquelle le roi Mohammed VI a officiellement demandé la réintégration de son pays au sein de l’Union africaine (UA). Rien ne pouvait empêcher ce retour, pas même les dernières tentatives d’obstruction menées par la diplomatie algérienne et ses alliées.

 

Le 30 janvier dernier, le royaume chérifien a donc réintégré une entité quittée en 1984 — il s’agissait alors de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) — pour protester contre l’admission, en tant que membre de cette instance, de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Pour mémoire, depuis 1975, date du retrait du colonisateur espagnol, Rabat et le Front Polisario (1) (lequel a proclamé la RASD en 1976) n’ont jamais cessé de revendiquer chacun leur souveraineté sur l’ex-Sahara espagnol, bande de terre de 266 000 kilomètres carrés que l’on appelle aujourd’hui Sahara occidental. Il s’agit de l’un des plus vieux conflits au monde (Rabat administre 80 % du Sahara et un cessez-le-feu est en vigueur entre les deux parties depuis 1991) et les différents plans de paix n’ont jamais pu déboucher sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

lundi 5 décembre 2016

Algérie: après les arrestations massives à Alger, les migrants vivent cachés





La plupart des migrants arrêtés ont été conduits dans un camp à Tamanrasset, dans le sud du pays. 
 



En Algérie, une expulsion collective de 1400 migrants ouest-africains est en cours. Une première depuis 2012. Arrêtées dans la capitale, des centaines de personnes sont enfermées dans un camp de Tamanrasset. D'autres sont toujours bloquées dans un camp à Alger. Toutes seront renvoyées du pays. Le Snapap, un syndicat autonome, a dénoncé dimanche 4 décembre «la plus grande chasse à l'homme noir depuis l'indépendance». Un collectif de militants, le RAJ, a demandé l'arrêt des expulsions. Dans la capitale, où ils sont plusieurs milliers, les migrants vivent désormais cachés.

Ce jeune Camerounais a tenté de joindre ses collègues de chantier toute la matinée. En rentrant du travail, jeudi soir, certains ont été arrêtés.

jeudi 17 mars 2016

Sahara Occidental: l'Algérie et le Parlement panafricain partagent la "même position"


ALGER - 15/3/2016

L'Algérie et le Parlement panafricain partagent la "même position" vis-à-vis de la question du Sahara Occidental, à savoir le droit à l'autodétermination à travers l'application du droit international, a indiqué mardi à Alger le président du Parlement panafricain, Nkodo Dang.

"Le Parlement panafricain et l'Algérie partagent la même position concernant le dossier du Sahara Occidental. Nous voulons que le droit international soit appliqué, afin de permettre au peuple sahraoui d'aller vers l'autodétermination", a déclaré à la presse M. Dang à l'issue de son entretien avec le président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed-Larbi Ould Khelifa.
M. Dang a indiqué que le Parlement panafricain "appuie" les résolutions onusiennes, soulignant l'importance de céder, aujourd'hui, la place à la "légalité internationale".
Par ailleurs, le même responsable a précisé avoir évoqué avec M. Ould Khelifa les questions sécuritaires, le développement et la paix en Afrique, ainsi que la révision de la Constitution algérienne qui, a-t-il dit, a apporté "beaucoup d'innovation en matière de libertés publique et individuelle".
"Cette année a été baptisée l'année des droits de l'homme, spécialement ceux de la femme. L'Algérie a déjà dépassé ce stade", a-t-il déclaré, citant l'exemple du nombre de femmes député au Parlement.
"C'est la première fois que je trouve une proportion aussi élevée de représentation de femmes au sein du Parlement (146 sur 462 députés), lorsqu'on sait que la plupart des Parlements arabes ont un taux de représentation très faible", a relevé M. Dang.
Le président du Parlement panafricain a, d'autre part, soulevé le dossier de la migration des jeunes africains, indiquant avoir proposé à l'Algérie d'abriter une conférence sur la jeunesse africaine.
"Cette conférence permettra de donner des réponses à notre jeunesse, notamment à travers le développement des Etats africains, l'industrialisation du continent et la création d'emplois", a-t-il expliqué.
---------------------------------------------------------------
 Par Barbara Weingartner


L'Union Africaine, rend hommage au secrétaire général des Nations Unies pour la visite du Sahara Occidental en vue de mettre fin à la longue souffrance du peuple du territoire-
http://www.peaceau.org/…/the-african-union-hails-the-united…

Photo de Barbara Weingartner.

vendredi 19 février 2016

Les autorités et les médias marocains ignorent superbement le message du président Bouteflika

Mohammed VI et François Hollande à l'Elysée. D. R.
Mohammed VI et François Hollande à l'Elysée. D. R.
 
