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jeudi 15 septembre 2016

vendredi 2 octobre 2015

Tu peux demander au roi ce que tu veux


L'OBS, Edition n°2656 du 1er au 7 octobre 2015 

Pour l'inciter à se taire, des dignitaire du royaume auraient essayé d'acheter un champion de boxe victime de tortures. Une tentative de corruption qu'il raconte dans un livre choc.
Tu peux demander au roi ce que tu veux, tu peux demander un club à 2 millions d'euros." Réponse de Moumni : "Mais moi j'ai demander la justice d'abord ! "
Contacté par "L'Obs" Adil Belgaid reconnaît la teneur de cet entretien de février 2015, "Au Maroc c'est normal pour un sportif de demander l'aide du roi. Moi, je l'ai sollicité, et il m'a aidé pour construire mon club à Rabat. J'ai incité Zakaria à faire pareil. Mais, se défend-il, le but n'était pas qu'il se taise. Je ne suis envoyé par personne." ...Il rajoute : "Il ne vaut mieux pas que je le croise dans la rue".
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lundi 29 juillet 2013

Le bail des paysans du Larzac prolongé jusqu'en 2083



M.Pr., le Parisien18.07.2013
LA CAVALERIE (Larzac). Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, a signé la prolongation jusqu'en 2083 du bail des paysans du Larzac, obtenu en 1985 après une lutte de dix ans avec l'Etat, qui voulait confisquer les terres des paysans pour agrandir un camp militaire.

LA CAVALERIE (Larzac). Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, a signé la prolongation jusqu'en 2083 du bail des paysans du Larzac, obtenu en 1985 après une lutte de dix ans avec l'Etat, qui voulait confisquer les terres des paysans pour agrandir un camp militaire. | AFP/REMY GABALDA

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Les paysans du plateau du Larzac et leurs sympathisants ont assisté ce jeudi par centaines à la signature avec l'Etat de la prolongation de leur bail, jusqu'en 2083, synonyme de pérennité pour l' autogérée qu'ils incarnent depuis près de 30 ans. et deux autres gérants de la Société civile des terres du Larzac (SCTL) ont signé avec le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll la prolongation du bail, pour l'ensemble des 6 300 hectares de terres autrefois destinées à l'armée.



En accueillant Stépane Le Foll, José Bové, signataire en tant que représentant des habitants non-exploitants, a rappelé que ce territoire était le fruit de «10 ans de combat» de 1971 à 1981, qui avait conduit à l'abandon d'un projet d'extension de camp militaire. Une centaine d'agriculteurs, rejoints ensuite par des dizaines de milliers de jeunes militants, en avaient fait un symbole de la lutte contre le militarisme et le capitalisme.

VIDEO. des paysans du Larzac à Paris en 1973 (INA)


La prolongation du bail est «l'acte final de la lutte contre l'extension du camp militaire, mais aussi la preuve qu'on a été capables de créer quelque chose de neuf», ont souligné les responsables de la SCTL. Ils ont insisté sur le fait que leur «agriculture paysanne, respectueuse de la qualité et de l'environnement, a permis d'augmenter la population agricole de 20%, à l'opposé du reste de la France». Ils ont ajouté avoir créé une coopérative laitière, une autre de viandes, ainsi que des structures vétérinaires et semencières.

La cérémonie a ainsi été un hommage indirect aux premières années Mitterrand, avec l'abandon du projet militaire en 1981 et l'attribution en 1985 d'un bail de 60 ans à la SCTL. Ce type de bail accorde tous les droits et devoirs d'un propriétaire au détenteur sauf celui de vendre le sol, avec l'obligation d'améliorer le bien en question.


Soutien aux militants de Notre-Dame-des-Landes

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a rendu hommage à la «réussite de l'équilibre réalisé au Larzac». «L'agriculture fait notre richesse, on aura besoin de valoriser tous les espaces, de combiner la performance économique et écologique», a-t-il souligné. Le ministre a cependant refusé de «comparer» ou commenter l'appel de nombreux militants du Larzac ce jeudi «à reproduire l'expérience à Notre-Dames-des-Landes».

Beaucoup se retrouvent aux côtés des opposants à la création d'un grand aéroport sur les terres expropriées près de Nantes. Ils souhaitent «l'abandon du projet et que les terres reviennent aux paysans» sous une forme de gestion collective comme au Larzac.


