Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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Chers amis lecteurs de solidmar,
Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeausolidmar !
Pas de failles ??? Juste un semi remorque qui roule pendant 2 km en traînant près de 200 personnes sous ses roues sur la Promenade des Anglais ! Arrêtez de vous foutre de nous ! Si vous êtes des incompétents, et vous l'êtes, alors déguerpissez ! Vous devez protéger la population, mais vous interdisez les manifs contre la loi travail ! Que du cynisme, et de l'hypocrisie ! Nous protéger, c'est tout le contraire de ce que vous faites.
Nous protéger ce n'est pas bombarder l'Irak et la Syrie mais assurer
l'égalité des chances en France face à l'école, au savoir, à
l'éducation, au travail. Assurer notre sécurité c'est cesser de la jouer sur les tables du CRIF.
Assurer notre sécurité c'est d'empêcher les prêches islamistes dans les
mosquées au lieu de les laisser faire et de les utiliser après coup
contre les musulmans. C'est nettoyer, laver, rincer, carsheriser votre manière de faire de la politique politicienne.
C'est d'ouvrir de vrais débats sur les grands sujets de société qui
nous divisent mais que vous ne voulez pas ouvrir pour justement mieux
nous diviser ! Arrêtez ! Suffit ! Votre incompétence et votre cynisme sont criminels et vous devrez bien rendre compte un jour. Des citoyens meurent par votre faute. Déguerpissez Mr le cowboy qui croit gagner en jouant à Mr W Bush !
Il
n'y a pas eu de faille dans le dispositif de sécurité jeudi soir à Nice
où un homme au volant d'un poids lourd a tué au moins 84 personnes sur
la promenade des Anglais, a…
Manuel Valls
se rend en Algérie les samedi 9 et dimanche 10 avril, avec une dizaine de
ministres, pour un voyage officiel au cours duquel est notamment programmée une
rencontre avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Le ministre des Affaires étrangères
Jean-Marc Ayrault est, lui, retenu à une réunion des chefs de la diplomatie du
G7.
La question du Sahara occidental sera évoquée lors de ce voyage. Pour Khadija
Mohsen-Finan, politologue spécialiste du Maghreb (*), la France, "engagée au
Maghreb" est "obligée d'avoir un rôle" dans le règlement de la question
sahraouie. Interview.
La question du Sahara
occidental devrait être abordée lors des rencontres ministérielles
franco-algériennes. Pourquoi cette problématique marocaine interfère-t-elle dans
les rapports entre les deux pays ?
C'est une sorte de boulet entre la France et l'Algérie. La question a
toujours été présente dans la relation entre les deux pays, qui ne sont pas sur
la même longueur d'onde sur la résolution du conflit sahraoui. La France a fait
le choix d'appuyer la position marocaine et le plan d'autonomie proposé par
Rabat en 2007, qu'elle trouve "sérieux". Plusieurs raisons expliquent le choix
de la France. Elle a peut-être une proximité de vue avec les Marocains, mais
elle a également le souci de soutenir le Maroc pour des raisons d'équilibre
géopolitique régional. Enfin la France n’a jamais cru en un Etat sahraoui
indépendant qui constituerait un Etat supplémentaire dans la région.
L'Algérie, elle, demande une autodétermination des
populations intéressées. Elle est elle-même devenue ainsi indépendante, elle
continue de soutenir cette manière de faire. Mais ce n'est pas tout. De façon
très politique, l'Algérie saisit aussi ce dossier pour affaiblir le Maroc au
niveau régional. Le contentieux entre Alger et Rabat remonte à l’indépendance de
l’Algérie (1962) et portait initialement sur la question des frontières.
Mais la donne géopolitique a désormais changé et la France a besoin des deux
grands acteurs régionaux du Maghreb. Elle dépend de l'Algérie dans son
engagement au Mali, notamment pour le survol de son territoire ; et du Maroc,
notamment pour les questions d'immigration en Méditerranée. Or, les solutions
proposées par le Maroc et Front Polisario soutenu par Alger sont antagonistes et
irréconciliables. Elles ne laissent aucune place à la négociation.
Pourquoi ce conflit vieux de 40 ans ressurgit aujourd'hui au niveau
international ?
- Il y a plusieurs raisons. Tout d'abord, Ban Ki-Moon termine son mandat à
l'ONU et part avec un sentiment d'échec sur ce dossier. Il veut peut-être
attirer l'attention de la communauté internationale sur son engagement dans ce
dossier, qui reste malgré tout bloqué. Il souhaite aussi mettre en avant les
limites du travail de l'ONU, poussé d'ailleurs en cela par son envoyé spécial au
Sahara, Christopher Ross.
