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mardi 21 mars 2017

Maroc/UE : L’Espagne se range finalement à la décision de la CJUE



La crise des relations Maroc-UE est appelée à durer. Rabat vient de perdre le soutien d’un de ses alliés traditionnels. En effet, Madrid déclare se conformer -actes à l'appui- au verdict de la CJUE du 21 décembre. Une position qui risque de faire tâche d’huile.

L’Espagne a donné les gages de sa volonté de se conformer pleinement, et de surcroît avec des actes, au verdict du 21 décembre de la Cour de justice de l’Union européenne concernant l’accord agricole. Le gouvernement Rajoy a mis de côté la langue de bois et les expressions confuses pour adopter une position claire et directe exprimée, qui plus est, par le chef de la diplomatie.
Dans une réponse à une question écrite d’un député de Podemos, Alphonso Dastis a repris à son compte le passage de la décision de la CJUE affirmant que «le Sahara occidental ne fait pas partie du Maroc». Pire, le ministre des Affaires étrangères assure au parlementaire que Madrid a pris des mesures concrètes contre le passage du navire «Key-Bay» qui transportait de l’huile de poisson de Laâyoune vers le port de Fécamp.
Dastis révèle que les autorités de son pays ont informé «les services douanières de la France et du Danemark -pays destinataires de la cargaison- des faits constatés dans le cadre de l’assistance mutuelle entre les autorités douanières des Etats membres de l’Union».
Depuis le «Key-Bay», aucun navire en direction du Sahara n’a fait escale aux Iles Canaries
La mise en conformité de l’Espagne ne s’arrête pas là : «les faits ont été portés à la connaissance» d’un tribunal de Las Palmas, souligne le ministre. Rappelons que le «Key Bay» avait effectué une escale au port de Las Palmas pour se ravitailler en carburant avant de prendre la destination de Laâyoune.
Depuis aucun navire marchand en direction du Sahara n’a jeté l’ancre provisoirement dans les Iles Canaries. 

Lire l'article :
  https://www.yabiladi.com/articles/details/52040/maroc-l-espagne-range-finalement-decision.html

Une autre preuve de l’engagement total de l’Espagne à se conformer donc au verdict de la CJUE ordonnant à l’UE d’exclure les produits agricoles (terre et mer) du Sahara de l’accord agricole de 2012.
La position défendue par Alphonso Dastis est identique à celle exprimée, début février, par Miguel Arias Cañete, le commissaire européen au Climat et à l’Energie, en réponse à une question d’eurodéputés pro-Polisario.
Le 13 février en voyage officiel à Rabat, Dastis s’était prononcé en faveur d’une «solution technique» à même de préserver les intérêts bilatéraux entre le Maroc et l’UE.
Portrait de Mohammed Jaabouk
Mohammed Jaabouk
Journaliste Yabiladi.com
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Publié Il y a 8 heures

Maroc/UE : L’Espagne se range finalement à la décision de la CJUE

La crise des relations Maroc-UE est appelée à durer. Rabat vient de perdre le soutien d’un de ses alliés traditionnels. En effet, Madrid déclare se conformer -actes à l'appui- au verdict de la CJUE du 21 décembre. Une position qui risque de faire tâche d’huile.
Alfonso Dastis, ministre des Affaires étrangères espagnol / DR
L’Espagne a donné les gages de sa volonté de se conformer pleinement, et de surcroît avec des actes, au verdict du 21 décembre de la Cour de justice de l’Union européenne concernant l’accord agricole. Le gouvernement Rajoy a mis de côté la langue de bois et les expressions confuses pour adopter une position claire et directe exprimée, qui plus est, par le chef de la diplomatie.
Dans une réponse à une question écrite d’un député de Podemos, Alphonso Dastis a repris à son compte le passage de la décision de la CJUE affirmant que «le Sahara occidental ne fait pas partie du Maroc». Pire, le ministre des Affaires étrangères assure au parlementaire que Madrid a pris des mesures concrètes contre le passage du navire «Key-Bay» qui transportait de l’huile de poisson de Laâyoune vers le port de Fécamp.
Dastis révèle que les autorités de son pays ont informé «les services douanières de la France et du Danemark -pays destinataires de la cargaison- des faits constatés dans le cadre de l’assistance mutuelle entre les autorités douanières des Etats membres de l’Union».
Depuis le «Key-Bay», aucun navire en direction du Sahara n’a fait escale aux Iles Canaries
La mise en conformité de l’Espagne ne s’arrête pas là : «les faits ont été portés à la connaissance» d’un tribunal de Las Palmas, souligne le ministre. Rappelons que le «Key Bay» avait effectué une escale au port de Las Palmas pour se ravitailler en carburant avant de prendre la destination de Laâyoune.
Depuis aucun navire marchand en direction du Sahara n’a jeté l’ancre provisoirement dans les Iles Canaries. Une autre preuve de l’engagement total de l’Espagne à se conformer donc au verdict de la CJUE ordonnant à l’UE d’exclure les produits agricoles (terre et mer) du Sahara de l’accord agricole de 2012.
La position défendue par Alphonso Dastis est identique à celle exprimée, début février, par Miguel Arias Cañete, le commissaire européen au Climat et à l’Energie, en réponse à une question d’eurodéputés pro-Polisario.
Le 13 février en voyage officiel à Rabat, Dastis s’était prononcé en faveur d’une «solution technique» à même de préserver les intérêts bilatéraux entre le Maroc et l’UE.