Les médias marocains n’ont pas repris le message de fraternité adressé par le président Bouteflika au roi du Maroc, Mohammed VI. Dithyrambique, la missive du chef de l’Etat à son homologue marocain n’en contient pas moins une réprimande, formulée dans un style diplomatique, sur le retard pris dans la construction de l’Union du Maghreb arabe. Cette remontrance a-t-elle incommodé le Makhzen qui a donné ordre à ses médias de ne pas relayer la lettre d’amitié du président algérien ? 
Cette éventualité n’est pas exclue. L’ensemble du complexe médiatico-politique marocain s’est, par contre, concentré sur la visite effectuée par le roi Mohammed VI à Paris, où il a eu des entretiens avec le président François Hollande. Une visite qui intervient dans un contexte marqué par la panique qui s’est emparée de Rabat, depuis l’annonce de la décision irrévocable du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, de se rendre en personne dans la ville occupée de Laâyoune, où de graves atteintes aux droits de l’Homme sont signalées.

mardi 5 janvier 2016

Hocine Aït-Ahmed inhumé dans son village natal Ath Ahmed (Tizi Ouzou)


Montage Liberte-algerie.com/©D.R.

Ahmed (Tizi Ouzou),  En présence d'une foule nombreuse.  Des milliers de personnes  venues de toutes les régions du pays ont assisté à la cérémonie d'enterrement, qui s'est déroulée après la prière du vendredi.
Dans une ambiance de deuil et de recueillement, des milliers de citoyens se sont massés le long du passage du cortège funèbre pour saluer la mémoire de cette figure nationale historique.  Des hommages de reconnaissance et d'admiration ont été exprimés unanimement, comme jamais auparavant, à la mémoire de cet ancien chef historique de la révolution et leader du parti FFS, depuis l'annonce de sa mort.
        
Liberte-algerie.com
@JournaLiberteDZ

mercredi 11 novembre 2015

Maroc-Algérie : Lamamra réagit au discours de la Marche verte de Mohammed VI

Mohammed Jaabouk, 9/11/2015
Ramtane Lamamra avec son homologue colombienne / Ph. APS




Après deux jours de silence, l’Algérie réagit au discours de Mohammed VI du 6 novembre. Le pouvoir en place n’a pas souhaité publier un communiqué officiel portant le sceau de la présidence, de la primature ou du ministère des Affaires étrangères pour répliquer à l’offensive royale.
A l’occasion d’un point de presse, tenu dimanche soir à Alger, avec son homologue colombienne, Ramtane Lamamra a profité d'une question d’un journaliste sur le sujet pour déclarer que les propos  du monarque « résonnent comme un pari sur le pire ».
« Si nous avons bien compris, il y aura davantage de désunion, de déchirements fratricides et de combats d'arrière-garde comme nous l'avons vu durant les quarante années qui viennent de s'écouler », a-t-il souligné.
Mohammed Jaabouk
Copyright Yabiladi.com

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Déclaration Citoyenne 

 A Sidhoum, le roi-prédateur, les sujets à qui il ne reste pas un cent, se sont cotisés pour lui offrir ce drapeau à l'occasion des 50 ans d'annexion du Sahara Occidental!