Le donne géopolitique actuelle exige la résolution de ce conflit lattant.
Depuis quelques années, les deux grands acteurs du djihadisme international -
l'organisation Etat islamique et al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) - sont
actifs dans la région. Ils ont bénéficié du chaos libyen, de la porosité des
frontières et de l'affaiblissement des Etats pour se développer.
Pour la France, le problème de ce djihadisme est sa proximité avec l'Europe.
Pour mieux circonscrire, il ne faut pas donner à ses acteurs la possibilité
d'utiliser les éléments du Front Polisario, militants qui maîtrisent la région
et sont aguerris au plan politique. Le cocktail pourrait être explosif, même
s'il ne l'est pas encore : le Maroc affirme qu'il y a des connexions mais elles
ne sont pas avérées. Cette hypothèse ne peut en tout cas pas être écartée.
En outre, les deux capitales du Maghreb souhaitent traditionnellement avoir
Paris pour allié exclusif dans les dossiers considérés comme clés. Le Maroc part
du principe que la France est acquise à ses thèses sur le Sahara... et il n'a
pas tort. Et l'Algérie voudrait profiter de deux éléments pour retourner la
position française ou tout au moins faire en sorte qu’elle ne soit plus
inconditionnellement favorable au Maroc :
- les besoins de la France dans la région pour ses opérations militaires de
lutte contre le djihadisme d'une part ;
- et d'autre part, ce qui est moins avoué, l'écart entre la position
française sur le Sahara occidentale, tranchée, déjà expliquée, et celle de
François Hollande. Je pense en effet que le président français n'adhère pas
totalement à la position française sur le sujet. Il serait partagé entre une
consultation des populations par voie référendaire, et la fidélité aux
engagements de la France, défendue par ses équipes.
Enfin, ce conflit revient sur le devant de la scène en raison des changements
internes en Algérie, notamment au niveau du Renseignement intérieur, l'ex-DRS.
Il est en effet possible que les nouveaux acteurs aient changé de méthode et
veuille rendre visible la position algérienne. Cela s'est senti récemment avec
les jets de pierres sur les voitures du Secrétaire général des nations unies
lors de sa visite à Tindouf.
La France peut-elle vouloir jouer un rôle dans la résolution de ce conflit
?
- La France est obligée de jouer un rôle. Le Maghreb est son arrière-cour.
Elle n'a pas son mot à dire sur le conflit israélo-palestinien, mais elle ne
peut se désengager du Maghreb. Et même si elle le voulait elle est beaucoup trop
engagée et sollicitée par les acteurs de la région. L'Algérie avec ses nouvelles
méthodes dans sa politique saharienne, veut faire sortir la France de ses
retranchements et de son appui feutré au Maroc.
Les relations franco-algériennes sont empoisonnées par cette situation. La
France ne peut se permettre de montrer une préférence marocaine : elle est
présente sur le plan économique, politique, militaire et stratégique en Algérie ;
la communauté algérienne est très importante en France ; et Alger est un acteur
de premier plan dans la lutte contre le djihadisme. Les acteurs algériens l'ont
bien compris.
De plus, la position de la France dans ce conflit pèse d'autant plus lourd
qu'elle est membre du Conseil de sécurité. C'est bien le véto français qui a
bloqué les choses jusqu'à présent. La France a adopté de manière
inconditionnelle la position marocaine, y compris ses contradictions, optant
tantôt pour l’autodétermination, tantôt pour l’autonomie du Sahara. Les
Algériens veulent faire sauter ce verrou, et cela pourrait bien se produire au
moins partiellement. Jean-Marc Ayrault était récemment à Alger et a une nouvelle
fois affirmé que la situation était délicate, qu'elle méritait réflexion… Mais
la France ne pourra pas continuer longtemps à s'en sortir avec quelques petites
phrases.
Propos recueillis par Céline Lussato
(*) Khadija Mohsen-Finan enseigne à Paris-1 Panthéon-Sorbonne et a
récemment publié un dossier sur le Sahara dans le journal en ligne "Orient
XXI".
