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mardi 28 février 2017

Pourquoi le Maroc s'est retiré de Guerguerat ?


Aucun texte alternatif disponible.

Ali Lmrabet علي المرابط
27/2/2017
Pourquoi le Maroc s'est retiré de Guerguerat ?
Parce que l'ONU le lui a demandé, nous dit-on officiellement.
Pourtant, c'est Mohamed 6 qui a appelé le nouveau secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, pour « attirer son attention sur la situation grave » dans la zone.
Et puis depuis quand le Maroc écoute l'avis d'un secrétaire général des Nations Unies quand il s'agit du Sahara ?
Généralement, il est plutôt attentif aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies où il peut compter sur le veto de la France.
En réalité, le Maroc a provoqué la réaction d'Antonio Guterres, somme toute banale, pour se retirer sans perdre la face. Le roi ne veut pas d'un conflit armé dans la région. Nous vivons ce qu'on appelle un conflit de "basse intensité". C'est-à-dire un conflit où on n'entend pas le bruit des armes, et qui donc n'intéresse personne.
Mais que ce conflit accède à ce qu'on appelle la "haute intensité", comme en Palestine par exemple, et là tout change.
Quand il y a mort d'hommes, les yeux se rivent vers le lieu de la déflagration et les pressions augmentent.
Dans quel sens, dans ce cas précis, les pressions augmenteraient ?
Vers la tenue rapide d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental.
Et c'est ce que ne veut surtout pas le Maroc.

lundi 27 février 2017

La fin de six mois de tension à Guerguerat : l'incident qui a failli mettre le feu au Sahara Occidental

par Ignacio Cembrero, 27/2/2017
Suite à l'intervention du Secrétaire général de l'ONU, le Maroc a accepté de retirer l'avant-poste militaire déployé à l'extérieur du mur, afin d'éviter une confrontation armée avec le Front Polisario 
António Guterres, le nouveau Secrétaire général de l'ONU, donne l'impression d'avoir une baguette magique dans le conflit du Sahara Occidental. Avec un communiqué et quelques pourparlers il a désactivé, le week-end dernier, un incident qui était sur le point de faire dérailler plus d'un quart de siècle de cessez-le-feu dans l'ancienne colonie espagnole.

Plus de six mois après le début de l '«opération Guerguerat» dans l'extrémité sud du Sahara, le Maroc revient au point de départ. Les civils et gendarmes marocains qui, pour la première fois depuis 1991, avaient franchi le mur militaire en août, pénétrant dans la «zone tampon», l'oint franchi à nouveau hier, mais en sens inverse. Ils ont donc renoncé à achever l'asphaltage de la piste d'environ cinq kilomètres qui va du mur marocain au poste de douane mauritanien.

jeudi 23 février 2017

AFRIQUE / Sahara occidental : comment le Maroc utilise l’immigration comme moyen de pression sur l’UE



Date de publication sur Tlaxcala : 22/02/2017
Traductions disponibles : English 


Leslie Carretero




Depuis vendredi, plusieurs centaines de migrants ont franchi la frontière entre l’Espagne et le Maroc. Ce dernier avait menacé l'UE de relâcher le contrôle exercé sur les migrants, pour mettre l'accent sur la question du Sahara occidental.


Depuis vendredi, plus de 800 migrants ont forcé la frontière entre le Maroc et l'Espagne. Photo Antonio Sempere, AFP

En quatre jours, plus de 850 migrants venus d’Afrique ont réussi à forcer la frontière entre le Maroc et l’Espagne dans l’enclave espagnole de Ceuta, et sont ainsi entrés dans l’Union européenne (UE). La surveillance de la seule frontière terrestre entre le continent africain et l’UE relève de la responsabilité de l’Espagne et du Maroc, mais ce dernier, en froid avec Bruxelles au sujet d’un accord de libre-échange, a récemment menacé à demi-mots de relâcher son contrôle.

 Conflit au Sahara occidental
Le différend qui oppose le Maroc et l’UE porte sur l’interprétation d’un accord de libre-échange signé en 2012 sur les produits de l’agriculture et de la pêche.

