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dimanche 24 juillet 2016

Annulation de l’accord agricole UE-Maroc : l’avocat du Front Polisario regrette le "double langage" de l’Europe

Luxembourg, 19 juil 2016 (SPS) L’Union européenne (UE) a été "incapable" de réfuter la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et elle s’en remet aujourd’hui à la justice pour définir le statut de ce territoire, pourtant inscrit dès 1963 sur la liste de l’ONU des territoires non autonomes, a affirmé mardi l’avocat du Front Polisario, Gilles Devers, regrettant le "double langage" de l’Europe.

"J’émets l’hypothèse que, pris dans cette impasse privilégiant ses relations avec le Maroc, et incapable d’aller dire aux autorités marocaines qu’il faut que l’on change, l’UE s’en remet à la justice", a-t-il déclaré à l’issue des plaidoiries dans l’affaire opposant le Conseil de l’UE et la Commission au Front Polisario devant la grande chambre de la Cour de justice de l’UE.
 Selon, ce juriste, chef de fil du collectif des avocats constitué par le Front Polisario, l’attitude de l’UE qui a fait appel de la décision du Tribunal européen rendue en décembre dernier "en est la parfaite illustration".
 "Les débats (devant la grande chambre de la CJUE) confortent notre analyse, à savoir que l’UE s’en est remis au Maroc pour la définition d’un territoire et cela n’est vraiment pas acceptable en droit des traités", a-t-il souligné.
"Si le politique ne peut pas trancher, on verra bien ce que dira le juge", a-t-il ajouté.
Pour Me Gilles Devers, le champ d’application de l’accord conclu entre l’UE et le Maroc doit être défini par le Conseil de l’UE et non pas par le Maroc qui inclut un territoire à décoloniser, rappelant que, dans son avis rendu en 1975, la Cour de justice internationale a affirmé que le Maroc n’a pas de souveraineté sur le Sahara occidental.
 Insatisfait de l’arrêt rendu en décembre dernier par le Tribunal européen qui a annulé l’accord conclu en 2012 entre l’UE et le Maroc prévoyant des mesures de libéralisation réciproques en matière de produits agricoles, de produits agricoles transformés, de poissons et de produits de la pêche dans la mesure où il s’applique au Sahara occidental, le Conseil de l’UE a introduit un pourvoi devant la Cour de justice de l’UE pour en réclamer l’annulation.
 Le Front Polisario a saisi le Tribunal de l’UE pour demander l’annulation de l’accord à l’égard du Sahara occidental au motif que cet accord a vocation de s’appliquer également au territoire du Sahara occidental.
Par arrêt du 10 décembre 2015, le Tribunal européen a décidé d’annuler l’accord dans la mesure où il s’applique au Sahara occidental. Le Tribunal a considéré que le Conseil avait manqué à son obligation d’examiner, avant l’adoption de l’accord, s’il n’existait pas d’indice d’une exploitation des ressources naturelles du territoire du Sahara occidental occupé susceptible de se faire au détriment de ses habitants et de porter atteinte à leurs droits fondamentaux.
Le Tribunal européen a reconnu dans cet arrêt, la capacité d’ester en justice du Front en tant que personne morale et a déclaré le recours recevable du fait que le Front Polisario était directement et individuellement concerné par l’accord.
Le Conseil de l’UE, soutenu par la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal et la Belgique, estime que le Tribunal a commis une erreur de droit en concluant que le Front Polisario avait qualité pour agir devant le Tribunal de l’UE et soutient dans son appel que le Tribunal a commis une autre erreur de droit en concluant que le Front Polisario était directement et individuellement concerné par la décision annulée.
Cependant, pour Me Gilles Devers, le statut du Front Polisario est "extrêmement clair". Il s’agit, a-t-il poursuivi, d’un mouvement de libération nationale, reconnu par l’Union africaine (UA) et interlocuteur de l’ONU dans les pourparlers pour la résolution du conflit au Sahara occidental.
  "En juin 2015, le Front Polisario a demandé à pouvoir ratifier les conventions de Genève, une capacité réservée aux Etats et mouvements nationaux de libération.
La Suisse l’a accepté et il a été notifié aux 184 Etats signataires de la convention.
Un seul a protesté, c’était le Maroc. Mais aucun des autres Etats qui ont été destinataires de cet acte dans lequel le Front Polisario s’engage, dans le cadre des hostilités avec le Maroc, à respecter le droit international humanitaire et la convention  de Genève, n’a protesté", a-t-il fait savoir.
Le Conseil de l’UE reproche également au Tribunal d’avoir commis une erreur en fondant l’annulation qu’il a prononcée sur un moyen qui n’avait pas été invoqué par le Front Polisario et sur lequel le Conseil n’a pas eu la possibilité de se défendre.      
Réfutant tous les arguments avancées par les avocats de la partie adverse, Me Gilles Devers a mis l’accent dans sa plaidoirie sur de nombreux points considérés comme des "constantes", notamment sur le fait que le Maroc n’a pas de souveraineté sur le Sahara occidental, qu’il n’a pas de mandat international, et que le Front Polisario est le seul représentant du Sahara occidental.  Des points que l’avocat du Front Polisario considère comme "définitivement acquis", parce que reconnus par le Conseil et la Commission.
Pour Me Gilles Devers, "le Maroc n’a pas le contrôle administratif sur le Sahara occidental, mais plutôt militaire".  L’objectif visait par cette action devant la justice européenne est de "dire à l’Europe qu’il y a un peuple, il y a des frontières, reconnues internationalement, il faut respecter cela", a-t-il conclu.
La grande chambre de la CJUE devrait délibérer le 13 septembre prochain.(SPS)
 020/090/700 192100 JUIL 016 SPS

