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mercredi 11 mai 2016

Salaheddine Mezouar critique les États-Unis à demi-mot

Rabat réagit enfin à la résolution de l’ONU sur le Sahara Occidental

©D. R.
Après un long silence, le chef de la diplomatie marocaine a fini par revenir sur l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution prorogeant le mandat de la Minurso, en dénonçant “l’anarchie créative” des États-Unis, tout en prenant le soin de ne pas les citer directement.
Intervenant à l’occasion du congrès extraordinaire de son parti politique, le ministre marocain des Affaires étrangères a donc dénoncé, samedi, sous la casquette de président du “RNI”, l’“ingérence de parties internationales dans le conflit artificiel autour du droit du Maroc dans son Sahara et ce en le plaçant dans un cadre géostratégique”. Il est clair que ce sont les États-Unis qui sont visés par ces propos, car étant les initiateurs du projet de résolution soumis et adopté par l’organe exécutif des Nations unies après une légère modification.

mercredi 15 avril 2015

Génocide : L'Espagne comme la France, pour la préservation de l'impunité du Maroc


Madrid pourrait tout simplement enterrer le dossier des poursuites de sécuritaires marocains 

 

  
 Il n’y aura pas de crise diplomatique entre le Maroc et l’Espagne. Madrid aurait accepté de ne pas transmettre la demande du juge Pablo Ruz à Interpol. En 2007, la France de Sarkozy avait pris la même décision dans le dossier Mehdi Ben Barka.Madrid joue la carte de l’apaisement. Malgré l’affaire Pablo Ruz, l’axe Rabat-Madrid fonctionne bien, montrant même une résilience à toute épreuve. « La saisie du juge des autorités judiciaires de son pays pour des poursuites de onze hauts responsables sécuritaires marocains pourrait connaitre le même sort que les mandats d’arrêts lancés en octobre 2007, par son homologue français, Patrick Ramël, en charge de l’enquête sur l’assassinat de l’opposant Mehdi Ben Barka », nous confie une source aux Affaires étrangères. Les fameux ordres d'interpellation de cinq ressortissants marocains ne sont jamais arrivés à destination, à savoir Interpol.

« Le gouvernement Mariano Rajoy ne serait pas disposé à exaucer le dernier souhait de Ruz visant à transmettre tout le dossier à la direction d’Interpol. José Margallo et Salaheddine Mezouar auraient convenu de tourner rapidement cette sombre page », ajoute la même source. Les intérêts capitaux avec le Maroc devraient prendre le dessus sur « le saut d'humeur » de la part du magistrat.

Un baroud d’honneur ?

Le 11 avril, le Bulletin officiel espagnol publiait une décision inattendue, mettant fin brutalement à la mission de Ruz au tribunal de l’Audience Nationale après cinq ans d’exercice, alors que le mois n’est pas encore terminé. Son successeur, José Antonio de La Mata, assumera ses nouvelles fonctions au début de la semaine prochaine. Pablo Ruz est pressenti pour occuper le poste de juge d’instruction dans un tribunal de la région de Madrid.

« La demande des poursuites contre les sécuritaires marocains serait juste un baroud d’honneur avant son départ. En février, il avait adressé une requête au ministre de la Justice Mustapha Ramid, pour autoriser une commission rogatoire en vue de collecter plus d’informations sur les lieux de résidence de certains mis en cause. Une demande qui avait essuyé une fin de non-recevoir de la part du PJDiste. En 2008, Rabat avait rejeté une requête identique exprimée par le juge Baltazar Garzon sur ce même dossier.

 

dimanche 8 février 2015

Mezouar, un fieffé faussaire du Makhzen



Samedi,7/2/2015
Mezouar, un fieffé faussaire du MakhzenDécidément le ministre marocain des affaires étrangères, étranges plutôt, nourrit une haine tenace voire maladive à l’égard de l’Algérie. A croire qu’elle est responsable de tous les maux du royaume qu’il tente de servir de manière…servile. 