"Nom de Dieu : ce gouvernement veut vraiment emmener au bout du bout de la honte et du déshonneur non seulement la gauche mais la France toute entière...". Aux citoyennes et citoyens français de faire le nécessaire par l'arme de la démocratie pour mettre un terme à la dérive autoritariste et xénophobe du Tandem Hollande-Valls
Qu’il s’agisse de déchéance de la nationalité ou de la
situation en Corse, tout débat tourne à l’aigre, de là à l’acrimonieux
et enfin à la pure violence morale. Comment le Premier ministre, pris la
main dans le sac de l’extrême droite, ose-t-il déclarer que la gauche
« s’égare dans les grands principes » ? Comment peut-on
« s’égarer » dans les grands principes républicains ? Je dois en déduire
que Valls ne comprend pas ce que sont les « grands principes »
républicains, comment ils forment un tout, une cohérence où chaque
partie est liée aux autres pour former une doctrine définissant de façon
précise et singulière ce qu’est le Peuple, la Nation et la République.
Et le cas particulier de Manuel Valls ou de François Hollande rappelle
une évidence : il n’y a pas de République sans républicain. Si l’exemple
du mépris pour les principes fondateurs de la nation républicaine des
Français vient du sommet de l’État, on ne doit pas s’étonner qu’il le
soit ensuite publiquement par tous ses ennemis.
Non, Manuel Valls, nous ne nous égarons pas dans les grands
principes. Nous nous égarerions sans eux. C’est bien pourquoi de mon
côté je vois plus d’un trait commun entre le débat sur la déchéance de
la nationalité et les empoignades sur les graves évènements en Corse.
Pour moi, « on est chez nous » là où la loi s’applique à tous et où tous
sont égaux devant la loi. La loi, même injuste, est la volonté du
peuple et elle s’applique jusqu’à ce que le peuple la change. Ceci vaut
condamnation de ceux qui agressent les pompiers à Ajaccio comme de ceux
qui prétendent punir collectivement toute la population d’un quartier.
Pour avoir dénoncé les violences d’Ajaccio, et rappelé que cette
première en France intervient dans une ambiance locale spécifique, je me
vois reprocher une mise en cause collective « des Corses ». Comment
peut-on à la fois me reprocher de ne pas reconnaître le peuple corse et
de l’incriminer par une généralisation ? Comment croire sérieusement que
j’imagine une population française entière xénophobe ? Comment
pourrais-je sans cesse dénoncer que l’on essentialise la nationalité
comme je le fais contre le concept de « Français de souche » et
reproduire cette sottise dans l’analyse du cas particulier d’un
territoire français ?
C’est évidemment une ruse rhétorique de mes adversaires. M’accuser de
dénigrer le « peuple corse » est une autre manière de donner à celui-ci
une existence victimaire sympathique pour effacer la culpabilité des
actes racistes et de leurs auteurs individuels. J’y sens le traditionnel
fumet ethniciste relooké en élan compassionnel. Cette méthode prolonge
en direction des « Corses » la culpabilité collective imputée aux
habitants du quartier terrorisé. Or, pour moi, la responsabilité d’un
acte est toujours individuelle. Et si j’admets, comme je le fais
moi-même souvent dans l’analyse, que les conditions environnantes
sociales culturelles et autres concourent évidemment à la formation des
actes individuels, celles-ci ne peuvent fournir mieux que des
circonstances atténuantes. Jamais des excuses ni des légitimations.
LE PLUS. Manuel Valls versus Daniel Cohn-Bendit. C'était le duel du jour, ce mardi matin en direct sur Europe 1.
L’ancienne figure des Verts au Parlement européen a invité le Premier
ministre a renoncer au chantier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes
pour offrir un symbole concret et très français à la Cop21. En vain.
Retour sur cette passe d'armes, avec notre chroniqueur Olivier Picard.
Manuel Valls dans le studio d'Europe 1, le 1er décembre 2015 (capture d'écran).
Ce fut plus qu’une turbulence dans la matinale d’Europe 1 "spéciale Manuel Valls". Un crash.
Au lendemain de l’ouverture de la COP21,
l’occasion était trop belle pour Daniel Cohn-Bendit, chroniqueur
maison, de placer le Premier ministre face à ses responsabilités sur le
dossier Notre-Dame-des-Landes : Manuel Valls n’avait-il pas répété, à plusieurs reprises,
la détermination du gouvernement à mener à bien le projet d’aéroport du
Grand Ouest (entre Nantes et Rennes) qui déchaîne la colère des
écologistes depuis des années ?
Des déclarations à la limite de la provocation au moment où le PS
tentait laborieusement de constituer des listes communes aux régionales
avec ses frères et sœurs ennemi(e)s d’EELV.
Le feu vert administratif donné le mois dernier aux
défricheuses chargées d’ouvrir une voie aux travaux a entraîné un
logique carton rouge des écologistes de la majorité, pour une fois
d’accord entre eux pour se rebeller contre l’incroyable obstination de
Matignon.
