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samedi 12 mars 2016

Manifeste en soutien aux prisonniers politiques sahraouis de gdeim izik

Manifiesto en apoyo a los presos políticos saharauis de Gdeim Izik

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Manifeste en soutien aux prisonniers politiques sahraouis de gdim gdeim https://t.co/1eoVv56f2I





samedi 3 mai 2014

La Cour européenne des droits de l´homme s’oppose à l’expulsion de 30 Sahraouis vers le Maroc.


Par Hania A, 26/4/2014
Espagne

La Cour européenne des droits de l´homme (CEDH) a demandé à l´Espagne de surseoir à l´expulsion des 30 Sahraouis qui avaient trouvé refuge, en 2011, aux îles Canaries fuyant les poursuites et les persécutions engagées contre eux par le Maroc.
 

La CEDH estime dans sa sentence que la justice espagnole n´a pas respecté la procédure légale dans l´examen de leurs demandes de  droit d´asile et a pour obligation de reconsidérer sa décision. «Il est du devoir de l´Etat espagnol de garantir juridiquement et matériellement leur séjour en Espagne», a ajouté la Cour des droits de l´homme.
A leur arrivée dans l´archipel espagnol à bord de deux pateras (embarcations de fortune), en janvier et en août de la même année, ces jeunes Sahraouis avaient indiqué à la police des frontières qu´ils éteint recherchés par la police marocaine. Ils étaient activement recherchés pour avoir été parmi les organisateurs du camp de protestation pacifique de Gdeim Izik, organisé vers la fin 2010  aux abords d´Al Ayoune. Ce camp avait été pris d´assaut par les forces de sécurité marocaines qui auraient, selon Rabat, perdu 11 gendarmes dans de très violents affrontements avec les Sahraouis.
22 activistes avaient été arrêtés et torturés avant d´être traduits, en 2013, devant le tribunal militaire. Ils avaient été condamnés à de très lourdes peines de prison. 


Ce procès politique a fait scandale dans le monde, notamment en Espagne où les 30 fugitifs avaient cru trouver refuge.  L´administration espagnole avait rejeté leur demande de droit d´asile et décidé de les expulser vers le Maroc au même titre que les harraga de ce pays, ce qui a soulevé de vives protestations parmi les associations humanitaires et de soutien à la cause sahraouie.
Leurs avocats ont soutenu que ces demandeurs d´asile ne sont pas des Marocains et qu´en plus ils étaient persécutés par la police marocaine. Beaucoup d´entre eux avaient montré à la presse les traces de violences qu´ils avaient subies dans les commissariats marocains avant d´échapper à leurs tortionnaires.
La décision a été prise par les organisations civiles espagnoles d´introduire un recours contre leur expulsion administrative auprès de la Haute Cour (l´Audience nationale espagnole). Cette juridiction suprême avait rejeté ce recours. Les associations ont alors choisi de se tourner vers la CEDH.
La sentence de cette institution est, toutefois, morale car seuls les verdicts de la Cour de justice européenne (CJE) sont exécutoires.  Néanmoins, vu la force morale dont jouit la CEDH, il est peu probable que ces 30 Sahraouis puissent être expulsés vers le Maroc.
En tout cas, le moment de leur expulsion serait mal choisi, car la question des violations des droits de l´homme au Sahara occidental est un sujet permanent à l´ONU. Cette question est actuellement débattue au Conseil de sécurité dans le cadre du renouvellement du mandat de la Minurso,

Pas d’observateurs des droits de l’homme au Sahara occidental ?

 L’agence espagnole Europa Press croit savoir dans une dépêche datée de New York que le Conseil de sécurité de l´ONU n´envisage pas l´envoi d´observateurs pour la surveillance des droits de l´homme au Sahara occidental.

Dans le projet qu´il doit adopter à la fin du mois sur le renouvellement du mandat de la Minurso, organisme chargé du suivi de l´application du cessez-le-feu signé en 1991 à Houston par le Maroc et le Front Polisario, le Conseil de sécurité se limiterait à demander à ces deux parties de s´impliquer activement dans la recherche d´une solution consensuelle au conflit qui les oppose.
Le projet de résolution les invite également à joindre leurs efforts en ce sens à ceux de la communauté internationale. 
Pourtant, rappelle Europa Press, M. Ban Ki-moon a soutenu dans le rapport qu´il avait présenté récemment au Conseil de sécurité la nécessité d´assurer la surveillance internationale des droits de l´homme dans l´ancienne colonie espagnole occupée depuis 1976 par le Maroc.
Le Secrétaire général de l´ONU a pris en considération les alertes des organisations humanitaires internationales à ce sujet, réclamant que cette mission soit confiée à la Minurso. La France, principal soutien du Maroc dans ce conflit, aurait réussi à mettre son veto à cette initiative, affirme l´agence espagnole. 
  http://www.letempsdz.com/content/view/120365/1/
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 Manifeste pour une politique digne de l'Espagne et 
du Sahara occidental.
 À l'occasion du renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) et à cause de la violation continue par le Maroc du droit international et des droits de l'homme au Sahara occidental, les soussignés souhaitent exprimer à l'opinion publique espagnole et internationale ce qui suit :  
 appel au gouvernement de l'Espagne et l'ensemble de la société afin d'appuyer les principes contenus dans ce manifeste :
http://www.arso.org/manifiestopoliticadignaespana.pdf