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/52040/maroc-l-espagne-range-finalement-decision.html
Publié Il y a 8 heures

Maroc/UE : L’Espagne se range finalement à la décision de la CJUE

La crise des relations Maroc-UE est appelée à durer. Rabat vient de perdre le soutien d’un de ses alliés traditionnels. En effet, Madrid déclare se conformer -actes à l'appui- au verdict de la CJUE du 21 décembre. Une position qui risque de faire tâche d’huile.
Alfonso Dastis, ministre des Affaires étrangères espagnol / DR
L’Espagne a donné les gages de sa volonté de se conformer pleinement, et de surcroît avec des actes, au verdict du 21 décembre de la Cour de justice de l’Union européenne concernant l’accord agricole. Le gouvernement Rajoy a mis de côté la langue de bois et les expressions confuses pour adopter une position claire et directe exprimée, qui plus est, par le chef de la diplomatie.
Dans une réponse à une question écrite d’un député de Podemos, Alphonso Dastis a repris à son compte le passage de la décision de la CJUE affirmant que «le Sahara occidental ne fait pas partie du Maroc». Pire, le ministre des Affaires étrangères assure au parlementaire que Madrid a pris des mesures concrètes contre le passage du navire «Key-Bay» qui transportait de l’huile de poisson de Laâyoune vers le port de Fécamp.
Dastis révèle que les autorités de son pays ont informé «les services douanières de la France et du Danemark -pays destinataires de la cargaison- des faits constatés dans le cadre de l’assistance mutuelle entre les autorités douanières des Etats membres de l’Union».
Depuis le «Key-Bay», aucun navire en direction du Sahara n’a fait escale aux Iles Canaries
La mise en conformité de l’Espagne ne s’arrête pas là : «les faits ont été portés à la connaissance» d’un tribunal de Las Palmas, souligne le ministre. Rappelons que le «Key Bay» avait effectué une escale au port de Las Palmas pour se ravitailler en carburant avant de prendre la destination de Laâyoune.
Depuis aucun navire marchand en direction du Sahara n’a jeté l’ancre provisoirement dans les Iles Canaries. Une autre preuve de l’engagement total de l’Espagne à se conformer donc au verdict de la CJUE ordonnant à l’UE d’exclure les produits agricoles (terre et mer) du Sahara de l’accord agricole de 2012.
La position défendue par Alphonso Dastis est identique à celle exprimée, début février, par Miguel Arias Cañete, le commissaire européen au Climat et à l’Energie, en réponse à une question d’eurodéputés pro-Polisario.
Le 13 février en voyage officiel à Rabat, Dastis s’était prononcé en faveur d’une «solution technique» à même de préserver les intérêts bilatéraux entre le Maroc et l’UE.


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dimanche 22 janvier 2017

Marche verte : Un document de la CIA met en lumière le compromis entre Hassan II et Juan Carlos

Mohammed Jaabouk, yabiladi.com, 21/1/2017

De nouveaux documents déclassifiés par la CIA lèvent en partie le voile sur les circonstances du déroulement de la Marche verte. L’entrée des Marocains au Sahara était le fruit d’un accord conclu entre Juan Carlos, alors prince héritier et le roi Hassan II, assure l'agence de renseignement américaine. Détails.