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vendredi 4 mars 2016

L’appel urgent de Mohamed Abdelaziz à la communauté internationale


40e anniversaire de la création de la RASD

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Zine Cherfaoui, 27/2/2016

Le peuple sahraoui célèbre cette année l’anniversaire de la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) qui souffle sa 40e bougie avec un peu plus d’optimisme que d’habitude.

Le travail diplomatique soutenu mené par les cadres du Front Polisario pour faire prendre conscience à la communauté internationale de l’illégalité de la présence du Maroc au Sahara occidental commence à porter ses fruits. Malgré cela, les jeunes Sahraouis s’impatientent. Face aux manœuvres marocaines, ils se disent «persuadés que seule la reprise de la lutte armée permettra aux Sahraouis d’accéder à l’indépendance».
La pression des jeunes, qui s’estiment «floués» et «oubliés» par la communauté internationale, les responsables du Polisario la sentent monter. C’est la raison pour laquelle ils pressent aujourd’hui la communauté internationale d’agir. Et vite. Faute de quoi, ils ne pourront plus répondre de rien.

jeudi 18 juin 2015

La Cour de Justice Européenne va évaluer l'agro-accord UE-Maroc

14/6/2015
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La Cour de justice européenne évaluera l'accord agricole UE-Maroc sur le Sahara Occidental mardi 16 juin 2015, à 9h30.

Le dit accord agricole UE-Maroc, conclu le 8 mars 2012, n'exclut pas le Sahara Occidental de son champ d'application territorial. En conséquence, les produits agricoles du Sahara Occidental, comme les tomates et les melons, finissent sur les marchés européens grâce à un accord avec le Maroc. Par cela, l'accord apporte une reconnaissance implicite à la présence intenable et illégale du Maroc dans les trois quarts du Sahara Occidental qu'il occupe depuis 1975 - mais pas un seul État membre de l'UE, ou de tout autre Etat dans le monde, ne reconnaît la souveraineté auto-proclamée du Maroc sur le le territoire.

Le Front Polisario, le représentant politique du peuple sahraoui - les seuls habitants du Sahara Occidental avant l'invasion du Maroc - a présenté son recours contre l'accord le 19 novembre 2012. L'action, affaire T -180/14, est dirigée vers le Conseil de l'Union Européenne en tant que signataire de l'accord, et dans une deuxième phase également contre la Commission Européenne qui a choisi d'intervenir dans la procédure.

Mhamed Khaddad, haut responsable du Front Polisario, affirme que "en présentant cette action devant la Cour européenne, le Front Polisario, sujet du droit international et seul représentant du peuple sahraoui, défend le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui et, par conséquent, la protection des ressources naturelles dont l'exploitation ne peut être réalisée que dans l'intérêt de ce peuple et sous son contrôle".

Il a poursuivi en disant que "l'UE peut signer tous les accords qu'elle veut avec le Maroc, mais ces accords ne peuvent en aucun cas s'appliquer au territoire du Sahara Occidental. Cependant, l'analyse en profondeur du dossier a montré que l'UE est directement présente dans le territoire du Sahara Occidental, tandis que la territorialité de l'accord UE-Maroc ne permet en aucune manière cette présence européenne dans le territoire du Sahara Occidental, qui n'est pas sous souveraineté marocaine".