Signataires
Jaime de Piniés, Javier Morillas, Lieutenant général Miguel Iniguez de la morale, Carmen Garrigues, Ana María Rodríguez de Viguri, Bianchi, Eduardo Fungairiño Bringas.

http://saharaoccidental.blogspot.ch/2014/04/Espana-y-el-Sahara-occidental.html (Traduit par Bing)


 












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Brahim Dahane"L'ONU ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, seul endroit où les forces de l'ONU n'ont aucun mandat pour surveiller les violations des droits de l'homme. Si un casque bleu voit un policier me battre il doit tourner la tête en sens inverse. »
Brahim Dahane, militant des droits de l'homme au sahara occidental

mercredi 1 juin 2011

Manifeste des associations démocratiques issues de l’immigration marocaine


Des citoyen-ne-s et non pas des sujets !

L’aspiration du peuple marocain à la dignité, la citoyenneté et à la justice sociale est la nôtre en tant que migrants faisant partie de ce peuple qui a fait et continue à faire beaucoup de sacrifices contre les différentes formes de despotisme, de discriminations et pour un véritable État de droit. Le débat sur la constitution est en réalité un débat sur quel projet de société nous voulons et quels principes doivent être inscrits pour un Maroc démocratique, respectueux des différences culturelles, linguistiques, de croyances religieuses ou laïques ?
Nos aspirations s’inscrivent aussi dans cette dynamique en cours des révolutions des peuples du Maghreb et du Machrek qui sont non seulement en train de balayer certains régimes dictatoriaux et honnis par leurs peuples, mais surtout en train d’effectuer des transformations en profondeur des mentalités, pour l’avènement des droits des citoyens prenant leur destin en main.
Au Maroc, grâce au mouvement du 20 février, qui porte et renouvelle aujourd’hui les aspirations et espoirs du peuple marocain, dont fait partie l’immigration, c’est de nouvelles formes de citoyenneté qui émergent. Ce mouvement est dans le prolongement des luttes du peuple marocain pendant la colonisation, des révoltes du Rif en 1958, du 23 mars 1965, des évènements du 21 juin 1981, janvier 1984 et janvier 1990... Il est en train d’innover dans le contenu et dans les formes des revendications et des mobilisations pour un Etat de Justice, de Droit, de Solidarité et d’Egalité.
Ce mouvement de jeunes a réussi à travers le contenu de ses slogans et de ses revendications démocratiques à regrouper l’ensemble des marocains épris de justice et de liberté quelles que soient leurs origines et histoires.
Ces jeunes qui ont initié le mouvement du 20 février, dans leur diversité sociale, politique et culturelle, ont joué un rôle fédérateur dans la revendication d’une véritable démocratie et dans l’exigence de la mise en place d’un processus de souveraineté populaire à travers des institutions réellement démocratiques.
La politique économique et sociale appliquée au Maroc favorise la concentration des richesses entre les mains d’une minorité et aggrave l’appauvrissement et l’exclusion sociale. Egalement l’opacité de la gestion des affaires publiques, la corruption empêchent les Marocaines et les Marocains d’avoir une vision éclairée de leur environnement politique et d’y mener une action citoyenne active.
Une justice indépendante est le seul moyen de lutter contre l’arbitraire, l’impunité et le mépris social.
Nos associations démocratiques issues de l’immigration ont toujours été impliquées dans les luttes du peuple marocain et continuent d’assumer cette mission pour donner plus d’ampleur et de rayonnement aux justes revendications exprimées par l'ensemble de la société.
L’enjeu actuel est d’effectuer des avancées qualitatives qui doivent reposer sur deux socles
communs et incontournables : le respect de la dignité, et une véritable citoyenneté.
S'agissant du premier socle, il est insupportable dans un Maroc du 21ème siècle de continuer à être régi par des règles et des coutumes moyenâgeuses (la baïa, le baisemain, la prosternation devant le roi…). Ces formes d’assujettissement sont à bannir pour créer les conditions de nouveaux rapports de gouvernance basés sur l’égalité, la dignité et la citoyenneté. La souveraineté du peuple doit être au cœur de tout dispositif de gouvernance. Cette souveraineté doit s’exprimer aussi dans la manière dont la nouvelle Constitution peut être élaborée. La démarche actuelle (une commission choisie, avec les contours de la réforme fixés par le chef de l’Etat) va à l’encontre de l’aspiration fortement affirmée par les manifestants-citoyens qui exigent une véritable refonte de la Constitution, par le biais d’une assemblée constituante démocratiquement élue.