Ce week-end, il en a rajouté une couche de fiel à son réquisitoire à l’occasion de sa prestation devant le parlement. A défaut de décliner une feuille de route pour la diplomatie de son pays, Salaheddine Mezouar qui porte bien son nom (faussaire en arabe) s’est acharné sur l’Algérie, sa meilleure ennemie.
«L’Algérie est un pays incroyable qui n’a aucun autre agenda diplomatique sinon son inimitié au Maroc», a-t-il lancé toute honte bue.
Pour lui, l’Algérie «n’a pour seul projet politique que d’être contre le Maroc et ses responsables tentent de tromper la jeunesse en institutionnalisant l’opposition au royaume».
Pour ce faire, il affirme aux députés que le Makhzen a décidé de «changer de stratégie pour faire face aux crises qui touchent les intérêts supérieurs».
Il fait évidemment allusion à la question du Sahara occidental qui est élevée au rang de «cause nationale».

Son métier ? S’épancher contre l’Algérie !
Il avoue que son pays a subi des «pressions multiples» pour reprendre les négociations durant neuf mois mais qu’il n’a pas cédé et qu’il a même «pu casser ces pressions». Waouh !
 Mezouar invite les responsables onusiens a faire preuve «d’objectivité et de respecter le mandat de la Minurso sans intervenir dans des dossiers qui ne la concerne pas comme celui des droits de l’homme».
Le MAE marocain avoue que la cause sahraouie a connu ce qu’il a appelé des «dérives dangereuses»  dans le sillage du dernier rapport de l’envoyé spécial Christopher Ross et même le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon.
Ces derniers ont pointé clairement les violations massives des droits de l’homme dans les territoires occupés et ont appelé à l’élargissement du mandat de la Minurso. Celles-ci est en effet la seule mission de maintien de la paix qui n’est pas investie de la protection des droits de l’homme.

Panique à bord du navire «El makhzen»
Il a aussi fait référence à la nouvelle approche de l’ONU pour qui le Sahara occidental est un territoire «qui ne relève pas de la souveraineté marocaine ». Mezouar a également souligné le refus de l’ONU d’imputer la responsabilité à l’Algérie et de l’impliquer dans le conflit comme le souhaite son pays.
Mais le pire des cauchemars du chef de la diplomatie marocaine reste la proposition du Polisario sur le pillage des richesses naturelles du Sahara occidental.
C’est pourquoi, Mezouar pense qu’il faut faire preuve de «vigilance» pour faire face «aux pressions multiples et les vaines tentatives» de changer les paramètres du conflit. Aux yeux de Mezouar, l’approche marocaine de l’affaire du Sahara devra s’appuyer le principe de refuser que ce territoire soit décrété «non autonome» ou encore que le royaume soit «un pays colonisateur».
C’est pourtant le nouveau langage adopté au Conseil de sécurité et même par les américains qui sont très en colère contre le Maroc qui refuse d’accueillir Christopher Ross et la nouvelle responsable de la MINURSO.
Une certitude : le discours haineux contre l’Algérie ne sera d’aucune utilité à Mezouar et consort en avril prochain au Conseil de sécurité.

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- Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme
Déclaration internationale des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.

B - "Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontières."
- Article 11-1 de la "Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne". 2000/C 364/01. Nice, le 7 décembre 2000.

C - "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi."
- Article 11 de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789.
 
 http://rapideinfo.net/index.php/politique/21200-2015-02-07-18-21-59.html
 

jeudi 5 février 2015

Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères du Maroc, exige « le respect et la considération » pour son pays


Cette exigence paraît tout-à-fait naturelle. D’ailleurs, en suivant l’adage selon lequel « qui aime bien châtie bien », on va tâcher de relever, dans les réponses données par le ministre aux questions très précises de Charlotte Bozonnet dans Le Monde du 3 février, les éléments qui apparaissent les plus contestables. (En italiques et entre guillemets, les mots de M. Mezouar)

« Porter atteinte à la dignité et à l’intégrité d’un haut responsable qui a toujours aidé la France était cavalier »
En quoi a-t-il (Abdellatif Hammouchi, Directeur général de la Surveillance du territoire marocain) toujours aidé la France ? C’est bien de l’affirmer, mais ce serait mieux de le montrer. Est-ce que cela exclut qu’il puisse relever de la justice universelle concernant les faits de torture dont il est accusé ?

«  Il n’est pas acceptable que la justice française soit utilisée pour porter atteinte à d’autres »
La justice ne pouvant s’utiliser elle-même, M. Mezouar accuse donc les politiques français d’avoir utilisé la justice. S’il en avait été ainsi, ces politiques se seraient-ils donné la peine d’offrir à Monsieur Hammouchi la possibilité de rentrer tranquillement au Maroc, sans avoir à se rendre à la demande d’audition du juge (car, en fait, contrairement à l’ambassadeur et au personnel de l’ambassade, M. Hammouchi ne peut prétendre bénéficier de l’immunité diplomatique en France…) ? À moins qu’il n’ait été en visite officielle ?)

