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vendredi 11 mars 2016

Un film de Kusturica sur Mujica pour montrer une autre forme de politique bien loin de celle du roi du Maroc !





Avec son documentaire actuellement en tournage Le dernier héros, sur l'ancien président uruguayen José Mujica, le cinéaste serbe Emir Kusturica a confié vendredi devant la presse à Montevideo qu'il voulait montrer une autre façon de faire de la politique.
«Il n'y a pas un pays au monde, ni même dans les démocraties les plus développées, dans lequel le président quitte son poste et où le peuple est si heureux de lui témoigner combien il l'aime», a ajouté le réalisateur, après que M. Mujica a remis dimanche le pouvoir à son successeur Tabaré Vazquez.
L'avant-veille de son départ, «Pépé» Mujica, 79 ans, avait été salué par des milliers d'Uruguayens dans les rues de Montevideo.

jeudi 15 janvier 2015

2014: le droit à l'auto-détermination du peuple sahraoui fortement consolidé (2/3)

Par Chahid El Hafedh (camps de réfugiés), 13/1/ 2015 (SPS)

 Le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui a été fortement consolidé en 2014, à travers la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies en avril, appelant à une "solution juste " au conflit qui assure le droit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique.
À cet égard, SPS met en ligne la secondes partie des importants évènements de la question du Sahara occidental durant l’année 2014:

Sur la scène africaine, le président kenyan Uhuru Kenyatta a exprimé en mai dernier son soutien à la juste cause du peuple sahraoui, ajoutant que la position du Kenya sur le Sahara occidental est conforme à la légitimité internationale et aux résolutions de l'UA.

Au niveau européen, le Parti de gauche en Espagne a appelé les formations politiques dans le pays à soutenir le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, exhortant le gouvernement à agir en faveur d'une solution juste, durable et mutuellement acceptable, qui garantit le libre choix du peuple du Sahara occidental, conformément aux doctrines de l'ONU.

En juin dernier, le président de la République, SG du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, a salué la nomination par l'Union africaine de Joaquim Chissano, ancien président mozambicain, comme envoyé spécial pour la question du Sahara occidental.

A cet égard, Il a appelé les chefs d'Etats et de gouvernements de l'UA, durant le sommet de l’UA en Guinée équatoriale, de faire plus d'efforts pour mettre un terme à la situation  d'impasse, soulignant la nécessité d'assurer  une  "constante et indépendante" observation des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

D’autre part, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay, a demandé aux autorités marocaines à ouvrir une enquête sur les pratiques dégradantes menées contre sahraouie et détenus marocains.

Pour sa part, le président du Parti mexicain de la révolution démocratique (PRD), Jesús Zambrano, a souligné la nécessité de soutenir la question sahraouie et permettre au peuple sahraoui de jouir de son droit à l'autodétermination et à l'indépendance,  durant une réunion avec la secrétaire général de l'Union des femmes sahraouies, Mme Fatma Mehdi.

Le Parlement européen a approuvé un rapport sur le conflit du Sahara occidental, dans lequel les députés ont affirmé  le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et demandé au Maroc de respecter les droits des Sahraouis.

En ce qui concerne le front diplomatique, le ministre tanzanien des Affaires étrangères a déclaré, lors de la 25ème session du Conseil exécutif de l'UA, que l'Afrique ne peut pas accepter l’occupation du Sahara Occidental, appelant au parachèvement  de la décolonisation de la dernière colonie en Afrique.

En Juillet 2014, Mme Laura Boldrini, Président de la Chambre des députés italienne, a exprimé son soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance.

Dans son 3ème congrès, le Parti socialiste uni du Venezuela a approuvé une motion de solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l'indépendance nationale, déplorant les violations continues des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

L’ Ancien président de l'Uruguay, José Mujica, a exprimé le soutien de son pays au droit du peuple sahraoui à décider de son destin, à une réunion avec une délégation sahraouie sur une visite en Uruguay pour participer à une réunion de l'Alliance progressiste uruguayenne.

Dans le même mois, M. Moses Masango, Président du Comité du portefeuille sur les relations internationales et de la coopération de l'Assemblée nationale sud-africaine, a souligné la nécessité de permettre au peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination.

Dans le dernier mois du deuxième trimestre de 2014, M. Pierre Galand, président du Comité de coordination européenne de solidarité avec le peuple sahraoui, a souligné la nécessité d'élargir  l’élan des réseaux de solidarité pour inclure les pays et les gouvernements dans le but de s’opposer à l'oppression et de l'occupation du Sahara occidental par le Maroc.

