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dimanche 22 janvier 2017

Marche verte : Un document de la CIA met en lumière le compromis entre Hassan II et Juan Carlos

Mohammed Jaabouk, yabiladi.com, 21/1/2017

De nouveaux documents déclassifiés par la CIA lèvent en partie le voile sur les circonstances du déroulement de la Marche verte. L’entrée des Marocains au Sahara était le fruit d’un accord conclu entre Juan Carlos, alors prince héritier et le roi Hassan II, assure l'agence de renseignement américaine. Détails.


Hassan II et Juan Carlos de Borbón
A la veille de l’expiration du mandat de Barack Obama, la CIA, sur une décision de justice, a déclassifié plus de 930 000 documents secrets. L’un d’eux a particulièrement séduit les médias espagnols. Et pour cause, il se rapporte aux tractations entre le prince héritier Juan Carlos, alors chef des armées et chef d’État par intérim, et le roi Hassan II sur l’avenir du Sahara occidental.

jeudi 8 août 2013

La véritable histoire d’une grâce qui a failli provoquer une crise avec le Maroc

Par Ignacio Cembrero, El País, 6 /8/2013 23:58
Daniel Galván Viña, 63 ans, a été surpris quand, le mardi 30 juillet, le directeur de la prison de Kenitra (Maroc) lui a annoncé qu’il avait été gracié par le roi Mohamed VI et qu’il était désormais libre. C’est ce qu’il a dit, quelques heures après, à son avocat, Mohamed Benjedou. Mais ce lundi 5 août, la police espagnole l’a arrêté dans un petit hôtel de Murcie, après avoir reçu un mandat d’arrêt international du Maroc. Galván sera mis ce mardi à la disposition de l’Audience Nationale pour examiner l’éventualité de son extradition, mais les 29 autres prisonniers espagnols, graciés aussi par erreur, sont en liberté et ils ne passeront devant aucun juge, eux.
 Galván avait des raisons d’être étonné. Cela faisait moins de trois ans qu’il avait été condamné à 30 ans de prison par la cour d’appel de Kenitra, pour avoir abusé de 11 enfants, dont certains âgés de moins de trois ans, dans cette ville située à 40 kilomètres au nord de Rabat. C’était le verdict le plus sévère pour pédophilie dans l’histoire du Maroc. Le cas avait fait tant de bruit que la chaîne de télévision 2M lui avait consacré un long reportage.
Galván avait demandé à être transféré en Espagne pour y purger le reste de sa peine. « Les prisons espagnoles sont des hôtels cinq étoiles, comparées à celles du Maroc », disent d’anciens détenus ayant des expériences carcérales dans les deux pays. Tous les prisonniers espagnols au Maroc et marocains en Espagne, ont le droit de demander leur transfèrement dans leur pays d’origine, en vertu de la convention bilatérale d’entraide judiciaire et d’extradition signée en 1997. L’examen de chaque cas peut durer jusqu’à 18 mois.
 Mais le transfèrement en Espagne qu’avaient sollicités le pédophile et d’autres prisonniers espagnols s’est converti en grâce royale à l’occasion de la Fête du Trône, la plus importante des fêtes nationales au Maroc, qui commémore l’intronisation en 1999 de Mohammed VI.
Quelqu’un au sein du palais royal à Rabat a fusionné la liste des prisonniers espagnols qui avaient demandé le transfèrement avec celle de détenus pouvant bénéficier d’une grâce royale. Ce quelqu’un l’a fait, semble-t-il, avec l’intention de plaire au Roi d’Espagne, qui achevait sa visite à Rabat, déclenchant ainsi la plus grave crise interne au Maroc depuis l’avènement de Mohammed VI.
Le souverain a entrepris de la désamorcer en publiant des communiqués séparés, samedi et dimanche, affirmant dans le premier qu’il ignorait  » la gravité des crimes abjects » commis par Galván et annulant, dans le second, sa grâce. C’est la première fois dans l’histoire du Maroc qu’un Roi fournit des explications pour une décision controversée, et qu’il la corrige ensuite. L’énorme indignation de la société civile explique ce geste royal.
Le souverain a encore pris lundi une nouvelle initiative en limogeant Hafid Benhachem, directeur de l’Administration Pénitentiaire, qui relève administrativement du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane. Benhachem aurait transmis des « informations erronées » au palais.
Plusieurs discussions avec des sources diplomatiques espagnoles et d’autres responsables proches du dossier permettent aujourd’hui de reconstituer le fil des évènements qui ont ébranlé la relation entre l’Espagne et le Maroc
Don Juan Carlos a achevé le 18 juillet sa visite de quatre jours au Maroc. Il avait demandé au chef du gouvernement, l’islamiste Abdelilah Benkirane, d’accélérer le transfèrement en Espagne d’un détenu à la prison de Tanger, le camionneur retraité Antonio García Vidriel, 58 ans, pour cause de maladie.