« On ne peut juger une affaire en France sur des supputations »
C’est justement à la justice de décider s’il s’agit d’accusations auxquelles accorder du crédit ou non. Et c’est pourquoi le juge a demandé à entendre M. Hammouchi, et ne lui a pas signifié un mandat d’amener. Monsieur Mezouar fait semblant de croire que l'impunité, comme l'immunité, peut se demander. Eh non, elle s'impose : c'est bien ce que l'on peut reprocher à certains hauts responsables marocains, des services de renseignements en particulier, qui ne savent pas ce que veut dire "rendre des comptes". Ils sont dans l'impunité totale. Mais il existe aujourd'hui une justice universelle, qui doit pouvoir s'exercer contre les auteurs ou complices de crimes de torture (crimes contre l’humanité) quel que soit le pays où ces crimes ont été commis, et quel que soit le pays où ils se trouvent. Et avant d’être inculpés et jugés, les supposés auteurs ou complices doivent être entendus par un juge d’instruction. Pour cette justice universelle, il n’y a pas de justiciable au-dessus des lois (au détriment certes des « usages » diplomatiques).

lundi 12 janvier 2015

Maroc : Mezouar présent à Paris mais absent de la marche contre le terrorisme



Fabius et Mezouar / Archive - DR
Le Maroc a raté une occasion de marquer sa condamnation du terrorisme. Il a séché la marche de Paris de ce dimanche. Des considérations d’ordre religieux sont à l’origine de cette absence. Et pourtant d'autres dirigeants de pays musulmans tels que le roi de Jordanie, le chef de l'Autorité palestinienne ou les premiers ministres turc et tunisien de battre le pavé parisien.

Après des heures de doute, Sahaeddine Mezouar, en sa qualité de représentant du Maroc (et non du roi Mohammed VI à en croire le communiqué), n’a pas pris part à la marche de Paris. Le chef de la diplomatie s’est bien rendu à Paris ce matin mais s'est contenté de présenter ses condoléances au président Français Hollande. Hier un communiqué du département des Affaires étrangères, tout en se déclarant solidaire avec le peuple français, précisait qu’ « au cas où des caricatures du Prophète- prière et salut sur Lui- seraient représentées pendant cette marche, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération ou tout autre officiel marocain ne pourraient y participer ».
Une telle condition était-elle justifiée alors que les dirigeants et officiels d'autres pays musulmans n'ont pas dicté de tels préalables ? Ou bien était-ce un prétexte pour prolonger le climat glacial dans les relations franco-marocaines en vigueur depuis février 2014. Paris ne pouvait de toute façon pas en tenir compte. Brandir les fameuses caricatures, publiées auparavant par Charlie Hebdo, par des individus relève de l’exercice du droit à la liberté d’expression. Les interdire reviendrait à cautionner un certain discours religieux radical de surcroît, ce pourquoi un très grand nombre de Français (2,5 millions sur toute la France) ont manifesté aujourd'hui.
Des considérations liées à la commanderie des croyants
La condition posée par la partie marocaine à sa participation à la grande marche de Paris contre le terrorisme semble répondre à des considérations internes liées aux obligations de l’institution de la commanderie des croyants. C’est ce qui explique, d’ailleurs, que le texte des Affaires étrangères avait pris la précaution de préciser que le « Maroc sera représenté par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération à la marche » de Paris et non le roi.
En effet, d'habitude, lorsque les membres du gouvernement effectuent des déplacements à l’étranger à l’occasion de sommets  internationaux, régionaux ou lors de cérémonies d’investitures de présidents de républiques, ils le font en tant que « représentants de sa majesté le roi » et non pas du Maroc.
Néanmoins, malgré les possibles raisons évoquées ci-dessus, le signal envoyé par cette absence du Maroc tranche avec son engagement contre le terrorisme. En effet, depuis les attentats du 11 septembre 2001, le royaume chérifien a toujours été du côté des pays qui lutte contre Al Qaida et plus récemment contre Daesh.
Mohammed Jaabouk
Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/32510/maroc-mezouar-present-paris-mais.html

vendredi 4 avril 2014

Le MAE marocain interpellé devant Kerry


A la une International  
 Cas du journaliste Anouzla

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El Watan, 5.04.14

Le dossier du journaliste Ali Anouzla, dont l’arrestation avait entraîné de vives protestations, est «entre les mains de la justice», a déclaré hier le chef de la diplomatie, Salaheddine Mezouar.  

