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mardi 24 mars 2015

Sahara occidental : Les manifestations politiques réprimées dans la violence par le Maroc (réseau)

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REMDH, 21/3/2015(extraits rapport)

Les manifestations politiques au Sahara occidental occupé sont "systématiquement" interdites ou réprimées dans "la violence" par les forces de police marocaine qui "agissent en toute impunité", selon un rapport du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH).
Le REMDH a rendu son rapport au terme d'une mission effectué au Maroc et aux territoires occupés du Sahara occidental du 14 au 21 septembre 2014, afin d’y évaluer la situation en matière de respect des droits de l’Homme.
"Au Sahara occidental (occupé), des restrictions à la liberté de réunion et de manifestation continuent d’être imposées plus qu’ailleurs. Les manifestations politiques et de solidarité sont systématiquement interdites ou réprimées dans la violence par les forces de police qui agissent en toute impunité", a relevé le REMDH, ajoutant que la torture "demeure également une pratique courante".
Dans ses conclusions, le REMDH a indiqué que l’Union européenne (UE) devrait intégrer la composante des droits de l'Homme pour le Sahara occidental dans son accord de politique européenne de voisinage (PEV) avec le Maroc et soutenir la mise en place de mécanismes internationaux permanents pour contrôler et garantir le respect des droits de l’Homme dans le Sahara occidental.
Le REMDH fait également état du harcèlement de plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme, en particulier de l’AMDH qui constitue "une violation de l’article 29 de la nouvelle constitution".
"Les autorités marocaines tentent ainsi d’entraver le travail des défenseurs des droits de l’Homme, d’autant plus depuis les déclarations du ministre de l’intérieur, Mohamed Hassad, devant le parlement marocain le 15 juillet de l’année dernière. M. Hassad a en effet accusé les organisations non gouvernementales de subir des influences étrangères et de compromettre la réputation et la sécurité du pays", a indiqué le REMDH.
Le REMDH a ajouté que les poursuites engagées contre ceux et celles qui dénoncent la torture relevaient "d’une volonté d’intimidation de même nature".

samedi 29 mars 2014

Colloque au Parlement européen de Bruxelles sur la disparition forcée et l'impunité au Maroc


Bonjour,

En partenariat avec la députée européenne Marie-Christine Vergiat, du groupe GUE, le collectif Al-Haqiqa (Vérité) organise au Parlement européen de Bruxelles un colloque sur la disparition forcée et l’impunité au Maroc. 
Le nombre de places étant limité, celles et ceux qui souhaitent assister à ce colloque doivent impérativement s’inscrire en nous fournissant les éléments suivants nécessaires pour l’établissement du badge d’entrée au Parlement européen : Nom, prénom, date de naissance, N° de passeport et nationalité.
Cette demande d’inscription est à envoyer en même temps aux deux contacts donnés plus bas à partir du mardi 25 mars et ce, jusqu’à mercredi 2 avril. Une confirmation d’inscription sous réserve de places disponibles sera ensuite envoyée aux intéressé(e)s qui doivent prendre leurs dispositions pour se présenter à l’heure au colloque. Aucune prise en charge financière n’est prévue à cet effet.
Toutes les données recueillies seront détruites une fois le colloque est terminé.

Contacts
Abderrahman Cherradi : ambdh.2@skynet.be
Ayad Ahram : ayadahram@orange.fr

 

samedi 7 décembre 2013

La police marocaine apprend à « voler » aux clandestins africains

Par Simo Sbaï, 5/12/2013

Le cadavre de Cédric transporté par ses camarades de désespoir (Photo Tanja24)Le cadavre de Cédric transporté par ses camarades de désespoir (Photo Tanja24)


Et de trois. Certains diront de cinq, six ou même plus. Hier soir, un clandestin subsaharien est mort pendant une rafle durant laquelle la police marocaine, qui respecte, comme tout le monde sait, les droits d’autrui, a utilisé la violence gratuite pour se faire quelques pauvres hères qui attendaient le moment propice pour passer en Espagne.

Comme au bon vieux temps des années de plomb, nos forces de l’ordre ont fait le nécessaire. Les coups et les injures racistes ont fusé, raconte un témoin. Et tout le monde en a pris pour sa couleur de la peau.
Cette violence naturelle, dans un pays dont le chef de l’Etat a déclaré il y a peu qu’il allait régulariser la situation des migrants africains bloqués chez nous, est déclenchée à intervalles réguliers ces derniers temps pour plaire aux « nouveaux amis » espagnols du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy.
L’Espagnol, englué dans une crise économique sans précédents, a demandé aux Marocains de faire le sale boulot chez eux afin de préserver sa police, qui ne peut contenir les assauts massifs des barrières de Sebta et Melilla à partir du territoire marocain, mais ne peut non plus utiliser la force brute comme le font si bien les « merdas » de chez nous. L’Espagne est un Etat régi par des règles de droit. Ce qui n’est pas le cas du Maroc

Le jeune Camerounais est mort dans un quartier périphérique de l’ex-cité internationale, Boukhalef. Et le pauvre « frère » immigré africain est tombé sur la tête depuis le quatrième étage d’un immeuble. On ne sait pas s’il est tombé en voulant s’enfuir devant la horde des forces de l’ordre qui agressent et pillent leurs victimes (voir à cet effet les nombreuses vidéos qui circulent sur internet et qui montrent les forces de l’ordre attisant le désordre) ou parce que quelqu’un a voulu lui apprendre à voler et par la même terroriser le reste de ses camarades d’infortune.
C’est une vieille méthode de la terreur, et la réputation de la police marocaine n’est plus à faire dans ce domaine. En plus, le Maroc fait partie de ces pays où l’impunité policière est totale et où la justice n’enquête jamais quand il y a des allégations de torture ou d’assassinat visant des membres des forces de l’ordre.
Le mort s’appelait Cédric, il était jeune et camerounais, et surtout il bénéficiait du statut de réfugié puisqu’il était reconnu comme tel par la délégation du Haut Commissariat aux réfugiés.
C’est pour cela qu’on se demande honnêtement pourquoi quelqu’un qui possède des papiers en règle aurait-il eu la tentation de s’enfuir ?
En attendant une énième enquête qui n’aboutira pas, même si au Maroc on a un ministère dit, sans rire, « de la justice et des libertés », on se demande ce que font les ambassades africaines de Rabat pour protester contre un accroissement substantiel des violences policières et une montée en flèche du racisme dont sont victimes leurs compatriotes.
Quoi ? On attend les instructions de Messier le Présida, Bwana !
Hier, contrairement aux autres fois, les mauvais « nègres » pourchassés par les bons blancs se sont rebellés, appuyés par quelques citoyens marocains, pas nombreux mais suffisamment pour sauver l’honneur d’une nation qui a vite oublié ce qu’est le racisme quand on le souffre dans sa propre chair.

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