Deux jours après Fouad Ali el Himma, le conseiller royal considéré comme le vice-roi du Maroc, a appelé au téléphone l’ambassadeur d’Espagne à Rabat, Alberto Navarro. Il était fâché parce que Don Juan Carlos avait demandé à Benkirane le transfèrement du camionneur, au lieu de s’être adressé au Roi alaouite. Navarro lui a répondu que l’Administration Pénitentiaire était de la compétence du chef du gouvernement. « Sa Majesté peut aussi résoudre ces questions », a répliqué el Himma.
L’appel d’el Himma à l’ambassadeur illustre les efforts du palais royal d’écorner certaines des attributions que la nouvelle Constitution marocaine octroie au gouvernement que dirige Benkirane, qui est aussi leader du Parti de la Justice et du Développement (islamiste modéré).
Cette invitation du conseiller royal appelant l’ambassade à saisir Mohammed VI et non Benkirane ouvrait, aux yeux de la diplomatie espagnole, une occasion en or afin d’accélérer les transfèrements des prisonniers espagnols, qui tardent parfois jusqu’à deux ans. De petits trafiquants de drogue obtiennent leur transfèrement en Espagne quand ils ont presqu’achevé de purger leur courtes condamnations. Les Espagnols pensaient que la solution proposée par le conseiller allait considérablement raccourcir les délais.
En collaboration avec les sept consulats de l’Espagne au Maroc, qui suivent les dossiers des prisonniers, Navarro a établi une liste de 30 condamnés transférables dans les prisons espagnoles. Le nom de Galván Viñas figurait sur cette liste, en même temps que celui d’Antonio Garcia Ancio, fils du camionneur retraité, qui était condamné à 10 ans après avoir été pris à Tanger avec presque neuf tonnes de hachisch dans son véhicule.
L’Ambassade d’Espagne a envoyé, pour la première fois, deux listes de prisonniers au palais royal : celle des 30 prisonniers transférables aux prisons espagnoles – qui d’habitude est adressée à l’Administration Pénitentiaire-, et une autre comportant les noms de 18 autres détenus susceptibles d’être graciés. Pour être éligible dans cette dernière catégorie, le condamné ne peut être d’origine marocaine et doit avoir purgé une bonne partie de sa peine.
Au palais royal, quelqu’un a fusionné les deux listes en une seule. Les prisonniers transférables dans les prisons espagnoles ont disparu. Ainsi, il ne restait plus qu’une liste de prisonniers à grâcier et Galvan y était le dernier, le numéro 48, en dépit des 28 années qu’il devait encore purger. « Bien que cela ait été fait avec la meilleure intention du monde, nous nous sommes arrachés les cheveux quand nous avons vu qu’ils avaient libéré le pédophile et le camionneur pris avec neuf tonnes de hachisch », reconnaît un diplomate espagnol.
Les autorités marocaines ont pris conscience de la bévue le 1er août. À mesure que le scandale grossissait au Maroc, elles ont commencé à manœuvrer pour sortir de cette situation inconfortable. Les Espagnols ont aussi œuvré pour ne pas être éclaboussés par le scandale. Ils ont intoxiqué la presse, mentant même parfois pour se mettre à l’abri. Ainsi, le ministère des Affaires étrangères a nié vendredi à la presse toute implication dans l’élaboration de la liste des graciés, comme si l’ambassade avait agi sans consulter son gouvernement
Pour la partie marocaine, des canulars ont été montés de toutes pièces pour tenter de disculper Mohammed VI. L’une de ces versions, transmise à El Pais et à quelques médias marocains par des personnes proches du palais, disait que la grâce était le résultat d’un arrangement entre les services marocains (la DGED) et leurs homologues espagnols (CNI), et que le Roi n’avait plus qu’à entériner en raison des intérêts supérieurs de la nation.
Le ministre de la Justice marocain a appuyé cette hypothèse par la publication, vendredi, d’un communiqué niant sa responsabilité dans l’élaboration de la liste controversée mais donnant un certain crédit à l’hypothèse d’une transaction entre services d’espionnage. Le roi a accordé sa grâce pour des raisons d’ « intérêt national », selon le texte du communiqué.
Le deuxième communiqué du palais a été, en revanche, discuté entre les Marocains et les Espagnols pour que, implicitement, la révocation de la grâce ouvre la possibilité à ce que Galván puisse passer 28 ans derrière les barreaux en Espagne. L’ambassadeur Navarro a assuré le dimanche à El Pais que « cette perspective est désormais ouverte en application de la convention de collaboration pénale signée en 1997 entre Rabat et Madrid ». Les diplomates étaient contents. Ils avaient évité un nouveau conflit comme celui de l’îlot de Persil.
Lire l’article, en espagnol, sur elpais.com
Note de Panoramaroc (8/8/13) : L’ambassadeur d’Espagne a entre temps catégoriquement nié la conversation téléphonique avec Fouad Ali al Himma (voir démenti).