M. Anouzla a été arrêté en septembre pour avoir publié sur la version arabophone de Lakome, qu’il dirige, un lien vers une vidéo d’Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi) appelant au djihad, dans le cadre d’un article consacré à ce document inédit.
Inculpé pour «aide matérielle», «apologie» et «incitation au terrorisme», ce journaliste connu pour ses prises de position critiques envers le régime est   sorti de prison après un mois de détention et une campagne de mobilisation au Maroc et à l’étranger.Il est néanmoins toujours poursuivi et doit à nouveau comparaître le 20 mai.     

Alors que le département d’Etat américain avait lui-même exprimé son «inquiétude», le ministre marocain des Affaires étrangères a été interrogé sur   le sujet lors d’une conférence de presse avec son homologue John Kerry. «Il s’agit d’un dossier entre les mains de la justice», a réagi M. Mezouar, appelant à «respecter» les «prérogatives» et le «fonctionnement» de cette institution.
Selon lui, «il y a une loi au Maroc qui est très claire : faire l’apologie du terrorisme est considéré comme un acte provocateur au niveau de la société et c’est ce qui a constitué la base» des poursuites. «Nous avons beaucoup de respect pour M. Anouzla et naturellement nous souhaitons que ce type de question soit dépassé, qu’il y ait un consensus au niveau de tous les acteurs de la société par rapport aux questions de terrorisme», qui sont d’une «extrême sensibilité» a enchaîné le ministre marocain. «Dans le domaine de la liberté d’expression comme d’autres domaines, le Maroc ne cesse de réaliser des avancées considérables», a-t-il également fait valoir.  
Fin mars, Ali Anouzla a de son côté, écrit au chef du gouvernement, Abdelilah   Benkirane, afin de protester contre la fermeture persistante de son site Lakome, dont l’accès avait été bloqué à sa demande alors qu’il se trouvait en prison.   
  Reporters sans frontières (RSF) avait adressé une lettre, jeudi, à M. Kerry  — qui ne s’est pas exprimé sur le sujet — pour évoquer la situation de M. Anouzla et celle de la liberté de la presse au Maroc. Le royaume occupe la 136e place (sur 180 pays) dans le classement de RSF, une position jugée injuste par Rabat. 
Rédaction internationale

samedi 29 mars 2014

La France présente ses excuses après une fouille du chef de la diplomatie du Maroc à Roissy

Le chef de la diplomatie marocaine, Salaheddine Mezouar, a subi une fouille approfondie lors d'une escale à l'aéroport Roissy - Charles-de-Gaulle, malgré son passeport diplomatique
C'est le dernier accroc en date entre Paris et Rabat, dans un contexte déjà tendu. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a dû présenter les « excuses des autorités françaises » après que son homologue marocain, Salaheddine Mezouar, a subi une fouille approfondie lors d'une escale à l'aéroport Roissy - Charles-de-Gaulle, mercredi 26 mars, et ce malgré son passeport diplomatique. Le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, a reconnu des « erreurs ».
« Le ministre a immédiatement demandé aux service compétents du ministère de l'intérieur et d'Aéroports de Paris que tout soit mis en œuvre pour faire respecter strictement dans les aéroports français les règles et usages diplomatiques s'appliquant aux ministres des affaires étrangères comme aux chefs d'Etat et de gouvernement ».
Selon plusieurs médias marocains, M. Mezouar s'est vu demander de retirer ses chaussures, sa veste et sa ceinture. Bien qu'il ait fait état de son statut et ait présenté son passeport diplomatique, ses effets personnels et sa valise ont également été fouillés.

SUSPENSION DE LA COOPÉRATION JUDICIAIRE
Cet épisode survient dans un contexte déjà tendu entre le Maroc et la France, en froid depuis un mois à la suite de plaintes en France pour tortures à l'encontre du patron des services secrets marocains, Abdellatif Hammouchi. Les autorités marocaines, courroucées, ont suspendu leur coopération judiciaire avec la France.
En début de semaine, le Maroc a même annoncé avoir à son tour engagé des poursuites judiciaires en France contre les auteurs (des Franco-Marocains pour la plupart, soutenus par une ONG) de ces plaintes pour tortures.
A la fin de février, des propos blessants pour le Maroc prêtés à un haut diplomate français avaient déjà jeté un froid entre Paris et Rabat.