lundi 1 juin 2015

Le Maroc construit « son mur de Berlin » à la frontière algérienne

30/5/2015 
Le Maroc construit actuellement plus de 100 kilomètres de clôtures à ses frontières avec l’Algérie. Menaces terroristes, immigration clandestine, contrebande, le Maroc cherche décidément à se barricader.
Révélés par la presse l’année dernière, ces travaux n’ont jamais été confirmés officiellement par le gouvernement jusqu’ à l’intervention de Benkirane au parlement cette semaine.
Mardi dernier au parlement, le Chef du gouvernement a reconnu la construction de clôtures aux frontières de l’est les justifiant par les différends que connaissent actuellement les deux pays.
La première fois où le sujet a été abordé publiquement remonte à juillet dernier quand le ministre de l’Intérieur Mohammed Hassad a reconnu implicitement la construction de clôtures en les justifiant par la menace terroriste ciblant le pays.
Le Maroc a, à plusieurs reprises, accusé l’Algérie d’inonder le royaume avec du carburant de contrebande et des psychotropes. De son coté, l’Algérie accuse le Maroc d’exporter du haschich vers le pays.
Les frontières terrestres entre les deux pays sont fermées depuis 1994 date à laquelle le Maroc a décidé d’imposer le visa aux ressortissants algériens, suite à l’attaque terroriste contre un hôtel à Marrakech imputée par Rabat aux services secrets algériens. En représailles, l’Algérie a décidé de fermer les frontières terrestres.

jeudi 9 avril 2015

Algérie: La coopération algéro-française est «tout à fait exceptionnelle», mais impasse totale sur la question du Sahara occidental

Après un entretien à Paris avec Laurent Fabius, Ramtane Lamamra déclare :
Retrouvailles diplomatiques franco-algériennes, hier matin à Paris, où le ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent Fabius, a reçu son homologue algérien, Ramtane Lamamra, pour un long entretien qui a porté sur les relations bilatérales et les grands dossiers politiques et sécuritaires d'intérêt commun.
Le communiqué publié à l'issue de cette rencontre indique que les deux ministres ont fait le point sur les relations bilatérales, «notamment dans la perspective de la visite de suivi du comité mixte économique franco-algérien qu'effectueront MM. Fabius et Macron à Annaba le 12 mai». 
Cette visite de suivi interviendra cinq mois après la tenue à Paris de la 2e session du Comité intergouvernemental de haut niveau (Cihn) qui a été marquée par la signature de plusieurs accords de coopération économique, scientifique, technologique et culturelle.

mercredi 18 mars 2015

Le Maroc, deuxième importateur d'armes en Afrique et premier client de la France



Le Maroc, deuxième importateur d'armes en Afrique et premier client de la France

dimanche 8 février 2015

Mezouar, un fieffé faussaire du Makhzen



Samedi,7/2/2015
Mezouar, un fieffé faussaire du MakhzenDécidément le ministre marocain des affaires étrangères, étranges plutôt, nourrit une haine tenace voire maladive à l’égard de l’Algérie. A croire qu’elle est responsable de tous les maux du royaume qu’il tente de servir de manière…servile. 

Ce week-end, il en a rajouté une couche de fiel à son réquisitoire à l’occasion de sa prestation devant le parlement. A défaut de décliner une feuille de route pour la diplomatie de son pays, Salaheddine Mezouar qui porte bien son nom (faussaire en arabe) s’est acharné sur l’Algérie, sa meilleure ennemie.
«L’Algérie est un pays incroyable qui n’a aucun autre agenda diplomatique sinon son inimitié au Maroc», a-t-il lancé toute honte bue.
Pour lui, l’Algérie «n’a pour seul projet politique que d’être contre le Maroc et ses responsables tentent de tromper la jeunesse en institutionnalisant l’opposition au royaume».
Pour ce faire, il affirme aux députés que le Makhzen a décidé de «changer de stratégie pour faire face aux crises qui touchent les intérêts supérieurs».
Il fait évidemment allusion à la question du Sahara occidental qui est élevée au rang de «cause nationale».

Son métier ? S’épancher contre l’Algérie !
Il avoue que son pays a subi des «pressions multiples» pour reprendre les négociations durant neuf mois mais qu’il n’a pas cédé et qu’il a même «pu casser ces pressions». Waouh !
 Mezouar invite les responsables onusiens a faire preuve «d’objectivité et de respecter le mandat de la Minurso sans intervenir dans des dossiers qui ne la concerne pas comme celui des droits de l’homme».
Le MAE marocain avoue que la cause sahraouie a connu ce qu’il a appelé des «dérives dangereuses»  dans le sillage du dernier rapport de l’envoyé spécial Christopher Ross et même le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon.
Ces derniers ont pointé clairement les violations massives des droits de l’homme dans les territoires occupés et ont appelé à l’élargissement du mandat de la Minurso. Celles-ci est en effet la seule mission de maintien de la paix qui n’est pas investie de la protection des droits de l’homme.

