- Gdeim Izik: heurs et malheurs d'un procès sordide
- Témoignages de Mohamed Bourial et de Brahim Ismail, prisonniers de GDEIM izik
- Extraits du témoignage d’Abdallahi Abaha
- Témoignage de torture barbare du prisonnier Houcein Zawi
- Nouvelles représailles contre Naâma Asfari et Claude Mangin
- Sahara: Offensive diplomatique du Polisario
- Ghali/Guterres : Le Polisario pose ses conditions en échange d’un retrait de Guerguerat
- Occupation du Sahara occidental : l’UA hausse le ton à l’égard du Maroc
- Maroc/UE : L’Espagne se range finalement à la décision de la CJUE
- « J’ai le cœur gros, la tristesse me l’a ravagé » récit d’une visite à Ali Aarrass à la prison de Tiflet,
- L’affaire Ali Aarrass devant la Cour de cassation le 29 mars
- [INTERVIEW] La parole aux journalistes : Hicham Mansouri
-
- Souscription pour : Gens de Gaza. Vivre dans l'enfermement
- La chronique du Tocard : Amine
- Titres sur https://solidmar.blogspot.com du 12 au 19 mars 2017
Affichage des articles dont le libellé est témoignages. Afficher tous les articles
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samedi 25 mars 2017
Titres sur https://solidmar.blogspot.com du 19 au 25 mars 2017
vendredi 29 mai 2015
Cimade : Migration, témoignages à écouter : Capsules de Rétention
Libellés :
La Cimade,
témoignages
lundi 13 avril 2015
livre à lire : Né(e) un 20 février 2011
Libellés :
Dounia Belqassem,
livre NÉ(E) UN 20 FÉVRIER,
M20F,
témoignages
mercredi 10 septembre 2014
URGENT ! Halte aux crimes racistes et aux expulsions ! Un sit-in s'est organisé le jeudi 11 septembre 2014
Halte aux crimes racistes et aux expulsions
Respect de la dignité des migrants
Sit-in le jeudi 11 septembre 2014 à 18h devant le Parlement
La ville de Tanger défraie encore la chronique avec le sauvage
assassinat dont a été victime Charles Paul Alphonse Ndour, jeune
sénégalais de 26 ans, égorgé à l’arme blanche, le 30 août 2014 dans le
quartier Boukhalef, tandis que plusieurs de ses amis et compatriotes ont
été blessés, attaqués par des dizaines de provocateurs sans que la
police n’intervienne pour protéger ces immigrés.
Pire encore,
plusieurs dizaines de migrants, partis en cortège clamer leur douleur et
leur indignation, ont été arrêtés. 26 d’entre eux ont été jugés en
urgence, en moins de 72 heures et condamnés à un mois de prison avec
sursis et 1000 dh d’amende. Mais au lieu d’être libérés, vingt d’entre
eux ont été expulsés, par l’aéroport de Casablanca, tandis que six
autres, détenus dans les sous-sols de cet aéroport,après avoir menacé de
déclencher une grève de la faim pour protester contre leur détention et
les mauvais traitements qu’ils subissent , ont finalement été libérés.
Loin des effets d’annonce de la nouvelle politique en matière de
migration, selon laquelle le gouvernement marocain s’engageait à une
approche humanitaire de la question migratoire, au respect du droit
d’asile et à la régularisation des sans-papiers, l’année qui vient de
passer s’est soldée par la mort de 6 migrants subsahariens, à la suite
d’agressions racistes ou d’interventions policières, par la
multiplication des agressions, par des déportations massives, notamment
depuis le Nord vers le centre du Maroc, par la poursuite des expulsions,
créant un climat de terreur, notamment dans le Nord du Maroc et autour
des enclaves de Ceuta et Melilla. Parallèlement l’opération de
régularisation avance à une lenteur d’escargot et n’a permis qu’à très
peu de migrants, à ce jour, d’obtenir des titres de séjour, tandis que
le HCR lui-même tirait la sonnette d’alarme sur la façon dont les
autorités marocaines géraient le dossier des demandeurs d’asile.
C’est dans ce contexte délétère que s’est déroulé ce crime odieux et
barbare, qui reflète une haine raciste dont l’Etat marocain porte la
responsabilité, par la violence qu’il exerce lui-même à l’encontre de la
communauté migrante subsaharienne, plongée dans une situation
d’indigence et de non-droit.
C’est pourquoi nous tenons ici à
présenter nos condoléances à la famille et aux amis de la victime,
Charles Ndour ainsi qu’à toute la communauté sénégalaise et
subsaharienne résidant au Maroc.
Nous condamnons ce nouveau crime
raciste et barbare et demandons l’ouverture d’une enquête sérieuse et
approfondie qui permette d’identifier les coupables et leurs
commanditaires et de les présenter à la justice.
Nous condamnons
l’attitude du gouvernement marocain et des forces de l’ordre qui loin de
protéger une communauté en butte au racisme, la maintient lui-même dans
la violence et le non-droit. Nous l’exhortons au respect de l’ensemble
des textes internationaux dont il est signataire.
Non dénonçons
toute forme de racisme, discrimination et exclusion et réaffirmons notre
attachement aux valeurs du dialogue interculturel, de la solidarité et
du respect des droits humains, de la dignité et l’intégrité de toute
personne résident sur le territoire marocain, quelles que soient sa
nationalité, sa religion ou sa couleur.
Nous appelons l’ensemble des
organisations démocratiques et des citoyens à se joindre au Sit-in qui
sera organisé le jeudi 11 septembre 2014 à 18h devant le parlement et à
la caravane de solidarité qui sera organisée postérieurement à Tanger.
ALECMA,
AMDH (Maroc),
AMDH (Mauritanie ),
A.S.M. Afrique Survie Migration,
Association des Réfugiés Sans Frontières (Cameroun),
ATTAC/CADTM Maroc,
Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc,
Conseil des migrants de France,
Joint Action for thoseForced to EMigrate (JAFEM),
Organisation de la diaspora africaine ( Pays- Bas),
Papiers pour tous,
SOS Migrants (Belgique),
Stiftung : do (Hambourg).
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👤 Par La rédaction, 12/9/2014
Raciste, la société marocaine ? La question s’est brutalement posée le 29 août suite au meurtre du Sénégalais Charles Ndour à Tanger.
Telquel.ma a posé la question aux premiers intéressés, parmi la communauté sénégalaise qui vit au Maroc.Photos et montage de Yassine Toumi
http://telquel.ma/auteur/redaction
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jeudi 3 avril 2014
35% des Français se déclarent racistes : le pire, ce n'est pas la parole, mais les actes
LE PLUS. La parole raciste s'est banalisée en 2013, surtout à l'égard des Roms et des musulmans arabes. C'est le constat que tire la Commission nationale consultative des droits de l’Homme de son dernier rapport. Mais le racisme ne s'exprime pas qu'à travers les mots. Il se traduit aussi dans des attitudes, des choix. Et c'est bien ça le plus grave, estime Louis-Georges Tin, président du Cran.
Édité par Hélène Decommer Auteur parrainé par Aude Baron
Des inscriptions racistes taguées sur les murs d'une mosquée de Saint-Étienne, le 8 février 2010 (P. FAYOLLE/SIPA).
Le rapport de la Commission nationale consultative des droits de
l’Homme apporte des données tout à fait préoccupantes sur l'état de la
société française. Parmi les personnes interrogées, 9% déclarent être "plutôt racistes" et 26% "un peu racistes". Soit 35% des Français qui reconnaissent être racistes, sans parler des autres qui le cachent peut-être mieux…
Plus inquiétant encore, 6 Français sur 10
affirment que "certains comportements peuvent parfois justifier des
réactions racistes", faisant du racisme une opinion excusable.
A relier avec la montée de l'extrême droite
Cela remet en cause les fondements démocratiques de la République
française. Le mot égalité est en effet au cœur de notre devise nationale
et figure régulièrement à l'article 1 de toutes nos constitutions
républicaines depuis la révolution.
La libération de la parole raciste est une réalité qui n'est pas sans lien avec la montée de l'extrême droite un peu partout en France, même si bien sûr, le racisme ne se limite pas à l'extrême droite et le vote FN pas seulement à la question du racisme.
Plus grave encore, les agressions et discriminations
Mais la parole raciste n'est que la partie émergée de l'iceberg. Ce
qui est beaucoup plus grave, ce sont les discriminations et agressions
racistes. Les personnes qui ne trouvent ni emploi ni logement parce
qu'elles sont noires. Celles qui sont harcelées ou agressées par la
police parce qu'elles sont arabes. Les Roms, stigmatisés et harcelés par
un ministère de l'Intérieur au point que la Commission européenne
elle-même menace la France de sanctions.