Le Sahara Occidental est une ancienne colonie espagnole. Après le retrait de l'Espagne du territoire, le Maroc l'a envahi militairement de force. On estime que 160.000 Sahraouis survivent aujourd'hui dans des conditions difficiles dans les camps de réfugiés d'Algérie, où ils ont trouvé refuge après l'assaut du Maroc. Beaucoup de Sahraouis vivent encore dans leur patrie sous occupation, subissant quotidiennement des violations flagrantes des droits de l'homme. Les deux parties du peuple sahraoui vivent séparés par un mur militaire fortifié de 2000 km de long que le Maroc a érigé sur l'ensemble du territoire, entouré de champs de mines des plus denses du monde.

Les Nations Unies considèrent le Sahara Occidental comme un territoire non-autonome (une colonie) conformément à l'article 73 de la Charte des Nations Unies - un statut juridique qui a été confirmé par la Cour Internationale de Justice dans son avis du 16 octobre 1975 et que a été confirmée systématiquement par tous les organes de l'ONU. Le Maroc, en tant que puissance occupante, n'a pas le droit d'administrer le territoire. Dans sa décision du 21 novembre 2014, la Haute Cour nationale espagnole a rappelé que l'Espagne "reste la puissance administrante du Sahara Occidental" et doit selon la Charte des Nations Unies achever la décolonisation du territoire du Sahara Occidental.


  
  

samedi 25 janvier 2014

LE PARLEMENT EUROPEEN CONSIDERE ILLEGAL L’ACCORD AGRICOLE UE-MAROC

EXCLUSIVE:LE SERVICE JURIDIQUE DU PARLEMENT EUROPEEN CONSIDERE ILLEGAL L’ACCORD AGRICOLE UE-MAROC

Par , 20/1/2014 
 Nouveau document donné par WSHRW en exclusivité mondiale.
 Pour la première fois l’avis consultatif du service juridique du Parlement Européen sur un accord appelé “Accord agricole”, le nouveau de l’association de l’UE avec le Maroc firmé fin 2009, lorsque le Maroc a déporté illégalement Aminatou Haidar. Le dit accord a été finalement publié en 2012 au Journal Officiel de l’Union Européenne. La Commission de Commerce du Parlement Européen a demandé un avis au service juridique de cette institution sur la légalité de l’accord. L’avis, très négatif pour les intéressés marocains, est resté en secret. 
 La propre Commission Européenne et le Conseil Européen n’ont pas osé le discuter pour faire face à la demande présentée auprès du Tribunal de Justice de l’UE par le Front Polisario contre cet accord. Ledit avis établit, en deux paragraphes-clé, l'illégalité de l’accord d’association pour ne pas avoir pris en compte les “intérêts et souhaits” de la population sahraouie et pour ne pas garantir que les produits en provenance du Sahara Occidental soient étiquetés et identifiés en tant que “produit du Sahara Occidental” et non que “produit du Maroc”. Ce sont les deux paragraphes les plus importants de l’avis du Service Juridique du Parlement Européen du 11 janvier 2011 que WSHRW donne en exclusivité et en premier au monde:

Español, English

samedi 18 janvier 2014

WSRW :La Hollande soutiendra des mesures de l'UE pour les tomates du Sahara

Par APSO,16/1/2014


Le gouvernement néerlandais a demandé à la Commission Européenne de fournir des éclaircissements sur ses importations de tomates en provenance du Sahara Occidental, selon le ministre néerlandais des Affaires Étrangères.

Dans sa réponse aux questions parlementaires le 17 décembre 2013, le ministre des Affaires Étrangères néerlandais Frans Timmermans a déclaré que le gouvernement néerlandais soutiendra une approche à l'échelle européenne en ce qui concerne l'étiquetage des produits du Sahara Occidental, plutôt que l'introduction d'un certificat d'origine par lui-même.

"Le gouvernement néerlandais attache une grande importance à l'origine des produits", a déclaré le ministre. Par conséquent, " les Pays-Bas ont insisté pour que la Commission Européenne fournisse plus de clarté sur l'origine des produits du Sahara Occidental, afin que les consommateurs puissent être correctement informés. Mais la Commission européenne n’a jusqu'ici pas pris d’initiatives en la matière".

Timmermans est convaincu que des parallèles peuvent être établis entre les cas d'importations en provenance du territoire palestinien et du Sahara Occidental, mais estime que l'absence de consensus sur les importations du dernier peut être attribuée à l'attention limitée que le conflit recueille.

label_and_liability_cover_300.jpgEn août 2012, le gouvernement néerlandais a été le premier gouvernement de l'UE d'affirmer que les produits du Sahara Occidental ne devaient pas bénéficier des régimes tarifaires accordées au Maroc. La déclaration a été le résultat de questions parlementaires basées sur le rapport de Western Sahara Resource Watch «étiquette et responsabilité», qui documente la façon dont les tomates produites au Sahara Occidental occupé arrivent dans les supermarchés de l'UE estampillées Maroc .