Hassan II et Juan Carlos de Borbón
A la veille de l’expiration du mandat de Barack Obama, la CIA, sur une décision de justice, a déclassifié plus de 930 000 documents secrets. L’un d’eux a particulièrement séduit les médias espagnols. Et pour cause, il se rapporte aux tractations entre le prince héritier Juan Carlos, alors chef des armées et chef d’État par intérim, et le roi Hassan II sur l’avenir du Sahara occidental.

mercredi 7 décembre 2016

Le 14 décembre 2010, en extradant Ali Aarrass au Maroc, l’Espagne et la Belgique, se sont comportées comme des états voyous !



Rassemblement, 14 décembre 2016, devant le Ministère de Didier Reynders (12.30-14.30h).

dans ACTIONS/EXTRADITION par



L’histoire choquante d’une extradition illégale.
Le 1er avril 2008, le Belgo-Marocain Ali Aarrass avait été arrêté à Melilla à la demande du Maroc dans le cadre du démantèlement d’une organisation terroriste au Maroc, le réseau dit Belliraj. Le Maroc demandait son extradition immédiate. Mais la Justice espagnole, en la personne du juge antiterroriste Baltazar Garzon, décida de garder Ali Aarrass en détention sous haute sécurité en Espagne et de faire sa propre enquête antiterroriste sur son cas.
Le 16 mars 2009, après un an d’examen minutieux du  dossier, l’impitoyable juge Garzon prononce un non-lieu dans l’affaire Ali Aarrass : il n’y a rien contre Ali Aarrass, il n’y a même pas lieu d’organiser un procès.

dimanche 30 octobre 2016

Sahara Occidental Marche de protestation contre les accords de Madrid en novembre


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le 29/10/2016

La traditionnelle marche de protestation qu’organise annuellement la Coordination nationale espagnole des associations amies avec le peuple sahraoui, pour protester contre les accords de Madrid, aura lieu le 12 novembre dans la capitale espagnole, a rapporté hier l’APS citant le président de cette coordination, José Taboada.

Cette marche, à laquelle prendront part des centaines de sympathisants et d’associations amies avec le peuple sahraoui ainsi que des militants des droits de l’homme qui viendront de toutes les provinces et régions espagnoles, vise à «protester et à dénoncer ces accords signés le 14 novembre 1975, en vertu desquels les territoires sahraouis ont été cédés au Maroc et à la Mauritanie, en plus des accords de pêche et de coopération économique et industrielle» entre l’Espagne et le Maroc, puissance occupante du Sahara occidental. 

samedi 29 octobre 2016

A lire absolument ! Ali Aarrass en isolement total à la prison de Tiflet !

  Le Maroc veut-il réduire Ali Aarrass définitivement au silence ?

par Luk Vervaet 28 octobre 2016

 
« Le Maroc a été élu, jeudi 27 octobre, à Genève, membre du sous-comité des Nations Unies pour la prévention de la torture. Ce résultat… consacre, en outre, l’engagement constant du Royaume dans les efforts de la communauté internationale en matière de lutte contre la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que l’effectivité de son interaction avec les différents mécanismes onusiens de protection des droits de l’Homme »[1].

Quand j’ai lu ça, j’étais perplexe. J’ai juste eu une pensée pour Ali Aarrass. Des souvenirs des moments où on s’est rencontré dans la salle d’audience du tribunal antiterroriste à Rabat, il y a déjà six ans.

Je me souviens qu’Ali parle doucement. Il ne crie pas, ne fait pas de grandes déclarations. Il est serein. Il est calme, modeste. Forgé par une vie d’ouvrier, qui n’a pas été un fleuve tranquille. De temps en temps, il nous sourit de sa cage en verre, construite dans la salle d’audience du tribunal. Il fait un geste de sa main pour nous encourager, nous, les sympathisants venus de la Belgique, de l’Angleterre, de la France pour le soutenir. Son charisme et sa détermination nous frappaient tous, dès la première rencontre. C’est comme ça que je l’ai vu pendant ces nombreuses audiences devant le tribunal antiterroriste de Rabat.