Voilà ce qui est bien plus grave encore que la simple parole. Se
focaliser sur les mots, quand bien même ils seraient plus libérés
qu'avant, revient à traiter le problème de manière superficielle.
Les actes racistes les plus graves se commettent souvent dans le
silence, sans parole raciste apparente. Et une certaine forme de
bien-pensance de gauche se révèle tout à fait compatible avec un racisme
institutionnel.
Dans ces conditions, il est à souhaiter que le nouveau Premier ministre
rompe définitivement avec l'ex-ministre de l'Intérieur. Il faut lui
rappeler qu'étant Premier ministre de la France, il n'est pas seulement
celui des "blancos".
Propos recueillis par Hélène Decommer.
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samedi 23 novembre 2013
« Briser le silence : les Marocains s’expriment », un documentaire pour dénoncer le harcèlement sexuel
- Par : Yassine Majdi, TelQuel, 20/11/2013
Alors que le récent projet de loi sur le harcèlement sexuel fait débat, un nouveau documentaire se penche sur ce fléau. Breaking The Silence : Moroccans Speak Out (Briser
le Silence : Les Marocains s’expriment), réalisé par de jeunes
journalistes marocaines, veut libérer la parole et sensibiliser les
spectateurs.
Ce film regroupe une dizaine de témoignages de filles et de
femmes issues d’environnements différents, mais toutes victimes
de harcèlement sexuel sous ses différentes formes. Des décideurs
politiques ainsi que des juristes interviennent également dans ce
documentaire et propose des solutions pour lutter contre le harcèlement.
Breaking The Silence est le fruit du travail de Global Girl Media, une association qui vise à former des jeunes femmes au journalisme citoyen, et Peace Corps une organisation gouvernementale américaine qui vient en aide aux pays en voie de développement. « L’idée
de réaliser un documentaire qui parle du harcèlement sexuel nous est
venue fin 2012 lors d’un rassemblement entre les reporters du programme » explique Rajae Hammadi, membre du programme Global Girls Media (GGM). Hammadi souhaite que ce reportage puisse permettre de « chasser quelques idées reçues et patriarcales qui culpabilisent sans cesse la femme victime d’harcèlement ». Ce documentaire sera projeté pour la première fois le 25 Novembre à Dar America à Casablanca. Apres cela, il sera diffusé aux quatre coins du royaume et pourra être visionné sur YouTube.
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dimanche 31 mars 2013
L’entêtement a conduit le Makhzen au désespoir
Le Parlement Européen, le Conseil des
Droits de l’Homme de l’ONU, Amnesty International, Human Rights Watch,
le rapporteur spécial Juan Mendez, Ban Ki-moon, tous ont dénoncé les
pratiques inhumaines du Maroc au Sahara Occidental contre une population
civile innocente qui ne fait que revendiquer le légitime droit de
manifester et de s’exprimer.
Même la présence de l’Envoyé Spécial
de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, n’a pas dissuadé
les autorités marocaines.
Au lieu de regarder la réalité en
face, le gouvernement marocain persiste et signe dans la ligne de
conduite consistant à tromper son opinion publique sur la vérité du
conflit qui oppose le Maroc et les Sahraouis.
Au lieu de faire une autocritique,
Rabat sort l’épouvantail de l’Algérie. Chaque fois que la question du
Sahara Occidental a rendez-vous avec le Conseil de Sécurité, le Maroc
donne l’ordre à ses relais médiatiques et associatifs de s’en prendre à
l’Algérie. Le premier ministre marocain, Benkirane, le ministre des
affaires étrangères et même le roi Mohamed VI participent dans la
campagne dans le but de garder le silence du peuple marocain et son
soutien à la folle aventure du Sahara.
Après avoir perdu toutes les batailles
dans la questions sahraouie, pour Rabat, ce serait un cauchemar perdre
aussi celle du soutien du peuple marocain, surtout maintenant que le
Makhzen est affaibli par les vents du Printemps Arabe.
Ainsi, l’Algérie est accusée d’être
derrière le Centre Kennedy pour la Justice et les Droits de l’Homme,
d’être derrière l’acteur espagnol Javier Bardem, d’être derrière la
défaite marocaine dans le Forum Social Mondial de Tunis, etc. Même
l’Envoyé de l’ONU n’a pas échappé aux foudres d’un gouvernement
désespéré qui tire dans toutes les directions pour justifier son
entêtement contre la volonté de la communauté internationale.
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Les militants sahraouis des droits de l'homme, Ghalia Djimmi et Mohamed
Salem Lakhal, ont témoigné des «dures conditions de vie, de la
répression et des atteintes régulières» aux droits de l'homme commises
par le Maroc contre les Sahraouis dans les territoires occupés du Sahara
occidental, a rapporté dimanche dernier l'agence de presse sahraouie
SPS.
Invités au siège du Parlement européen (PE) par «les Amis du peuple sahraoui» et du Comité belge de soutien au peuple sahraoui, les deux activistes des droits de l'homme ont été reçus par des parlementaires européens qui ont écouté «avec attention» leurs témoignages, a précisé la SPS, citant une source diplomatique à Bruxelles. Les deux activistes des droits de l'homme ont souligné, au cours de leurs entretiens, que «ni les eurodéputés ni les représentants des ONG et de la société civile européenne n'ont abdiqué devant le refus du Maroc d'ouvrir les territoires sahraouis, sous domination coloniale, aux observateurs, journalistes et aux défenseurs des droits de l'homme».
Invités au siège du Parlement européen (PE) par «les Amis du peuple sahraoui» et du Comité belge de soutien au peuple sahraoui, les deux activistes des droits de l'homme ont été reçus par des parlementaires européens qui ont écouté «avec attention» leurs témoignages, a précisé la SPS, citant une source diplomatique à Bruxelles. Les deux activistes des droits de l'homme ont souligné, au cours de leurs entretiens, que «ni les eurodéputés ni les représentants des ONG et de la société civile européenne n'ont abdiqué devant le refus du Maroc d'ouvrir les territoires sahraouis, sous domination coloniale, aux observateurs, journalistes et aux défenseurs des droits de l'homme».
mercredi 22 août 2012
Le correspondant de l’AFP à Rabat agressé par la police
Par Thami Afailal, demain, 22/8/2012
Rabat.- Le correspondant de l’AFP à Rabat, Omar Brouksy, a été agressé par la police alors qu’il couvrait la manifestation contre la « beiya » (serment d’allégeance) organisée à Rabat par plusieurs ONG et mouvements.
« J’ai été directement visé par un groupe de policiers qui m’ont tabassé en sachant parfaitement que je suis journaliste », a expliqué M. Brouksy à Demain.
« Sahafi ? Sir t’kaoud »
Le correspondant de l’AFP insiste qu’il s’est bien identifié à ce groupe de policiers. « Il y avait mon confrère de Reuters qui a crié à mes agresseurs que j’étais journaliste à l’AFP. En vain. Cela ne les a pas empêchés de me frapper. Après l’agression, ils m’ont jeté à la figure : sahafi ? Sir t’kaoud ! » (Journaliste ? Va te faire foutre!).
L’AFP a décidé d’interpeller directement les autorités policières marocaines et de protester officiellement pour l’agression commise contre son correspondant.
La « beiya », le serment d’allégeance, est un acte de soumission jugé indigne par de plus en plus de marocains parce qu’il oblige (encore que la plupart de ceux qui s’y prêtent le font avec plaisir…) des personnes humaines à plier l’échine devant un homme comme eux, le roi.
Cette année, l’autocrate alaouite avait fait croire aux Marocains qu’il avait renoncé à ce serment de servitude. Apparemment, il a changé d’avis. La beiya a eu lieu hier mardi à Rabat.
C’est la saison des châtaignes contre les journalistes au Maroc. Après l’agression contre le photographe et le correspondant du quotidien Al Massae à Tétouan, puis l’agression le même jour contre le journaliste Ali Lmrabet par trois policiers qui n’ont toujours pas été identifiés, voici venu le tour d’un correspondant de l’AFP.
Et demain, à qui le tour ?
URL courte:http://www.demainonline.com/?p=20335
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Maroc: la police disperse une manifestation contre l'allégeance au roi
(AFP)
RABAT — Quelques dizaines de personnes qui manifestaient contre la cérémonie d'allégeance au roi Mohamed VI ont été dispersées par la force mercredi à Rabat, a constaté un journaliste de l'AFP, lui-même pris à partie par les forces de l'ordre.
Les manifestants, pour la plupart des militants du 20 février --mouvement lancé dans le sillage du Printemps arabe qui réclame des réformes politiques profondes--, entendaient protester devant le Parlement au lendemain de la cérémonie annuelle qui célèbre l'accession du roi Mohammed VI au trône, en 1999 à la mort de son père Hassan II.