Quelques mois plus tard, le gouvernement suédois a exprimé une position similaire.
Aucun État au monde ne reconnaît les revendications marocaines sur le territoire du Sahara Occidental.
Le rapport  "étiquettes et responsabilité" est à télécharger ici.

vendredi 11 octobre 2013

le Maroc pourrait utiliser 56 substances actives interdites en UE pour la culture des tomates

Par APSO, 9/10/2013

"Selon la COAG, le Maroc pourrait utiliser 56 substances actives interdites en UE pour la culture des tomates

L'organisation agricole demande à Arias Cañete de renforcer les contrôles aux frontières
EUROPA PRESS"

L'accord agricole entre l'UE et le Maroc, qui est entré en vigueur cette semaine, abaisse "la barre des règles phytosanitaires" pour les productions du royaume alaouite, ce que dénonce l'organisation agricole espagnole COAG, qui avertit que le Maroc pourrait utiliser au moins 56 substances actives interdites dans l'UE pour le traitement des maladies affectant les cultures de tomates.

La COAG a fait une étude basée sur les données officielles de la Commission européenne et du ministère de l'Agriculture, qui répertorient les substances actives interdites en Espagne pour des formulations phytosanitaires entrant dans la culture des tomates, mais qui, lorsqu'il s'agit d'importations en provenance de pays tiers sont fixées à une limite maximale de résidus qui "dans la pratique, nécessite l'homologation pour une utilisation possible dans les cultures."

Pour cette raison, l'organisation agricole a demandé au ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Environnement, Miguel Arias Cañete, qu'il exige des autorités marocaines "des progrès substantiels et tangibles" dans la réduction de ces pesticides interdits dans l'UE, lors du sommet hispano-marocain qui se tiendra prochainement à Rabat.

La COAG a aussi demandé au Gouvernement de renforcer les contrôles aux frontières pour empêcher les produits dépassant le seuil autorisé de ces résidus toxiques d'entrer dans le marché de l'UE.

"L'hypocrisie des autorités communautaires et le laxisme du gouvernement espagnol portent de graves préjudices aux intérêts des producteurs espagnols de fruits et légumes, qui sont sans défense contre la concurrence déloyale de ces produits », regrette la COAG, qui ajoute que "les règles du jeu doivent être égales pour tous".

L'organisation a également souligné que cette situation contraste avec les efforts des agriculteurs espagnols afin de réduire l'utilisation des "produits chimiques" dans leurs cultures.

Selon les données disponibles pour l'Espagne, la quasi-totalité des hectares de fruits et légumes tend à une culture avec techniques de production intégrée et 80% des cultures sous serre utilisent déjà des moyens biologiques pour traiter les cultures infectées.

MADRID, 3 octobre (EUROPA PRESS) -

Traduction non officielle APSO, version originale : http://www.europapress.es/murcia/noticia-marruecos-podria-aplicar-tomates-56-sustancias-activas-prohibidas-ue-coag-20121003134002.html

Note : la COAG alertait déjà en février, voir http://apsoinfo.blogspot.fr/2013/02/le-maroc-pourrait-appliquer-sur-vos.html

jeudi 28 février 2013

Le Polisario contre l'accord agricole UE-Maroc

Par Yabiladi, 27/2/2013

 Sahara. Le Polisario devant la Cour de justice de l’UE contre l’accord agricole. 

 La diplomatie marocaine a du souci à se faire. Le Polisario vient de présenter un recours devant la Cour de Justice de l'Union Européenne, basée au Luxembourg, contre l’accord agricole signé par Rabat et Bruxelles et adopté par les eurodéputés, il y a tout juste un an. Il a été publié samedi 23 février au Journal officiel de l’UE. Dans leur requête, les amis de Mohamed Abdelaziz, leader du Polisario, estiment que ce traité est « illégal » et constituerait une « violation du droit international » puisque les Nations unies ne reconnaissent pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara
Une région qui, faut-il le rappeler, est toujours inscrite à l’ordre du jour des travaux de la quatrième commission de l’ONU chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation. Le recours du Polisario, relayé, lundi 26 février, par le quotidien madrilène de droite La Razon, se base sur cinq points ; le second en est le plus important. Le Front soutient qu’inclure le Sahara dans l’accord agricole ne respecte pas « le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et favorise la politique d’annexion maintenue par le Maroc ». Contrairement au traité de libre-échange avec Washington, l'accord avec l’Union européenne englobe le Sahara. Le Polisario demande son exclusion. (Yabiladi) 
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Le Front Polisario fait recours contre un accord commercial de l'UE

27/2/2013
Par  une démarche qui fera date, le mouvement de libération du Sahara Occidental a porté devant la Cour européenne de justice un accord de libre-échange UE-Maroc. La nouvelle a été publiée discrètement il y a trois jours dans le journal officiel de l'UE.