Depuis l’annexion du Sahara en 1975 [revendiqué par le Front Polisario dès 1976, NDLR], le royaume chérifien exploite les ressources naturelles de ce territoire : ses nappes phréatiques indispensables pour l’agriculture, mais aussi ses eaux considérées comme les plus poissonneuses du continent africain. Les produits issus de la pêche et de l’agriculture sont ainsi exportés vers l’UE.

jeudi 9 février 2017

AFRIQUE / Sahara occidental : grandes manœuvres en vue de l'entrée dans l’Union africaine



Date de publication sur Tlaxcala : 09/02/2017









Akram Belkaïd أكرم بلكايد


L’affaire était entendue depuis le mois de juillet dernier, date à laquelle le roi Mohammed VI a officiellement demandé la réintégration de son pays au sein de l’Union africaine (UA). Rien ne pouvait empêcher ce retour, pas même les dernières tentatives d’obstruction menées par la diplomatie algérienne et ses alliées.

 

Le 30 janvier dernier, le royaume chérifien a donc réintégré une entité quittée en 1984 — il s’agissait alors de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) — pour protester contre l’admission, en tant que membre de cette instance, de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Pour mémoire, depuis 1975, date du retrait du colonisateur espagnol, Rabat et le Front Polisario (1) (lequel a proclamé la RASD en 1976) n’ont jamais cessé de revendiquer chacun leur souveraineté sur l’ex-Sahara espagnol, bande de terre de 266 000 kilomètres carrés que l’on appelle aujourd’hui Sahara occidental. Il s’agit de l’un des plus vieux conflits au monde (Rabat administre 80 % du Sahara et un cessez-le-feu est en vigueur entre les deux parties depuis 1991) et les différents plans de paix n’ont jamais pu déboucher sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

samedi 21 janvier 2017

Pour la libération des prisonniers politiques sahraouis ! Manifestation le 23/1/2017 à Paris

Le 8 novembre 2010, les forces de sécurité marocaines ont démantelé avec violence le camp de Gdeim Izik installé par plus de 20 000 Sahraouis. 22 militants sahraouis ont été condamnés à de lourdes peines de prison (de 20 ans à la perpétuité). Les juges ont refusé d’enquêter sur les allégations de torture. Sur plainte de l’ACAT, le Comité des Nations unies contre la torture a condamné le Maroc le 12 décembre 2016 pour actes de torture envers Naâma Asfari. Les militants sahraouis ont été injustement condamnés parce qu’ils défendent l’autodétermination et l’indépendance du Sahara occidental.

   
Malgré l’annulation de leur condamnation par la Cour de cassation le 27 juillet 2016 et le renvoi de l’affaire devant un tribunal civil, ils sont maintenus en détention de façon arbitraire! Ils doivent être libérés immédiatement et sans condition. Leur procès s’est tenu le 26 décembre à Rabat devant des dizaines d’avocats, observateurs et journalistes. Dès la première audience, le procès a été renvoyé au lundi 23 janvier. Détenus depuis plus de six ans et condamnés à de lourdes peines de prison, les militants sahraouis, pour la plupart défenseurs des droits de l’homme, ont besoin de notre soutien. C’est pourquoi nous appelons au 


Rassemblement lundi 23 janvier à 14h Place du Trocadéro suivi d’une manifestation jusqu’à l’Ambassade du Maroc Paris 16ème
pour exiger en priorité la libération immédiate et sans condition des prisonniers politiques sahraouis ainsi que l’arrêt de la répression dans les territoires sahraouis occupés La seule solution au conflit passe par la tenue rapide d’un référendum d’autodétermination. La mobilisation est aussi indispensable pour briser le silence des principaux médias et contraindre le gouvernement français à changer de politique et à ne plus soutenir le pouvoir marocain.  
Solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour son indépendance!  
Association des Sahraouis en France (ASF) asso.sahraouis.france[at]hotmail.fr  
Association de la Communauté sahraouie en France (ACSF) asso.acsf1[at]gmail.com  
Plateforme pour la solidarité avec le peuple du Sahara occidental plateformeSO[at]gmail.com  
pdf

dimanche 15 janvier 2017

Le navire transportant de l'huile de poisson du Sahara Occidental occupé vers l'UE entre dans le port de Las Palmas