Panique à bord du navire «El makhzen»
Il a aussi fait référence à la nouvelle approche de l’ONU pour qui le Sahara occidental est un territoire «qui ne relève pas de la souveraineté marocaine ». Mezouar a également souligné le refus de l’ONU d’imputer la responsabilité à l’Algérie et de l’impliquer dans le conflit comme le souhaite son pays.
Mais le pire des cauchemars du chef de la diplomatie marocaine reste la proposition du Polisario sur le pillage des richesses naturelles du Sahara occidental.
C’est pourquoi, Mezouar pense qu’il faut faire preuve de «vigilance» pour faire face «aux pressions multiples et les vaines tentatives» de changer les paramètres du conflit. Aux yeux de Mezouar, l’approche marocaine de l’affaire du Sahara devra s’appuyer le principe de refuser que ce territoire soit décrété «non autonome» ou encore que le royaume soit «un pays colonisateur».
C’est pourtant le nouveau langage adopté au Conseil de sécurité et même par les américains qui sont très en colère contre le Maroc qui refuse d’accueillir Christopher Ross et la nouvelle responsable de la MINURSO.
Une certitude : le discours haineux contre l’Algérie ne sera d’aucune utilité à Mezouar et consort en avril prochain au Conseil de sécurité.

La liberté d'expression et la démocratie ne doivent pas servir de prétexte à l'instauration de l'anarchie. 
 Rapideinfo.net instaure comme préalable aux discussions le respect de son interlocuteur en particulier et du lecteur en général.
Tous les commentaires aux articles sont modérés par l’équipe de rédaction, qui veille au termes du Règlement de Rapide info.
En réagissant aux articles, vous acceptez de vous conformer à la charte ci-dessous :
Sont refoulés à partir d'aujourd'hui 22 janvier 2014

- les commentaires contenant des propos diffamatoires, injurieux, violents, provocateurs, racistes ou indésirables
- les insultes entre visiteurs
- les propos blasphématoires
- les propos portant atteinte à la dignité humaine
- la pornographie
- les contributions hors sujet
- les propos tenus en une langue autre que le français, l’arabe, les autres langues nationales ou
l’anglais et l’espagnol.
-Les messages dénigrant Rapide info, ses journalistes et ses responsables

Par ailleurs, la validation des commentaires ne se fait pas en continu, mais à intervalles réguliers. L’approbation puis la publication de votre réaction peut dès lors prendre d’une heure à 4 heures après soumission.
Un commentaire est, en outre, soit publié dans son intégralité, soit rejeté dans son intégralité. Les modérateurs n’interviennent ni sur le fond ni sur la forme d’un commentaire.
Les critères de validation ne s’appuient en aucun cas sur l’appartenance idéologique, politique ou ethnique d’un commentateur.
Les modérateurs se réservent le droit d'appliquer ces règles, en refusant de mettre en ligne ou en supprimant les messages contraires à la présente charte.
Le site ne peut en aucun cas être utilisé pour lancer ou échanger des invectives personnelles contre d’autres visiteurs ou abonnés.
En postant vos commentaires, vous acceptez les règles énoncées ci-dessus.
Les modérateurs sont les seuls modérateurs des commentaires soumis.

Rappel des droits fondamentaux d'expression et d'opinion sans censure et sans frontière :

A - "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit"
- Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme
Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.

B - "Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontières."
- Article 11-1 de la "Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne". 2000/C 364/01. Nice, le 7 décembre 2000.

C - "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi."
- Article 11 de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789.
 
 http://rapideinfo.net/index.php/politique/21200-2015-02-07-18-21-59.html
 

mardi 3 février 2015

Droits de l'homme en Algérie selon Human Rights Watch ( extraits rapport annuel2014)


Soumis par Tivan 1/2/2015 
 
  « Aucune amélioration générale de la situation des droits humains n’a pu être constatée en Algérie en 2014, malgré les promesses d’introduire des réformes faites par le gouvernement depuis 2011. »
........................