"Cette manifestation d'allégeance pour la liberté et la dignité est pacifique et nous voulons à travers elle exprimer notre refus de cette cérémonie humiliante", a déclaré à l'AFP Hamza Mahfoud, l'un des participants.
La police a fait usage de la force pour disperser le cortège et des journalistes dont celui de l'AFP, qui s'était identifié, ont été pris à partie. Ce journaliste a été légèrement blessé au visage.
Dans une réaction auprès de l'AFP, le ministre de la communication Mustapha Khalfi a exprimé ses regrets pour cet incident et indiqué que son homologue de l'Intérieur Mohand Laenser avait demandé l'ouverture d'une enquête pour déterminer les responsabilités.
-------------------------------------------------------------------------------(AFP)
RABAT — Quelques dizaines de personnes qui manifestaient contre la cérémonie d'allégeance au roi Mohamed VI ont été dispersées par la force mercredi à Rabat, a constaté un journaliste de l'AFP, lui-même pris à partie par les forces de l'ordre.
Les manifestants, pour la plupart des militants du 20 février --mouvement lancé dans le sillage du Printemps arabe qui réclame des réformes politiques profondes--, entendaient protester devant le Parlement au lendemain de la cérémonie annuelle qui célèbre l'accession du roi Mohammed VI au trône, en 1999 à la mort de son père Hassan II.
"Cette manifestation d'allégeance pour la liberté et la dignité est pacifique et nous voulons à travers elle exprimer notre refus de cette cérémonie humiliante", a déclaré à l'AFP Hamza Mahfoud, l'un des participants.
La police a fait usage de la force pour disperser le cortège et des journalistes dont celui de l'AFP, qui s'était identifié, ont été pris à partie. Ce journaliste a été légèrement blessé au visage.
Dans une réaction auprès de l'AFP, le ministre de la communication Mustapha Khalfi a exprimé ses regrets pour cet incident et indiqué que son homologue de l'Intérieur Mohand Laenser avait demandé l'ouverture d'une enquête pour déterminer les responsabilités.
Premiers témoignages sur facebook :
Par Salah Elayoubi
La police
marocaine décrite par beaucoup d'observateurs nationaux et
internationaux comme l'une des plus brutales et des plus bêtes du monde,
s'attaque, sans distinction, aux journalistes, aux militants, aux
simples passants et même à de paisibles citoyens qui priaient sur le
gazon ! Ben quoi ?! Il faut bien mériter sa réputation non ?
En quelques coups de matraques, le régime marocain vient de réussir le tour de force de raviver la toile marocaine, braquer sur lui tous les projecteurs et allumer les voyants
lumineux de la communauté
internationale qui le tenait à l’œil !Pas mal non ?
"Ô Seigneur, vois combien ils sont stupides
En quelques coups de matraques, le régime marocain vient de réussir le tour de force de raviver la toile marocaine, braquer sur lui tous les projecteurs et allumer les voyants
lumineux de la communauté
internationale qui le tenait à l’œil !Pas mal non ?"Ô Seigneur, vois combien ils sont stupides
lls vont droit vers les abîmes insondables !"
Younes Derraz aurait été victime de coups et blessures de la part des forces de police lors de la "cérémonie" de ce jour à Rabat !
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Omar s'excuse! "Je demande des excuses aux ministres suivants: Ministre de l'Interieur, Ministre de la Famille, Ministre de l'Enseignement Supérieur!
J''ai appris que le ministre de la Communication a présenté ses excuses au journaliste de l'AFP malmené au cours de la répression sauvage de la manifestation pacifique pour l'allégeance à la liberté et la dignite.
Je demande des excuses aux ministres cités plus haut car j'ai été malmenée par les forces de police au cours de cette manifestation. Je suis professeur universitaire à la retraite et de ce fait âgée de plus de 60 ans et je pense que je mérite du respect en tant qu'être humain et du respect du à mon âge.
Les agents chargeaient aux ordre de leurs supérieurs sans aucune distinction. Je porte les traces sur mes bras et mon cou et je me contenterai des excuses étant donné que je ne crois pas à la justice de mon pays. Le journaliste de l'AFP menaçait de porter plainte et il avait bien raison!"
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Par Ibn Kafka
La police marocaine: une force d'occupation indigène, au service du régime et non des citoyens.
La monarchie a peur que si on lui enlève la bey3a , on lui enlèvera autre chose l'année prochaine, c pour ça qu'on tape
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Fouad Abdelmoumni
L'Etat a décidé de ne pas laisser passer la manifestation pacifique contre l'avilissement des Marocaines et des Marocains par l'allégeance de servitude et le protocole esclavagiste. En réprimant la manifestation, il lui a donné plus d'écho. Merci la répression bête et méchante (et désolé pour Brouksy et consorts )
Voir la video :
https://www.youtube.com/watch?v=4CdsxxmwQYw&feature=player_embedded
Omar Brouksy, journaliste AFP, avec le sang visible dans sa bouche des suites des coups qui lui ont été infligés par les policiers alors qu'il couvrait une manifestation pacifique.
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Aziz Enhaili
Du Bled du Makhzenistan:
Le correspondant de l'AFP au Maroc, Omar Brouksy, vient d'être agressé par les forces de l'ordre alors qu'il faisait son travail à Rabat.Toute ma solidarité avec ce journaliste.
Si la police marocaine se permet d'agresser de la sorte une voix de la prestigieuse agence internationale de presse, alors on peut aisément imaginer le traitement qu'elle peut réserver à un Marocain lambda.
Pour empêcher les militants du Mouvement du 20 Février de tenir, ce mardi 22 août, leur cérémonie (alternative) d'allégeance au Peuple, les forces de sécurité ont chargé, forts de leurs gourdins. Même des correspondants de la presse internationale (ou nationale) n'ont pas échappé à leur répression.
Une façon de montrer à tout naïf de bonne volonté que dans le Bled du Makhzenistan il ne saurait y avoir de gestes (même symboliques) autres que ceux se mouvant dans la servitude, la soumission totale et l'obséquiosité d'un autre temps.
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Ibtissame Betty Lachgar
Répression sauvage. Dial oulad zn9a.. une honte ! Des insultes. De l'intimidation.. J'ai mal a mon pays...
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Younes Derraz aurait été victime de coups et blessures de la part des forces de police lors de la "cérémonie" de ce jour à Rabat !
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Par Larbi Fennich Maâninou
Omar s'excuse! "Je demande des excuses aux ministres suivants: Ministre de l'Interieur, Ministre de la Famille, Ministre de l'Enseignement Supérieur!
J''ai appris que le ministre de la Communication a présenté ses excuses au journaliste de l'AFP malmené au cours de la répression sauvage de la manifestation pacifique pour l'allégeance à la liberté et la dignite.
Je demande des excuses aux ministres cités plus haut car j'ai été malmenée par les forces de police au cours de cette manifestation. Je suis professeur universitaire à la retraite et de ce fait âgée de plus de 60 ans et je pense que je mérite du respect en tant qu'être humain et du respect du à mon âge.
Les agents chargeaient aux ordre de leurs supérieurs sans aucune distinction. Je porte les traces sur mes bras et mon cou et je me contenterai des excuses étant donné que je ne crois pas à la justice de mon pays. Le journaliste de l'AFP menaçait de porter plainte et il avait bien raison!"
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Par Ibn Kafka
La police marocaine: une force d'occupation indigène, au service du régime et non des citoyens.
La monarchie a peur que si on lui enlève la bey3a , on lui enlèvera autre chose l'année prochaine, c pour ça qu'on tape
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Fouad Abdelmoumni
L'Etat a décidé de ne pas laisser passer la manifestation pacifique contre l'avilissement des Marocaines et des Marocains par l'allégeance de servitude et le protocole esclavagiste. En réprimant la manifestation, il lui a donné plus d'écho. Merci la répression bête et méchante (et désolé pour Brouksy et consorts )
Voir la video :
https://www.youtube.com/watch?v=4CdsxxmwQYw&feature=player_embedded
Omar Brouksy, journaliste AFP, avec le sang visible dans sa bouche des suites des coups qui lui ont été infligés par les policiers alors qu'il couvrait une manifestation pacifique.
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Aziz Enhaili
Du Bled du Makhzenistan:
Le correspondant de l'AFP au Maroc, Omar Brouksy, vient d'être agressé par les forces de l'ordre alors qu'il faisait son travail à Rabat.Toute ma solidarité avec ce journaliste.
Si la police marocaine se permet d'agresser de la sorte une voix de la prestigieuse agence internationale de presse, alors on peut aisément imaginer le traitement qu'elle peut réserver à un Marocain lambda.
Pour empêcher les militants du Mouvement du 20 Février de tenir, ce mardi 22 août, leur cérémonie (alternative) d'allégeance au Peuple, les forces de sécurité ont chargé, forts de leurs gourdins. Même des correspondants de la presse internationale (ou nationale) n'ont pas échappé à leur répression.