Un petit bateau à moteur a quitté le port à 15h05 pour rencontrer le Key Bay. Le petit vaisseau portait le mot «Practicos», probablement appartenant aux Practicos del Puerto de La Luz y Las Palmas.
C'est la première fois depuis l'arrêt de la Cour de justice de l'UE, concluant que les accords de commerce et d'association avec le Maroc ne s'appliquent pas au Sahara Occidental, que WSRW observe un transport d'huile de poisson du territoire occupé vers l'UE.
EQUO, le parti vert espagnol, a publié un communiqué de presse demandant aux autorités portuaires de saisir le navire. La députée d'EQUO pour Las Palmas, Pilar Álvarez, est dans le port. Elle affirme que "si le certificat d'origine a été délivré par le Royaume du Maroc et non par le Frente Polisario, nous demanderons la saisie du navire et de sa cargaison pour violation du jugement de la Cour de Justice de l'UE".

mardi 8 novembre 2016

VERT ne veut pas dire PILLAGE ! Lettre ouverte de la société civile sahraouie à la COP22








Various Authrs - مؤلفين مختلفين - Auteurs divers- AAVV

De: la société civile sahraouie
Sahara occidental occupé
Date: 5 novembre 2016
Pour: COP22,
  Maroc
Chers participants à la COP22,
Les exactions contre la biodiversité dans le Sahara occidental occupé, à savoir dans la région d'El-Ayoun et dans la zone de Dakhla ont été causées par les dégâts énormes résultant de la concentration des activités économiques dans le territoire sahraoui contesté. Cela a eu un immense impact sur l'environnement et a laissé des empreintes négatives sur la biodiversité et la carte géologique dans la partie du Sahara occidental occupée par le Maroc.
La destruction des ressources naturelles a également conduit à un déséquilibre dans l'environnement et dans le climat, y compris les eaux souterraines. Les eaux usées et leur évacuation sont gérées d'une manière irrationnelle, ce qui les rend nuisibles pour la mer et les réservoirs d'eau souterrains. 

mercredi 17 août 2016

AFRIQUE / Le Maroc envahit une zone libérée du Sahara Occidental sous contrôle de la MINURSO

 

 AFRIQUE 
Date de publication sur Tlaxcala : 16/08/2016
Original: Marruecos invade territorio liberado del Sahara Occidental bajo control de la MINURSO
Traductions disponibles : English 

Le Maroc envahit une zone libérée du Sahara Occidental sous contrôle de la MINURSO

Western Sahara Human Rights Watch Observatorio para los Derechos Humanos en el Sahara Occidental
Edité par  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي


Villa  Cisneros (Dakhla) occupée, 14 août 2016- Ce matin à 8h30, un contingent d’environ 300 militaires des forces d’occupation marocaines a lancé une offensive militaire dans la zone de Guerguerat (appelée “Kandahar” par les Marocains), sur la bande du Sahara Occidental (de 5 à 6 km de large) au nord de la péninsule de La Güera (Lagouira), frontalière de la Mauritanie.

Cette zone fait partie du territoire sahraoui libéré, située dans les première et septième régions militaires  de l’Armée de libération sahraouie, bien que le Maroc la considère comme une “zone tampon” et elle se trouve sous le contrôle de la MINURSO.
Cette grande offensive des forces militaires d’occupation marocaines représente la plus grande violation du cessez-le-feu réalisée par le régime annexionniste de Mohamed VI au Sahara Occidental, qui viole les accords militaires signés avec le Front Polisario en 1991.
Selon des très récentes informations sahraouies, en ce moment les forces militaires marocaines ont le contrôle complet de toute cette région près de La Güera. Il y a aussi des mouvements militaires du côté Mauritanie.

D’autre part, durant la semaine dernière, le commandement militaire marocain a ordonné la concentration de contingents considérables de troupes dans toute la zone d’Auserd, et depuis 3 jours un avion marocain survole la région toute la journée. Sur l’aéroport de la ville occupée d’El Ayoun, capitale du Sahara Occidental, on a constaté un mouvement intense de plusieurs aéronefs militaires, hélicoptères et chasseurs de combat.
Parallèlement, les zones militaires occupées d’Amgala et Bir-Gandoul ont été renforcées avec des troupes terrestres, des véhicules de combat et de l'artillerie lourde. Le déploiement militaire marocain incorpore aussi des experts en dispositifs sophistiqués pour la surveillance, formant une ligne de défense.
Au mois de janvier dernier, la Mauritanie a hissé son drapeau à La Güera, la ville inhabitée sahraouie dans la zone sud qui est restée aux mains de la Mauritanie en 1976, après la signature  de l'accord maroco-mauritanien du 14 avril fixant la frontière entre les deux États.