"L'UE ne peut continuer d’ignorer le droit international et éveiller l’hostilité de la population du Sahara Occidental. En incluant le territoire du Sahara Occidental occupé dans ses accords commerciaux avec le Maroc, l'UE porte directement atteinte aux droits des Sahraouis et entrave les efforts de l'ONU pour résoudre le conflit", a déclaré aujourd'hui le responsable du Front Polisario Emhammed Khadad à Western Sahara Resource Watch .

La démarche du Polisario a été entreprise l’an passé et publiée dans le journal officiel de l’UE en date du 23 février 2013. Voir la référence ici. La cour est appelée à annuler un accord controversé sur la libéralisation du commerce des produits agricoles et halieutiques du Maroc – accord que Western Sahara Resource Watch a amplement présenté et commenté l’été dernier dans son rapport "Label and Liability" (étiquette et responsabilité). Il y a au Sahara Occidental une importante production agricole et halieutique qui risque d’arriver sur le marché européen à des tarifs préférentiels déclarés comme « produits marocains» .

Le Polisario représente la population du Sahara Occidental dans les pourparlers de de paix l’ONU  sur ce territoire occupé partiellement par le Maroc.

"Le droit international est clair comme de l’eau de roche sur la question des territoires non autonomes. L'UE n'a pas le droit de conclure des accords commerciaux avec le Maroc pour des ressources qui appartiennent aux Sahraouis. Nous espérons que grâce à cette démarche, la justice finira par prévaloir», a indiqué M. Khadad

M. Khadad, qui participe aux négociations de paix pour le compte du Polisario, a rappelé que des gouvernements comme les Etats-Unis, la Norvège et la Suisse mentionnent spécifiquement que leurs accords commerciaux avec le Maroc n’incluent bien sûr pas le territoire du Sahara Occidental. Ceci est également exigé par certains États membres de l'UE. Mais l'Union elle-même a une approche différente.

C'est la première fois que le Polisario emprunte une voie juridiques pour empêcher le pillage illégal du territoire, mais d’autres procédures seraient en préparation.

Par hasard cette information a été rendue publique dans le journal la semaine où l'UE entame les négociations pour un soi-disant accord de libre-échange complet et approfondi avec le Maroc.

Les négociations débutent aujourd'hui, 27 Février 2013. Toutes les organisations sahraouies de la société civile ont protesté contre le prochain processus de négociations ALEAC, mais leur voix n’a pour l'instant pas été prise en compte. Ce mois, l’UE est également en train de conclure des négociations concernant un accord de pêche avec le Maroc. La population du Sahara Occidental n’a pas été consultée, bien que l’ONU ait statué qu’aucune activité de ce genre ne peut être engagée si elle ne répond pas à la volonté de la population du territoire.

Des  chercheurs de renom en droit international ont déclaré à plusieurs reprises que l’UE viole le doit international au Sahara Occidental.

L’ancien sous-secrétaire général  aux affaires juridiques avait déclaré à propos de l’accord de pêche UE-Maroc :  « il est clair qu’un accord de ce type, qui ne fait pas la distinction entre les eaux adjacentes au Sahara Occidental et les eaux  adjacentes au territoire du Maroc, viole le droit international». Un avis partagé par le service juridique du Parlement européen et plusieurs Etats membres.

URL Source : http://www.wsrw.org/a111x2534

dimanche 3 février 2013

Est-ce que le droit international s’applique au peuple sahraoui ?

Par APSO, 2/2/2013

 

!!! ATTENTION CHANGEMENT DE DATE SAHARA MARATHON 2013 !!!
En raison des circonstances, le Sahara Marathon 2013 est repoussé
au 20 mai 2013
date du 40ème anniversaire de la création du Front Polisario.

 À parier sur l’avenir, on souhaiterait volontiers une bonne année 2013 aux Sahraouis et à leur lutte légitime. Néanmoins l'accumulation d'indices négatifs pourrait bien assommer momentanément même les plus optimistes de leurs amis. Est-ce que tous les fronts se télescopent sans vraiment d’espoir sur la scène du conflit du Sahara Occidental, malmenant encore plus les uns et les autres ?