Le second socle est la citoyenneté pour qu’un Etat de droit soit érigé sur des bases saines respectant les droits de l’Homme tels qu’ils sont universellement reconnus. D’où la nécessité d’utiliser comme référentiel exclusif, les pactes internationaux (La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, le Pacte International des droits civils et politiques , le Pacte international des Droits Economiques, Sociaux et Culturels, le Deuxième protocole facultatif visant à abolir la peine de mort, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la Convention internationale sur la protection des droits des migrants et de leurs familles, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW)…) en les intégrant dans le corps des textes de loi, et leur accordant la primauté sur les lois nationales en cas de contradiction. La citoyenneté repose sur l’engagement de l’Etat à veiller au respect, à la promotion et à la défense des libertés fondamentales dont tout être humain peut se prévaloir (libertés individuelles, liberté d’expression et d’opinion, liberté d’association, liberté de croyance, etc.) en vue de défendre ses droits socio-économiques, politiques, culturels et ses aspirations à vivre dans la dignité.
Le migrant marocain, ne peut être exclu de tous les processus qui peuvent être mis en place au pays. Il doit être pleinement associé, en lui permettant d’exprimer aussi bien ses attentes que ses opinions et en lui facilitant une implication en sa qualité de citoyen acteur devant bénéficier des mêmes droits que ses compatriotes du pays (tels que le droit de vote et d’éligibilité).
Alors que l'immigration représente plus de 10 % de la population marocaine (3 millions), elle reste marginalisée, victime de pratiques anciennes dans les administrations et certains consulats (tracasseries administratives, corruption…).
Des défaillances criantes de l’Etat marocain vis-à-vis des citoyens marocains à l’étranger sont à dénombrer. Le principal rôle d’un Etat est de protéger ses citoyens contre les discriminations, les actes racistes et contre les projets de lois répressifs. Or, l’Etat marocain a toujours brillé par son absence dans la défense des victimes des crimes racistes, ou contre les projets sécuritaires édictés par les gouvernements européens.
Sur le plan politique la représentation de l’immigration est quasi absente. Les immigrés sont de fait des citoyens de seconde zone !
Sur le plan économique et financier, l’instrumentalisation des migrants en tant que pourvoyeurs de fonds et de liquidités, relève d’une politique de courte vue, alors que l’argent des migrants doit contribuer au développement solidaire des régions dont ils sont issus.
Sur le plan culturel et cultuel, la politique migratoire menée tend à renforcer la marginalisation des migrants et de leurs enfants, le repli identitaire et l’enfermement chauvin et nationaliste. Les accords bilatéraux sur l’enseignement des langues et cultures d’origine, et l’envoi d’imams dans les pays européens sont des exemples frappant de cette politique.
Il est urgent de revoir les orientations de la politique migratoire marocaine, notamment dans le sens de :
- La protection des citoyen-e-s marocain-e-s dans l’immigration, en intervenant fermement auprès des Etats européens pour que cessent les politiques de discrimination, et pour soutenir les victimes du racisme.
- L’abrogation des accords de réadmission et d’externalisation signés avec les gouvernements européens, responsables de drames humains touchant aussi bien les migrant-e-s marocain-e-s que les migrant-e-s subsaharien-e-s.
- La reconnaissance du rôle des migrant-e-s et de leurs associations démocratiques dans le développement local et solidaire.
- La constitution d’instances représentatives élues démocratiquement des migrant-e-s.
- La mise en place de conventions bilatérales garantissant la réciprocité de traitement et le respect des droits des migrants dans tous les domaines, notamment la santé, la sécurité sociale, le handicap et les droits à la retraite.
- La non ingérence dans les formes d’organisation des migrants au niveau des cultes, qui doivent être gérés dans le cadre de la législation des pays d’accueil en tant que citoyens des pays de résidence.
En qualité d’associations démocratiques issues de l’immigration marocaine, ayant vécu les différentes discriminations, nous considérons que le Maroc de demain doit être respectueux des droits des migrants qui sont sur son sol, comme l'exige la convention internationale sur la protection des migrants et de leurs familles, signée par le Maroc, sans être respectée. Les migrants subsahariens et d’autres origines vivant au Maroc doivent bénéficier de l’égalité des droits, de la libre circulation et d’installation et être protégés contre toutes les formes de racisme et de discrimination. Il s’agit de construire un autre Maroc basé sur l’amitié entre les peuples, ouvert sur son environnement africain et maghrébin, sur la base de l’égalité, la justice sociale, la dignité, la démocratie et la citoyenneté.

Paris, le 1er juin 2011

Premiers signataires:
- Association des Marocains en France (AMF)
Souad Chaouih amffederation@wanadoo.fr
- Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
Driss Elkherchi national@atmf.org
- Association de Défense des Droits de l'Homme au Maroc (ASDHOM)
Abid El Khattabi asdhom@asdhom.org
- Immigration Développement Démocratie (IDD)
Abdallah Zniber coordination@idd-reseau.org
- Forum Marocain Vérité et Justice (FMVJ-France)
Abdelhaq El Kass