Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est PE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PE. Afficher tous les articles

samedi 28 mai 2016

Parlement européen: préoccupation face aux violations des droits des étudiants sahraouis en prisons marocaines



Bruxelles, 26 mai 2016 (SPS) - 

Les arrestations arbitraires, mauvais traitements et tortures que subissent les militants sahraouis dans les prisons marocaines préoccupent les parlementaires européens qui ont alerté, une nouvelle fois, la chef de la diplomatie européenne sur la situation des détenus sahraouis notamment celle des étudiants emprisonnés suite aux violents affrontements de fin janvier dans les universités d’Agadir et de Marrakech (Maroc).
Dans une question écrite adressée à la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, l’eurodéputé Neoklis Sylikiotis a alerté la Commission européenne sur la détérioration de l’état de santé des étudiants sahraouis qui croupissent dans les geôles marocaines après leur arrestation suite aux affrontements qui ont opposé ces derniers aux étudiants marocains.
"La santé des grévistes de la faim se dégrade chaque jour qui passe. Certains d'entre eux ont été transportés à l'hôpital", a-t-il fait savoir, affirmant que ces étudiants "ont été arrêtés et ont subi des mauvais traitements aux mains de la police marocaine".
"Ils sont en grève de la faim parce qu'aucune enquête n'a été menée sur les prétendus crimes qu’ils auraient commis. Ils exigent un traitement humain, le respect de leurs droits de l'homme et un procès équitable en conformité avec le droit international et la nouvelle constitution marocaine", a-t-il souligné.
Selon cet eurodéputé, les étudiants accusés d’assassinat, sont détenus dans les prisons marocaines en raison de "leurs convictions politiques concernant le Sahara occidental et leur participation à des manifestations pacifiques".
Il a exhorté, à ce titre, la Commission européenne à intervenir pour amener le gouvernement marocain à respecter les droits des Sahraouis, en particulier leur droit à un procès équitable et à libérer ceux qui ont été détenus arbitrairement.
De son côté, l’eurodéputé, Joao Pimenta Lopes, a dénoncé les conditions de détention des étudiants sahraouis, affirmant que ces derniers "ont été torturés, humiliés et ont subi des traitements inhumains et dégradants aux mains de la police marocaine".

Il a rappelé, dans ce contexte, le décès le 15 avril dernier, du prisonnier politique sahraoui, Brahim Saika qui a rendu l’âme après une grève de la faim pour protester contre le traitement qui lui a été réservé par les autorités marocaines.
"Brahim Sikka  est mort suite à la grève de la faim qu'il a commencé pour protester contre l'injustice et l'humiliation qu'il a subi après avoir été battu, insulté et interrogé", a affirmé cet eurodéputé dans la question adressée à Mme Mogherini.
Le député européen a interpellé, à ce titre, la chef de la diplomatie européenne sur les mesures que doit prendre l’UE pour mettre fin à la répression marocaine dans les territoires occupés du Sahara occidental, mais surtout pour l’application des résolutions de l’ONU et la mise en oeuvre d’un référendum d’autodétermination.(SPS).
090/97/700

dimanche 20 décembre 2015

SO : Des eurodéputés jettent de l’huile sur le feu, dit le Maroc qui n'est pas content !



Le Parlement européen (PE) vient de jeter un peu plus d’huile sur le feu au risque de provoquer la rupture du cordon ombilical qui unit de longue date, l’Union européenne au Royaume du Maroc, un pays considéré comme un partenaire stratégique à tous les plans.
pe-bouaidaAprès l’arrêt de la Cour de justice de l’UE (CJUE) qui a annulé partiellement l’accord agricole et de la pêche conclu en mars 2012 entre Rabat et Bruxelles, ce jeudi à Strasbourg, l’autre grande institution de l’UE, le Parlement européen a adopté, à l’instigation d’eurodéputés pro-Polisario, un amendement délibérément hostile au Royaume introduit dans le rapport annuel 2014 de l’UE sur les Droits de l’Homme et la démocratie dans le monde.
Le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne /Gauche verte nordique (GUE/NGL) a réussi en effet à faire adopter par le PE, une proposition d’amendement prônant l’élargissement du mandat de la MINURSO au monitoring des Droits de l’Homme au Sahara marocain, dont le Polisario revendique l’autodétermination.
Dans cet amendement, il également demandé que soient respectés les droits fondamentaux des Sahraouis, notamment leur liberté d’association et d’expression et leur droit de réunion. Il réclame aussi la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis et le libre accès au Sahara occidental, des parlementaires, observateurs indépendants, ONG et les médias.
Pour rappel, certaines de ces requêtes qui sont en fait de vieilles revendications du mouvement séparatiste sahraoui, le Polisario, comme celle de mandater la MINURSO pour surveiller les droits de l’homme au Sahara Marocain, a été déjà écartée par l’ONU et son Conseil de Sécurité, bien qu’elle ait été soumise par la plus grande puissance mondiale, les Etats-Unis.
Dans une première réaction officielle du Maroc, la ministre déléguée aux affaires étrangères, Mbarka Bouaida a affirmé qu’ »il est très étonnant et dommageable de constater qu’il existe encore des eurodéputés qui méconnaissent encore et à tel point, la réalité de notre pays ».
Le Maroc est non seulement « surpris et étonné » par l’adoption de cet amendement controversé, mais il condamne fermement « l’instrumentalisation de cette affaire dans l’objectif de porter atteinte à son intégrité territoriale», a martelé la diplomate marocaine.
« La thèse de ces eurodéputés est fausse, je les invite à actualiser leurs positions sur le Maroc », a souligné la ministre déléguée qui a même lancé une invitation aux députés auteurs de l’amendement, à «visiter notre pays et à constater de visu qu’on est très loin des mensonges des adversaires » de l’intégrité territoriale du Maroc qui a réalisé, a-t-elle dit, d’immenses progrès en matière de respect des droits de l’homme et de développement au nord comme au sud du pays.