Selon des sources du renseignement mauritanien, le Maroc profitera de l’actuelle crise diplomatique entre les deux pays pour prendre le contrôle de La Güera, la localité  plus méridionale du Sahara Occidental sur la côte atlantique, à 5 km seulement de la capitale économique de la Mauritanie, Nouadhibou.





Merci à WSHRW
Source: http://www.wshrw.org/marruecos-invade-territorio-liberado-del-sahara-occidental-bajo-control-de-la-minurso/
Date de parution de l'article original: 14/08/2016
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=18662

 


Libellés: GuergueratSahara occidental occupéOccupation marocaineMauritanieMINURSO

lundi 27 juin 2016

Confirmé : 5 gouvernements, dont celui de Paris, interviendront en faveur du Maroc contre les Sahraouis devant la Cour Européenne de justice

http://tlaxcala-int.org/biographie.asp?ref_aut=1770&lg_pp=fr

 La Cour Européenne de Justice a officiellement confirmé que cinq États membres de l'UE interviendront en faveur du Maroc dans la procédure destinée à infirmer la décision de la Cour d'arrêter les importations en provenance du Sahara Occidental occupé sous couvert d'un accord commercial avec le Maroc.
spain_you_give_us_pain_610_200.jpg
"Espagne, tu nous fais souffrir" : Une Sahraouie tenant une banderole lors d'une manifestation contre la pêche européenne devant l'ambassade d'Espagne à Oslo, Norvège. L'Espagne est la principale force motrice de l'accord de pêche de l'UE avec le Maroc, par lequel les navires de l'UE pêchent dans les eaux du Sahara Occidental occupé.
Il y a deux semaines, WSRW signalait que l'Espagne, la France et le Portugal pourraient intervenir dans la procédure judiciaire, et que les médias marocains avançaient que la Belgique et l'Allemagne pourraient faire de même.

Le 10 juin, la Cour a confirmé que ces cinq pays vont en effet participer à la procédure judiciaire, en soutien au Conseil de l'UE - et donc du Maroc - dans sa demande d'infirmer la décision du Tribunal d'annuler l'accord de libre-échange UE-Maroc couvrant l'agriculture et les produits de la pêche puisqu'appliqué au Sahara Occidental.

Dans sa décision du 10 décembre 2015, la CJUE a déclaré que le Sahara Occidental n'est "pas inclus dans les frontières internationalement reconnues du[Maroc] (Point 232), que "le Royaume du Maroc ne dispose d’aucun mandat, décerné par l’ONU ou par une autre instance internationale, pour l’administration de [Sahara occidental] "(le point 233), et que "la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara occidental n’est reconnue ni par l’Union et ses États membres ni, plus généralement, par l’ONU" (point de 241).

Il est remarquable qu'aucun de ces 5 pays ne reconnait les revendications du Maroc sur le Sahara Occidental - dernière colonie d'Afrique brutalement envahie par le Maroc en 1975. A ce jour, le Maroc continue d'occuper illégalement une grande partie du Sahara Occidental.

En particulier dans les cas de l'Allemagne et de la Belgique, il semble que la décision d'intervenir soit liée à des accords de réadmission signés récemment entre ces deux États et le Maroc. L'Allemagne et la Belgique ont réussi à trouver un accord avec les autorités marocaines pour renvoyer les Marocains résidant illégalement sur leur territoire national. Dans les deux cas, les médias marocains font un lien entre l'acceptation par le gouvernement marocain et les promesses de la Belgique et de l'Allemagne de soutenir la position marocaine dans les affaires judiciaires de l'UE au sujet du Sahara Occidental.