VIDEO. Les combattants du Larzac rempilent pour Notre-Dame-des-Landes (novembre 2012)

mercredi 30 janvier 2013

Tomates : L'accord UE-Maroc fâche des deux côtés de la Méditerranée

AufaitMaroc avec AFP, 23/01/2013

L'accord de libre-échange signé entre le Maroc et l'Union européenne en 2000 sur l'exportation des tomates marocaine ne profiterait qu'à trois grandes entreprises dont une marocaine, au grand dam des petits producteurs, selon ses détracteurs.

Des agriculteurs espagnols jettent des tomates le 14 février 2012 à Madrid pour protester contre l'accord UE-Maroc sur les produits agricoles./AFP
Des tomates et des concombres dans une supérette à Paris./AFP
AgrandirDes agriculteurs espagnols jettent des tomates le 14 février 2012 à Madrid pour protester contre l'accord UE-Maroc sur les produits agricoles./AFP



Des tomates et des concombres dans une supérette à Paris./AFP Agrandir
Le Maroc peut exporter vers l'Europe un quota de tomates, concombres ou oranges sans droits de douane, en vertu d'un accord qui profite à quelques grandes entreprises mais pénalise durement les petits producteurs des deux côtés de la Méditerranée, selon ses détracteurs.
Le Maroc et l'Union européenne ont passé en 2000 un accord de libre-échange sur les produits agricoles. En février 2012, les députés européens ont décidé de l'élargir, en dépit des mises en garde répétées du rapporteur de ce dossier, l'écologiste français José Bové*.
Depuis septembre, le Royaume peut donc exporter 55% de denrées sans droits de douane vers l'Europe, contre 33% précédemment. En échange, 70% des exportations européennes vers le Maroc seront progressivement exemptées de droits de douane en dix ans, contre 1% jusqu'à présent.
José Bové, ancien patron de la Confédération paysanne, ne décolère pas contre cet “accord pervers qui frappe l'agriculture familiale des deux côtés”: au Maroc mais aussi en France, Espagne, Italie ou Grèce.

Concurrence déloyale
En Europe, les producteurs dénoncent la concurrence déloyale. Pour Angélique Delahaye, des producteurs de Légumes de France, le calcul est simple: un ouvrier agricole est payé 5 euros par jour au Maroc contre 15 euros par heure en France.
De plus, les agriculteurs européens doivent respecter un certain nombre de “contraintes”, sur l'eau notamment et pas les Marocains, s'insurge-t-elle, parlant de “dumping environnemental”.
Résultat: les prix du marché communautaire de la tomate ont atteint “un minimum historiquement bas” en novembre avec “un fort impact social en Espagne où les principales zones de production de tomates enregistrent déjà des taux de chômage supérieurs à 35%”, selon le groupe de contact “tomate” qui réunit les producteurs français, espagnols et italiens.
Interrogée par l'AFP, la Commission européenne assure que “les prix des tomates remontent en ce moment, et les chiffres pour décembre montrent que les importations en provenance du Maroc sont un tiers plus basses qu'en décembre 2011”.
Un accord illégal ?
Au Maroc, “ces productions utilisent les meilleures terres pour un développement à l'exportation qui pénalise les producteurs locaux et permet en retour à l'Union européenne d'exporter massivement viande, céréales et produits laitiers vers le Royaume qui se retrouve encore plus dépendant des importations alimentaires”, dénonce encore José Bové.
Cette agriculture fortement irriguée pompe aussi les ressources en eau avec des conséquences dramatiques de salinisation comme le reconnaît elle-même l'Agence marocaine pour le développement agricole. Elle s'inquiète sur son site d'“un risque lié à la baisse des ressources hydriques” dans la plaine du Souss, principale région de production maraîchère.
Au final, cet accord “bénéficie essentiellement à trois grandes sociétés qui se retrouvent de fait en situation de monopole”, selon José Bové qui cite les entreprises Idyl et Azura basées dans le sud de la France et Les Domaines Agricoles (ex-Domaines Royaux), dont la société-mère, la SNI, est contrôlée majoritairement par la famille royale marocaine.
Pour “faire tomber” cet accord, la Confédération paysanne, syndicat agricole minoritaire, a décidé de s'en prendre à une de ces trois sociétés.
Elle a donc lancé début janvier une requête devant le tribunal de commerce de Tarascon contre Idyl qui importerait des produits du Sahara, en violation, selon elle, du droit international.
En s’immisçant ainsi dans des failles juridiques, la Confédération espère montrer que l'accord de libre-échange est illégal.
aufait avec AFP
27 jan. 2013
Intervention de José Bové au Parlement européen sur les accords de libre-échange de l'UE avec le Maroc, catastrophiques pour les paysans et le peuple marocain.

dimanche 27 janvier 2013

A écouter absolument : José Bové explique les conséquences accords de libre-échange UE-Maroc pour les paysans marocains

Intervention de José Bové au Parlement européen sur les accords de libre-échange de l'UE avec le Maroc, catastrophique pour les paysans et le peuple marocain

jeudi 14 juillet 2011

Maroc : L’union européenne ne veut pas nos légumes

Par B.S.Demainonline, 13/7/2011

Rabat.- La commission agricole du Parlement européen a demandé que l’accord commercial entre l’Union européenne et le Maroc ne soit pas ratifié. Cet accord doit être soumis au vote des europarlementaires en automne prochain.