En ce qui concerne l'action diplomatique, des affaires étrangères du Venezuela a réitéré la position de soutien de son pays à la juste lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l'indépendance.

La conférence des parlements de l'UA a renouvelé l'appel à la coopération avec l'ONU pour parvenir à un règlement au conflit du Sahara Occidental, exprimant son soutien à l'envoyé d'Afrique pour le Sahara occidental, Joaquim Chissano. (SPS)

vendredi 15 août 2014

José Mujica, président exemplaire

José Mujica, le président d'Uruguay accueille 100 enfants de Gaza et attend son tour dans un hôpital public. C'est loin d'être du marketing people. 

Respect Monsieur le Président.

jeudi 27 mars 2014

Un modèle pour les chefs d'Etat : Pepe Mujica, président uruguayen, n'est pas qu'un original

24/3/2014
On a beaucoup glosé sur le président uruguayen, sa simplicité, ses discours qui semblent exotiques, son atypisme. Mais l'ancien guérillero devenu président est un véritable homme d'Etat, dont devraient s'inspirer les dirigeants latino-américains.
Le président de l'Uruguay, Pepe Mujica, photographié dans sa ferme aux alentours de Montevideo, le 27 novembre 2009, pendant la campagne présidentielle - AFP/Pable Bielli 
  Le président de l'Uruguay, Pepe Mujica, photographié dans sa ferme aux alentours de Montevideo, le 27 novembre 2009, pendant la campagne présidentielle - AFP/Pable Bielli
 
José "Pepe" Mujica, 78 ans, est le 40e président de l'Uruguay. Ancien membre de la guérilla tupamaro, il a lutté contre la dictature qui régna sur son pays de 1973 à 1985. Il a participé à des offensives, à des enlèvements et à la prise de Pando, en 1969, lors de laquelle les Tupamaros s'étaient emparé du poste de police, de la caserne de pompiers, du central téléphonique et de plusieurs banques de cette ville à 30 km de Montevideo. Il a purgé 14 années de prison, dont il est sorti en 1985.
Au départ, son extrême simplicité avait quelque chose de pittoresque : sa modeste maisonnette sur une petite propriété rurale non loin de la capitale ; sa voiture, une vieille Coccinelle ; sa façon simplissime de s'habiller, y compris lors des manifestations officielles ; les 90 % de son salaire reversés à des organisations caritatives ; un seul véhicule de police pour assurer la sécurité de son domicile. C'était un acte de contestation, révèle-t-il dans un entretien qu'il nous a donné : "Les républiques n'ont pas été inventées pour qu'on y recrée une petite cour : elles sont nées pour affirmer que nous sommes tous égaux."

Un homme qui ignore tout du revanchisme
En 2013, il a fait du petit Uruguay un pionnier en légalisant l'avortement, le mariage gay et le cannabis. "Nous ne faisons qu'appliquer un principe simple : prendre acte de la réalité", a expliqué le président.
Une phrase qui illustre aussi bien ces trois initiatives audacieuses que l'attitude même de José Mujica : l'homme ignore tout du revanchisme qui trouble la vision politique de tant d'autres dirigeants actuels venus de la gauche radicale, et qui fait obstacle au consensus et à la gouvernabilité. Le président uruguayen manifeste un sens des réalités qui fait défaut, notamment, de l'autre côté du Río de la Plata, dans la Casa Rosada de la présidence argentine.
"Il y a 40 ou 50 ans, nous pensions qu'en arrivant au gouvernement nous pourrions inventer une nouvelle société, dit-il de son passé de guérillero d'extrême gauche. Nous étions candides : une société, c'est complexe, et le pouvoir, plus encore." S'il porte un regard bienveillant sur les mouvements d'opposition, comme ceux du printemps arabe ou même les manifestations au Brésil, c'est pour s'empresser de souligner ensuite qu'"ils ne mènent nulle part".