Une façon de montrer à tout naïf de bonne volonté que dans le Bled du Makhzenistan il ne saurait y avoir de gestes (même symboliques) autres que ceux se mouvant dans la servitude, la soumission totale et l'obséquiosité d'un autre temps.
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Ibtissame Betty Lachgar
Répression sauvage. Dial oulad zn9a.. une honte ! Des insultes. De l'intimidation.. J'ai mal a mon pays...
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Aujourd'hui, le mercredi 22 août 2012 (Rabat-Maroc):
- Répression sauvage des jeunes du MVT20FEVRIER
- Des journalistes dont le correspondant de l'AFP agressé par les "forces de l'ordre"
Le makhzen reste makhzen et ce , quelque soit la couleur du gouvernement: hier l'USFP, aujourd'hui le PJD...c'est du kif kif.
Les exécutants changent, le patron, le décideur reste le même. La matraque n'a pas de couleur.
- Répression sauvage des jeunes du MVT20FEVRIER
- Des journalistes dont le correspondant de l'AFP agressé par les "forces de l'ordre"
Le makhzen reste makhzen et ce , quelque soit la couleur du gouvernement: hier l'USFP, aujourd'hui le PJD...c'est du kif kif.
Les exécutants changent, le patron, le décideur reste le même. La matraque n'a pas de couleur.
" (7 photos)PHOTOGRAPHY BY GERARD BEDEAU
Libellés :
AFP,
l'autre allégeance,
Omar Brousky,
répression musclée,
témoignages
mardi 20 mars 2012
J’ai été violée (témoignages)
Par J.N. Qandisha le 20/3/2012
Nous avons lancé un appel à témoignages pour des cas de viol. On ne se doutait pas que l’exercice serait aussi éprouvant.
Le but en était de démontrer qu’aucune femme, ayant subi ce préjudice physique et moral, ne pouvait trouver du réconfort dans l’union légale à son agresseur. Cela paraitra absurde pour certains d’entre vous, car tellement évident. Pourtant, l’absurde est bien marocain et l’article 475 le prouve. Cette loi censée s’appliquer dans les cas de détournement de mineurs, de fugue d’adolescentes « amoureuses », est d’autant plus insensée lorsque violence et humiliation ont marqué l’unique rapport entre victime et coupable.
Mais la lecture de ces bribes d’histoires fait prendre conscience que les articles de loi concernant ce dossier ne sont pas les seuls points problématiques. Aucune des témoignantes n’a porté plainte contre son agresseur, de peur de se voir jugée par la société. Et cela n’est rien encore devant l’angoisse de subir le mauvais traitement de la police et de la suspicion qui marque les interrogatoires des femmes violées. Tout au long des lectures, l’absence de soutien moral se fait également ressentir. Les structures habilités à aider ces femmes à se reconstruire après un viol sont absentes et les séquelles sont portées à vie.
Elles sont marocaines ou étrangères résidantes au Maroc.Elles ont témoigné spontanément, à contre coeur certes, mais avec l’espoir que ça puisse changer les choses… Ou ne serait-ce que les soulager de leur souffrance.
A.B :
Aujourd’hui, je suis une femme brisée. Je dors sous antidépresseurs et j’ai peur de sortir seule dehors, les gens me font peur à tel point que je n’arrive plus à travailler. J’ai démissionné de mon poste et mon seul réconfort est mon conjoint avec qui je vis et qui me soutient énormément. Mon poids est faible à tel point qu’on voit mes os, je me sens souvent triste, j’ai besoin de la compagnie des gens, mais je me sens mal à l’aise avec eux.
Ma mère est décédée quand j’avais 16 ans suite à une maladie qu’elle a subie des années durant. Trois ans après son décès, on a diagnostiqué un cancer à mon père. Il devait se rendre régulièrement à Casablanca pour ses consultations. A cette époque, ma grand-mère paternelle est morte. Des funérailles ont été organisées. Les gens venaient nous rendre visite, parmi eux un voisin. Alors que mon père avait pris la route pour Casa avec ma sœur pour consulter, celui-ci est venu frapper à la porte et j’ai eu le malheur de lui ouvrir (même pas le faire entrer).
Le voisin savait que j’étais seule, il a forcé la porte et m’a sauvagement violée. Peut-être qu’il me désirait depuis longtemps car j’étais jolie et libérée, sauf que j’avais des limites, je n’avais jamais eu de rapports intimes avec quelqu’un. Mon premier rapport était un viol.
Le gars est reparti tranquillement après, en emportant le récipient que sa mère nous avait prêté pour la cuisine. J’en ai souffert en silence. Je ne pouvais le dire à mon père malade, mon père avec qui j’avais une relation fusionnelle. C’était un professeur avec des idéaux rares aujourd’hui, il m’a beaucoup appris et m’a soutenue quand tous ses amis essayaient de le monter contre nous. Ce papa que j’aimais, je ne pouvais le briser, alors qu’il savait qu’il allait mourir et nous quitter au milieu de vautours. Ma sœur ainée quant à elle, après lui avoir raconté ce qui m’était arrivé, m’a blâmée et m’a culpabilisée : « tu le mérites », me disait-elle. Sa vie n’a pas été facile, mais ce n’était pas une raison pour qu’elle me détruise alors qu’elle était mon seul soutien.
Aujourd’hui, j’ai la rage. Si je recroise cet homme, je n’hésiterai pas à prendre une voiture, l’écraser et me tuer après.
S.F:
Je me souviens encore des ecchymoses et du sang sur mon corps et ma tête. Ce n’est pas un violeur qui les ont causés, mais mon père quand il a appris que j’avais subi des attouchements de l’épicier du quartier. A l’époque j’avais à peine 6 ans. Je suis une jolie fille, teint lait, cheveux châtains et grands yeux verts. Quand j’étais petite, les gens adoraient me chouchouter, y compris l’épicier chez qui ma famille m’envoyait pour faire des courses. A chaque fois, j’en revenais avec des bons offerts par x.
Un jour, il m’a fait entrer à l’intérieur de sa boutique, il s’est mis à me toucher le corps.
Le soir en prenant le bain, je racontais à la femme de ménage ce qu’il m’avait fait, naïvement, telle une enfant qui décrit ses histoires avec ses petits camarades de classe. La femme de ménage m’a laissé dans la baignoire et est sortie toute pâle le raconter à ma mère, qui à son tour l’a raconté à mon père à son retour du travail.
Tel un fou, il est sorti crier au scandale et le chercher pour le tabasser. Ne l’ayant pas trouvé, il est rentré à la maison et s’en est pris à moi, jusqu’à ce que je perde connaissance. Le lendemain, je suis quand même allée à l’école, toute couverte de bleus, un œil au beurre noir et des blessures. Mon père est venu me chercher en plein cours pour porter plainte au commissariat. Le commissaire, jadis ami de mon père, en me voyant dans cet état, a blâmé mon père en lui disant qu’il devait le mettre en prison pour ce qu’il m’avait fait. Là, je me suis interposée pour dire « non », car malgré ce qu’il m’avait fait, je refusais qu’on mette mon papa en prison. Je ne me le serai jamais pardonnée.
Jusqu’aujourd’hui je garde les traces d’un double traumatisme : l’abus dont j’ai été victime et la violence de mon père à mon égard. J’ai longtemps culpabilisé, mais aujourd’hui je sais que ce n’est pas de ma faute. Je ne garde aucune rancœur contre mon père, car c’est le produit de sa société. C’est elle qui doit être remise en question.
F.S :
J’étais étudiante. Mes parents pensaient que je serais mieux seule dans un appartement, dans lequel ils pourraient venir quand ils le voulaient. C’est vrai que j’étais bien. Mes parents payaient tout au triple de son prix pour s’assurer que je sois bien et en sécurité. Le concierge et les voisins me surveillaient, des fois un peu trop, mais je ne m’en plaignais pas. Il y avait toujours quelqu’un pour attendre que je prenne un taxi le matin. Ayant grandi dans un village, en raison des fonctions occupées par mon père, j’avais le sentiment que Casablanca n’était qu’une grande famille qui m’avait accueillie à bras ouverts. J’avais confiance en tout le monde. Le concierge m’a à maintes reprises interdit d’accepter les propositions de parfaites inconnues pour me faire le ménage. Je pensais qu’il frisait la paranoïa, surtout que je me sentais en sécurité en raison de la proximité de notre maison de la préfecture de police.
C’est ainsi que lorsque le jeune maçon de l’immeuble en construction en face s’est proposé pour aller me chercher une bouteille de gaz, je n’ai pas refusé. Il était plus jeune que moi et très très gentil. Il faisait des courses pour le concierge et vu que ce dernier n’était pas à la porte, je l’ai laissé me rendre ce service en comptant le payer généreusement. Mais je ne pensais pas que le prix allait être aussi cher.