Paris se veut toutefois rassurant. « Nous travaillons avec les autorités marocaines pour pleinement rétablir la coopération bilatérale, notamment dans le domaine (...)
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Salaheddine Mezouar au cœur du nouveau incident diplomatique entre Rabat et Paris

par
Rédacteur en chef adjoint, Tolerance.ca, membre de Tolerance.ca®
29/3/2014
La gauche au pouvoir en France a rarement réussi à la monarchie marocaine. Notre ami le roi est passé par là… Son successeur assiste depuis plusieurs semaines à l'accumulation d'incidents diplomatiques entre son pays et la France. Tout un contraste avec les débuts de son règne.
Actuellement, les relations diplomatiques entre le Maroc et la France traversent une zone de turbulence. Elles sont loin pour le moment de se conjuguer à la formule chiraquienne ''Majesté, je dois beaucoup à votre père''! Les incidents entre les deux pays s’accumulent. Le dernier en date est survenu cette semaine.

La fouille policière des affaires du ministre Salaheddine Mezouar
Le ministre marocain des affaires étrangères a passé deux jours à La Haye pour participer aux travaux du Sommet international sur la sécurité nucléaire. Sur le chemin de retour dans son pays, Salaheddine Mezouar a fait escale à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Au lieu d’être escorté à la salle d’attente réservée aux personnalités et recevoir le traitement de prestige auquel il croyait avoir droit, il a eu droit à un contrôle policier en règle. Comme s’il s’agissait d’un simple touriste étranger. Tout y est passé au crible cette journée du 26 mars. Sa veste, ses chaussures, ses chaussettes, sa ceinture, sa valise. Des détails révélés deux jours plus tard par des titres de la presse marocaine. Ni son passeport diplomatique ni son rang ministériel ne lui ont été à cette occasion de la moindre utilité pour lui éviter ce qui a l’air d’une humiliation. Notons à cette occasion que ces fouilles contreviennent à la disposition d’immunité du personnel diplomatique de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques (Art. 40, alinéa 1).
Le porte-parole du Quai d’Orsay Romain Nadal a indiqué vendredi dans son point de presse que le ministre français des affaires étrangères Fabius a appelé son homologue marocain pour ''lui transmettre les excuses des autorités françaises pour le désagrément qui lui a été occasionné''. Et de rassurer tout dignitaire étranger qui se rendrait en France: ''tout (sera, ndlr) mis en œuvre pour faire strictement respecter, dans les aéroports français, les règles et usages diplomatiques s'appliquant aux ministres des affaires étrangères comme aux chefs d'État et de gouvernement étrangers.'' (1)
Le chef de l’UMP Jean-François Copé s’est invité dans la mêlée pour exprimer ''stupeur'' et ''incompréhension'' vis-à-vis de ce nouvel incident diplomatique. Il a également invité les autorités de son pays à faire ''toute la lumière'' sur ce qui s’est passé. Tout en rappelant à ses adversaires socialistes les ''liens d’amitié profonds et indéfectibles'' liant les deux pays. Un geste qui n'est certes pas passé inaperçu à Rabat.

Relations franco-marocaines tendues
Cet incident s’est inscrit dans la trame de fond de relations diplomatiques bilatérales encore crispées. Ni l’appel fait par le président Hollande à Mohamed VI ni plusieurs gestes d'apaisement de membres de son gouvernement n’ont réussi encore à calmer les esprits à Rabat. Au cœur du contentieux se nichent trois plaintes pour torture déposées, il y a un mois, devant la justice française, par des ressortissants marocains (Zakaria Moumni, Ennaâma Asfari et Adil Lamtalsi) contre leur compatriote et chef des services secrets Abdellatif Hammouchi.
Rabat a rejeté du revers de la main ces accusations et défendu bec et angle la réputation de son espion en chef. Puis, les rétorsions n’ont pas attendu longtemps avant de tomber. Elle a dans un premier temps suspendu sa coopération judiciaire avec Paris. Coopération que cette dernière souhaiterait reprendre rapidement Elle a ensuite, au cours de cette semaine, annoncé avoir à son tour engagé des poursuites judiciaires en France contre les trois auteurs de plaintes pour torture. (2)
***
L’incident de l’aéroport parisien apporte de l’eau au moulin de relations diplomatiques bilatérales largement tendues. Rien n’indique que la partie marocaine reviendrait à de bons sentiments si les poursuites judiciaires pour torture allaient jusqu’à leur terme. La procédure contre l'espion en chef marocain est en soi un camouflet pour un régime autoritaire qui s’est efforcé de se donner sur la scène internationale des apparences de respectabilité en matière des droits humains, des apparences écornées par différents rapports d’organisations non gouvernementales marocaines et internationales portant sur ce sujet.
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La France humilie le ministre marocain d´extérieur à Paris et le Maroc couvre les crimes sexuels d’un ministre français à Marrakech