samedi 17 mai 2014

Contrebande de poulpe au Sahara occupé, aucun respect pour la trêve biologique

E.M. 18/5/2014

Poulpe et contrebande; les Sahraouis s'invitent au colloque régionalisation


Les associations de pêcheurs sahraouis ont plusieurs fois dénoncé le non respect par les pécheurs marocains de l’interdiction de pécher les pélagiques pendant la trêve biologique imposée du 1er mars au 1er juin 2014 dans les eaux sahraouies. Elles ont aussi dénoncé le laxisme des autorités marocaines dans le contrôle de l’interdiction.
Comme pour confirmer cela, les autorités marocaines à Agadir ont déclaré le 12 mai 2014 avoir confisqué 20 tonnes des poulpes pêchées et transportées clandestinement depuis Dakhla occupée.
Le site électronique Maroc bleu, informe de la coïncidence entre cette annonce, et le chargement le lendemain au parc municipal, de cette même quantité de poulpes à bord de motocycles habituellement utilisés par des vendeurs.
La trêve biologique est destinée à permettre aux pélagiques de se reproduire, et à empêcher la disparition des stocks et espèces. C’est une condition incluse dans les accords de pêche signés par exemple avec l’UE, mais aussi une exigence environnementale.
A Dakhla, la pêche clandestine des poulpes est débarquée dans les villages de pécheurs, où viennent les charger directement les camions frigorifiques comme celui saisi à Agadir.
Des organisations de cette envergure ne peuvent être mises en place sans complicité ou corruption des autorités ou des contrôleurs.
Selon certaines sources, il semble que les compagnies qui appartiennent aux généraux marocains et les entrepreneurs proches des membres du palais royal ne respectent pas ces trêves au détriment de l’écosystème marin.
Hassan Lahya (ou La barbe) et Hassan Laatar sont dit être les deux rois des contrebandiers de la pêche aux poulpes. Un autre grand trafiquant marocain du poulpe, appelé Zebdi, serait lui le bras droit du General Abdelaziz Bennani. Zebdi est communément connu pour être le locataire de tous les entrepôts frigorifiques situé dans le port de Dakhla, comme ceux appelés Dakmar, (propriété du sahraoui Hamoud Weld Hmaida), le Mellal Beach (propriété de Meriem ment El Huessin Omussa) et le Andismar (propriété de Mohamed Boubakar).
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dimanche 31 mars 2013

L’entêtement a conduit le Makhzen au désespoir

La Tribune du Sahara

momo-usaA cause de sa persistance à continuer l’occupation du Sahara Occidental et poursuivre les violations des droits de l’homme dans ce territoire, le Maroc se trouve dans le collimateur de la communauté internationale.
Le Parlement Européen, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, Amnesty International, Human Rights Watch, le rapporteur spécial Juan Mendez, Ban Ki-moon, tous ont dénoncé les pratiques inhumaines du Maroc au Sahara Occidental contre une population civile innocente qui ne fait que revendiquer le légitime droit de manifester et de s’exprimer.
Même la présence de l’Envoyé Spécial de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, n’a pas dissuadé les autorités marocaines.
Au lieu de regarder la réalité en face, le gouvernement marocain persiste et signe dans la ligne de conduite consistant à tromper son opinion publique sur la vérité du conflit qui oppose le Maroc et les Sahraouis.
Au lieu de faire une autocritique, Rabat sort l’épouvantail de l’Algérie. Chaque fois que la question du Sahara Occidental a rendez-vous avec le Conseil de Sécurité, le Maroc donne l’ordre à ses relais médiatiques et associatifs de s’en prendre à l’Algérie. Le premier ministre marocain, Benkirane, le ministre des affaires étrangères et même le roi Mohamed VI participent dans la campagne dans le but de garder le silence du peuple marocain et son soutien à la folle aventure du Sahara.
Après avoir perdu toutes les batailles dans la questions sahraouie, pour Rabat, ce serait un cauchemar perdre aussi celle du soutien du peuple marocain, surtout maintenant que le Makhzen est affaibli par les vents du Printemps Arabe.
Ainsi, l’Algérie est accusée d’être derrière le Centre Kennedy pour la Justice et les Droits de l’Homme, d’être derrière l’acteur espagnol Javier Bardem, d’être derrière la défaite marocaine dans le Forum Social Mondial de Tunis, etc. Même l’Envoyé de l’ONU n’a pas échappé aux foudres d’un gouvernement désespéré qui tire dans toutes les directions pour justifier son entêtement contre la volonté de la communauté internationale.
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Les militants sahraouis des droits de l'homme, Ghalia Djimmi et Mohamed Salem Lakhal, ont témoigné des «dures conditions de vie, de la répression et des atteintes régulières» aux droits de l'homme commises par le Maroc contre les Sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, a rapporté dimanche dernier l'agence de presse sahraouie SPS. 