Dany "ne comprend pas" cet acharnement
Ce mardi matin, "Dany" est donc reparti bravement à l’assaut avec les
solides arguments contre "l’Ayraultport" (l’ancien Premier ministre
était son grand promoteur) qu’il ne cesse de répéter avec constance, et
depuis des mois, à l’oreille sourde du pouvoir.
Pourquoi s’accrocher à ce "Toutankhamon de l’aménagement du
territoire", imaginé au temps du plan des années 1970… pour faire voler
Concorde de Nantes à New York ? C’est de l’ordre de l’irrationnel. Dany
"ne comprend pas" cet acharnement anachronique.
Pourquoi déployer tant d’énergie politique pour un chantier qui va
ravager un espace naturel exceptionnel au nom d’une ambition de
développement aérien non seulement dépassée mais qui, aussi, défigure
les horizons du développement durable ? Pourquoi cette contradiction au
moment même où la France organise le plus grand rassemblement de
l’histoire pour l’avenir de la planète ?
Ce mardi matin, en direct, Cohn-Bendit, délibérément positif, a
proposé au Premier ministre de saisir l’occasion offerte par la COP21
pour renoncer solennellement à la funeste entreprise qui va,
immanquablement, ravager un milieu jusque-là préservé. Une porte ouverte
formidable pour faire entrer un peu de soleil réconfortant sur le gris
paysage du futur climatique.
Inflexible, Valls a fait du Valls
L’espace d’un instant, on a rêvé que le chef du gouvernement de la
France allait profiter de ce grand courant d’air frais et se libérer, à
la façon d’un personnage de Cabu, de toutes ses anciennes certitudes.
Qu’il allait se laisser emporter par le vent de l’audace. Qu’il
allait, enfin, retrouver un peu de légèreté dans cette atmosphère si
lourde, et faire une croix verte sur les ailes noires des avions
doublement carbonifères.
Mais non. Inflexible, Valls a fait du Valls. Il a tenté une
contre-offensive avec un argumentaire fatigué : l’aéroport de Nantes est
déjà saturé, urbain et il provoque une pollution sonore continue sur
toute l’agglomération nantaise. Pas faux, bien sûr, mais pas
convaincant : il faudrait, si on le comprend bien, régler des nuisances
environnementales urbaines au prix d’un désastre écologique rural.
Pour faire bonne figure, et dans la panique il a aussi avancé que les
"petits aéroports" bretons seraient fermés au profit d’un seul grand,
comme si c’était une bonne nouvelle : Quimper et Lorient, notamment,
vont apprécier...
Des airs de ministre de l’ère pompidolienne
La démonstration a donc explosé en vol en répandant des ondes
négatives immédiatement perceptibles à l’oreille. Dany a bien essayé,
jusqu’au bout, de sauver Manuel de ce piqué en vrille, en invoquant
l’efficacité, prouvée, de l’interconnexion TGV avec Paris et même la
solution démocratique : un référendum régional… En vain.
Le Premier ministre a jugé que le processus démocratique était déjà
largement suffisant… On aurait cru entendre un ministre de l’industrie
de l’ère pompidolienne. Que dire de plus, sinon qu’on est triste ?
Manuel Valls a passé un sale « quart d’heure » vendredi sur France Inter. « Lundi matin (après le second tour des régionales. Ndlr), il va se passer quoi ? » lui demande Léa Salamé. « D’abord, la lutte contre le terrorisme », répond le Premier ministre, avant d’ajouter : « Ensuite, la priorité des priorités, la lutte pour l’emploi. »
Curieuse entame : la « priorité des priorités » ne vient
qu’« ensuite ». Tout un programme ! Et ce sera tout pour l’emploi et le
social.
De cette réponse, la journaliste tire la conclusion qui s’impose : « Rien ne changera, comme après les européennes, comme après les municipales ? » Réponse : « Nous avons la menace terroriste, nous avons un ennemi Daech… »
A croire que cette menace ne sert qu’à éluder la question du bilan de
la politique économique du gouvernement.
La vague d’attentats sans précédent qui a touché Paris hier soir et qui aurait fait, selon un premier bilan, au moins 127 morts,
est la conséquence directe de la politique étrangère menée par la
France en Syrie et qui vise moins la lutte contre le terrorisme
salafiste que la destruction de ce pays et le renversement du président
Bachar-al-Assad.