Il a mis en place la bouteille de gaz et a accepté une limonade à cause de la chaleur. Il sortait quand je l’ai rappelé pour lui donner un billet. Treize ans plus tard, je n’arrive toujours pas à m’ôter de l’esprit que si je ne l’avais pas rappelé à ce moment-là, ces quelques secondes, il serait parti.
Il avait marqué un moment d’hésitation, alors j’ai demandé s’il voulait quelque chose. J’ai voulu être gentille avec un garçon qui n’a pas eu les mêmes chances dans la vie que moi. Il s’est jeté sur moi.
L’incompréhension m’a paralysée. J’ai mis un moment avant de comprendre qu’il me violait. Je n’ai pas pu me débattre. Je l’ai laissé faire. Je n’ai rien senti quand il m’a dépucelé. Je ressentais à peine ses mouvements et la dureté du sol. Je crois même que sur le coup, j’aurais préféré être sur un lit. Je ne me souviens plus de son départ, je crois que je m’étais évanouie. J’ai repris conscience le soir, il faisait nuit et très chaud. J’avais juste le sentiment d’être un bout de viande, un animal comme un autre.
L’annoncer à mes parents les aurait tués. Je n’avais pas le droit de leur faire ça. Il avait disparu de toute façon.
Ça fait 13 ans que je suis traitée pour des TOC (troubles obsessionnels compulsifs) et pour tentative de suicide. Il m’est arrivée de me saigner le vagin tellement je le nettoie. Il m’est arrivé quelques fois de rencontrer des hommes qui ne me donnaient pas envie de gerber, mais je développe automatiquement un vaginisme (1) malgré mes 10 ans de traitement psychologique.
Je ne sais pas si un jour je pourrais vivre normalement. Je témoigne pour vous aider à protéger d’autres femmes.
H.M :
Je ne sais pas si un témoignage de Française vivant au Maroc est « valable » pour la cause que vous défendez. J’ai été violée par un Marocain sachant que c’était un ami. J’ai toujours été de nature confiante. Je n’ai jamais osé porter plainte. Je suis Française seule, avec deux mômes et je reçois des hommes chez moi alors que c’est interdit : que faire ? En plus je le connaissais bien ! Enfin je croyais.De l’eau est passée sous les ponts mais je suis fâchée contre ces hommes qui, parce que nous sommes seules avec enfants et « gaourya », pensent que nous sommes facilement « baisables » ou en manque, car plus vierges. J’ai fait de la boxe, je me suis défendue ce soir-là je suis tombée sur un plus costaud que moi.
Je regarde ma page blanche depuis deux jours et même si les faits, les actes de ce soir là sont gravés dans ma mémoire, j’ai du mal à les écrire sur cette feuille. Mes mots, ma vie de ce soir là vont être lus par d’autres yeux, et je ressens un grand malaise à cette idée. Pourtant il le faut.
J’ai été violée et je connaissais cette personne, je la fréquentais amicalement. Nous nous retrouvions souvent pour discuter, parler de nos problèmes, pour sortir. Il venait des fois chez moi pour parler, jouer aux cartes. On regardait un film, on échangeait des points de vues. Il dormait parfois aussi quand il était trop tard pour rentrer chez lui, dans le salon. Nous avons dormi ensemble un soir tout habillés, trop fatigués d’avoir trop parlé, un peu bu et fumé. Nous avons même fait l’amour une fois pour essayer mais c’est tout, nos discussions ont repris le dessus. Et il y a eu ce soir de trop, ce soir là.
J’ai pas compris comment, ni quand cela a basculé. Je me rappelle que nous écoutions de la musique, je me rappelle m’être retournée pour attraper un CD que je voulais lui faire découvrir. En ce moment même où j’écris ces mots, la surprise et la frayeur reviennent.
Il me plaque contre la banquette, je me sens me débattre et crier : mais qu’est tu fous ça va pas?
Sa claque dans ma tête : ta gueule! tu vas aimer!.
Je me débats et j’arrive pas à me libérer, j’ai fait un sport de défense, mais là il est plus fort que moi, j’y arrive pas : mais arrêtes ça tout de suite, t’es malade ?
Ses mains m’écrasent la tête dans les coussins. J’étouffe, j’ai peur. il s’appuie sur moi de tout son poids. Il baisse mon sarouel et ma culotte, il écarte mes jambes et là ça fait mal. je veux m’enfoncer dans cette banquette qui étouffe mes cris et disparaître à jamais. Il tire ma tête en arrière par les cheveux. ça fait mal : alors salope c’est bon hein !
Je pleure je le supplie d’arrêter, mais il continue… je veux que ça finisse j’ai mal, que ce cauchemar finisse je veux me réveiller .
Son râle signe la fin de mon supplice, je suis réveillée. C’est le moment de me sauver, là, il est plus faible je ne sais pas où j’ai trouvé l’énergie pour le repousser, je roule, je me relève et je fonce à la salle de bain. Je verrouille et là je me traite de conne de m’être enfermée chez moi. j’ai même pas pensé à mon téléphone. Je suis assise derrière ma porte et j’attends, je pleure de colère, de rage, de honte, je me traites de tous les noms et j’attends. Je tremble , j’ai froid, très froid, et envie de vomir.
La porte d’entrée claque. J’attends. J’ai toujours froid, je tremble, j’attends une heure, deux heures… Je ne sais plus. Il n’y a plus de bruit, j’ai encore peur, je sors et je fais le tour de mon appartement. Il est parti. Je verrouille tout et retourne dans la salle de bain et je me lave, me lave, me lave, toute l’eau chaude y passe jusqu’à ce qu’elle soit froide. Je me sens sale, souillée dehors et dedans. Il faut que je j’enlève tout cette souillure immonde. Je me sens un peu plus propre, je prends mes vêtements, je les mets à laver. Je sens son odeur partout . c’est horrible, c’est fini.
Je prends mon téléphone j’appelle la police, ça sonne et je raccroche avant d’avoir quelqu’un, qu’est ce que je vais dire : allo, bonjour, je viens de me faire violer par un ami Marocain ? j’imagine la suite du dialogue : mais que faisait un homme chez vous, une femme seule?
B.T:
J’ai commencé à avoir des flashs, je n’arrivais pas à distinguer si c’était des mauvais rêves ou une réalité éloignée. Ces flashs ont commencé vers l’âge de 13 ou 14 ans. C’est sans doute en raison de la rigidité de ma famille vis à vis de mes rapports aux garçons. « C’est une question d’honneur » disaient-ils. Mon père me mettait en garde en me suivant en voiture, me terrorisant avec ses menaces pour que je n’aie aucune histoire avec un garçon. Un souvenir a refait surface à l’insu de mon plein gré.
Ces flashs ont commencé à se répéter de plus belle, même dans mon sommeil. J’avais la sensation d’un pénis entre mes cuisses, un frottement répétitif. Je me rappelle aussi du coton que je mettais dans ma culotte, et j’ai encore des doutes sur une scène : quand les femmes de ménage de ma grand-mère se montraient ma culotte en se demandant si c’était du sang ou autre chose. Je vois encore une des femmes de ménage, mais je n’ose pas lui poser la question.
Je sais où ça s’est passé, mais je n’ose pas pousser la recherche. Après tout à quoi ça sert si ce n’est provoquer un scandale à ma famille ?
J’avais 4 ou 5 ans, mon frère était plus âgé que moi d’un an. En été, toute la famille se réunissait chez mes grands-parents. Pour ne pas être dérangés par les cris et l’agitation des enfants, notre grand-père nous emmenait à la piscine d’un hôtel 4 étoiles à côté de notre maison. Il donnait des sous au maitre-nageur pour qu’il nous surveille et qu’il apprenne à nager à mon frère.
Quand j’ai eu besoin d’aller aux toilettes, j’ai demandé au maitre-nageur de m’orienter. Je me souviens de ma réticence, quand il m’a emmené aux toilettes du sous-sol, sales, pleins de papiers et de sachets par terre (c’est clair que ce n’étaient pas les toilettes des clients). Lorsque j’ai eu fini de faire mes besoins, je lui ai demandé du papier toilette, il a alors rétorqué qu’il n’y en avait pas, mais qu’il allait m’essuyer et m’a demandé d’ouvrir la porte. J’avais mon maillot de bain une pièce mauve enlevé, il m’a demandé de me tourner contre le mur. Jusque-là, je ne comprenais rien, j’ai juste obéi. J’ai alors senti un gros truc qu’il frottait activement en bas, et à chaque fois que je me retournais pour voir, il me demandait de regarder le mur. C’était comme ça à tout le temps durant les vacances d’été. J’ai eu la malchance de tomber sur un pédophile et si ça se trouve mon frère a subi les mêmes actes.