mercredi 28 janvier 2015

PARLEMENT EUROPEEN - Droits de l'Homme

Zakaria Moumni,  21/01/2015
 L'eurodéputé Marie-Christine Vergiat a évoqué le cas de Zakaria Moumni, "victime de tortures au Maroc, au coeur d'un imbroglio diplomatique entre la France et le Maroc" en Commission des Droits de l'Homme au Parlement européen le 21 janvier 2015. Elle a cité Madame Khadija Ryadi "comme figure symbolique de la répression des ONG au Maroc" avant de mentionner le cas de Wafaa Charaf et des nombreux prisonniers politiques au Maroc.
à partir de la minute 34 : 26 

http://www.europarl.europa.eu/…/Committee-on-Human-Rights-m…

jeudi 15 janvier 2015

2014: le droit à l'auto-détermination du peuple sahraoui fortement consolidé (2/3)

Par Chahid El Hafedh (camps de réfugiés), 13/1/ 2015 (SPS)

 Le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui a été fortement consolidé en 2014, à travers la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies en avril, appelant à une "solution juste " au conflit qui assure le droit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique.
À cet égard, SPS met en ligne la secondes partie des importants évènements de la question du Sahara occidental durant l’année 2014:

Sur la scène africaine, le président kenyan Uhuru Kenyatta a exprimé en mai dernier son soutien à la juste cause du peuple sahraoui, ajoutant que la position du Kenya sur le Sahara occidental est conforme à la légitimité internationale et aux résolutions de l'UA.

Au niveau européen, le Parti de gauche en Espagne a appelé les formations politiques dans le pays à soutenir le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, exhortant le gouvernement à agir en faveur d'une solution juste, durable et mutuellement acceptable, qui garantit le libre choix du peuple du Sahara occidental, conformément aux doctrines de l'ONU.

En juin dernier, le président de la République, SG du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, a salué la nomination par l'Union africaine de Joaquim Chissano, ancien président mozambicain, comme envoyé spécial pour la question du Sahara occidental.

A cet égard, Il a appelé les chefs d'Etats et de gouvernements de l'UA, durant le sommet de l’UA en Guinée équatoriale, de faire plus d'efforts pour mettre un terme à la situation  d'impasse, soulignant la nécessité d'assurer  une  "constante et indépendante" observation des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

D’autre part, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay, a demandé aux autorités marocaines à ouvrir une enquête sur les pratiques dégradantes menées contre sahraouie et détenus marocains.

Pour sa part, le président du Parti mexicain de la révolution démocratique (PRD), Jesús Zambrano, a souligné la nécessité de soutenir la question sahraouie et permettre au peuple sahraoui de jouir de son droit à l'autodétermination et à l'indépendance,  durant une réunion avec la secrétaire général de l'Union des femmes sahraouies, Mme Fatma Mehdi.

Le Parlement européen a approuvé un rapport sur le conflit du Sahara occidental, dans lequel les députés ont affirmé  le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et demandé au Maroc de respecter les droits des Sahraouis.

En ce qui concerne le front diplomatique, le ministre tanzanien des Affaires étrangères a déclaré, lors de la 25ème session du Conseil exécutif de l'UA, que l'Afrique ne peut pas accepter l’occupation du Sahara Occidental, appelant au parachèvement  de la décolonisation de la dernière colonie en Afrique.

En Juillet 2014, Mme Laura Boldrini, Président de la Chambre des députés italienne, a exprimé son soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance.

Dans son 3ème congrès, le Parti socialiste uni du Venezuela a approuvé une motion de solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l'indépendance nationale, déplorant les violations continues des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

L’ Ancien président de l'Uruguay, José Mujica, a exprimé le soutien de son pays au droit du peuple sahraoui à décider de son destin, à une réunion avec une délégation sahraouie sur une visite en Uruguay pour participer à une réunion de l'Alliance progressiste uruguayenne.

Dans le même mois, M. Moses Masango, Président du Comité du portefeuille sur les relations internationales et de la coopération de l'Assemblée nationale sud-africaine, a souligné la nécessité de permettre au peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination.

Dans le dernier mois du deuxième trimestre de 2014, M. Pierre Galand, président du Comité de coordination européenne de solidarité avec le peuple sahraoui, a souligné la nécessité d'élargir  l’élan des réseaux de solidarité pour inclure les pays et les gouvernements dans le but de s’opposer à l'oppression et de l'occupation du Sahara occidental par le Maroc.

En ce qui concerne l'action diplomatique, des affaires étrangères du Venezuela a réitéré la position de soutien de son pays à la juste lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l'indépendance.