DanielGate. L'étrange «démenti marocain» de l'ambassadeur d'Espagne, Lakome maintient sa version des faits

par Lakome,9/8/2013


Le communiqué d'Alberto Navarro n'a pas été envoyé aux agences de presse étrangères ni aux médias espagnols, notamment à El Pais qui avait pourtant publié en Espagne les détails de cette conversation entre les deux hommes. Lakome maintient sa version des faits.
L'ambassadeur d'Espagne à Rabat, Alberto Navarro, a envoyé un communiqué à l'agence de presse officielle MAP, repris jeudi dans certains supports marocains et selon lequel «Il n'y a rien de vrai sur les informations concernant les supposées conversations téléphoniques avec le conseiller Royal, Fouad Ali El Himma».
Ce communiqué d'Alberto Navarro soulève plusieurs questions tant sur la forme que sur le fond, sachant que l'ambassadeur espagnol a pris soin de ne l'envoyer qu'à la MAP : ni les agences de presse étrangères ni aucun média espagnol ne l'ont reçu et/ou diffusé jusqu'à présent. Un démenti qui semble destiné uniquement à l'opinion publique marocaine.
Si Alberto Navarro affirme que sa conversation téléphonique avec El Himma, à l'origine du DanielGate, n'a pas eu lieu, il est en effet pour le moins étrange qu'il n'ait pas envoyé de démenti au premier quotidien de son pays, El Pais, qui a pourtant relaté les détails de sa conversation tenue avec le conseiller du roi.
Sur le fond, les termes du communiqué sont volontairement vagues («divers moyens de communication», «les supposées conversations téléphoniques»), alors que les informations relayées par El Pais et Lakome sont précises : il s'agit d'un seul coup de fil passé par Fouad Ali El Himma à Alberto Navarro le 20 juillet dernier.
Lakome maintient sa version des faits.

jeudi 1 août 2013

Le nom du pédophile était-il connu du Roi Juan Carlos ? Qui a établi la liste ?

C'est pas ENORME ça?

Le Roi Juan Carlos a sollicité de son homologue marocain Mohammed VI d’accorder sa grâce à un groupe de détenus espagnols, sans savoir que le nom du pédophile Daniel Fino Galván condamné à 30 ans de réclusion pour viol sur 11 mineurs figurait sur la liste des graciés...