Un des rares hommes d'Etat
Selon lui, "ils n'ont rien construit. Pour construire, il faut inventer une nouvelle mentalité politique, collective, voir à long terme, avec des idées, de la discipline, de la méthode. Ce n'est pas nouveau, ça a l'air vieux même. Mais sans intérêt collectif, il est difficile de changer." Le président uruguayen n'a pas l'arrogance qu'affichent certains transfuges de la gauche latino-américaine des années 1970 parvenus aujourd'hui au pouvoir.
Et force est de reconnaître que sous des gouvernements d'une gauche qui se révèle moderne et forme une coalition (Mujica a succédé à Tabaré Vázquez [au pouvoir de 2005 à 2009], qui devrait revenir à la présidence [l'élection présidentielle aura lieu en octobre 2014]), l'Uruguay, sans exaltation, ni mythe du salut, ni esprit vengeur, est un pays qui sort du lot sur notre continent.
Des faubourg de Montevideo, "Pepe" Mujica envoie un message : "Nous, Latino-Américains, devons avoir la sagesse de chercher à nous accorder pour peser, ensemble, dans le monde. Nous avons besoin du Brésil, mais le Brésil lui aussi a besoin de nous tous, car les défis se posent à l'échelle continentale." Si Mujica était davantage entendu au sein du Mercosur, peut-être le Brésil ne serait-il pas acculé dans une véritable impasse idéologique, coincé entre l'Argentine et le Venezuela. José Mujica est peut-être l'un des rares hommes d'Etat du paysage politique latino-américain.

dimanche 13 octobre 2013

Le président de l’Uruguay, José Mujica, parle d’amour et d’aventure à l’assemblée générale de l’ONU

Le Monde, 22/10/2013

Il y a ceux dont la prestation était attendue et puis il y a celui que personne n’a vu venir : le Latino-américain qui a créé la surprise à New York a été José Mujica, le président de l’Uruguay, avec un discours au souffle poétique et prophétique. Le Brésil a ouvert le bal, comme d’habitude, à l’assemblée générale des Nations unies, mardi 24 septembre. La présidente Dilma Rousseff avait annoncé la couleur : Brasilia ne digère pas l’espionnage de l’agence américaine de sécurité nationale (NSA).
Le président colombien, Juan Manuel Santos, a défendu les négociations en cours avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Bogota demande que les conventions internationales et la Cour pénale internationale ne soient pas des obstacles à la paix. Les Colombiens peuvent-ils mettre fin au conflit armé interne, sans vérité, justice et réparation pour les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre commis par les parties belligérantes ? C’est toute la difficulté.
La présidente argentine, Cristina Kirchner, a demandé au nouveau président iranien, Hassan Rohani, de ratifier l’accord signé par les deux pays en vue d’élucider les attentats antisémites commis à Buenos Aires en 1992 et 1994, attribués à des dignitaires de Téhéran. Cet accord avait provoqué un tollé en Argentine. Or, les pronostics ne sont pas bons pour la majorité présidentielle aux élections législatives d’octobre. Et sans une majorité introuvable des deux tiers, il n’y aura pas de troisième mandat pour Cristina Kirchner.
Le discours de Pepe Mujica évite la langue de bois onusienne
Tous ces propos étaient prévisibles.
Sans prétendre ravir la vedette à ses grands voisins, c’est le président uruguayen José Mujica qui a vraiment surpris à la tribune de l’ONU.
« Je viens du Sud, du carrefour de l’Atlantique et du Rio de la Plata ».
Avec ces mots, il a entamé une évocation lyrique et ironique du petit Uruguay, jadis considéré la Suisse de l’Amérique latine : « La social-démocratie a été inventée en Uruguay, pourrions-nous dire ». Ensuite, « les Uruguayens ont passé cinquante ans sans croissance, à remémorer leur victoire au stade du Maracanã, lors de la Coupe du monde de football de 1950 ». Du haut de ses 78 ans, l’ancien guérillero Tupamaro mêle histoire personnelle et histoire nationale : « Mes erreurs étaient le produit de mon temps, je les assume. Mais il y a des fois où j’ai envie de crier : si seulement nous avions la force de l’époque où nous cultivions autant l’Utopie ! »
Les mots de « Pepe » Mujica, plus débonnaire que jamais, ont sans doute réveillé l’assemblée générale. Dans un même élan, le président uruguayen a lié la dette sociale et la survie de la planète : « Au lieu de faire la guerre, il faudrait mettre en œuvre une politique néo-keynésienne à l’échelle planétaire, pour abolir les problèmes les plus honteux. » Comment ? « Le monde requiert des règles globales qui respectent les avancées des sciences », ajoute Mujica. Hélas, « l’ONU languit et se bureaucratise faute de pouvoir et d’autonomie, et de reconnaissance démocratique du monde fragile qui constitue la majorité ».
Reprenant à son compte l’inquiétude des écologistes les plus visionnaires, si ce n’est apocalyptiques, Pepe Mujica dresse un réquisitoire contre une civilisation mensongère, qui a érigé un idéal illusoire, insupportable pour les ressources de la Terre : « Civilisation contre la simplicité, contre la sobriété, contre tous les cycles naturels, et ce qui est pire, civilisation contre la liberté que suppose d’avoir le temps pour vivre les relations humaines, l’amour, l’amitié, l’aventure, la solidarité, la famille… » Les murs du siège de l’ONU résonnent encore des paroles prophétiques du président uruguayen.