La conférence des parlements de l'UA a renouvelé l'appel à la coopération avec l'ONU pour parvenir à un règlement au conflit du Sahara Occidental, exprimant son soutien à l'envoyé d'Afrique pour le Sahara occidental, Joaquim Chissano. (SPS)

samedi 22 novembre 2014

Sahara occidental: Le défenseur marocain Driss El Yazami,interpellé au parlement européen





Au parlement européen
Sahara Occidental - Des eurodéputés ont interpellé jeudi, le président du Conseil national des droits de l'homme marocain, sur la situation des droits humains dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc, a-t-on appris de source européenne, à Bruxelles. 

Intervenant devant les membres de la sous-commission des droits de l'homme au Parlement européen, le président du CNDH, Driss El Yazami a été "sévèrement" interpellé par des députes européens sur la "situation calamiteuse" des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés, a-t-on précisé.
Parmi les griefs rappelés par les eurodéputés ont figuré la "tragédie sanglante" de Gdiem Izik en 2010, le décès du militant sahraoui, Hassan al Wali, sous la torture, l'isolement des prisonniers d'opinion qui n'ont pu être visités, y compris par des députés européens et les mauvais traitements qui leur sont infligés.
En outre, la fermeture de l'accès aux territoires sahraouis occupés aux parlementaires et aux journalistes dont les derniers furent ceux de la BBC, les dénis et les restrictions continues à la liberté d'association, d'expression et de réunion pour les citoyens sahraouis favorables à l'autodétermination, ont été autant de faits sur lesquels se sont appuyés les eurodéputés pour lancer une série d'"interpellations véhémentes" sur le contexte fortement dégradé et les violations répétées des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés.
Sur ces points, le représentant marocain a tenté "vainement" d'établir un "distinguo artificiel", vite récusé par les eurodéputés, entre les aspects politiques et l'approche des droits de l'homme en ce qui concerne le Sahara occidental.
L'intervenant, contraint de reconnaître un "usage disproportionné" de la force à Layoune occupée, a refusé "obstinément" de répondre sur l'hostilité du gouvernement marocain à l'élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l'Homme et en s'enferrant jusqu'à reconnaître, que ces territoires sont disputés "internationalement".
Certains députés qui se sont déclarés "indignés" par les "réponses biaisées" et "non satisfaisantes" sur la question du Sahara occidental, ont remis en cause l'utilité même des antennes régionales du CNDH dans les territoires occupés dont la mission véritable semble être de "suivre" et de "noyauter" les activités des partisans de l'indépendance.
Les interventions des représentants des ONG internationales ont mis en évidence le "décalage impressionnant" entre les déclarations d'intention et la réalité sur le terrain et où l'absence de contrôle judiciaire, l'impunité des forces de répression marocaines, l'usage "irrationnel et disproportionné" de la violence, la répression et les "mauvais traitements" au Sahara occidental, les "entraves sérieuses" à la liberté de manifestation et de réunion font qu'au Maroc la culture de l'autorité prime sur la culture démocratique.


 http://www.maghrebnaute.com/maroc/article/sahara-occidental-un-defenseur-marocain-interpelle-au-parlement-europeen_4169.html

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
Khadija Ainani
Khadija Ainani 21 novembre 23:08
El Yazami (CNDH) invité de l'UE peu avant le FMDH
El Yazami à l'UE à quelques jours du Forum Mondial des Droits de l’Homme boycotté par l'AMDH ( lire ...)

jeudi 2 octobre 2014

Atteintes du Maroc aux droits humains au Sahara occidental : Le Polisario appelle l'UE à agir


El MOUDJAHID.COM : Quotidien national d'information, 2/10/2014

Le Front Polisario a demandé mardi à l'Union  européenne d'agir pour mettre fin aux exactions des autorités marocaines  au Sahara occidental occupé et aux atteintes aux droits humains des prisonniers  sahraouis.
Dans une lettre adressée à la Commission européenne et au Parlement européen, Mohamed Sidati, ministre et représentant du Front Polisario en Europe, a demandé à l'Union européenne d'aider à "mettre un terme aux violations flagrantes par les autorités marocaines des droits de l'homme des détenus sahraouis".        
Un éminent militant des droits de l'homme et prisonnier politique sahraoui, Hassana Elouali, est mort dans la soirée de samedi dans une prison de la ville sahraouie occupée de Dakhla. Sa mort "est le résultat d'années de négligence flagrante et de la torture", a souligné le Front polisario.  "Les autorités marocaines ne peuvent pas continuer à agir en toute impunité",  a estimé M. Sidati. Se référant à un récent appel d'Amnesty International pour une action urgente, il a déclaré que "la mort de Hassana El Wali n'est que la plus récente d'une série d'exemples de fautes graves, de mauvais traitements,  de négligence et de torture par les autorités marocaines dans les territoires du Sahara occidental occupés illégalement". Il y a actuellement 70 prisonniers politiques au Sahara occidental occupé, dont 30 ont participé à des grèves de la faim depuis le début de l'année. A  l'instar d'Amnesty International, l'intergroupe du Parlement européen sur  le Sahara occidental a longtemps exprimé une profonde préoccupation sur la situation des droits de l'homme au Sahara occidental occupé.         
"L'Union européenne ne peut pas rester les bras croisés", a déclaré M. Sidati, l'exhortant "à utiliser son influence et tous les outils dont  elle dispose" pour arrêter la détérioration de la situation des droits de  l'homme au Sahara occidental.        
Sidati appelle "une enquête internationale pour déterminer et punir les personnes impliquées dans la mort de Hassana Elouali".