La France humilie le ministre marocain d´extérieur à Paris et le Maroc couvre les crimes sexuels d’un ministre français à Marrakech
le ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar
 Alifpost - 28 مارس، 2014
Le quotidien marocain Assabah  du  vendredi matin a évoqué le traitement « humiliant » subi par le ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, à l’aéroport de Charles de Gaulle à Paris, et qui rappelle  le traitement très hospitalier et combien respectueux réservé aux  responsables français, anciens et actuels, lors de leurs séjours au Maroc. Cette hospitalité prend des tournures spéciales lorsque la justice marocaine ferme les yeux sur leurs crimes sexuels dont les victimes sont des mineurs Marocains.
 Le journal raconte que le ministre revenait d’une mission diplomatique dans la ville de La Haye aux Pays-Bas. Lorsqu’il a fait escale à Paris, il n’était pas en mission diplomatique dans ce pays  et par conséquent, il a été soumis lors de son départ aux mêmes mesures de sécurité que les autres passagers.
 Toutes les explications sont possibles pour comprendre l’attitude  de la police française à l’égard d’un  ministre d’un pays ami comme le Maroc. On peut dire  que c’est un non-évènement  dans la mesure où le ministre n’était pas en mission diplomatique à Paris, et par conséquent il fallait respecter les procédures de sécurité habituelles, comme pour les autres citoyens. Certains diront qu’il s’agit d’un petit complot  français  suite à la détérioration des relations entre Paris et Rabat dans le sillage de l’affaire Hammouchi, directeur des renseignements marocains, que la justice française a voulu interroger dans une affaire de torture présumée.
 Cependant,  c’est l’occasion de s’interroger  sur les multiples faveurs accordées par le Pouvoir Marocain aux  responsables français en visite au Maroc, qui va de la mise à disposition de jets privés  aux invitations tous frais payés  dans des  hôtels de luxe dans la cadre de la “diplomatie de la Mamounia”.  Cette générosité peut  choquer l’opinion publique lorsqu’elle devient  juridiquement  inadmissible et moralement inacceptable. Pourtant, c’est ce qui est arrivé  quand  la police marocaine est tombée sur un ancien ministre français qui abusait sexuellement d’enfants marocains mineurs dans la ville Marrakech. Au lieu de le déférer devant la justice, elle a couvert le crime.
Le Maroc officiel a préféré le silence, mais des  journalistes et des hommes politiques français ont révélé le scandale et dévoilé le nom du ministre qui fréquentait  Marrakech. Par la suite, des associations des droits de l’Homme et des acteurs de la société civile ont exigé de la justice marocaine l’ouverture d’une enquête  après ces déclarations publiées par les médias français. En vain.
 Dans ce cas, c’est le silence du Maroc officiel qui a été un vrai complot contre la dignité  et l’honneur du Maroc et des Marocains.
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Sur "recherche" du blog, autres informations sur Salaheddine Mezouar en cliquant : "Mezouar corruption"

vendredi 7 mars 2014

Le Maroc et 4 autres pays émettent un appel pour un monde sans Torture


Genève : Les ministres des affaires étrangères du Maroc, du Danemark, du Chili, du Ghana et de l’Indonésie ont signé un appel à tout les pays du monde, pour ratifier et mettre en œuvre la convention contre la Torture.


PH Archive
PH Archive 
Cet appel dont les termes ont été publiés par le site d’information suisse Le Temps, se présente comme suivant:
L'appel des Cinq ministres
‘‘Personne ne peut prétendre connaître vraiment une nation, à moins d’avoir vu l’intérieur de ses prisons. Une nation ne doit pas être jugée selon la manière dont elle traite ses citoyens les plus éminents, mais ses citoyens les plus faibles - C’est en ces termes que Nelson Mandela décrivait ce défi.