Des dégâts psychologiques sont apparus par la suite, le comportement sévère de nos parents n’a pas arrangé les choses.
Aujourd’hui je me dis que ma famille ne m’a pas protégé, alors leur honneur qu’ils le gardent pour eux.
Autres témoignages sur :
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jeudi 2 février 2012
Comprendre la colère de Taza - Témoignages
Par Dounia Benqassem, Facebook, 2/2/2012
J'ai appelé ma famille, ou ce qu'il en reste, à Taza pour aller aux nouvelles. Ma cousine qui habite la médina, Taza Haut, m'a dit qu'à part L'Koucha, un patelin aux portes de la vieille ville au centre, il y a tout un quartier qui s'est soulevé, celui de la Zaouya.
Son mari qui travaille dans le domaine de la santé a dit que les ambulances n'arrêtaient pas de déverser les blessés à l'hôpital mais ils n'ont pas entendu parler de morts. Les habitants sont barricadés chez eux avec des vivres pour ceux qui peuvent s'en procurer et toute la vieille ville est en état d'alerte.
Mes interlocuteurs s'attendaient depuis un moment à ce que ça flambe vu l'état de précarité de la ville. Ils m'ont dit qu'il n'y a aucune possibilité de travail dans la ville et le peu de ressources sont aux mains d'élus mafieux. Depuis la crise européenne les MRE ont arrêté d'envoyer les devises.
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Autre témoignage, reçu en commentaire, par Moh
Je suis Tazi d'origine et installé en France depuis 30 ans.Je suis en contact avec de la famille en permanence. La situation est explosive et le sera de plus en plus.
Quant aux éventuels morts des derniers "événements" que je dois qualifier de révolte: prudence.
J'ai vainement essayé d'alerter des amis journalistes en France : rien à faire. Trop d’intérêts en jeux et les lobbies trop puissants.
Bon courage aux Tazis et aux Taziates (de tout cœur je suis avec eux).
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Autre témoignage, reçu en commentaire, par Moh
Je suis Tazi d'origine et installé en France depuis 30 ans.Je suis en contact avec de la famille en permanence. La situation est explosive et le sera de plus en plus.
Quant aux éventuels morts des derniers "événements" que je dois qualifier de révolte: prudence.
J'ai vainement essayé d'alerter des amis journalistes en France : rien à faire. Trop d’intérêts en jeux et les lobbies trop puissants.
Bon courage aux Tazis et aux Taziates (de tout cœur je suis avec eux).
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jeudi 2 septembre 2010
Violation des droits de l'Homme : la police marocaine pratique la torture
Par Samira Kinani, 1/9/2010
Les familles des 7 détenus d'AL ADL WA LIHSSAN témoignent
"juste après lfjar
on frappe brutalement
j'ai cru que c'était mon mari
vu qu'il était en voyage
mon fils a ouvert
et a refermé
-7 personnes poussaient la porte_
ça doit être des voleurs,me dit-il
je tiens la porte avec lui
ils la repoussent
en criant "c'est la police"
je leur demande un papier le prouvant
on me dit "on n'en a pas besoin"
et ils ont envahi la maison
ont fouiné partout
emporté tout :cd ;livres; usb, tels. ..même les clés de la maison
je suis allée à ma chambre
appeler mon mari
poursuivie par un d'eux
qui a raccroché
j 'ai un fils arriéré mental
il a fui en les voyant
se cacher dans une autre chambre
il a été brutalisé
malgré mes cris ..
-les portes de maisons d'autres familles ont été défoncées
et certaines d'entre elles-les familles-ont été menacées par des revolvers!!-
je ne vous parlerai pas des insultes si humiliantes
les séquelles sont là
des enfants apeurés
encore sous le choc!!
je suis diabétique, j'ai perdu connaissance
quand je me suis réveillée
Tarik ,mon fils
tiré par les pieds dans l'escalier
sa tête se heurtant à chaque marche, nu pieds
a été emmené
je ne sais pas ce qu'on fait pour mériter tout ça"
tel fut en bref le témoignage
de la mère de Tarek
arrêté le 28/6 dernier..
lui et 7 de ses camarades
motif : plainte déposée par un membre de la même jama3a
qui aurait porte plainte contre eux
pour "sévices et torture"
membre exclu le 15 mai
et il n'aurait porté plainte que le 21 juin::
et l'arrestation ou le kidnapping le 28!!
"je ne souhaite à aucune femme
quelle que soit son origine, sa religion,
de subir ce qu'on a vécu ce 28
qui restera marqué en noir pour nous"
renchérit une autre représentante des familles
et elle nous parla des tortures subies par les détenus :
tout ,absolument tout,dit-elle
falaka,tayara,sa3k
même le harcèlement sexuel
"des policiers ivres
s'amusaient à embrasser les détenus
certains d'entre eux
violés par des crayons ou d'autres outils
je ne savais pas quoi dire à mes enfants
quand ils ont appris
via internet
ce qui s'est passé
c'est le choc
c'est l'incompréhension"
dira la femme d'un détenu (ayant subi avant 5 opérations dont un changement de valve)
puis ce fut le tour du représentant de la défense
pour expliquer les tenants de cette affaire
il crie l'innocence de ses clients
et je dirai même si
ce qui a été écrit dans les journaux
s'avère vrai ??
a-t-on le droit,
qui a le droit de traiter
les gens de cette manière??
et plus est quand
ce sont des représentants de "l'ordre"
je suis écœurée
je suis révoltée
jusqu'à quand cette impunité??
jusqu'à quand ce mépris ???
jusqu'à quand ces....
wlah malkite les mots
les avocats ont porté plainte contre les membres de la police judiciaire
la justice sera-t-elle au rendez vous?? بــلاغ
عقب صدور تقارير الفحص الطبي المجرى على معتقلي جماعة العدل والإحسان بفاس، وأمام اتضاح صورة ما انفكوا يؤكدوه للرأي العام من خلال بلاغاتهم في كونهم تعرضوا لصنوف شتى من التعذيب والإرهاب للتوقيع على محاضر كانت معدة سلفا، قامت هيأة دفاعهم بوضع شكاية بالفرقة الوطنية للشرطة القضائية أمام السيد الوكيل العام للملك بالمجلس الأعلى يومه الاثنين 30/08/2010 للمطالبة بفتح تحقيق في حقيقة ما تضمنته تقارير الفحص الطبي.
نحن -المعتقلين السبعة- أعضاء جماعة العدل والإحسان: الدكتور محمد السليماني (أستاذ التعليم العالي بالمدرسة العليا للأساتذة، والدكتور الصيدلاني أبو علي المنور، والأساتذة: عز الدين السليماني (أستاذ مبرز بقطاع التعليم) وعبد الله بلة (أستاذ بالثانوي الإعدادي)، وطارق مهلة (مؤطر بمعهد تكوين الأطر في الميدان الصحي)، وهشام هواري (إطار موظف بمندوبية وزارة التجهيز)، وهشام الصباح (ضابط الحالة المدنية).
نعلن للرأي العام المحلي والوطني والعالمي أننا ضحية مؤامرة مكشوفة تستهدف جماعتنا بهدف التشويش عليها والنيل من مصداقيتها.
ففي فجر يوم الإثنين 28/6/2010 تعرضت بيوتنا لهجوم هستيري واقتحام عنيف دفعة واحدة، من قبل أشخاص مجهولين، حيث استعملت القضبان الحديدية السميكة (البينسة) -في حق بعض البيوت- لكسر أقفال الأبواب دون ترك فرصة لأهاليها لفتحها أو أمرهم بذلك، حيث تمت مباغتة أبنائنا وأزواجنا وأهلينا في غرف نومهم وفي ثيابهم الداخلية، في جو من الصياح والرعب والهلع، مصحوبا بضربنا وتعنيف أهالينا -ومنهن واحدة حامل في شهرها السادس- بالسب والشتم الذي يندى له الجبين ولا يحفظ للمرء حرمة ولا ذمة، وإشهار السلاح في وجوهنا ووجوههم، ليتم تكبيلنا وطرحنا أرضا، في وقت كانت عشرات الأيدي تعبث بممتلكاتنا وأغراضنا تفتيشا وكسرا ثم حجزا لحواسيبنا وكتبنا وما لا نعرف بعد من أغراض.
بعد ذلك تم اقتيادنا مكبلين في جو من الترهيب (والبعض منا معصوب العينين) إلى وجهة غير معروفة لنا ولأهالينا. بل إن التعليمات المغرضة أذكت الحقد والانتقام لدى بعضهم حيث عمد أثناء تفتيش أحد البيوت (بيت الأستاذ عز الدين السليماني) إلى الدخول إلى المرحاض ليخرج وقد طلى مختلف جدران المرحاض بغائطه إمعانا في الإذلال وانتهاك الحرمات، علما أن بعضهم كان ثملا.