Camps de réfugiés sahraouis gérés par le Front Polisario

Le Front Polisario gère les camps du sud-ouest de l’Algérie depuis la fin des années 1970 pour les réfugiés qui ont fui le Sahara occidental après que le Maroc l’a envahi. Les personnes critiques à l’égard du Polisario ont pu tenir de petites manifestations publiques sporadiques en 2014. Aucune de ces personnes n’a été emprisonnée pour ses opinions politiques, à la connaissance de Human Rights Watch, mais quelques-unes au moins ont fait l’objet de harcèlement pour avoir critiqué ouvertement le Polisario.
Les réfugiés ont été généralement libres de quitter les camps pour la Mauritanie ou de retourner définitivement ou temporairement au Sahara occidental sous contrôle marocain. Une femme sahraouie, Mahdjouba Mohamed Hamdidaf, qui avait émigré en Espagne et rendait visite à sa famille dans les camps de réfugiés, a été séquestrée par sa famille pendant plus de deux mois après qu’elle ait tenté de partir comme prévu en août. Le Front Polisario a peu agi pour mettre fin à sa réclusion et pour protéger sa liberté de mouvement jusqu’à ce qu’il fasse l’objet de fortes pressions internationales. Au moment de la rédaction de ce rapport, il y aurait eu d’autres cas de femmes sahraouies résidant légalement en Europe et séquestrées par leur famille alors qu’elles leur rendaient visite dans les camps.
Le gouvernement algérien n’a pas, à la connaissance de Human Rights Watch, reconnu de façon explicite sa responsabilité dans la protection des droits humains des Sahraouis vivant dans les camps gérés par le Front Polisario sur le sol algérien.

Acteurs internationaux

Dans le cadre de sa Politique européenne de voisinage (PEV), l’Union européenne a engagé des négociations avec l’Algérie sur un plan d’action. Les plans d’action de la PEV sont censés démontrer l’engagement des pays partenaires envers, entre autres choses, la démocratie, les droits humains, l’État de droit et la bonne gouvernance.
Le gouvernement algérien n’a pas accordé l’accès aux mécanismes des Nations Unies relatifs aux droits humains depuis 2011. Les demandes d’accès en attente comprennent celles des rapporteurs spéciaux sur la torture et sur la liberté de réunion pacifique et d’association, et les groupes de travail de l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires et sur les détentions arbitraires.
[1] Source : http://www.hrw.org/fr/world-report/2015/country-chapters/132012


jeudi 8 janvier 2015

Algérie-Maroc : Chris Coleman, un tweetos aux trousses des journalistes


Par Mohamed Berkani | Publié le 05/1/2015

Cybercafé à Tanger 2007
Cybercafé à Tanger, 2007 © Bodo Marks/afp
 
Le scénario est digne d’un livre d’espionnage de John le Carré : un corbeau, un homme d’affaires, des services de renseignements, deux Etats impliqués, des journalistes présentés comme des ripoux et des révélations (invérifiables) en cascades…
 « Nous sommes otages d’une machine à salir », s’indignent  les deux journalistes Mireille Duteil, « Le Point », et José Garçon, ex de "Libération" dans une tribune. Que s’est-il passé ? Depuis début octobre, un hacker, @chris_coleman24, inonde la Toile d’informations contre le régime chérifien. Parmi les centaines de posts, quelques uns mettent en cause quatre journalistes français, censés être « achetés » par un homme d’affaires marocain, Ahmed Charaï, propriétaire de plusieurs médias, dont notamment L’Observateur du Maroc dans lequel collaborent Mireille Duteil et José Garçon.

Pour de nombreux spécialistes, le hacker tweete des mails piratés, certains authentiques, d’autres partiellement faux ou carrément falsifiés. «Ce qui est sûr, c’est que contrairement à Edward Snowden ou Julian Assange, «Chris Coleman» reste anonyme, soigneusement caché derrière un pseudo de jazzman américain ou de... footballeur. Et que tout pointe plutôt vers les services algériens, engagés dans une opération de déstabilisation à l’ancienne du voisin, empruntant les habits neufs de la cyber-dissidence et des réseaux sociaux», croit savoir Pierre Haski, directeur de Rue89.

Le hacker, le roi et les barbouzes
L’identité du hacker demeure mystérieuse. Pour la presse marocaine, le lanceur d’alerte n’est pas une personne physique mais les services secrets algériens qui chercheraient à déstabiliser la diplomatie marocaine. Autre son de cloche du côté d’Alger : le pirate serait un haut fonctionnaire marocain et pour le quotidien Liberté un journaliste espagnol, Ignacio Cembrero, qui s’est empressé de démentir. Tout en affirmant que les documents mis en ligne par @chris_coleman24 sont authentiques.