Mais le roi du Maroc savait les noms de ceux qu'il graciait.
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Sur Facebook
 Par Fouad Abdelmoumni
L'Etat Espagnol est aussi coupable que l'Etat Marocain dans la libération du pédophile espagnol Daniel Fino Galvan, 63 ans, condamné à 30 ans de prison ferme en septembre 2011 pour le viol de 11 enfants marocains. C'est Don Juan Carlos qui a transmis la liste des demandes de grâce au roi du Maroc, telle qu'établie par le ministère espagnol des affaires étrangères. L'opinion publique espagnole est concernée au premier chef, puisque le concerné a rejoint aujourd'hui le territoire espagnol, et constitue donc pour elle une menace et un exemple dangereux. J'en appelle donc aux organisations espagnoles de la société civile et aux intellectuels espagnols pour faire ce qu'ils peuvent pour corriger cette aberration.


  • Ignacio Cembrero  Le Roi d'Espagne n'a transmis aucune liste aux autorités marocaines. Il n'a mentionné qu'un seul nom de prisonnier: Antonio García, malade, incarcéré à la prison de Tanger.


    Fouad Abdelmoumni Ignacio : la presse marocaine a rapporté qu'un porte-parole du palais royal espagnol a rejeté la responsabilité de l'établissement de la liste des détenus pour lesquels la grâce est demandée sur l'ambassade d'Espagne à Rabat, qui aurait argué de son côté que la

  • Ignacio Cembrero Fouad AbdelmoumniI Je l'ai dit dans mon papier et je le redis. A la mi juillet don Juan Carlos a demandé à Mohamed VI le transfert en Espagne d'un seul prisonnier (Antonio García, malade). Il lui a aussi dit qu'il comptait sur lui pour être généreux avec les prisonniers lors de la Fête du Trône. Ce n'est pas les espagnols qui ont fait la liste. Depuis que Mohamed VI gracie des prisonniers le 30 juillet ils ne l'ont jamais faite. Ce n'est pas le palais royal marocain non plus qui a fait la liste. Il a juste demandé a ce qu'on lui mette un "bon paquet" d'espagnols parmi les prisonniers à gracier et faire ainsi plaisir au roi Juan Carlos. Qui a fait la liste? Le Ministère de la Justice et l'Administration Pénitentiaire marocaine. C'est toujours comme cela que ça se passe. Reste à savoir pourquoi ils ont inclus quelqu'un qui ne remplit pas les conditions pour être gracié.
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    Pédophile espagnol gracié : qui a mis son nom sur la liste ?


    Le roi d'Espagne Juan Carlos accueilli par le roi du Maroc Mohammed VI lors de sa récente visite au Maroc
    Qui a établi la liste des 48 prisonniers espagnols graciés ? Le Palais royal espagnol renvoie vers l'ambassade d'Espagne à Rabat, qui renvoie vers les Affaires étrangères à Madrid, qui revoient vers les autorités marocaines...qui ne disent rien.
    Le retraité espagnol libéré mercredi de la prison de Kénitra après avoir été condamné en 2011 à 30 ans de prison pour pornographie et agressions sexuelles sur une dizaine de mineurs, fait partie des 48 prisonniers espagnols graciés par le roi Mohammed VI à l'occasion de la fête du Trône.
    Un communiqué du palais royal expliquait le 30 juillet dernier que le roi Mohammed VI avait «ordonné la libération de 48 prisonniers espagnols condamnés par différents tribunaux marocains, en réponse à une demande formulée dans ce sens par le Roi Juan Carlos 1er d'Espagne, lors de sa récente visite dans le Royaume».
    Qui a proposé les noms de ces 48 détenus ? Interrogé par le site Alif Post, le palais royal espagnol a répondu :
    «le roi Juan Carlos a sollicité la grâce pour un groupe d'espagnols détenus au Maroc, et nous ne pouvons fournir plus de précisions car c'est à l'ambassade d'Espagne de Rabat qu'incombe la tâche de fixer la liste des bénéficiaires».
    Mais l'ambassade espagnole a répondu à son tour à Alif Post que «cette question relève de la compétence du ministère des Affaires étrangères à Madrid».
    Or l'agence espagnole Europa Press, citant des sources au sein du ministère des Affaires étrangères, indique que ce sont les autorités marocaines qui étaient responsables de l'élaboration de la liste et que «l'Espagne n'a proposé aucun nom».
    Côté marocain, il a fallu attendre plus de 24 heures pour que le ministre de la Justice, Mustafa Ramid, confirme la grâce du détenu espagnol en refusant toutefois de faire des commentaires, indiquant simplement que le pédophile espagnol «sera extradé et interdit de territoire au Maroc» . Des sources proches de son département ont indiqué à Lakome que le ministère avait prévenu le cabinet royal de la présence d'un pédophile dans la liste mais a reçu l'ordre d'exécuter les directives. A qui le tour de refiler la patate chaude ?