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jeudi 28 mars 2013

Le président uruguayen José Mujica, qui reverse presque 90% de son salaire

Pour tous ceux qui souhaitent être inspirés par des personnes inspirantes.
Pour tous ceux et celles qui ont envie de faire bouger les choses.
Vous avez entendu parler de l'Islande, qui a refusé de s'agenouiller devant  la finance, qui refuse également d'adopter une politique d'austérité comme dans les autres pays d'Europe  et qui va jusqu'à réécrire sa constitution, travail confié à une commission citoyenne tirée au sort...
 Eh bien, il y a un autre petit pays qui pourrait inspirer les grands.. Il s'agit de l'Uruguay.

 Comme notre travail pour les droits humains peut des fois nous amener à croire qu'il n'y a que des "pourris" dans la politique, je vous envoie une contre vérité dont on n'entend jamais parler dans les médias. J.C.
 
 

José Mujica vit avec 680 € par mois, le salaire moyen de son pays
     
« On m’appelle « le président le plus pauvre », mais je ne me sens pas pauvre. Les pauvres sont ceux qui ne travaillent que pour essayer de garder un train de vie dispendieux, et en veulent toujours plus », dit-il. « C’est une question de liberté. Si vous n’avez pas beaucoup de biens, alors vous n’avez pas besoin de travailler toute votre vie comme un esclave pour les garder, et donc vous avez plus de temps pour vous-même », conclut-il. 
 Le seul "luxe" du président est une Coccinelle bleue, achetée en 1987. Il continue de vivre sur sa ferme et refuse d'aménager au Palais Présidentiel.     Agriculteur de métier et membre de la guérilla pendant les années de la dictature militaire, il a reçu six balles dans le corps et passé 14 années en prison dans des conditions difficiles (isolement et torture) avant d’être libéré en 1985, quand l’Uruguay est devenue une démocratie. Il est devenu député en 1995, puis sénateur, Ministre de l'agriculture et Président en 2010
 L’Uruguay fut l’un des premiers pays du monde à abolir la peine de mort, en 1907. Six ans plus tard, il autorisait les femmes à réclamer le divorce. Déjà en 1877 le pays avait décrété l’école publique, gratuite et quasi laïque, bien avant Jules Ferry. L'Uruguay est le pays le moins corrompu du continent sud-américain, et un des plus heureux.
Critiquant «l’hypocrisie» des sociétés modernes et des dirigeants mondiaux, José Mujica a  lancé en juin un vaste débat, qui a dépassé les frontières de ce petit pays de 3,3 millions d’habitants, sur la production et la vente de cannabis sous contrôle de l’État, afin de lutter contre le trafic et la toxicomanie. Projet très controversé même dans son pays.

 Et enfin il a dépénalisé l'avortement sous certaines conditions et depuis octobre 2012 il est légalisé, même si Mujica reconnaît des blocages «philosophiques, religieux, intimes», jusque dans les rangs de son parti. Cette question «devrait être résolue par un vote direct de toutes les femmes d’Uruguay. Et que nous, les hommes, nous nous taisions!», s’emporte-t-il.
 
On parle toujours beaucoup de tous ces présidents plus ou moins indignes du globe, alors là, rendons hommage à ce super président :"Pépé Mujica"

 http://epanews.fr/profiles/blogs/le-pr-sident-uruguayen-jos-mujica-qui-reverse-presque-90-de-son
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Le président le plus pauvre et le plus atypique au monde ! 
José Alberto Mujica, président de l’Uruguay reçoit un  salaire mensuel de 12500 Dollars.il reverse 90% aux pauvres pour ne garder que 10% (1250 Dollars), et s’estime heureux d’avoir une voiture…un ancêtre de l’histoire automobile !
Le président le plus pauvre et le plus atypique au monde !
José Alberto Mujica, président de l’Uruguay reçoit un salaire mensuel de 12500 Dollars.il reverse 90% aux pauvres pour ne garder que 10% (1250 Dollars), et s’estime heureux d’avoir une voiture…un ancêtre de l’histoire automobile !