samedi 29 mars 2014

Colloque au Parlement européen de Bruxelles sur la disparition forcée et l'impunité au Maroc


Bonjour,

En partenariat avec la députée européenne Marie-Christine Vergiat, du groupe GUE, le collectif Al-Haqiqa (Vérité) organise au Parlement européen de Bruxelles un colloque sur la disparition forcée et l’impunité au Maroc. 
Le nombre de places étant limité, celles et ceux qui souhaitent assister à ce colloque doivent impérativement s’inscrire en nous fournissant les éléments suivants nécessaires pour l’établissement du badge d’entrée au Parlement européen : Nom, prénom, date de naissance, N° de passeport et nationalité.
Cette demande d’inscription est à envoyer en même temps aux deux contacts donnés plus bas à partir du mardi 25 mars et ce, jusqu’à mercredi 2 avril. Une confirmation d’inscription sous réserve de places disponibles sera ensuite envoyée aux intéressé(e)s qui doivent prendre leurs dispositions pour se présenter à l’heure au colloque. Aucune prise en charge financière n’est prévue à cet effet.
Toutes les données recueillies seront détruites une fois le colloque est terminé.

Contacts
Abderrahman Cherradi : ambdh.2@skynet.be
Ayad Ahram : ayadahram@orange.fr

 

vendredi 13 décembre 2013

Le Front Polisario réagit contre l'accord de pêche Maroc-UE approuvé mardi


Suggérer par mail
Par Khaled Haddag, 11/12/2013


Le Front Polisario a appelé mardi le Parlement européen à revenir sur son accord de pêche avec le Maroc, qu'il considère «en porte-à-faux» avec ses principes fondés sur la justice, la liberté et le respect des droits de l'homme. «Nous lançons un appel solennel à l'adresse de l'UE, lui demandant de revenir sur cet accord, approuvé mardi par le Parlement européen», a indiqué à l'APS le représentant de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) auprès de l'Union européenne (UE), Mohamed Sidati.
Selon lui, ce protocole «donnera également une forme de légitimation à l'occupation marocaine du territoire, contribuant ainsi à prolonger les souffrances du peuple sahraoui».
«Au contraire, l'UE doit joindre ses efforts à ceux des Nations unies pour que soit parachevé le processus de décolonisation au Sahara occidental, processus en butte à la politique d'occupation, d'oppression et de répression des autorités marocaines», a-t-il par ailleurs souligné.
Il appartient à l'UE de «contribuer à la fin de la politique du fait accompli, politique dangereuse pour la paix et la sécurité dans la région, et totalement préjudiciable aux relations euromaghrébines», expliquera-t-il.
M. Sidati a affirmé que le gouvernement sahraoui et le Front Polisario «useront de tous les recours possibles pour obtenir l'invalidation d'un tel accord pour que réparation soit donnée à notre peuple spolié de ses richesses», alors que, selon l'avis consultatif de la Cour internationale de justice de 1975 et l'avis juridique donné en 2002 par le sous-secrétaire général aux affaires juridiques de l'ONU, le Maroc n'exerce ni souveraineté, ni administration légale au Sahara occidental. Il s'agit d'une puissance occupante qui a envahi les territoires sahraouis militairement il y a 38 ans.

Des positions européennes à saluer...
Le représentant de la RASD auprès de l'UE a tenu, toutefois, à saluer les eurodéputés qui ont voté contre cet accord et pour le respect de la légalité internationale et du droit du peuple sahraoui de disposer de ses richesses.
«Il y a lieu ici d'exprimer une reconnaissance particulière aux eurodéputés qui ont fait connaître par leur vote le rejet de cet accord inacceptable», a-t-il dit, saluant, dans ce contexte, «les positions des gouvernements de Suède, du Danemark, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de Finlande, qui tous ont refusé de cautionner un tel accord, par respect des règles du droit international».
Concernant les violations des droits de l'Homme dans les territoires sahraouis occupés, M. Sidati a rappelé que «le récent rapport de Charles Tannock, relatif à la région du Sahel et au Sahara occidental, approuvé par le Parlement européen le 22 octobre 2013, reconnaît que les autorités marocaines ont arrêté des personnes sur des bases politiques qu'elles ont soumis des prisonniers sahraouis à la torture et au viol».
Le même rapport révèle également que les autorités marocaines «ont kidnappé des manifestants puis les ont abandonnés dans le désert pour les intimider, qu'elles ont délibérément et fréquemment ciblé des militants pro indépendance, les poursuivant jusque dans leur maison».
Ce rapport exprime, en outre, le souhait que l'UE ne reconduise pas l'accord de pêche avec le Maroc «tant que la question du Sahara occidental ne sera pas résolue».
Alors que ce mardi, coïncidant avec la Journée internationale des droits de l'Homme, et au terme d'un débat âpre entre partisans de la légalité et du droit international et tenants de l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental sans le consentement de son peuple, le Parlement européen réuni en séance plénière a voté le nouveau protocole d'accord de partenariat de pêche UE-Maroc.