Le procès des 24 Sahraouis prisonniers politiques après les événements de Gdaym Izik en 2010, enfermés en prison militaire et relevant du tribunal militaire marocain, absolument  illogique vu leur état de civil, devait avoir lieu le 1er février. Il est à nouveau et pour la 3ème fois reporté. Au 8 février. La cour refuse à la défense la comparution de certains témoins. Toute cette mascarade sans fondement est une tentative d’intimidation de la résistance sahraouie. Le tribunal militaire n’est pas compétent à juger des civils, les plus de 2 années en détention provisoire sans inculpation sont illégales au regard du droit international comme du droit pénal marocain. Quant à la lecture des chefs d’accusation, même dans une mauvaise traduction, ils laissent pantois ! Quand on connaît les méthodes de tortures et la capacité de fabrications de charge et de faux aveux du régime marocain, tout est là !
L’accord de pêche entre l’UE et le Maroc semble être hors sujet dans son intitulé, et pourtant. Les deux cherchent de nouveau à s’accorder pour permettre aux navires européens de pêcher dans les eaux sahraouies. Les euro-parlementaires, fin 2011, avaient pourtant rejeté l’accord et mis fin à quelques années d’une pratique européenne peu glorieuse, illégale et très onéreuse de surcroit, dans la mer sahraouie. Il faut à nouveau aux Sahraouis et à leurs amis rappeler les arguments du droit et de l’éthique aux responsables européens. De l’avis des Sahraouis la surpêche, qui a vidé les eaux marocaines et mis en péril de nombreuses espèces protégées, est un fléau qui est promis à leurs eaux à très courte durée. Les navires présents dans la Zone Economique Exclusive sahraouie ne sont ni surveillés ni punis. 
L’accord agricole entre l’UE et le Maroc est entré en vigueur en octobre dernier. De la même façon, les frontières du Maroc, celles reconnues par l’ONU, ne sont pas spécifiées, laissant au Maroc la possibilité d’importer en toute illégalité des produits venant du Sahara Occidental. L’accord agricole va dans les faits favoriser des grosses entreprises marocaines, notamment celle du roi, et des entreprises françaises, au détriment des Sahraouis, des petits producteurs français et espagnols.
Des euro-parlementaires dont José Bové, des organisations paysannes espagnoles et françaises, dénoncent cet accord et l’attitude déloyale des entreprises françaises Idyl, et Azura. La confédération paysanne a saisi le tribunal de commerce de Tarascon contre Idyl pour ses activités illégales. La confédération espagnole, très engagées dans les progrès vers une agriculture sans produits chimiques dénonce le paradoxe de l’utilisation marocaine de tels produits actifs interdit en Europe mais tolérés à l’importation marocaine selon des seuils affichés.
Alors que des chaines de distribution suédoises s’accordent avec les principes du droit international et refusent de commercialiser des produits venant du Sahara Occidental, pour ne pas financer la colonisation, la France des droits de l’Homme est envahie à tous les niveaux de la commercialisation via la plateforme de Perpignan et celle de Châteaurenard. 
La compagnie française TOTAL, revenue dans les eaux du Sahara Occidental en catimini il y a plus d’un an, y fait de la prospection sur une surface de 100 000 km2, et cela en accord avec le Maroc et malgré la complète opposition des Sahraouis. 

La conclusion de l’avis juridique de l’Onu en 2002 statue pourtant clairement à l’illégalité d’une telle pratique. Il faudrait de la part de la France l’émission d’un guide intitulé « le droit international expliqué à ses entreprises » tant elles multiplient les infractions*. Idyl, Azura, Total, mais aussi SPIE, Cultimer via les huitres Kandy, Lahaye ont entre autres été vues au Sahara Occidental occupé.
Quand à la guerre française au Mali, vestige d'une France-Afrique que nous n’avons pas encore enterrée, elle a des incidences directes sur les Sahraouis. 

Le Sahara Marathon, rencontre sportive internationale dans les campements de réfugiés, dont la 13ème édition devait avoir lieu le 25 février a été transformée. Les organisateurs ont préféré éviter la présence d’un grand groupe d’étrangers dans la zone. La compétition sera nationale, ouverte aux seuls pays de la région. Cela fait plusieurs centaines d’occasion de moins pour les Sahraouis d’ouvrir les tentes à des sportifs venus du monde entier et leur expliquer leur histoire et leur vie.
Certains disent que les choses seront pires encore quand la guerre aura vraiment commencé… La vigilance militaire sahraouie déjà renforcée en territoires libérés pourrait prendre l’allure de mobilisation générale.


APSO, 2 février 2013


*Corell 2002

samedi 1 octobre 2011

Mohammed VI réagis ! ton peuple se pose des questions !

Le Maroc ...image floue et agitée?

Cet article sur le Maroc , paru dans la presse de ce matin , est une brosse mécanique par excellence.