Le jugement le condamnant à 15 ans de prison est tombé le 19 novembre 2011. Arrêté en 2008, à la demande du Maroc, il avait déjà passé près de trois ans en détention sous un régime de haute sécurité en Espagne. En Espagne, « l’affaire Ali Aarrass » avait été prise en main par le juge antiterroriste Garzon. Garzon qui a éradiqué l’organisation de résistance basque ETA et fait interdire le parti politique basque Herri Battasuna. C’est lui qui s’est occupé des enquêtes après les attentats de Madrid en 2006, avec une sévérité extrême. C’est ce même Garzon qui déclare qu’il n’y a pas d’affaire Ali Aarrass. Qu’il n’y a même rien pour organiser un procès contre Ali. Et il prononce un non-lieu.

samedi 22 octobre 2016

L'Espagne poursuit son blocus contre un convoi d'aides humanitaires pour les réfugiés sahraouis,


L'Espagne poursuit son blocus contre un convoi d'aides humanitaires qui consacre chaque année hcr pour les réfugiés sahraouis. En octobre 2016, le lot est toujours bloqué par le gouvernement espagnol

vendredi 3 juin 2016

Espagne : organisation d’un "référendum symbolique pour le Sahara occidental dans la commune d'Ayalesa"


SPS 2/6/2016
Madrid, 2 juin 2016 (SPS) L’association espagnole des amis du Sahara occidental d' Amurrio (Espagne) organisera ce week-end "un référendum symbolique pour le Sahara occidental dans la commune de Ayalesa", a indiqué sa présidente Ana Martinez.
Une urne sera mise à la disposition des citoyens espagnols et sahraouis afin "qu’ils puissent symboliquement exercer le droit de voter refusé depuis 25 ans, en dépit des résolutions des Nations unies relatives à cette question", a précisé la même responsable.
 Cet événement est organisé conjointement par l’association sahraouie locale de coexistence et de solidarité, avec l’appui également de l’association espagnole pour le droit de décider, a-t-elle ajouté au journal "Noticias de Alava".
Les organisateurs ont invité le public à prendre part non seulement à ce référendum symbolique mais aussi aux activités culturelles devant célébrer le 46ème anniversaire du soulèvement sahraoui contre l’occupant espagnol "Zemla" coïncidant avec le 17 juin.
La protestation pacifique entamée par les Sahraouis le 17 juin 1970 a été fortement réprimée par le gouvernement de l'époque coloniale. La répression a causé des dizaines de morts et de blessés et son leader "Bassiri" porté disparu, a-t-on rappelé .Un moment qui a marqué le passage de ce peuple à la lutte armée et le début d'un nationalisme actif et pacifique pour parvenir à l'indépendance.
La disparition de Bassiri, souligne-t-on, "était seulement la première d’une longue liste qui, aujourd’hui même, continue de croitre et ces faits se répètent tout au long de ce conflit avec plus d’un millier de disparitions forcées et des arrestations arbitraires", a expliqué une autre militante pour la cause sahraouie, Maria Belloso, qui a rappelé l’étude menée et publiée par le docteur Carlos Berstain, il y a deux ans, et dans laquelle il a analysé les violations des droits de l’homme au Sahara occidental par le biais de 261 cas individuels et collectifs dans différentes périodes.
L’évènement qui sera abrité par une tente traditionnelle sahraouie sera animé par un groupe de musique sahraouie, toutefois, a-t-on ajouté, "cette activité ne se limitera pas à commémorer le soulèvement populaire du 17 juin 1970 mais également, de rappeler, la revendication historique relative à l’organisation d’un référendum d’autodétermination", a-t-elle souligné.
Par ailleurs, la fédération des institutions amies avec le peuple sahraoui des Iles Canaries compte organiser le 10 juin prochain à, Las Palmas, une conférence lors de laquelle, de nombreux thèmes liés au conflit du Sahara occidental seront abordés à l’instar du processus de paix, le droit à l’autodétermination et la violation des droits de l’homme dans cette région d’Afrique, a-t-on appris auprès de son président Carmeno Ramirez.(SPS)    

samedi 16 avril 2016

Sahara occidental: les députés espagnols pour un référendum


    • Par

Une majorité de députés espagnols a appelé jeudi le gouvernement à défendre devant les Nations unies le respect des droits de l'Homme et du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, dans une déclaration présentée jeudi à Madrid. Signée par douze partis représentés au Parlement, disposant de 228 élus sur 350 mais sans le Parti populaire au pouvoir, la déclaration fait suite à l'expulsion par le Maroc de la quasi-totalité des experts expatriés de la Mission de l'ONU au Sahara occidental (Minurso). Le Maroc considère depuis 1975 cette ancienne colonie espagnole comme partie intégrante de son territoire.