  http://www.letempsdz.com/content/view/109484/1/



L’UE scandalise la communauté internationale

Par diaspora saharaui, 11/12/2013



Les députés européens ont approuvé le renouvellement de l’accord de pêche UE-Maroc permettant ainsi aux bateaux de 11 pays de l’UE de pêcher dans les eaux marocaines mais également dans les eaux territoriales du Sahara occidental.
Malgré l’opposition de 204 eurodéputés de plusieurs groupes politiques, le parlement européen a fait fi du droit et de la légalité internationale scandalisant ainsi la communauté internationale et a permis l’adoption de cet accord ce mardi. Celui-ci prévoit en échange un paiement annuel de l’UE de 30 millions d’euros, dont 14 millions pour soutenir le développement du secteur de la Pêche au Maroc. Les députés européens opposés à cet accord, ont pourtant rappelé que cet accord ne respectait pas le droit international mais en vain…
Pour l’histoire, le parlement européen qui a imposé dans tous ces accords une clause pour le respect des droits de l’homme, n’a tenu aucun compte des droits des Sahraouis et de la légalité internationale le jour même consacré aux droits de l’homme. En effet, ce mardi 10 décembre est la journée internationale des droits de l’homme.
Mr Mohamed Sidati ministre délégué auprès des institutions européennes, a tenu à saluer les positions des gouvernements de la Suède, du Danemark, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Finlande qui tous ont refusé de cautionner un tel accord par respect des règles du droit international.
L’accord adopté ce mardi 10 décembre 2013 n’exclut pas les eaux territoriales sahraouies, alors qu’aux yeux de l’ONU le Sahara occidental est un territoire non autonome dont le peuple n’a pu encore exercer son droit à l’autodétermination, un territoire sur lequel le Maroc n’a aucune autorité légitime. Selon l’avis consultatif de la Cour internationale de justice de 1975 et l’avis juridique donné en 2002 par le Sous-secrétaire général aux Affaires juridiques de l’ONU, le Maroc n’exerce ni souveraineté ni administration légale au Sahara occidental. Il s’agit d’une puissance occupante qui a envahi le Sahara occidental militairement il y a 38 ans.
L’UE vient de franchir une ligne qui va la discréditer auprès de la communauté internationale et dans son aveuglement à continuer dans la complaisance avec le Maroc, elle subit de plein fouet les conséquences de ces actes de violation du droit international.
Mr Mohamed Sidati a tenu à souligner que «Un tel accord est contraire aux droits et intérêts du peuple sahraoui et aux principes pertinents du droit international applicables au Sahara occidental en tant que Territoire non autonome. S’il est mis en œuvre, il déstabilisera une situation déjà passablement explosive dans la région, sapant les efforts des Nations Unies pour trouver une solution pacifique et durable au conflit. Il donnera également une forme de légitimation à l’occupation marocaine du territoire, contribuant ainsi à prolonger les souffrances du peuple sahraoui».

http://diasporasaharaui.blogspot.com.es/2013/12/lue-scandalise-la-communaute.html

----------------------------------------------------------------------- 
 L'accord de pêche Maroc-UE incluant le Sahara Occidental contesté par les ONG internationales
  • Par  Boualem Alami, 11/12/2013


L'adoption mardi à Strasbourg, d'un nouvel accord de pêche entre Rabat et Bruxelles, ouvrant la voie à la flotille européenne pour pêcher dans les eaux du Sahara Occidental, a été vivement contestée par des ONG des droits de l'homme. Elles estiment que cet accord ouvre de nouveau la voie à la spoliation des richesses halieutiques du Sahara Occidental, et que le Maroc n'a pas le droit d'intégrer les eaux de ce territoire non autonome dans ses négociations avec l'UE.

L'ONG Western Sahara Resource Watch (WSRW), qui a dénoncé l'adoption par le Parlement européen de cet accord, estime que l'UE bafoue les droits de l'Homme le jour même de la célébration du 65e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme. ''C'est une triste journée internationale'' pour la paix et les droits de l'Homme, ajoute cette ONG, qui souligne que cet accord a été signé non seulement le jour de célébration de la Journée internationale des droits de l'Homme mais aussi à la date du premier anniversaire du prix Nobel de la paix de l'UE. ''La décision prise mardi par le Parlement européen est contre le peuple du Sahara occidental'', déplore Erik Hagen, président du WSRW. Dés lors, il estime que ''toute la rhétorique de l'UE sur la Journée des droits de l'Homme se révèle aujourd'hui superficielle''. Pis, Western Sahara Resource Watch affirme que cet accord est également ''une mauvaise affaire'' pour les stocks de poissons de la région : un rapport de Greenpeace a exhorté l'UE à ne pas l'approuver pour des préoccupations environnementales.
Triste journée pour les droits de l'Homme
"Il a fallu que ce soit le 10 décembre, journée internationale des droits de l'homme, que le Parlement européen approuve (...) l'accord de pêche entre l'Union européenne et le Maroc'', qui inclue les eaux territoriales du Sahara occidental, estime de son côté à Paris ''La Plateforme de solidarité avec le peuple du Sahara occidental''. Ce nouvel accord, adopté lundi par 310 voix pour, 204 contre et 49 abstentions, devra cependant être approuvé par le Parlement marocain, une simple formalité d'ailleurs, pour que quelque 126 navires battant pavillon de 11 pays européens, contre 137 navires en 2007, puisent aller pêcher dans les eaux du Maroc et du Sahara Occidental pour les quatre prochaines années. Avec une durée de quatre ans, le nouveau protocole, sur le plan technique, prévoit six catégories de pêche avec une réduction des possibilités de pêche par rapport au précédent. L'accord prévoit une contrepartie financière totale annuelle estimée à 40 millions d'euros, soit un peu plus que les 36,1 millions d'euros que Bruxelles versait au Maroc en vertu de l'ancien protocole 2007-2011. Près de 14 millions d’euros de cette enveloppe iront au renforcement du secteur marocain de la pêche. L'ancien accord de pêche de 2007 n'avait pas été renouvelé fin décembre 2011 par les députés européens, qui l'avaient rejeté en recommandant que les intérêts du peuple du Sahara occidental soient "mieux pris en compte". Cet accord accordait 119 licences de pêche à la flotte européenne, dont une centaine de bateaux espagnols.
 http://www.maghrebemergent.com/actualite/maghrebine/item/32675-l-accord-de-peche-maroc-ue-incluant-le-sahara-occidental-conteste-par-les-ong-internationales.html