 Invités au siège du Parlement européen (PE) par «les Amis du peuple sahraoui» et du Comité belge de soutien au peuple sahraoui, les deux activistes des droits de l'homme ont été reçus par des parlementaires européens qui ont écouté «avec attention» leurs témoignages, a précisé la SPS, citant une source diplomatique à Bruxelles. Les deux activistes des droits de l'homme ont souligné, au cours de leurs entretiens, que «ni les eurodéputés ni les représentants des ONG et de la société civile européenne n'ont abdiqué devant le refus du Maroc d'ouvrir les territoires sahraouis, sous domination coloniale, aux observateurs, journalistes et aux défenseurs des droits de l'homme».
 


dimanche 31 octobre 2010

Début triomphal des travaux de l’EUCOCO Les Sahraouis gagnent la bataille du Mans

 
 Hier, le président sahraoui à l’ouverture des travaux de l’Eucoco au palais des Congrès en France
Hier, le président sahraoui à l’ouverture des travaux de l’Eucoco au palais des Congrès en France
Quasiment tous les représentants des 23 pays ont manifesté, avec ferveur et engagement, leur soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Par l'envoyé spécial de El Watan,Le Mans (France),  31/10/10
La 36e Conférence de la coordination des comités de soutien au peuple sahraoui s’est ouverte hier au palais des Congrès du Mans, malgré l’agitation parfois musclée des Marocains. Quelques dizaines de personnes chauffées à bloc ont littéralement assiégé le Palais abritant l’événement pour tenter de gâcher la fête aux Sahraouis. Les délégations étrangères, venues des quatre coins du monde, étaient ahuries face à ces meutes de protestataires marocaines qui menaçaient de défoncer le portail d’accès.  Il a fallu faire appel aux brigades de la CRS française pour repousser les assauts incessants de cette bande de révoltés.
Le président Abdelaziz qui devait assister à l’ouverture des travaux a dû patienter dans son hôtel une bonne demi-heure, le temps que la police fasse le ménage devant le palais des Congrès. Finalement, en désespoir de cause, les Marocains qui avaient festoyé la veille sur le circuit des 24 Heures du Mans pour parasiter l’Eucoco, ont dû ranger leur attirail d’émeutiers et rentrer chez eux la tête baissée.
Eh oui ! le 36e Eucoco va se tenir et avec les compliments du maire de la ville Jean-Claude Boulard ! Plus de 518 participants issus de 23 pays ont répondu présents à l’appel de la coordination de Pierre Galland pour dire comme un seul homme : «Oui pour l’autodéterminations du peuple sahraoui.»
La salle des conférences pleine comme un œuf a résonné jusque tard dans la soirée aux clameurs des participants, tous acquis à la cause sahraouie. Des incidents ayant émaillé l’entrée des participants ont tout de suite été oubliés une fois les travaux entamés dans l’amphithéâtre du palais. Le président de l’Eucoco, Pierre Galland, si habitué à ces scènes de mauvais goût, n’a pas manqué de glisser un mot à l’assistance, histoire de ne pas s’apesantir sur une provocation ratée. «Vous devez savoir que ce n’est pas la première que les services marocains organisent un tel  accueil ; cela dure depuis 36 ans !»,  affirme-t-il, le sourire en coin.
Pour autant, il a mis en garde les organisateurs d’interdire l’accès à tous ceux qui ne portent pas de badges. «Faites gaffe, les services marocains peuvent toujours faire irruption dans la salle pour provoquer des incidents et voir çà dans les journaux», précise-t-il. Et de conseiller aux participants : «Ne répondez pas à la provocation !» La parenthèse refermée, les travaux de l’Eucoco se déroulent avec des interventions aussi enflammées contre l’occupation marocaine qu’a été l’assaut des «envoyés spéciaux » de sa majesté. Quasiment tous les représentants des 23 pays ont manifesté, avec ferveur et engagement, leur soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Le délégué du Brésil était tellement percutant qu’il tapait des poings sur le pupitre tout en haussant le ton contre le Maroc.
Le député communiste de la Seine- Maritime, Jean-Paul Le Coq, à qui les Sahraouis doivent une fière chandelle d’avoir pu faire monter le président Abdelaziz à la tribune du palais Bourbon, a été bref, mais tonitruant, résumant la position française : «La France officielle n’est pas celle des droits de l’homme. C’est la France des affaires. La preuve : le secrétariat d’Etat aux Droits de l’homme n’existe plus !». Et de révéler qu’en sa qualité de membre observateur du Conseil de l’Europe, le Maroc exerce un grand lobbying pour faire avorter toute résolution sur l’atteinte aux droits de l’homme dans les territoires occupés avec la bénédiction de la France.  La salle se lève pour saluer  cet élu de gauche qui représente l’exception française.*
* "l'exception française" est un terme étriqué et peu aimables pour les nombreux militants français qui soutiennent la lutte des Sahraouis ! Il ne faut pas se fier à la position officielle, ni  aux médias qui occultent le drame des campements assiégés par les forces de l'ordre marocaines ...NDLR