Les signataires incitent l'Espagne à défendre "un référendum d'autodétermination libre et démocratique pour le peuple sahraoui" et à demander pour la Minurso "un mandat pour la supervision des droits de l'Homme" et "la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis". Sol Sanchez, porte-parole du parti écolo-communiste Izquierda Unida (Gauche unie), à l'initiative du texte, espère que Madrid pourra "exercer une pression, puisque nous sommes membres du Conseil de sécurité, lors de cette réunion" pour "le rétablissement du droit international et de la Minurso". Le sort de la Minurso, mandatée en 1991 pour organiser un référendum sur l'autodétermination du territoire, option que le Maroc rejette catégoriquement, doit être réexaminé par le Conseil de sécurité des Nations unies, dont l'Espagne est membre non permanent.

IMPORTANT ! Madrid rouvre le 16 avril prochain le dossier sahraoui - L’honneur après la trahison


De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari
Ça bouge de partout pour le peuple sahraoui, New York, Bruxelles, Madrid. Récit d’une manifestation dans la capitale espagnole qui ne sera pas sans suite.
Le 16 avril prochain, les associations — nombreuses — et personnalités politiques qui portent l’autodétermination du peuple sahraoui manifesteront à Madrid. Cette marche pour le droit et pour la paix est très importante au moins pour trois raisons. 

La première est que l’Espagne est l’épicentre de la question.Ex-colonisateur des territoires de Saguia El Hamra et Rio de Oro, elle est en plus identifiée comme la seule puissance administrante au Sahara occidental par l’ONU. Ce statut n’étant pas dévolu au Maroc. La société civile espagnole se base sur cette qualité pour contraindre le gouvernement de Madrid à assumer ses responsabilités en permettant — sans triche — un processus référendaire.
La seconde raison a trait au calendrier du rassemblement madrilène qui coïncide, les organisateurs n’ont pas choisi par hasard la date, avec la remise du rapport du SG de l’ONU sur le dossier aux membres du Conseil de sécurité qui devront trancher en dernière lecture. Les premières indiscrétions indiquent que Ban Ki-moon aurait axé son travail sur trois axes distincts dans la présentation et qui, tous, mènent vers l’inéluctabilité d’un référendum sous le commandement onusien. Elargissement des missions de la mission des Nations-Unies (Minurso) à la défense des droits de l’homme ; inscription de la question sahraouie dans l’agenda international des années 2016 et 2017 ; l’établissement, enfin, d’un calendrier contraignant pour les deux parties en conflit, Polisario et Maroc, pour l’organisation d’une ou de plusieurs journées de vote.
Ban Ki-moon aurait écrit dans sa copie qu’il faudra limiter le nombre de recours pour aboutir et empêcher les manœuvres dilatoires qui risqueraient de plomber les opérations. Selon la Minurso, précisent nos sources, les listes électorales sont prêtes et que leur actualisation ne poserait pas de problèmes particuliers. Les experts onusiens privilégient, toutefois, des arrangements préalables entre Rabat et Tifariti pour mieux baliser. Au niveau des membres permanents du Conseil de sécurité, il semblerait que la France, soutien indéfectible du Maroc, préférerait que le rapport soit plus consensuel et qu’il n’en réfère pas à un calendrier précis pour le processus référendaire de même que Paris ne souhaite pas que la Minurso ne s’occupe pas de droits de l’homme au Sahara occidental. Pourtant, même avec ses réserves françaises fondamentales, la diplomatie marocaine n’est pas tout à fait rassurée. Rabat craint que la pression algérienne sur Paris n’ait apporté quelques résultats probants. La troisième raison de l’importance du rassemblement de Madrid est, sans doute, cruciale.

lundi 14 mars 2016

Droits de l’homme au Maroc : L’Europe exprime ses «préoccupations»

 par APS, 13/3/2016
L’Union européenne (UE) a exprimé ses  «préoccupations» à l’égard de la situation des droits de l’homme au Maroc, notamment dans le domaine de la liberté d’expression et de la presse, la liberté d’association et de réunion ainsi que la détention dans les prisons.
«L'UE exprime ses préoccupations au sujet des questions relatives aux droits de l'homme dans le cadre de notre dialogue politique régulier avec les autorités marocaines, et en particulier dans le cadre du sous-comité des droits de l'homme, la démocratie et la gouvernance », a écrit la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, dans sa réponse samedi aux eurodéputés Juan Carlos Girauta Vidal et Javier Nart qui l’interpellaient sur l’expulsion du Maroc en septembre dernier de l’avocat espagnol Luis Mangrané Cuevas au moment où il s’apprêtait à se rendre dans les territoires sahraouis occupés.