URGENT! Lettre ouverte au Parlement Européen d'Aminatou Haidar, activiste des DH


haidar_610.jpg
"Je souhaite voir une société libre au Sahara Occidental – une société où nous pourrions décider par nous-mêmes comment partager nos ressources naturelles avec le reste du monde, et où les bénéfices économiques reviendraient à mon peuple, et non aux colons qui sont venus avec le soutien du roi et de l’armée marocaine s’emparer de notre territoire et de nos biens." a écrit l'éminente activiste sahraouie des droits de Homme Aminatou Haidar dans une lettre adressée aujourd'hui aux parlementaires européens.
WSRW, 9/12/ 2013
La lettre ci-dessous a été envoyée aujourd'hui par Aminatou Haidar aux membres du Parlement Européen. Haidar est présidente de l'organisation sahraouie des droits humains le CODESA.

Haidar a elle-même été nominée pour le prix Sakharov pour la liberté de penser du Parlement en 2010. 

Elle a remporté plusieurs prix pour son travail, dont le prix Robert F. Kennedy des droits de l'Homme (2008),
le prix Solidar Silver Rose (2007), le Prix Solidaritet Bremen (2013), le prix Civil Courage (2009).

Des dizaines de Sahraouis qui protestaient contre l'accord de pêche UE-Maroc - pour les eaux du Sahara Occidental - ont été blessées ce week-end par les violences policières.

Un message de Aminatou Haidar

Cher Membre du Parlement européen,

La situation des droits de l’homme au Sahara Occidental est bien décrite dans le récent rapport de Charles Tannock relatif à la région du Sahel et au Sahara Occidental, approuvé par le Parlement européen le 22 octobre 2013. Son rapport reconnaît que « les autorités marocaines ont arrêté des personnes sur des bases politiques, qu’elles ont soumis des prisonniers sahraouis à la torture et au viol, qu’elles ont kidnappé des manifestants puis les ont abandonnés dans le désert pour les intimider, qu’elles ont délibérément et fréquemment ciblé des militants pro-indépendance, les poursuivant jusque dans leur maison. »

Votre Parlement a également décrit des disparitions forcées et des procès inéquitables, et appelé à la libération immédiate de tous les prisonniers politiques sahraouis. Pour les défenseurs des droits humains de la partie occupée du Sahara Occidental, ce fut un signal formidablement positif, venant des représentants de la démocratie européenne.

Je suis moi-même une ex-prisonnière politique, et j’ai souffert la torture entre les mains des forces marocaines. Dans beaucoup d’endroits, l’approbation du nouveau Protocole d’accord de partenariat de pêche entre l’Union européenne et le Maroc serait regardée comme un cadeau fait au Maroc, non seulement sur le plan financier, mais aussi pour ce qui concerne ses revendications sur le territoire sahraoui. Une approbation du protocole d’accord, sans une clause excluant les eaux territoriales du Sahara Occidental, enverrait le signal que l’UE place ses intérêts commerciaux au-dessus de son souci des droits de l’homme.

Mais maintenant, vous avez un autre choix à faire. Le nouveau protocole d’accord de pêche avec le Maroc, qui sera soumis au vote le 10 décembre, présente les plus faibles dispositions de défense des droits de l’homme de tous les accords de pêche approuvés par l’UE dans la période récente.

Je souhaite voir une société libre au Sahara Occidental – une société où nous pourrions décider par nous-mêmes comment partager nos ressources naturelles avec le reste du monde, et où les bénéfices économiques reviendraient à mon peuple, et non aux colons qui sont venus avec le soutien du roi et de l’armée marocaine s’emparer de notre territoire et de nos biens.

Vous avez maintenant l’opportunité de soutenir la démocratie, les droits de l’homme et la liberté. J’espère donc que vous voudrez voter contre ce protocole d’accord lorsqu’il sera soumis au Parlement.

Aminatou Haidar

samedi 26 octobre 2013

Sahara et droits de l'homme :La gifle du Parlement européen


Par Aufait  



Le Parlement européen a adopté mardi en séance plénière, le rapport d'initiative sur la situation des droits de l'homme au Sahel rédigé par le député conservateur anglais Charles Tannock. Un rapport dans lequel le Maroc est, encore une fois, pointé négativement du doigt par le PE et qui puise dans la terminologie des séparatistes. Concernant les camps de Tindouf, le rapport qui souligne la pauvreté et le manque de services, fait état de l'“absence de violences”.