A un follower (internaute qui suit son compte) qui lui demandait «pourquoi il balançait ses documents», le principal concerné répond : «Tout simplement fragiliser le Maroc, notamment son appareil diplomatique».
Ancienne journaliste à l’Express, chargée de la couverture du Maghreb, Dominique Lagarde, mise en cause par le hacker, finit par lui répondre: « Je n'ai voulu réagir, dans un premier temps, ni aux tweets de "Chris_Coleman24", ni aux commentaires et accusations qui ont suivi sur les réseaux sociaux et les sites d'information (…)Je n'ai jamais reçu d'argent, ni de cadeau. Je n'ai jamais non plus accepté une seule invitation, que ce soit à titre professionnel ou privé ». 
La diffusion de documents sir Internet dépasse très largement la mise en cause des journalistes. "À nos yeux, la cascade de documents diplomatiques marocains rendus publics par ce hacker atteste par ailleurs d'une évidence : dans cette cyberguerre, les journalistes ne sont qu'une sorte de "produit d'appel" destiné à lancer, grâce à son aspect sulfureux ("la corruption de la presse française"), cette campagne que Rabat impute à Alger et que l'Algérie attribue à un "hacker marocain" sans fournir d'indice accréditant cette affirmation", expliquent Mireille Duteil et José Garçon.

Les autorités algériennes et marocaines demeurent muettes. « Une chape de plomb couvre, au Maroc, cette masse de documents accessibles pourtant à tous sur Internet. A part quelques rares déclarations officielles, comme celle de la ministre déléguée aux Affaires étrangères, Mbarka Bouaida, qui a accusé des « éléments pro Polisario » d’avoir agi avec l’appui de l’Algérie, aucun membre du gouvernement, aucun sécuritaire, aucun parti politique ne s’est prononcé sur un sujet aussi majeur. Il n’y a eu, par ailleurs, aucun démenti de l’authenticité des câbles », s’inquiète le journal marocain Tel Quel. Même silence officiel à Alger.

Le hacker vient d’épingler ce lundi sa dernière victime : l’éditorialiste américain Richard Miniter, accusé d’avoir empoché 60.000 dollars de la part du Maroc, via PNC Bank. La cyber-guerre promet d'être longue, avec des répercussions réelles.

mardi 2 décembre 2014

Une délégation parlementaire italienne insiste sur le règlement de la question sahraouie

30/11/2014

Une délégation parlementaire italienne insiste sur le règlement de la question sahraouie



ALGER - Le président du groupe interparlementaire italien d'amitié avec le peuple sahraoui, Stefano Vaccari, a affirmé samedi à Alger que le parlement italien adressera une lettre au haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et politique de sécurité, Federica Mogherini, l'appelant à la nécessité d'un règlement de la question sahraouie "pour préserver la stabilité et la paix dans la région méditerranéenne".

Dans une déclaration à l'APS en marge de l'audience que lui a accordée la commission des Affaires extérieures, de la coopération et de la communauté à l'Assemblée populaire nationale (APN), M. Vaccarini a indiqué que la délégation qui s'est rendue samedi soir aux camps des réfugiés sahraouis adressera dès son retour, une lettre à Mme Mogherini soulignant l'importance de cette visite aux camps des réfugiés sahraouis.
Selon lui, la commission appellera dans son rapport, dont une copie sera remise au parlement européen, à la "nécessité de trouver une solution à la question sahraouie en vue de garantir la stabilité et la paix dans la région méditerranéenne".
M. Vaccarini a affirmé que la délégation devrait s'enquérir lors de cette visite de "la situation des réfugiés sahraouis et du peuple sahraoui en général".

Elle s'entretiendra également avec le président sahraoui et plusieurs ministres de la "situation des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental et des procès sommaires des Sahraouis".
La vice-présidente de la commission des Affaires extérieures, de la coopération et de la communauté à l'APN, Meriem Larezki, a, pour sa part, exprimé le souci du parlement de "renforcer les relations avec les pays de la Méditerranée", notamment concernant les causes justes.
Elle a en outre affirmé que la visite de la délégation italienne aux camps des réfugiés sahraouis permettra de s'enquérir sur place de la situation "difficile" dans laquelle vit le peuple du Sahara occidental en tant que dernière colonie en Afrique.
La rencontre a permis aux députés et aux sénateurs italiens d'exprimer leur position de soutien à la question sahraouie et la nécessité de trouver "une solution pacifique", garantissant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance.
Les membres de la délégation italienne ont, par ailleurs, exprimé leur solidarité avec la cause palestinienne de même qu'ils ont appelé à la nécessité de trouver des solutions aux conflits dans la région notamment en "Libye et au Mali pour garantir la stabilité dans la région de la Méditerranée".
Les députés algériens ont rappelé que "l'Algérie n'est pas partie au conflit entre le Sahara occidental et le Maroc", appelant les pays méditerranéens, notamment européens, à faire pression sur le Maroc pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis longtemps et à garantir l'indépendance du peuple sahraoui".
 