Espagne : Manifestation de soutien à Madrid aux prisonniers sahraouis

par El Moudjahid, 13/3/2016
Une manifestation de soutien aux prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik, « injustement et illégalement emprisonnés » par les Maroc a été organisée hier à Madrid par les associations et les organisations soutenant la cause sahraouie.
Manifestation de soutien à Madrid aux prisonniers sahraouis dans le camp de Gdeim izik
 Une manifestation de soutien aux prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik, « injustement et illégalement emprisonnés » par le Maroc a été organisée hier à Madrid par les associations et les organisations soutenant la cause sahraouie. Les manifestants constitués d’associations et d’ONG amies avec le peuple sahraoui outre des citoyens sahraouis établis en Espagne se sont regroupés en face du ministère espagnol des Affaires étrangères, scandant des slogans tels que « libérez les prisonniers », « le Maroc coupable et l’Espagne responsable ». Les représentants de la société civile ont rappelé que des prisonniers sahraouis qui observent depuis 12 jours une grève de la faim, sont  « arbitrairement détenus depuis cinq ans et demi et condamnés par un tribunal militaire marocain à des peines allant de 20 ans à la perpétuité ».

samedi 12 mars 2016

Manifeste en soutien aux prisonniers politiques sahraouis de gdeim izik

Manifiesto en apoyo a los presos políticos saharauis de Gdeim Izik

Retweeté Loles Ripoll (@Lolesripoll):

Manifeste en soutien aux prisonniers politiques sahraouis de gdim gdeim https://t.co/1eoVv56f2I





vendredi 5 février 2016

Sahara occidental : L'UA appelle l'ONU à agir



Par R.N.

 
La présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini Zuma, a appelé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à agir pour la résolution du conflit du Sahara occidental à travers un référendum d'autodétermination. 

«Nous demandons instamment au SG de l'ONU à agir pour résoudre cette question», ajoutant qu' «en 2016, nous ne pouvons plus être indifférents à la volonté du peuple du Sahara occidental qui a lutté pour décider de son sort». 

«Le référendum est une promesse que nous avons faite, leur avenir en Afrique en dépend », a affirmé Mme Dlamini Zuma lors des travaux du 26ème Sommet de l'UA à Addis-Abeba. Elle a lancé cet appel en vue d'épargner à la région une «déstabilisation dont les conséquences pourraient être désastreuses». 

De son côté, la nouvelle représentante du Front Polisario en Espagne, Khira Boulahi, a appelé l'Espagne à achever le processus de décolonisation du Sahara occidental. La représentante du Front Polisario, citée sur le site espagnol «cuartopoder», a demandé samedi au gouvernement espagnol de «jouer un rôle actif au sein du Conseil de sécurité des Nations unies pour accélérer la décolonisation du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique». Elle a souligné que «si l'Etat espagnol s'implique, l'indépendance de ce territoire sera très proche », rappelant qu' «aucun pays dans le monde ne reconnaît la souveraineté fictive du Maroc sur le Sahara occidental». 

Concernant la prochaine visite du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon dans la région, Khira Boulahi a souligné que le peuple sahraoui « a souffert depuis de nombreuses années de l'occupation de son territoire, bien que le droit international et les diverses résolutions de l'ONU aient reconnu son droit à l'autodétermination». 

S'agissant de la situation dans les territoires sahraouis occupés, la responsable sahraouie a affirmé «la poursuite de graves violations des droits de l'homme commises par les forces de répression marocaines à l'encontre des civils sahraouis innocents et du pillage des ressources naturelles sahraouies». 

La diplomate sahraouie a également abordé plusieurs sujet, notamment la coopération internationale avec la partie sahraouie, l'aide humanitaire et la situation actuelle dans les camps de réfugiés sahraouis après les inondations qui ont touché récemment la région. Khira Boulahi a aussi salué le mouvement de solidarité internationale, «en particulier les forces politiques et les institutions qui soutiennent le peuple sahraoui dans sa lutte pour la liberté et l'indépendance ».