Pourquoi ne pas parler des couches défavorisées qui se prostituent pour survivre alors que le roitelet vient d'inaugurer un TGV qui a coûté la peau des fesses ?

Le Maroc est un perpétuel malade sous perfusion alors que des sommes énormes sont englouties au Sahara Occidental pour satisfaire les caprices du roi.

Pourquoi ne pas dire que Ceuta et Melila ont été échangés par HassanII ( véritable troc : donnant-donnant avec l'Espagne) contre le Sahara occidental ? et comble de l'ironie  le peuple gardé dans l'ignorance et son regard braqué vers l'ex colonie Espagnole pour le détourner des 2 iles offertes à l'Espagne ?

Pauvre bled de misères : ignorance , pauvreté , et sexe et les élites occidentales en savent quelque chose...n'est-ce pas ??

Pourquoi ne pas parler de la misère noire qui ravage le pays où la prostitution est une véritable industrie et où la majeure partie des familles la pratique au vu et au su de tous ?

Les occidentaux, ne se payent-ils pas du bon temps avec des "gosses" ou des filles du royaume ?

Et la drogue n'est-elle pas cultivée officiellement comme les fruits et légumes cultivés partout ailleurs ?

Pourquoi ne pas libérer le Sahara occidental alors que le pays est dépourvu de richesses ? Pourquoi mobiliser toute une puissance armée alors que le mieux aurait été de faire profiter le misérable peuple , vivant dans des taudis, avec cet argent gaspillé pour satisfaire les caprices du roi ?

Le Maroc est un pays à deux étages donc deux classes : le haut , ceux de la cour dans un luxe inimaginable . Le bas , qui est le sous-sol, dans la misère où le peuple se prostitue pour se nourrir ... et , cerise sur un gâteau, M6 vient d'inaugurer un TGV pour faire moderne alors que le citoyen ne trouve même pas une croûte de pain pour se nourrir.

what do you think ? Qu'en dites vous ?

Source : Yahoo, 01/10/2011

jeudi 14 juillet 2011

Maroc : L’union européenne ne veut pas nos légumes

Par B.S.Demainonline, 13/7/2011

Rabat.- La commission agricole du Parlement européen a demandé que l’accord commercial entre l’Union européenne et le Maroc ne soit pas ratifié. Cet accord doit être soumis au vote des europarlementaires en automne prochain.

Dans ses attendus, la commission agricole craint que l’application du nouvel accord, qui a été négocié par Rabat et les 27 il y a plus d’un an, soit le tombeau des agriculteurs européens puisque le Maroc peut facilement inonder le marché de l’UE avec des produits, surtout les légumes, moins chers que ceux de l’Europe.

L’intervention du ministre marocain de l’agriculture, qui s’était déplacé à Bruxelles à cet effet, a été vaine. « Voulons-nous 80 000 emplois marocains de l’autre côté de la Méditerranée ? », a demandé Aziz Akhenouch aux europarlementires lors d’une session, mercredi dernier.
De son côté, l’euro-député français pour Les Verts, José Bové, a signalé que cet accord bénéficie spécialement à trois grandes entreprises marocaines qui gèrent 70% des exportations agricoles du Maroc.

Bové a rappelé la « répression syndicale » que vivent les travailleurs agricoles marocains, ainsi que les bas salaires qu’ils reçoivent.

B.S.

mardi 21 juin 2011

Maroc : La farce continue et la répression aussi

Par anonyme marocain, Bellaciao,  18/6/2011


Hier le roi du Maroc a fait un discours appelant à voter Oui au référendum pour la nouvelle-ancienne constitution, c’est lui qui a désigné une commission pour la rédiger en leur dessinant les frontières à ne pas dépasser.

Finalement rien ne change au Maroc, le roi a tous les pouvoirs. Ce qu’on appelle au Maroc la démocratie est en fait une démocratie de façade pour montrer aux Européens et aux Américains qu’au Maroc ce n’est pas comme en Syrie.

Et pourtant la répression est aussi féroce qu’avant, les gens ont très peur de parler, on les oblige à sortir dans des manifestations en faveur du roi, les enlèvements des militants sont monnaie courante, la torture c'est pareil qu’avant.

Les États européens et américains continuent à soutenir ce régime par tous les moyens, les grands médias aussi (va savoir pourquoi) ?