dimanche 9 novembre 2014

Discours de Mohammed VI : «Je n’ai pas les dollars de l’Algérie mais j’ai l’affection de mes sujets»

8 /11/2014


Dans un discours aux Marocains qu’il a prononcé ce jeudi, à l’occasion du 39e anniversaire de la «marche verte», le roi du Maroc s’en est pris violemment à l’Algérie en l’accusant à la fois d’être «la principale partie» dans le conflit avec le Sahara Occidental, et d’entretenir un climat de tension dans la région.

«Faute de faire assumer sa responsabilité à l’Algérie en tant que principale partie dans ce conflit, dit-il, il n’y aura pas de solution.Et faute d’une perception responsable de la situation sécuritaire tendue qui sévit dans la région, il n’y aura pas de stabilité.» Tentant d’atténuer l’impétuosité de ses propos, Mohammed VI ne s’est pas privé de montrer du doigt l’Algérie comme le principal souci de son royaume : «Pour autant, clamera-t-il, cela n’implique pas de nuire à l’Algérie, à sa direction ou à son peuple, auquel nous portons la plus haute estime et le plus grand respect. Nos mots sont pesés et leur sens est clair.

Mais nous parlons de la réalité et de la vérité que tout le monde connaît.» De quelle réalité et de quelle vérité le souverain alaouite veut-il parler ? Il n’en dit pas mot. Il se contente de corroborer la campagne de dénigrement lancée par les médias et les politiques à sa solde, en déclarant : «Cette vérité, chaque fois que les Marocains l’évoquent, le gouvernement, les partis et la presse marocains sont systématiquement accusés de s’attaquer à l’Algérie.

« Usant de termes frisant l’effronterie, Mohammed VI cherche visiblement à attiser le feu de la haine : «Si le Maroc, lâchera-t-il, n’a ni pétrole ni gaz, alors que l’autre partie possède un «billet vert», dont elle croit qu’il lui ouvre les portes, au mépris du droit et de la légalité, nous avons, en revanche, nos principes et la justesse de notre cause. Mieux encore nous avons l’affection des Marocains et leur attachement à leur patrie.» 
 Mettant l’accent sur la question sahraouie, le roi réitère son refus de toute solution s’inscrivant dans un cadre international, en maintenant son projet de «large autonomie» pour les territoires sahraouis occupés comme seule alternative à la situation actuelle : «Il se leurre celui qui croit que la gestion de l’affaire du Sahara se fera au moyen de rapports techniques orientés ou de recommandations ambiguës s’appuyant sur la tentative de concilier les revendications de toutes les parties.

« Mohammed VI a habitué ses sujets à des sorties incendiaires contre l’Algérie à chaque anniversaire de la «marche verte», une action par laquelle son père, Hassan II, avait assis son autorité sur le Sahara Occidental contre la volonté du peuple sahraoui et des pays voisins. Mais il faut dire que sa diatribe de ce jeudi est montée d’un cran, car pour la première fois, il assume l’escalade verbale déclenchée par ses relais médiatiques et politiques contre le voisin de l’est.
source: algeriepatriotique
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
...ou l'affection de mes banquiers...Classement Forbes :
Voici la liste des Chefs d’Etats africains les plus riches de 2014
2ème :  Mohammed VI du Maroc – Valeur nette: 2,5 milliards de dollars
Pays: Maroc , années au pouvoir : 15


Ce courrier électronique ne contient aucun virus ou logiciel malveillant parce que la protection Antivirus avast! est active.


jeudi 4 septembre 2014

Maroc-Algérie, les dépenses militaires explosent

Par Ziad Alami , le 360, 2/9/2014 
Hélicoptères FAR, armée Maroc 
© Copyright : DR
 