mardi 30 juin 2015

Cannabis : Pays-Bas, Espagne, Maroc, le trio de tête

Par Ristel Tchounand, yabiladi 27/6/2015
Avec les Pays-Bas et l’Espagne, le Maroc continuera d’être le principal pays de départ/transit du cannabis dans le monde, prédit l’Office des Nations Unies sur la drogue et le crime (ONUDC) dans son dernier rapport qui passe en revue l’évolution du phénomène. Détails.
« Les Pays-Bas, le Maroc et l'Espagne ont été mentionnés dans les saisies de drogues simples comme les principaux pays de départ ou de transit du cannabis durant la dernière décennie », affirme l’Office des Nations Unies sur la drogue et le crime (ONUDC) dans son rapport mondial 2015 sur la drogue paru ce vendredi 26 juin.
Estimant qu’il est possible d’observer des modifications dans les itinéraires du trafic de drogue dans les prochaines années, en raison de la montée de l’Albanie et l’Argentine, l’instance onusienne s’attend tout de même à ce que le Maroc, l’Espagne et les Pays-Bas restent –à court terme au moins- les principaux maillons de la chaine. Ces trois pays « continuerons de l’être quand on considère les tendances observées sur la période 2010-2014 », affirment les auteurs du rapport.
En termes de culture du cannabis, l’instance onusienne n’est pour l’instant pas en mesure de déterminer la superficie mondiale. « L’herbe de cannabis est cultivée dans presque tous les pays du monde », justifie le rapport. Il semble que la non-déclaration des superficies par certains pays rende la tâche difficile. Mais les choses sont différentes quand il s’agit de la production de résines de cannabis. Elle « est limitée à quelques pays en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Ouest », relèvent les auteurs du rapport, précisant que le Maroc reste n°1 en se référant à ses 47,196 ha de culture de cannabis déclarés en 2013.
 Bond de 31% des saisies de résine en Afrique du Nord
Cependant, bien que le Maroc -l’une des principales plaques tournantes du trafic de cannabis dans le monde selon l'OICS- ait diminué sa surface cultivée de 9,24% entre 2012 (52 000 tonnes) et 2013 et enregistré une baisse des saisies de résines 107 tonnes en 2013 contre 137 tonnes en 2012, le phénomène prend de l’ampleur en Afrique du Nord. En effet, les quantités interceptées dans la sous-région ont grimpé de 31%, en raison des augmentations en Algérie voisine (212 tonnes en 2013 contre 157 en 2012) et en Egypte (84 tonnes en 2013 contre seulement 12 tonnes en 2012). A noter dans les précédents rapports des instances onusiennes, les autorités égyptiennes ont signifié à plusieurs reprises que les résines de cannabis saisies en Egypte proviennent majoritairement du Maroc. Idem pour l’Algérie où sont désormais saisies « plus grandes quantités annuelles ».
L’ONUDC félicite les efforts engagés par le Maroc pour amoindrir l’intensité de la culture et du trafic du cannabis sur et via son territoire, en témoigne la baisse des cultures en 2013 et les multiples arrestations de narcotrafiquants à l’aéroport Mohammed VI de Casablanca notamment. Toutefois, les données de l’année 2014 n’étant pas encore officiellement disponible, il faudra attendre pour juger de la dernière évolution du phénomène au royaume.


jeudi 18 juin 2015

La Cour de Justice Européenne va évaluer l'agro-accord UE-Maroc

14/6/2015
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La Cour de justice européenne évaluera l'accord agricole UE-Maroc sur le Sahara Occidental mardi 16 juin 2015, à 9h30.

Le dit accord agricole UE-Maroc, conclu le 8 mars 2012, n'exclut pas le Sahara Occidental de son champ d'application territorial. En conséquence, les produits agricoles du Sahara Occidental, comme les tomates et les melons, finissent sur les marchés européens grâce à un accord avec le Maroc. Par cela, l'accord apporte une reconnaissance implicite à la présence intenable et illégale du Maroc dans les trois quarts du Sahara Occidental qu'il occupe depuis 1975 - mais pas un seul État membre de l'UE, ou de tout autre Etat dans le monde, ne reconnaît la souveraineté auto-proclamée du Maroc sur le le territoire.

Le Front Polisario, le représentant politique du peuple sahraoui - les seuls habitants du Sahara Occidental avant l'invasion du Maroc - a présenté son recours contre l'accord le 19 novembre 2012. L'action, affaire T -180/14, est dirigée vers le Conseil de l'Union Européenne en tant que signataire de l'accord, et dans une deuxième phase également contre la Commission Européenne qui a choisi d'intervenir dans la procédure.

Mhamed Khaddad, haut responsable du Front Polisario, affirme que "en présentant cette action devant la Cour européenne, le Front Polisario, sujet du droit international et seul représentant du peuple sahraoui, défend le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui et, par conséquent, la protection des ressources naturelles dont l'exploitation ne peut être réalisée que dans l'intérêt de ce peuple et sous son contrôle".