dimanche 17 octobre 2010

Destruction de la biodiversité : le Maroc invite les Qataris à chasser les oiseaux rares au Sahara Occidental


Les Qataris tuent les oiseaux rares au Sahara Occidental

Le Maroc invite les hommes d'affaires qataris pour tuer une espèce d'oiseaux en voie de disparition au Sahara Occidental occupé.


Ces photos ont été prises récemment à l'extérieur de l'Hôtel Sahara Regency à Dakhla, au Sahara Occidental. Les photos montrent les invités qataris se reposer avant de prendre le vol de retour. Le groupe vient de terminer une expédition de chasse au Sahara Occidental. Au premier plan, un groupe de faucons de chasse.
Par Western Sahara Resource Watch (WSRW), 1/10/2010
Le Maroc accueille régulièrement des invités du Qatar pour tuer les espèces d'oiseaux en voie de disparition. Leur gibier principal est la très prisée outarde houbara (Chlamydotis undulata), qui est en voie de disparition. Le même oiseau a conduit à des conflits diplomatiques entre l'Arabie Saoudite et le Pakistan, en raison de la distribution de permis de chasse.
La récente expédition de chasse du Qatar à Dakhla a été décrite par ses membres comme "excellente" avec la mort de plus de 200 oiseaux par jour, selon ce qui a été dit à Western Sahara Resource Watch. Quand cette photo a été prise, le personnel a dû faire des heures supplémentaires pour conserver et emballer les trophées pour leur expédition.
De plus inquiétant est le fait qu'ils aient été autorisés à importer des armes pour la protection de leurs faucons. Elles ont été utilisées à une occasion pour tuer un aigle d'or qui perturbait leur sport de sa présence.
Les visites des qataris sont régulières dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
En 2007 WSRW a révélé les images d'une expédition saoudienne de chasse aux oiseaux plus au nord au Sahara Occidental occupé.
Le Royaume du Maroc a ratifié la Convention sur la biodiversité depuis le 21 août 1995. Mais le Sahara Occidental n'en fait pas partie. Il est toujours sur la liste de Territoires Non Autonomes des Nations Unies .
"Pour le moment les yeux de la communauté internationale se portent sur les violations des droits de l'homme par les autorités marocaines coloniales. Le Maroc punit sévèrement toute femme, homme, et même des enfants, qui revendiquent l'application du droit à l'autodétermination. Le royaume du Maroc bloque les pages Web, les observateurs indépendant qui s'interposent, expulse des journalistes internationaux, en essayant de cacher à l'opinion publique internationale ses actions répressives dans la colonie. La recherche scientifique comme toutes les autres formes de recherche indépendante sont sévèrement entravées. Il n'est donc pas facile de déterminer à quel point le colonialisme marocain a influé sur la biodiversité du pays ", a écrit Axel Goldau en 2007 dans le rapport : Sahara Occidental - La destruction de la biodiversité par le colonialisme moderne.