Dans ses attendus, la commission agricole craint que l’application du nouvel accord, qui a été négocié par Rabat et les 27 il y a plus d’un an, soit le tombeau des agriculteurs européens puisque le Maroc peut facilement inonder le marché de l’UE avec des produits, surtout les légumes, moins chers que ceux de l’Europe.

L’intervention du ministre marocain de l’agriculture, qui s’était déplacé à Bruxelles à cet effet, a été vaine. « Voulons-nous 80 000 emplois marocains de l’autre côté de la Méditerranée ? », a demandé Aziz Akhenouch aux europarlementires lors d’une session, mercredi dernier.
De son côté, l’euro-député français pour Les Verts, José Bové, a signalé que cet accord bénéficie spécialement à trois grandes entreprises marocaines qui gèrent 70% des exportations agricoles du Maroc.

Bové a rappelé la « répression syndicale » que vivent les travailleurs agricoles marocains, ainsi que les bas salaires qu’ils reçoivent.

B.S.

jeudi 3 février 2011

La Journée européenne : Le Maroc, ça finit où ?


Par Lalibre.be, 3/2/2011
 Günter Verheugen bridé
Le vilain n’avait pas voulu coopérer, il en restera pour ses frais. La Commission européenne a décidé, pour des raisons éthiques, de restreindre l’activité de l’ancien commissaire et nouveau consultant en affaires européennes Günter Verheugen. Certes, elle lui a autorisé à poursuivre son activité à la tête de la société de conseil "The European experience company", qu’il a fondée l’an dernier en Allemagne avec sa compagne et ancienne chef de son cabinet - l’Irlandais Charlie McCreevy avait été moins chanceux à cet égard, forcé de démissionner d’une banque. Mais la Commission a interdit à l’ancien commissaire à l’Industrie et à sa compagne tout contact pendant 26 mois avec ses anciens services et avec les quelque 400 entreprises avec lesquelles son ancien service a eu affaire. Ces décisions ont été prises notamment en raison "d’un manque de coopération" du couple, qui n’a pas fourni au comité d’éthique toutes les informations qui leur étaient demandées sur la société de conseil.

Le Maroc, ça finit où ?
Cela pourrait ressembler à une boutade de "l’agité du local" (comme le surnommait "Le Monde Magazine"). Mais la question est on ne peut plus sérieuse : "Où commence et où finit le Royaume du Maroc ?" L’eurodéputé vert français José Bové a posé la question au service juridique du Parlement européen. Car l’assemblée est censée donner son aval à l’Accord d’association signée par l’Union européenne et le Maroc. Or, "la Commission européenne s’est engagée dans une nouvelle phase de libéralisation commerciale sans prendre le soin de définir la nature géographique de son partenaire", note le rapporteur. En clair, l’accord couvre-t-il le territoire contesté du Sahara occidental ou non ? Réponse du service juridique du Parlement : aucun élément dans les documents de l’accord ne permet de donner une réponse à la question posée par José Bové ! Ne reste plus aux eurodéputés qu’à demander à la Commission européenne qui bondira sûrement de joie à l’idée de devoir fixer les frontières du Maroc

Faire venir le Pape, c’est aider les pays pauvres (?)
Le voyage du Pape au Royaume-Uni en septembre dernier a été financé à hauteur de 1,85 million de livres (2,2 millions d’euros), sur des fonds publics d’aide au développement des pays pauvres, selon un rapport parlementaire. Les députés ont déniché ce financement "quelque peu surprenant" en épluchant les comptes du Département pour le développement international. Un porte-parole du DfID a expliqué que l’attribution des fonds était "une reconnaissance du rôle de l’Eglise catholique comme important contributeur de services de santé et d’éducation dans les pays en développement". La visite de Benoît XVI a coûté 10 millions de livres au contribuable, le reste étant à la charge de l’Eglise catholique.
Lalibre.be, 3/02/2011