Le Parlement européen a adopté mardi en séance plénière le rapport d'initiative sur la situation des droits de l'homme au Sahel rédigé par le député conservateur anglais Charles Tannock. Un rapport dans lequel le Maroc est encore une fois pointé négativement du doigt par le PE. /DR Le Parlement européen a adopté mardi en séance plénière le rapport d'initiative sur la situation des droits de l'homme au Sahel rédigé par le député conservateur anglais Charles Tannock. Un rapport dans lequel le Maroc est encore une fois pointé négativement du doigt par le PE. /DR Agrandir

    Au sein du Parlement européen, certains donnent le sentiment de s’acharner à la moindre occasion sur le Maroc car de nouveau, le respect des droits de l'Homme continue d'être une tâche noire dans le dossier marocain.
    Après le rapport accablant de l'administration américaine, le Parlement européen a en effet voté mardi en plénière, un nouveau document sur les droits de l'Homme. Rapport dans lequel le Maroc est encore pointé négativement du doigt, suite à plusieurs faits montés, et largement médiatisés par les séparatistes du Polisario.
    En effet, le PE s'est dit “gravement” préoccupé par le récent rapport du rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, qui a “trouvé des preuves établissant que des fonctionnaires marocains ont détenu des citoyens pour des motifs politiques, ont fait subir des tortures et des viols à des détenus sahraouis, ont enlevé puis abandonné dans le désert, des protestataires afin de les intimider, et ont ciblé délibérément et régulièrement des défenseurs de l'indépendance, y compris dans leur propre maison”.
    Le rapport revient également sur le démantèlement du camp de protestation Gdaim Izik en novembre 2010, et rappelle l'inquiétude manifestée par le rapporteur spécial des Nations unies, concernant la convocation d'un tribunal militaire, les allégations de torture et l'absence d'enquête à ce sujet par les autorités marocaines.

    Quant le Polisario et le PE parlent la même langue
    Il est important de constater l'usage dans ce dernier rapport de plusieurs termes qui ne peuvent que provoquer les Marocains. Des termes que l'on a l'habitude de repérer dans les discours des séparatistes et même ceux de nos voisins algériens.
    Le rapport de Charles Tannock évoque pour la première fois un nouveau dossier qui risque encore de fâcher: les violations à l'égard des “femmes sahraouies”. Des violences qui se manifestent, selon le document, par “du harcèlement et des violences sexuelles”. Des pratiques auxquelles ont recours les forces de l'ordre, qualifiées de “forces occupantes marocaines”. Le but étant d'“intimider le peuple sahraoui dans sa lutte pour son droit légitime à l'autodétermination”.
    Restrictions de la liberté d'expression, d'association et de réunion, “apparente obstruction institutionnelle” à l'encontre des ONG, ou encore “sanctions souvent sévères infligées en cas d'“atteinte à l'intégrité territoriale du Maroc”, les accusations ne manquent pas.
    Cependant, le rapport salue tout de même les efforts, “reconnus par les Nations unies”, déployés pour “améliorer la documentation des allégations de violations des droits de l'homme au Sahara, en particulier par l'intermédiaire du Conseil national marocain des droits de l'homme (CNDH)”.

    Tindouf : pauvreté, manque de services, mais “absence de violences” !
    Par contre, de l'autre côté de la frontière, le rapport caresse dans le sens du poil. Il souligne une préoccupation due à la pauvreté et le manque de services de base dans les camps de réfugiés administrés par le Front Polisario.
    Il se félicite de l'“assistance humanitaire apportée par l'Union européenne, par l'intermédiaire de la DG ECHO, aux réfugiés concernés et appelle les acteurs internationaux à acheminer, coordonner et consolider plus efficacement l'aide et, le cas échéant, à accroître le niveau d'aide apporté, afin de garantir la stabilité de la situation humanitaire”.
    Le document attire certes l'attention sur la perméabilité des frontières, qui risque de faciliter l'infiltration des camps par les groupes djihadistes du nord du Mali et d'ailleurs, mais il avance que les observateurs internationaux, le HCDH, la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples et d'autres instances, n'ont trouvé que peu de preuves attestant de violations systémiques et institutionnelles des droits de l'homme dans les camps.
    Le rapport cite également que “toutefois, un grand nombre d'acteurs, dont le gouvernement marocain, des ONG marocaines, et certains anciens habitants des camps de Tindouf, ont affirmé que les autorités du Front Polisario limitaient la liberté d'expression et la liberté de circulation des habitants”, mais dit prendre note des démentis “vigoureux” apportés par le Front Polisario face à “ces accusations”.
    En réaction au vote de ce rapport, le président du groupe d'amitié Union européenne-Maroc, Gilles Pargneaux a estimé que “le Parlement européen ne doit pas voir ses partenaires avec des yeux d'idéologues, mais au contraire, renforcer ses relations avec ceux qui font le plus d'efforts en faveur de la démocratie.”
    “N’oublions pas que le Maroc est l’un des seuls pays à avoir mené une vraie politique de développement dans sa région sahélo-saharienne, à y avoir développé un État de droit respectable, efforts qui ont permis d’endiguer la montée du terrorisme dans cette région. L’ensemble de la communauté internationale accuse la défaite de l’État de droit comme étant le vecteur du terrorisme et malgré tout, certains députés européens ferment les yeux sur ce qu’a accompli le royaume du Maroc”.
    Gilles Pargneaux, député européen socialiste et Président du groupe d’amitié Union européenne-Maroc.
    “C'est pourquoi notre relation avec le Maroc doit être équilibrée et privilégiée au moment où le monde arabe devient de plus en plus instable”, a encore estimé ce dernier
    Ainsi, le rapport sur les droits de l’homme au Sahel de Charles Tannock, malgré son intitulé, s’attarde finalement trop largement sur la question du Sahara (près d’un tiers des paragraphes lui sont dédiés). Pourtant le Maroc est l’un des seuls pays à avoir porté son attention sur sa partie saharienne, à y avoir développé un état de droit respectable, qui a empêché le développement d’un terreau terroriste que l’ensemble de la communauté internationale condamne aujourd’hui au Sahel.