Il a poursuivi en disant que "l'UE peut signer tous les accords qu'elle veut avec le Maroc, mais ces accords ne peuvent en aucun cas s'appliquer au territoire du Sahara Occidental. Cependant, l'analyse en profondeur du dossier a montré que l'UE est directement présente dans le territoire du Sahara Occidental, tandis que la territorialité de l'accord UE-Maroc ne permet en aucune manière cette présence européenne dans le territoire du Sahara Occidental, qui n'est pas sous souveraineté marocaine".

Le Sahara Occidental est une ancienne colonie espagnole. Après le retrait de l'Espagne du territoire, le Maroc l'a envahi militairement de force. On estime que 160.000 Sahraouis survivent aujourd'hui dans des conditions difficiles dans les camps de réfugiés d'Algérie, où ils ont trouvé refuge après l'assaut du Maroc. Beaucoup de Sahraouis vivent encore dans leur patrie sous occupation, subissant quotidiennement des violations flagrantes des droits de l'homme. Les deux parties du peuple sahraoui vivent séparés par un mur militaire fortifié de 2000 km de long que le Maroc a érigé sur l'ensemble du territoire, entouré de champs de mines des plus denses du monde.

Les Nations Unies considèrent le Sahara Occidental comme un territoire non-autonome (une colonie) conformément à l'article 73 de la Charte des Nations Unies - un statut juridique qui a été confirmé par la Cour Internationale de Justice dans son avis du 16 octobre 1975 et que a été confirmée systématiquement par tous les organes de l'ONU. Le Maroc, en tant que puissance occupante, n'a pas le droit d'administrer le territoire. Dans sa décision du 21 novembre 2014, la Haute Cour nationale espagnole a rappelé que l'Espagne "reste la puissance administrante du Sahara Occidental" et doit selon la Charte des Nations Unies achever la décolonisation du territoire du Sahara Occidental.


  
  

mercredi 13 mai 2015

Le Maroc empêche 22 migrants de traverser le détroit de Gibraltar



Le Maroc empêche 22 migrants de traverser le détroit de Gibraltar

Le Maroc empêche 22 migrants de traverser le détroit de Gibraltar
Des migrants clandestins dans une embarcation pneumatique dans le détroit de Gibraltar. Image d'illustration. Crédit: AFP / Marcos Moreno

👤 Par AFP, 12/5/2015

Les garde-côtes marocains ont empêché 22 migrants de traverser illégalement le détroit de Gibraltar vers l’Espagne à bord d’embarcations de fortune, selon un communiqué des autorités.

Les garde-côtes marocains ont avorté « une tentative collective d’émigration illégale  d’un groupe de 22 ressortissants originaires de pays d’Afrique subsaharienne »,  selon un communiqué de la préfecture de Tanger paru le 12 mai et cité par l’agence de presse MAP.  Les migrants, qui étaient à bord de « trois embarcations pneumatiques », ont  été interceptés « sains et saufs ».
Au cours des derniers jours, la marine royale marocaine a empêché plus  d’une centaine de migrants de traverser illégalement le détroit de Gibraltar  vers l’Espagne. Vendredi, elle a intercepté un groupe de 40 personnes qui « s’apprêtaient à  prendre le large (…) à bord de quatre embarcations pneumatiques, dont une  motorisée », selon la préfecture de Tanger. Le 6 mai une intervention similaire avait concerné un groupe de 19  migrants à bord de deux embarcations pneumatiques. Et le 2 mai, 48 personnes  avaient déjà été interceptées dans des circonstances comparables.
Les tentatives de traversée du détroit de Gibraltar, bras de mer d’une  quinzaine de kilomètres à peine, sont actuellement moins nombreuses que celles entreprises depuis la Libye, en proie au chaos, vers l’Italie. En 2014, les autorités espagnoles avaient toutefois annoncé avoir secouru  3.500 migrants naviguant à bord d’embarcations de fortune, soit une hausse de  55% par rapport à 2013.
Lui-même soumis à une forte pression migratoire, le Maroc a mis en œuvre  l’an dernier un vaste programme de régularisations parmi les 30.000 migrants se  trouvant sur son sol. Environ 20.000 demandes ont été satisfaites. Les autorités marocaines ont par ailleurs récemment procédé au démantèlement de campements  illégaux aux abords de Melilia
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