dimanche 21 juillet 2013

Maroc : Amnesty International demande à Juan Carlos de parler de des droits de l’homme lors de sa visite





Par Yabiladi 13/07/2013
Juan Carlos et Mohamed6
A l’occasion de la visite officielle de Juan Carlos le 15 et 17 juillet au Maroc, Amnesty International publie un communiqué où elle demande au roi d’aborder le sujet des droits de l’homme lors de sa visite au Maroc. Dans son communiqué, l’ONG soulève trois questions fondamentales concernant le Maroc, à savoir la question du Sahara et du non respect des droits de l’homme, la répression des journalistes ainsi que la violence à l’encontre des femmes. 

 Comme presque chaque année, AI dénonce les abus commis au Sahara et « l’opacité » qui règne dans les camps de Tindouf, « l'usage excessif de la force contre les Sahraouis, la torture et les restrictions sur les libertés d'expression, de réunion et d'association ». Une autre question préoccupe l’organisation. Il s’agit de « l'usage excessif de la force » de la police à l’encontre des manifestants pour disperser ou empêcher les manifestations. « L’intervention des forces de l’ordre dans les manifestations marocaines ne répond pas aux normes internationales », explique l’ONG.
Amnesty International exprime également ses préoccupations face au mauvais traitement que subissent les journalistes et autres détracteurs de la monarchie, déplore la situation des femmes et appelle à une « réforme du code pénal afin de changer la définition du mot « viol ». Elle appelle également à la « dépénalisation des relations sexuelles entre adultes consentants ».
Les droits de l'homme face aux intérêts commerciaux
En outre, l'organisation a « rappelé » au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel García-Margallo que « la crise économique ne doit pas être une excuse pour que la politique étrangère espagnole soit exclusivement orientée vers la recherche d’accords commerciaux et de nouveaux investissements. Les droits de l’homme doivent être au centre de nos préoccupations à tous ».
Ce n’est pas la première fois que l’ONG met en garde contre le non respect des droits de l’homme au Maroc. Depuis plusieurs années, AI réclame un « suivi » des droits de l’homme au Maroc, particulièrement au Sahara et dans les camps de réfugiés de Tindouf.
En mai dernier déjà, AI avait publié son rapport annuel sur les droits de l’homme dans le monde où il était demandé au Maroc d’ouvrir une enquête sur des allégations de torture au Sahara. Le ministère de l’intérieur avait réagi. Il a jugé que le rapport de l’ONG manquait d’objectivité et qu’ « elle (l'organisation) aurait pu d'ailleurs obtenir les éléments d'information auprès des autorités marocaines, préalablement à toute prise de position ou publication d'un quelconque communiqué ».