وبعد ترحيل قسري أطلعونا أننا نزلاء الفرقة الوطنية لمكافحة الجريمة بالدار البيضاء، حيث سيبدأ فصل جديد من التعذيب والترهيب ينتمي لسنوات الرصاص: (تجريد من الثياب - الطيارة - الشيفون - الفلقة - تعريض الأعضاء الحساسة للصعقات الكهربائية - التحرش والتهديد بالاغتصاب - والضرب المبرح الذي ترك آثارا واضطرابات على مستوى السمع والبصر لدى بعضنا...) فضلا عن التعذيب النفسي بالإهانة والقذف في أعراضنا وأهالينا... لينتهي بنا المطاف -بعد ثلاثة أيام من التعذيب- إلى إرغامنا بالضرب والتعنيف على توقيع محاضر لا نعرف مضمونها، والعصابات تغطي كل شيء إلا موضع التوقيع.
كل ذلك من أجل انتزاع اعترافات بخصوص تهم غريبة ملفقة حول اختطاف أحد المحامين واحتجازه وتعذيبه.
لقد أصبنا بصدمة كبرى لطبيعة الاتهام وللطريقة والمسطرة التي ابتدأت بها متابعة هذا الملف الملفق، إذ كيف لاتهام مغرض مثل هذا -حتى ولو كان صحيحا- أن يحرك هذه الجيوش على صعيد الوطن؟!
كل هذا يجعلنا أمام حقيقة يقينية أن القضية على بطلانها وبهتانها تستهدفنا كنشطاء في جماعة العدل والإحسان بفاس، وتستهدف تشويه صورة الجماعة على الصعيد الوطني والدولي.
يؤكد ذلك ما ذهبت إليه وكالة المغرب العربي الرسمية المخزنية التي سارعت كعادتها مع المعارضين إلى نشر مثل هذه الأخبار وتلبيسنا التهمة ومساطر التحقيق لم تبدأ بعد.
إن ما تعرضنا له خلال ثلاثة أيام من التعذيب وانتهاك الحرمات (بمدينة الدار البيضاء قبل إرجاعنا إلى فاس)، وما صاحب ذلك من حملة إعلامية مغرضة من قبل بعض الجهات، ليبين بجلاء أن هذا الملف مفبرك وملفق بهدف النيل منا ومن جماعتنا. كل هذا يدعونا إلى الشك والتخوف من أننا لن نحظى بمحاكمة عادلة أمام قضاء نزيه ومستقل.
و
أطلقت منظمة العفو الدولية حملة عاجلة للتضامن مع معتقلي العدل والإحسان السبعة الذين تعرضوا للاختطاف ثم التعذيب على يد جهاز المخابرات المغربي.
وطالبت المنظمة، في الحملة التي أطلقتها الأربعاء المنصرم 21 يوليوز، الجميع بمراسلة الجهات الرسمية المعنية، باللغتين العربية والفرنسية أو لغات أخرى، قبل 1 سبتمبر/أيلول2010 لتمكين المعتقلين من حقوقهم وفتح تحقيق مستقل حول ما تعرضوا له من انتهاكات ماسة بالكرامة وخارقة لحقوق الإنسان.
وهذا نص البيان الصادر عن المنظمة الدولية:
تحرك عاجل
سبعة معتقلين يزعمون أنهم تعرضوا للتعذيب في المغرب
يحتاج سبعة مغاربة قبض عليهم في 28 يونيو/حزيران في مدينة فاس المغربية إلى العناية الطبية العاجلة. وورد أن السبعة جميعاً قد تعرضوا للتعذيب، بينما زعم أنه ما لا يقل عن خمسة منهم قد تعرضوا للاغتصاب. ولم يتلقوا أية عناية طبية لما لحق بهم من إصابات. ويعاني اثنان منهم من مشاكل صحية مزمنة يحتاجان بسببها إلى الدواء والعلاج المنتظمين، ولكن دون أن يحصلوا عليهما. ويمكن أن يواجه السبعة جميعاً تهماً استناداً إلى أقوال أجبروا، كما قالوا، على التوقيع عليها تحت التعذيب.
إذ يحتجز محمد السليماني، وعبد الله بلة، وبوعلي المنور، وهشام الهواري، وعز الدين سليماني، وهشام صبّاح، وطارق مهلة في الوقت الراهن في سجن عين قادوس في فاس. وجميعهم أعضاء في جماعة العدل والإحسان، وهي جماعة إسلامية مصرح بها قانونياً، ويُزعم أنهم اختطفوا وعذَّبوا عضواً سابقاً في الجماعة، وأحيلوا إلى قاض للتحقيق في 1 يوليو/تموز بتهم "الانتماء لجمعية غير مصرح بها" و"تكوين عصابة إجرامية" و"اختطاف واحتجاز شخص" و"التعذيب".
وقبض على المعتقلين السبعة في 28 يونيو/حزيران في فاس على يد رجال الفرقة الوطنية للشرطة القضائية. واقتيدوا إلى مركز اعتقال تابع للفرقة الوطنية للشرطة القضائية في الدار البيضاء واحتجزوا في زنازين منفصلة مدة 72 ساعة يقولون إنه أبقي عليهم أثناءها عراة ومكبلي الأيدي ومعصوبي الأعين، وحرموا كذلك من الطعام ولم يحصلوا إلا على نزر يسير من الماء. ويزعم السبعة جميعاً أنهم تعرضوا للتعذيب، بما في ذلك عن طريق الاغتصاب باستخدام أقلام حبر وأشياء أخرى أدخلت بالقوة في الشرج بالنسبة لخمسة منهم على الأقل. ويزعمون أنهم أجبروا على توقيع إفادات لم يسمح لهم بقراءتها تحت التهديد بإلقائهم من نافذة المبنى إذا رفضوا التوقيع.
وشاهدت أسر المعتقلين أثناء زيارتهم للمرة الأولى منذ اعتقالهم في 5 يوليو/تموز على أجسامهم آثاراً للتعذيب ولغيره من ضروب سوء المعاملة. وطبقاً لما قاله أقرباؤهم، فإن المعتقلين يعانون من صعوبات في الرؤية والسمع، وظهرت على أجسامهم كدمات وعلامات أخرى منظورة تسببت عن التعذيب. ولم يحصل المعتقلون على فحص طبي للمرة الأولى من قبل طبيب قبل 12 يوليو/تموز؛ ولم تقدم لهم، على ما يبدو، العناية الطبية اللازمة بجروحهم. وجاء الفحص الطبي الذي أجري لهم ولم يكشف عن نتائجه بعد من طرف السلطات المغربية بناء على أمر من قاضي التحقيق في قضيتهم عندما مثلوا أمامه في 1 يوليو/تموز عقب شكواهم من أنهم قد تعرضوا للتعذيب. وفضلاً عن ذلك، يعاني محمد السليماني من مرض خطير في القلب، بينما يعاني عبد الله بله من الإصابة بداء السكري. ويحتاج كلا الرجلين إلى علاجات يومية وإلى السماح لها بإجراء فحوصات طبية منتظمة. ولم يتلقيا أياً من هذين منذ القبض عليهما.
Publié par Samira à l'adresse 18:33
عقب صدور تقارير الفحص الطبي المجرى على معتقلي جماعة العدل والإحسان بفاس، وأمام اتضاح صورة ما انفكوا يؤكدوه للرأي العام من خلال بلاغاتهم في كونهم تعرضوا لصنوف شتى من التعذيب والإرهاب للتوقيع على محاضر كانت معدة سلفا، قامت هيأة دفاعهم بوضع شكاية بالفرقة الوطنية للشرطة القضائية أمام السيد الوكيل العام للملك بالمجلس الأعلى يومه الاثنين 30/08/2010 للمطالبة بفتح تحقيق في حقيقة ما تضمنته تقارير الفحص الطبي.
نحن -المعتقلين السبعة- أعضاء جماعة العدل والإحسان: الدكتور محمد السليماني (أستاذ التعليم العالي بالمدرسة العليا للأساتذة، والدكتور الصيدلاني أبو علي المنور، والأساتذة: عز الدين السليماني (أستاذ مبرز بقطاع التعليم) وعبد الله بلة (أستاذ بالثانوي الإعدادي)، وطارق مهلة (مؤطر بمعهد تكوين الأطر في الميدان الصحي)، وهشام هواري (إطار موظف بمندوبية وزارة التجهيز)، وهشام الصباح (ضابط الحالة المدنية).
نعلن للرأي العام المحلي والوطني والعالمي أننا ضحية مؤامرة مكشوفة تستهدف جماعتنا بهدف التشويش عليها والنيل من مصداقيتها.
