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samedi 16 novembre 2013

YEPP exige l'exclusion du Sahara Occidental des deals UE-Maroc.





 Par Western Sahara Resource Watch , 15/11/2013
YEPP exige l'exclusion du Sahara Occidental des deals UE-Maroc
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YEPP, la section jeunesse de la plate-forme conservatrice PPE du Parlement Européen, a demandé à l'UE de ne pas conclure d’accords avec le Maroc  qui couvrent également les ressources naturelles du Sahara Occidental annexé. WSRW a reçu récemment ce texte, initialement adopté au congrès des YEPP en mai.


La résolution ci-après a été adoptée lors du Congrès des YEPP à Sofia, en Bulgarie, le 10 mai 2013. Western Sahara Resource Watch a récemment été informé de cela. La résolution peut être téléchargé à partir des pages Web de YEPP ou ici.

YEPP, la jeunesse du Parti populaire européen est dite la plus grande organisation de jeunesse politique en Europe avec plus de 1,6 millions de personnes dans 39 pays. YEPP a été fondée en 1997 et " rassemble 57 organisations partageant des valeurs chrétienne-démocrate, conservatrice, modérée et libérale ", selon l'organisation.

Congrès des YEPP, Sofia, Bulgarie, le 10 mai 2013.
Résolution: Défendre les droits du peuple du Sahara Occidental

Considérant :
Aucun État membre de l'UE ne reconnaît la souveraineté, ou les revendications du Maroc sur le territoire du Sahara Occidental.
Plus de 100 résolutions de l'ONU demandent le respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination sur son territoire. Depuis que le Maroc a annexé illégalement des parties du Sahara Occidental en 1975, la moitié du peuple sahraoui a fui vers des camps de réfugiés en Algérie. L'autre moitié vit sous la domination marocaine. Les plans de l'ONU pour mener à bien un référendum sur l'indépendance sont gelés.
YEPP partage les préoccupations du Secrétaire Général de l'ONU et du Parlement Européen en ce qui concerne les violations continuelles des droits humains commises par le Maroc au Sahara Occidental. Un rapport du rapporteur spécial de l'ONU sur la torture décrit l'impunité totale des fonctionnaires exerçant des violations dans les prisons marocaines. La récente condamnation de militants civils sahraouis par un tribunal militaire marocain n'est pas en conformité avec les normes internationales de procès équitables.
Le Sahara Occidental est à la toute fin des classements mondiaux tenant compte des libertés et des droits civils, comme dans les rapports annuels de Freedom House. L'année dernière, après une recommandation au Conseil des droits de l'homme des Nations unies , le Maroc a déclaré qu'il ne souhaite pas se conformer aux normes internationales minimales pour l'enregistrement des organisations de la société civile, notamment des organisations sahraouies qui défendent le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination .
Le Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-moon a noté dans son dernier rapport le besoin pressant d'un mécanisme permanent de surveillance des droits humains au Sahara Occidental. Alors que les US ont fait pression au Conseil de sécurité en avril 2013, la suggestion d'inclure un volet sur les droits de l'homme dans l'opération de l'ONU au Sahara Occidental a de nouveau été empêchée par le Maroc.

Reconnaissant :

YEPP apprécie la mise en place d'accords de libre-échange entre l'UE et le Maroc, et salue les négociations sur un accord de libre-échange dit complet et approfondi, lancé le 22 avril 2013. YEPP estime que ces relations commerciales seront à l'avantage mutuel des peuples du Maroc et de l'Europe, et donneront à l'UE d’autres leviers pour exiger le respect des droits de l'Homme par les autorités marocaines.
Toutefois, l’accord européen de libre-échange envisagé avec le Maroc ne doit s'appliquer que sur le territoire du Maroc proprement dit, et non sur le territoire du Sahara Occidental. L'ONU a établi que l'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental ne peut avoir lieu sans que cela respecte les souhaits du peuple sahraoui, comme peuple d'origine de ce territoire.
Une inclusion du Sahara Occidental dans les négociations du libre-échange offrira un signe malheureux de la reconnaissance politique de l'annexion illégale marocaine des trois quarts du territoire. Sur ces préoccupations, les Etats-Unis et les Etats de l'AELE ont précisé que leurs accords respectifs de libre-échange avec le Maroc ne couvrent que le territoire marocain reconnu internationalement - et non le Sahara Occidental.