Maroc : Amnesty International demande à Juan Carlos de parler des droits de l’homme lors de sa visite
(Yabiladi 13/07/2013 - 11:06)
Juan Carlos et Mohamed6
A l’occasion de la visite officielle de Juan Carlos le 15 et 17 juillet au Maroc, Amnesty International publie un communiqué où elle demande au roi d’aborder le sujet des droits de l’homme lors de sa visite au Maroc. Dans son communiqué, l’ONG soulève trois questions fondamentales concernant le Maroc, à savoir la question du Sahara et du non respect des droits de l’homme, la répression des journalistes ainsi que la violence à l’encontre des femmes. Comme presque chaque année, AI dénonce les abus commis au Sahara et « l’opacité » qui règne dans les camps de Tindouf, « l'usage excessif de la force contre les sahraouis, la torture et les restrictions sur les libertés d'expression, de réunion et d'association ». Une autre question préoccupe l’organisation. Il s’agit de « l'usage excessif de la force » de la police à l’encontre des manifestants pour disperser ou empêcher les manifestations. « L’intervention des forces de l’ordre dans les manifestations marocaines ne répond pas aux normes internationales », explique l’ONG.
Amnesty International exprime également ses préoccupations face au mauvais traitement que subissent les journalistes et autres détracteurs de la monarchie, déplore la situation des femmes et appelle à une « réforme du code pénal afin de changer la définition du mot « viol ». Elle appelle également à la « dépénalisation des relations sexuelles entre adultes consentants ».
Les droits de l'homme face aux intérêts commerciaux
En outre, l'organisation a « rappelé » au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel García-Margallo que « la crise économique ne doit pas être une excuse pour que la politique étrangère espagnole soit exclusivement orientée vers la recherche d’accords commerciaux et de nouveaux investissements. Les droits de l’homme doivent être au centre de nos préoccupations à tous ».
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En mai dernier déjà, AI avait publié son rapport annuel sur les droits de l’homme dans le monde où il était demandé au Maroc d’ouvrir une enquête sur des allégations de torture au Sahara. Le ministère de l’intérieur avait réagi. Il a jugé que le rapport de l’ONG manquait d’objectivité et qu’ « elle (l'organisation) aurait pu d'ailleurs obtenir les éléments d'information auprès des autorités marocaines, préalablement à toute prise de position ou publication d'un quelconque communiqué ».



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Maroc : Amnesty International demande à Juan Carlos de parler des droits de l’homme lors de sa visite
(Yabiladi 13/07/2013 - 11:06)
Juan Carlos et Mohamed6
A l’occasion de la visite officielle de Juan Carlos le 15 et 17 juillet au Maroc, Amnesty International publie un communiqué où elle demande au roi d’aborder le sujet des droits de l’homme lors de sa visite au Maroc. Dans son communiqué, l’ONG soulève trois questions fondamentales concernant le Maroc, à savoir la question du Sahara et du non respect des droits de l’homme, la répression des journalistes ainsi que la violence à l’encontre des femmes. Comme presque chaque année, AI dénonce les abus commis au Sahara et « l’opacité » qui règne dans les camps de Tindouf, « l'usage excessif de la force contre les sahraouis, la torture et les restrictions sur les libertés d'expression, de réunion et d'association ». Une autre question préoccupe l’organisation. Il s’agit de « l'usage excessif de la force » de la police à l’encontre des manifestants pour disperser ou empêcher les manifestations. « L’intervention des forces de l’ordre dans les manifestations marocaines ne répond pas aux normes internationales », explique l’ONG.
Amnesty International exprime également ses préoccupations face au mauvais traitement que subissent les journalistes et autres détracteurs de la monarchie, déplore la situation des femmes et appelle à une « réforme du code pénal afin de changer la définition du mot « viol ». Elle appelle également à la « dépénalisation des relations sexuelles entre adultes consentants ».
Les droits de l'homme face aux intérêts commerciaux
En outre, l'organisation a « rappelé » au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel García-Margallo que « la crise économique ne doit pas être une excuse pour que la politique étrangère espagnole soit exclusivement orientée vers la recherche d’accords commerciaux et de nouveaux investissements. Les droits de l’homme doivent être au centre de nos préoccupations à tous ».
Ce n’est pas la première fois que l’ONG met en garde contre le non respect des droits de l’homme au Maroc. Depuis plusieurs années, AI réclame un « suivi » des droits de l’homme au Maroc, particulièrement au Sahara et dans les camps de réfugiés de Tindouf.
En mai dernier déjà, AI avait publié son rapport annuel sur les droits de l’homme dans le monde où il était demandé au Maroc d’ouvrir une enquête sur des allégations de torture au Sahara. Le ministère de l’intérieur avait réagi. Il a jugé que le rapport de l’ONG manquait d’objectivité et qu’ « elle (l'organisation) aurait pu d'ailleurs obtenir les éléments d'information auprès des autorités marocaines, préalablement à toute prise de position ou publication d'un quelconque communiqué ».



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