ففي فجر يوم الإثنين 28/6/2010 تعرضت بيوتنا لهجوم هستيري واقتحام عنيف دفعة واحدة، من قبل أشخاص مجهولين، حيث استعملت القضبان الحديدية السميكة (البينسة) -في حق بعض البيوت- لكسر أقفال الأبواب دون ترك فرصة لأهاليها لفتحها أو أمرهم بذلك، حيث تمت مباغتة أبنائنا وأزواجنا وأهلينا في غرف نومهم وفي ثيابهم الداخلية، في جو من الصياح والرعب والهلع، مصحوبا بضربنا وتعنيف أهالينا -ومنهن واحدة حامل في شهرها السادس- بالسب والشتم الذي يندى له الجبين ولا يحفظ للمرء حرمة ولا ذمة، وإشهار السلاح في وجوهنا ووجوههم، ليتم تكبيلنا وطرحنا أرضا، في وقت كانت عشرات الأيدي تعبث بممتلكاتنا وأغراضنا تفتيشا وكسرا ثم حجزا لحواسيبنا وكتبنا وما لا نعرف بعد من أغراض.
بعد ذلك تم اقتيادنا مكبلين في جو من الترهيب (والبعض منا معصوب العينين) إلى وجهة غير معروفة لنا ولأهالينا. بل إن التعليمات المغرضة أذكت الحقد والانتقام لدى بعضهم حيث عمد أثناء تفتيش أحد البيوت (بيت الأستاذ عز الدين السليماني) إلى الدخول إلى المرحاض ليخرج وقد طلى مختلف جدران المرحاض بغائطه إمعانا في الإذلال وانتهاك الحرمات، علما أن بعضهم كان ثملا.
وبعد ترحيل قسري أطلعونا أننا نزلاء الفرقة الوطنية لمكافحة الجريمة بالدار البيضاء، حيث سيبدأ فصل جديد من التعذيب والترهيب ينتمي لسنوات الرصاص: (تجريد من الثياب - الطيارة - الشيفون - الفلقة - تعريض الأعضاء الحساسة للصعقات الكهربائية - التحرش والتهديد بالاغتصاب - والضرب المبرح الذي ترك آثارا واضطرابات على مستوى السمع والبصر لدى بعضنا...) فضلا عن التعذيب النفسي بالإهانة والقذف في أعراضنا وأهالينا... لينتهي بنا المطاف -بعد ثلاثة أيام من التعذيب- إلى إرغامنا بالضرب والتعنيف على توقيع محاضر لا نعرف مضمونها، والعصابات تغطي كل شيء إلا موضع التوقيع.
كل ذلك من أجل انتزاع اعترافات بخصوص تهم غريبة ملفقة حول اختطاف أحد المحامين واحتجازه وتعذيبه.
لقد أصبنا بصدمة كبرى لطبيعة الاتهام وللطريقة والمسطرة التي ابتدأت بها متابعة هذا الملف الملفق، إذ كيف لاتهام مغرض مثل هذا -حتى ولو كان صحيحا- أن يحرك هذه الجيوش على صعيد الوطن؟!
كل هذا يجعلنا أمام حقيقة يقينية أن القضية على بطلانها وبهتانها تستهدفنا كنشطاء في جماعة العدل والإحسان بفاس، وتستهدف تشويه صورة الجماعة على الصعيد الوطني والدولي.
يؤكد ذلك ما ذهبت إليه وكالة المغرب العربي الرسمية المخزنية التي سارعت كعادتها مع المعارضين إلى نشر مثل هذه الأخبار وتلبيسنا التهمة ومساطر التحقيق لم تبدأ بعد.
إن ما تعرضنا له خلال ثلاثة أيام من التعذيب وانتهاك الحرمات (بمدينة الدار البيضاء قبل إرجاعنا إلى فاس)، وما صاحب ذلك من حملة إعلامية مغرضة من قبل بعض الجهات، ليبين بجلاء أن هذا الملف مفبرك وملفق بهدف النيل منا ومن جماعتنا. كل هذا يدعونا إلى الشك والتخوف من أننا لن نحظى بمحاكمة عادلة أمام قضاء نزيه ومستقل.
و
أطلقت منظمة العفو الدولية حملة عاجلة للتضامن مع معتقلي العدل والإحسان السبعة الذين تعرضوا للاختطاف ثم التعذيب على يد جهاز المخابرات المغربي.
وطالبت المنظمة، في الحملة التي أطلقتها الأربعاء المنصرم 21 يوليوز، الجميع بمراسلة الجهات الرسمية المعنية، باللغتين العربية والفرنسية أو لغات أخرى، قبل 1 سبتمبر/أيلول2010 لتمكين المعتقلين من حقوقهم وفتح تحقيق مستقل حول ما تعرضوا له من انتهاكات ماسة بالكرامة وخارقة لحقوق الإنسان.
وهذا نص البيان الصادر عن المنظمة الدولية:
تحرك عاجل
سبعة معتقلين يزعمون أنهم تعرضوا للتعذيب في المغرب
يحتاج سبعة مغاربة قبض عليهم في 28 يونيو/حزيران في مدينة فاس المغربية إلى العناية الطبية العاجلة. وورد أن السبعة جميعاً قد تعرضوا للتعذيب، بينما زعم أنه ما لا يقل عن خمسة منهم قد تعرضوا للاغتصاب. ولم يتلقوا أية عناية طبية لما لحق بهم من إصابات. ويعاني اثنان منهم من مشاكل صحية مزمنة يحتاجان بسببها إلى الدواء والعلاج المنتظمين، ولكن دون أن يحصلوا عليهما. ويمكن أن يواجه السبعة جميعاً تهماً استناداً إلى أقوال أجبروا، كما قالوا، على التوقيع عليها تحت التعذيب.
إذ يحتجز محمد السليماني، وعبد الله بلة، وبوعلي المنور، وهشام الهواري، وعز الدين سليماني، وهشام صبّاح، وطارق مهلة في الوقت الراهن في سجن عين قادوس في فاس. وجميعهم أعضاء في جماعة العدل والإحسان، وهي جماعة إسلامية مصرح بها قانونياً، ويُزعم أنهم اختطفوا وعذَّبوا عضواً سابقاً في الجماعة، وأحيلوا إلى قاض للتحقيق في 1 يوليو/تموز بتهم "الانتماء لجمعية غير مصرح بها" و"تكوين عصابة إجرامية" و"اختطاف واحتجاز شخص" و"التعذيب".
وقبض على المعتقلين السبعة في 28 يونيو/حزيران في فاس على يد رجال الفرقة الوطنية للشرطة القضائية. واقتيدوا إلى مركز اعتقال تابع للفرقة الوطنية للشرطة القضائية في الدار البيضاء واحتجزوا في زنازين منفصلة مدة 72 ساعة يقولون إنه أبقي عليهم أثناءها عراة ومكبلي الأيدي ومعصوبي الأعين، وحرموا كذلك من الطعام ولم يحصلوا إلا على نزر يسير من الماء. ويزعم السبعة جميعاً أنهم تعرضوا للتعذيب، بما في ذلك عن طريق الاغتصاب باستخدام أقلام حبر وأشياء أخرى أدخلت بالقوة في الشرج بالنسبة لخمسة منهم على الأقل. ويزعمون أنهم أجبروا على توقيع إفادات لم يسمح لهم بقراءتها تحت التهديد بإلقائهم من نافذة المبنى إذا رفضوا التوقيع.
وشاهدت أسر المعتقلين أثناء زيارتهم للمرة الأولى منذ اعتقالهم في 5 يوليو/تموز على أجسامهم آثاراً للتعذيب ولغيره من ضروب سوء المعاملة. وطبقاً لما قاله أقرباؤهم، فإن المعتقلين يعانون من صعوبات في الرؤية والسمع، وظهرت على أجسامهم كدمات وعلامات أخرى منظورة تسببت عن التعذيب. ولم يحصل المعتقلون على فحص طبي للمرة الأولى من قبل طبيب قبل 12 يوليو/تموز؛ ولم تقدم لهم، على ما يبدو، العناية الطبية اللازمة بجروحهم. وجاء الفحص الطبي الذي أجري لهم ولم يكشف عن نتائجه بعد من طرف السلطات المغربية بناء على أمر من قاضي التحقيق في قضيتهم عندما مثلوا أمامه في 1 يوليو/تموز عقب شكواهم من أنهم قد تعرضوا للتعذيب. وفضلاً عن ذلك، يعاني محمد السليماني من مرض خطير في القلب، بينما يعاني عبد الله بله من الإصابة بداء السكري. ويحتاج كلا الرجلين إلى علاجات يومية وإلى السماح لها بإجراء فحوصات طبية منتظمة. ولم يتلقيا أياً من هذين منذ القبض عليهما.
Publié par Samira à l'adresse 18:33
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