Ce que ne savent pas les Européens et les Américains c’est que le jour où ce régime s’effondrera, ils auront beaucoup de soucis à se faire car la famille royale détient les 3/4 (trois quart) de la richesse nationale marocaine, ça ne sera pas une crise économique à la tunisienne après Ben Ali mais 100 fois ou plus, plus grave et plus profonde, car Ben Ali ne détenait même pas la moitié de la richesse nationale, ce n’est pas une Lampedusa qu’on aura mais des centaines de Lampedusa.
Un membre du Comité de Casablanca du mouvement du 20 février lors de la manifestation du 20 mars
Les Européens surtout (à cause du voisinage) auraient plus à gagner en soutenant le vrai processus démocratique proposé par le mouvement du 20 février (qui rassemble toute l’opposition marocaine et au delà), que de soutenir un régime dépassé, un régime moyenâgeux où les gens ne sont même pas des citoyens mais des sujets qui doivent être obéissants et dociles, sinon c’est la répression et la torture.

Ne croyez pas ce qu’on vous raconte dans les grands médias français, que le Maroc mène un changement en douce, que les gens aiment leur roi ... etc. L’histoire récente du Maroc est une histoire de sang, de torture et de pauvreté, d'un régime qui méprise son peuple et qui pille son pays.

Parlez de notre lutte autour de vous, SVP.
L’avenir est dans l’amitié entre les peuples et non entre les Etats.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article118223

jeudi 19 mai 2011

AMNESTY INTERNATIONAL : Rachid Nini doit être libéré


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Amnesty internnational, 16 mai 2011

Un journaliste marocain doit passer en jugement pour avoir critiqué les forces de sécurité
Un journaliste marocain qui doit comparaître en justice le 17 mai, pour avoir semble-t-il critiqué la loi antiterroriste marocaine, doit être libéré immédiatement et sans condition s’il est détenu uniquement pour les articles qu'il a signés, a déclaré Amnesty International lundi 16 mai.

Rachid Nini, rédacteur en chef du quotidien el Massa, a été arrêté le 28 avril après avoir publié plusieurs articles qui dénonçaient les pratiques de lutte contre le terrorisme adoptées par les services de sécurité marocains, notamment les peines de prison prononcées à l’issue de procès iniques contre les islamistes.
En outre, à plusieurs reprises, il a réclamé plus de liberté politique et a dénoncé la corruption qui règne parmi les responsables du gouvernement.

« La détention de Rachid Nini va totalement à l’encontre des promesses de réforme que le roi Mohammed VI a faites il y a peu, lorsqu’il a promis de consolider le respect des droits humains. Il s’agit d’une grave attaque contre la liberté d'expression », a indiqué Amnesty International.

Rachid Nini est inculpé d’avoir « jeté le discrédit sur une décision de justice, tenté d’influencer le pouvoir judiciaire et évoqué des infractions pénales non avérées ». Il est actuellement détenu à la prison d’Okasha à Casablanca et son procès doit s’ouvrir le 17 mai.

« Engager des poursuites contre une personne qui ne fait qu’exercer son droit à la liberté d’expression pacifique est grotesque, a souligné Amnesty International.

« Il est malvenu d’incarcérer un journaliste simplement parce qu’il fait son travail et remet en cause les politiques de lutte contre le terrorisme du gouvernement et leur efficacité, et dénonce les atteintes aux droits humains imputables aux forces de sécurité. »

Dans ses articles, Rachid Nini a demandé que des investigations soient diligentées sur les allégations de torture émanant de personnes soupçonnées de terrorisme et a condamné les violations des droits fondamentaux perpétrées au centre de détention de Temara, au sud de la capitale Rabat.

« Si Rachid Nini est incarcéré uniquement pour avoir critiqué la législation antiterroriste et la corruption, nous le considérerons comme un prisonnier d'opinion », a indiqué Amnesty International.

Les autorités marocaines subissent de fortes pressions en faveur de réformes, sur le plan politique et des droits humains, depuis que des manifestations ont éclaté le 20 février inspirées par les événements en Tunisie, en Égypte et en Libye.

En mars, diverses réformes ont été annoncées, dont la création d’un Conseil national des droits de l'homme. Le roi Mohammed VI a également promis un plan de réforme constitutionnelle, tout en abandonnant certains de ses pouvoirs politiques.

Toutefois, les autorités marocaines continuent de limiter abusivement l’exercice du droit à la liberté d’expression sur des sujets sensibles touchant à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale et à la monarchie. Des défenseurs des droits humains, des journalistes et des avocats, entre autres, continuent d’être en butte à des actes d’intimidation, voire à des poursuites judiciaires, lorsqu'ils franchissent certaines « lignes jaunes ». À de multiples reprises, Amnesty International a demandé l’abrogation ou la modification des dispositions du Code pénal et du Code de la presse qui érigent en infraction l’exercice pacifique de la liberté d'expression.
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Pour en savoir plus, veuillez contacter le Service de presse d'Amnesty International, à Londres, au Royaume-Uni, au +44 20 7413 5566, ou press@amnesty.org.