Kiosque360. Les dépenses militaires au Maroc et en Algérie ont fait un bond phénoménal depuis 2007, relève le dernier rapport d’Oxfam France.
Léon Tolstoï n’aurait sûrement pas pensé au Maroc et à l’Algérie en écrivant son célèbre roman "Guerre et Paix". Une chose, cela dit, reste sûre : Il aurait changé d’avis s’il était encore en vie. 
Alors que les Etats du monde entier pratiquent de sévères coupes sur les budgets Défense, ne voilà-t-il pas que les dépenses militaires du Maroc et de l’Algérie explosent ! "Dans son dernier rapport, élaboré à l’occasion du 20e anniversaire de la fermeture des frontières maroco-algériennes, l’Organisation Oxfam France révèle que les dépenses du Maroc en armement représentent 19% de son Produit intérieur brut (PIB) alors que ceux de l’Algérie, 65%!", rapporte Al Massae, dans son édition du mardi 2 septembre. Une croissance curieuse tout de même ! Dans un monde où même les Etats-Unis -plus grande puissance militaire au monde- a passé le rabot sur son budget Défense, en réduisant substantiellement les effectifs de ses armées, autant que les pays européens où les budgets Défense sont toujours en berne -l’Allemagne (-1,5%) et la France et l’Italie (-3,2%)-, "les dépenses consacrées à l’armement au Maroc et en Algérie ont réalisé un bond phénoménal", note le rapport d’Oxfam, dont les grandes lignes sont exposées par le quotidien Al Massae. Le palmarès est inédit. "Entre 2012 et 2013, le Maroc et l’Algérie ont figuré au top 20 des plus gros budgets Défense au monde !", note le rapport d’Oxfam France.

Paix armée !

Si aucun conflit armé n’a éclaté entre le Maroc et l’Algérie, -depuis la Guerre des Sables (1963),  la bataille d’Amgala 1 qui opposa, du 27 au 29 janvier 1976, les armées des deux pays, et Amgala 2, qui eut lieu le 14 février 1976, avec des milices polisariennes défaites quoique lourdement armées et appuyées par l’ALN, les relations entre les deux pays sont tout sauf ce long fleuve tranquille. Malgré le départ d’Ahmed Ben Bella -auteur de cette célèbre expression "Hagrouna!", élevée depuis 1963 au rang de dicton par les Algériens-, puis de Houari Boumediane, Chadli Benjedid… la haine nourrie par l’establishment algérien à l’égard du Maroc a atteint, sous Abdelaziz Bouteflika, des proportions presque inédites. Profitant de la manne pétrolière et gazière, dopée par la flambée des cours, l’Algérie de Bouteflika, ancien ministre des Affaires étrangères sous Boumediene, s’est jetée à fonds perdus depuis 2007 dans une frénétique course à l’armement, ressuscitant ainsi les vieux démons de la "Guerre froide" avec un voisin marocain pourtant très regardant sur le bon voisinage et la décrispation des relations. Dernier indicateur, et pas des moindres : "Le gouvernement algérien consacre, dans son projet de loi de finances 2015, un budget énorme à l’armement, de l’ordre de 13 milliards de dollars, soit 11% du budget global de l’Algérie (112 milliards de dollars), relève Al Massae.

Les FAR, à la paix comme à la guerre !

Si les Forces armées royales (FAR) -présentes en force dans les missions humanitaires déployées par l’ONU à travers le monde- ont su préserver cette admirable vocation pacifiste, il n’en demeure pas moins que leur force de frappe est des plus redoutables au monde. "Certes, l’Algérie a pu nettement améliorer son classement en matière d’armement, mais les critères de classement ne sauraient être réduits au seul aspect matériel", a expliqué le politologue Saïd Haddad, dans une précédente sortie dans la presse. "Qu’en est-il de la cohésion des forces armées, de la formation des soldats et des cadres, de leur loyauté à l’égard des pouvoirs, de leur représentativité et de leur lien avec les sociétés ?", s’interroge l’auteur de "Armées et changements politiques et sociaux au Maghreb". Sur ce point justement, il ne faut pas comparer l’incomparable. "Comparaison n’est pas raison", disait à juste titre l’ancien ministre français de la Défense, Jean-Pierre Chevènement.