    jeudi 17 octobre 2013

    Free Ali Anouzla: un mois ! Soutien des Verts du PE

    Publié par : Malika Benarab Attou | 16/10/2013

    Ali Anouzla : soutien à un journaliste indépendant emprisonné

    Malika Benarab-Attou  et Ana Gomes
    VERTS_LOGO FR_300dpi_rgb


    COMMUNIQUE DE PRESSE - Bruxelles, le 16 octobre 2013

    Le 17 septembre dernier, Ali Anouzla, Directeur de la version arabophone du site d’information marocain Lakome, a été arrêté  pour avoir publié un lien vers le site du quotidien espagnol El País renvoyant vers une vidéo "d’Al-Qaïda au Maghreb islamique" (AQMI), intitulée "Maroc: royaume de la corruption et du despotisme". D’emblée, Lakome avait précisé qu’il s’agissait d’une vidéo de "propagande".

    Le 24 septembre, Ali Anouzla est passé devant le juge d’instruction pour "assistance matérielle", "apologie du terrorisme" et "incitation au terrorisme" et est actuellement incarcéré à la prison de Salé-Rabat, connue pour abriter de nombreux détenus impliqués dans des affaires de terrorisme islamique. Il encourt de 6 à 20 années d’emprisonnement.
    Ali Anouzla est connu pour être un journaliste indépendant qui s’attaque à des questions sensibles, taboues, ignorées par les médias traditionnels et qui touchent les plus hautes sphères du pouvoir marocain.
    La diffusion de vidéos d’AQMI est une pratique existante dans les médias internationaux, elle est destinée à informer et non pas à cautionner. 
     La Fédération internationale des 
     Journalistes considère qu’Ali Anouzla "n’a pas enfreint le code de conduite et la déontologie qui s’applique au métier de journalisme".
    Malika Benarab-Attou, eurodéputée Les Verts/ALE, déclare :
    "Tout comme une soixantaine d’organisation dont Reporters sans frontières, Human Rights Watch, Amnesty international, Mediapart qui se mobilisent pour la libération de M. Anouzla, je m’inquiète du risque grave de violation de la liberté de presse. Dans ce contexte, le 30 septembre, j’ai envoyé un courrier à l’Ambassadeur du Maroc auprès de l’UE. J’ai aussi pris contact avec Driss El Yazami, Président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) au Maroc. 
     Ces deux tentatives n’ont pas permis de débloquer la situation de M. Anouzla qui reste incarcéré depuis 1 mois dans l’incompréhension totale."

    L’eurodéputée ajoute :
    "J’ai été interpellée par Aboubakr Jamai, Directeur de la version francophone de Lakome, que j’ai invité au Parlement européen. Comme il l’explique, M Anouzla est le journaliste qui dénoncé l’affaire du "Daniel Gate", créant une vive polémique. Son arrestation n’est-elle pas une attaque contre l’expression d’un nouveau modèle de journalisme; un journalisme émergent qui dénonce la répression des libertés en règle générale ? 
    Le pouvoir marocain se cache-t-il derrière l’argument de la lutte contre le terrorisme pour justifier toutes atteintes aux libertés de la presse et d’expression ? Au PE ce lundi 14 octobre, M. Jamai a pu être entendu, à ma demande, par les participants de la Délégation Maghreb. Le Président de cette Délégation, M. Panzeri s’est engagé à interpeller les autorités marocaines par l’intermédiaire de son ambassadeur. Avec d’autres eurodéputés (Ana Gomes, Marie-Christine Vergiat, Marisa Matias, Sonia Alfano, Veronique De Keyser) nous avons affirmé notre soutien à M. Anouzla."
    Malika Benarab-Attou conclut :
    trio bis"La libération de M. Anouzla est une nécessité car sont en jeu les libertés d’expression au Maroc et la crédibilité du processus de réforme qui se veut démocratique.
     Enfin, le cas d’Ali Anouzla rappelle aussi que des jeunes du Mouvement du 20 février sont arrêtés et emprisonnés dans le silence."

    Contact presse :
    Bureau de Malika Benarab-Attou
    Parlement européen – Bruxelles
    Tel : 0032 (2) 283 00 32

    http://malikabenarabattou.wordpress.com/2013/10/16/maroc-ali-anouzla-soutien-a-un-journaliste-independant-emprisonne/http://malikabenarabattou.wordpress.com/2013/10/16/maroc-ali-anouzla-soutien-a-un-journaliste-independant-emprisonne/