YEPP appelle :
- YEPP encourage le Maroc à coopérer avec le Conseil de Sécurité en permettant à l'opération de l'ONU dans le territoire de surveiller les violations des droits de l'homme.
- YEPP encourage le Maroc à assurer le suivi des recommandations du Rapporteur spécial sur la torture.
- YEPP encourage la Commission européenne à préciser qu'un accord de libre-échange approfondi et complet avec le Maroc ne couvre que le territoire du Maroc, tel qu'il est reconnu internationalement, excluant spécifiquement le territoire du Sahara Occidental.
- YEPP exhorte les parties au conflit à trouver une solution au différend qui permet au peuple sahraoui d'exercer immédiatement son droit légitime à l'autodétermination en ce qui concerne leur territoire en soulignant que toute solution politique devrait être établie par des négociations régionales et des pourparlers de paix, avec le gouvernement marocain, les dirigeants politiques du peuple sahraoui, et pas du tout le gouvernement algérien
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mercredi 30 janvier 2013

Tomates : L'accord UE-Maroc fâche des deux côtés de la Méditerranée

AufaitMaroc avec AFP, 23/01/2013

L'accord de libre-échange signé entre le Maroc et l'Union européenne en 2000 sur l'exportation des tomates marocaine ne profiterait qu'à trois grandes entreprises dont une marocaine, au grand dam des petits producteurs, selon ses détracteurs.

Des agriculteurs espagnols jettent des tomates le 14 février 2012 à Madrid pour protester contre l'accord UE-Maroc sur les produits agricoles./AFP
Des tomates et des concombres dans une supérette à Paris./AFP
AgrandirDes agriculteurs espagnols jettent des tomates le 14 février 2012 à Madrid pour protester contre l'accord UE-Maroc sur les produits agricoles./AFP



Des tomates et des concombres dans une supérette à Paris./AFP Agrandir
Le Maroc peut exporter vers l'Europe un quota de tomates, concombres ou oranges sans droits de douane, en vertu d'un accord qui profite à quelques grandes entreprises mais pénalise durement les petits producteurs des deux côtés de la Méditerranée, selon ses détracteurs.
Le Maroc et l'Union européenne ont passé en 2000 un accord de libre-échange sur les produits agricoles. En février 2012, les députés européens ont décidé de l'élargir, en dépit des mises en garde répétées du rapporteur de ce dossier, l'écologiste français José Bové*.
Depuis septembre, le Royaume peut donc exporter 55% de denrées sans droits de douane vers l'Europe, contre 33% précédemment. En échange, 70% des exportations européennes vers le Maroc seront progressivement exemptées de droits de douane en dix ans, contre 1% jusqu'à présent.
José Bové, ancien patron de la Confédération paysanne, ne décolère pas contre cet “accord pervers qui frappe l'agriculture familiale des deux côtés”: au Maroc mais aussi en France, Espagne, Italie ou Grèce.

Concurrence déloyale
En Europe, les producteurs dénoncent la concurrence déloyale. Pour Angélique Delahaye, des producteurs de Légumes de France, le calcul est simple: un ouvrier agricole est payé 5 euros par jour au Maroc contre 15 euros par heure en France.
De plus, les agriculteurs européens doivent respecter un certain nombre de “contraintes”, sur l'eau notamment et pas les Marocains, s'insurge-t-elle, parlant de “dumping environnemental”.
Résultat: les prix du marché communautaire de la tomate ont atteint “un minimum historiquement bas” en novembre avec “un fort impact social en Espagne où les principales zones de production de tomates enregistrent déjà des taux de chômage supérieurs à 35%”, selon le groupe de contact “tomate” qui réunit les producteurs français, espagnols et italiens.
Interrogée par l'AFP, la Commission européenne assure que “les prix des tomates remontent en ce moment, et les chiffres pour décembre montrent que les importations en provenance du Maroc sont un tiers plus basses qu'en décembre 2011”.
Un accord illégal ?
Au Maroc, “ces productions utilisent les meilleures terres pour un développement à l'exportation qui pénalise les producteurs locaux et permet en retour à l'Union européenne d'exporter massivement viande, céréales et produits laitiers vers le Royaume qui se retrouve encore plus dépendant des importations alimentaires”, dénonce encore José Bové.
Cette agriculture fortement irriguée pompe aussi les ressources en eau avec des conséquences dramatiques de salinisation comme le reconnaît elle-même l'Agence marocaine pour le développement agricole. Elle s'inquiète sur son site d'“un risque lié à la baisse des ressources hydriques” dans la plaine du Souss, principale région de production maraîchère.
Au final, cet accord “bénéficie essentiellement à trois grandes sociétés qui se retrouvent de fait en situation de monopole”, selon José Bové qui cite les entreprises Idyl et Azura basées dans le sud de la France et Les Domaines Agricoles (ex-Domaines Royaux), dont la société-mère, la SNI, est contrôlée majoritairement par la famille royale marocaine.
Pour “faire tomber” cet accord, la Confédération paysanne, syndicat agricole minoritaire, a décidé de s'en prendre à une de ces trois sociétés.
Elle a donc lancé début janvier une requête devant le tribunal de commerce de Tarascon contre Idyl qui importerait des produits du Sahara, en violation, selon elle, du droit international.
En s’immisçant ainsi dans des failles juridiques, la Confédération espère montrer que l'accord de libre-échange est illégal.
aufait avec AFP
27 jan. 2013
Intervention de José Bové au Parlement européen sur les accords de libre-échange de l'UE avec le Maroc, catastrophiques pour les paysans et le peuple marocain.