Tous les Etats membres des Nations unies se sont engagés à réaliser la promesse de la Déclaration universelle des droits de l’homme: -Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants- La torture ne peut jamais être justifiée, en aucune circonstance.

Malgré quelques progrès enregistrés dans ce domaine au cours des 60 dernières années, nous sommes encore loin d’avoir tenu cette promesse à «tous les peuples et toutes les nations», comme le proclame la Déclaration. Pire encore, nous observons même qu’au cours des dix dernières années, certains ont tenté de minimiser, voire de justifier l’usage de la torture.

Nous, ministres des Affaires étrangères du Chili, du Danemark, du Ghana, de l’Indonésie et du Maroc, lançons aujourd’hui un appel à nos partenaires et membres des Nations unies: nous pouvons et nous devons faire davantage pour protéger tout individu contre la torture et les mauvais traitements, dans toutes les régions du monde. Accomplir une telle mission exige une nouvelle approche, une collaboration constructive et un partage des responsabilités.

Nous croyons que le point de départ de cette entreprise doit être la ratification et la mise en œuvre universelle de la Convention des Nations unies contre la torture. Ce traité multilatéral énumère des mesures que les Etats doivent prendre pour empêcher les abus, pour protéger les personnes détenues, pour rechercher et poursuivre les auteurs d’actes de torture, et enfin pour offrir une réparation adéquate.

Trente ans ont passé depuis l’adoption de cette Convention. Aujourd’hui, nous invitons tous les gouvernements à joindre leurs efforts aux nôtres au cours de la prochaine décennie afin d’obtenir la ratification universelle de ce traité et sa mise en pratique concrète.

Nous ne prétendons pas avoir résolu tous les problèmes dans nos propres pays. Il a été démontré, ces dernières années, que la torture et les mauvais traitements peuvent survenir n’importe où. Néanmoins, en ratifiant la Convention et en adoptant des lois contre la torture, nous avons pris des mesures pour réduire ces risques ou nous avons lancé des initiatives visant à établir des dispositifs de surveillance de la détention. Et nous voulons faire davantage encore.

L’une des préoccupations les plus fréquemment exprimées par les Etats membres à l’égard de ceux soumis à l’Examen périodique universel dans le cadre du Conseil des droits de l’homme porte sur les mesures et les mécanismes de protection des individus contre la torture. Prenons l’engagement de nous entraider afin de donner une suite concrète à de telles recommandations.

Nous appelons l’ensemble des Nations unies ainsi que les agences intergouvernementales, les institutions nationales, les décideurs et les législateurs, les experts et les organisations non gouvernementales en mesure de proposer des conseils avisés et un soutien solide, à s’unir pour mettre en place une coordination maximale, une répartition judicieuse des tâches et des solutions créatives partagées entre tous.

Dans le cadre de la présente initiative pour la Convention contre la torture, nous entendons explorer de nouvelles formes de collaboration. Au cours des dix prochaines années, nous organiserons des forums thématiques, dont le premier aura lieu au début du mois de juin à Genève, afin d’éliminer les obstacles empêchant le respect universel et la mise en œuvre totale de la Convention.

Nous nous engageons à promouvoir des débats afin de sensibiliser le public au droit des individus à être protégés contre la torture. Nous nous engageons à inventer des approches permettant de mesurer le niveau d’adhésion à la Convention; enfin, nous nous engageons à informer chaque année le Conseil des droits de l’homme des Nations unies et l’Assemblée générale concernant les progrès enregistrés dans le cadre de cette initiative.

Quarante Etats membres des Nations unies n’ont toujours pas ratifié la Convention contre la torture, et parmi les 154 Etats l’ayant fait, beaucoup sont encore confrontés à des difficultés pour respecter leurs engagements. Nous voulons, une fois pour toutes, supprimer la torture de la panoplie des instruments de terreur et d’oppression, et mettre un terme aux traumatismes profonds et aux blessures affectant les sociétés en raison de la violence de cette pratique." 
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 Beau  travail pour le Maroc ! A quand la fin de l'impunité ? A quand la condamnation de Hammouci, tortionnaire identifié par Zakaria Moumni ? (ndlr)