Si plusieurs auteurs du carnage perpétré dans la salle de concert du Bataclan auraient déclaré, selon des témoins : « C’est la faute de Hollande, c’est la faute de votre président, il n’a pas à intervenir en Syrie », il faut ici rappeler quelle a été la réalité de la politique française dans ce pays depuis le début du conflit en 2011.
La république française, comme le révèle le président François Hollande dans un entretien avec le journaliste Xavier Panon,
a en effet fourni des armes aux « rebelles » syriens dés 2012. Par
l’intermédiaire de la DGSE, ce sont des canons de 20 mm, mitrailleuses,
lance-roquettes, missiles anti-chars qui auraient été livrés aux
rebelles dits « modérés », en violation de l’embargo mis en place l’été
2011 par l’Union Européenne.
Un conseiller de l’Elysée admet également auprès de Xavier Panon :
« Oui, nous fournissons ce dont ils ont besoin, mais dans la
limite de nos moyens et en fonction de notre évaluation de la situation.
Dans la clandestinité, vous ne pouvez agir qu’à petite échelle. À
moyens limités, objectifs limités. »
La France aurait également envoyé des forces spéciales sur le terrain
destinées à la formation et au soutien opérationnel des combattants.
Le président Hollande, cité par le journal Le Monde a encore confié en août 2014 :
« Nous ne devons pas relâcher le soutien que nous avions accordé à ces rebelles qui sont les seuls à participer à l’esprit démocratique. »
Alors que le président Syrien Bachar-al-Assad a déclaré à plusieurs
reprises qu’il n’y avait pas de rebelles « modérés » sur le terrain, on
peut s’interroger sur la véritable nature des groupes rebelles soutenus
et armés par l’état français depuis 2012. Le ministre des affaires
étrangères Laurent Fabius a déclaré à ce propos en 2012 que le Front
Al-nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, « faisait du bon boulot »…
Une plainte de victimes syriennes des groupes rebelles a d’ailleurs été
déposé à l’encontre du ministre français à ce sujet auprès du tribunal
administratif de Paris pour « les fautes personnelles commises par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dans ses fonctions. »
Ces différents éléments montrent assez clairement que la coalition
occidentale, dont fait partie la France, a mené une politique de soutien
à divers groupes djihadistes en Syrie dans l’objectif de renverser le
président Bachar-al-Assad, sous couvert de la fiction de l’aide apportée
à des groupes fictifs de rebelles « modérés ».
La véritable nature de ces prétendus groupes rebelles a été récemment mise en lumière par l’intervention russe qui a entraîné un déchaînement de protestations de la part des chancelleries occidentales
au motif que les frappes aériennes auraient visé les rebelles soutenus
par l’Occident. Or, les groupes frappés par l’aviation russe
appartenaient à l‘Armée de la Conquête, qui regroupe notamment le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda et des groupes islamistes comme Ahrar al-Cham.
Il est malheureusement fort peu probable que le soutien de l’exécutif
français aux groupes djihadistes en Syrie soit dénoncé à la lumière de
cette vague d’attentats sans précédents, qui constitue pourtant son
aboutissement logique et prévisible. Le chaos auquel a été réduite la
Syrie et la prolifération des groupes djihadistes sont en effet le
résultat direct de la politique étrangère française au Proche et
Moyen-Orient.
Alors que lors des précédents attentats de janvier dernier,
l’exécutif avait érigé le réseau Internet, qui aurait
favorisé« l’auto-radicalisation » des terroristes, présentés à l’époque
de manière mensongère comme des « loups solitaires », en boucs émissaires censés masquer les lacunes et les incompétences des services de renseignement et de sécurité français, et
instauré des dispositifs de surveillance de masse des citoyens, cette
politique visant essentiellement les libertés individuelles, a montré
aujourd’hui son inanité. Il est pour autant fort peu probable que les
responsables des services de sécurité, dont le ministre de l’intérieur
Bernard Cazeneuve – qui ont une fois de plus failli à leur
mission – aient à rendre des comptes. Le gouvernement et la classe
politique, à quelques exceptions près, se retranchent une fois de plus
derrière l’émotion et l’injonction à « l’unité nationale ». Pourtant,
les mêmes qui aujourd’hui ont décrété l’état d’urgence et le
rétablissement des contrôles aux frontières s’engageaient il y a
quelques semaines à peine à participer à l’accueil des migrants syriens,
au nom de principes humanitaires, et ce malgré les réserves de l’agence
de coopération européenne Eurojust qui affirmait que le trafic clandestin entretenait des liens étroits avec les organisations terroristes en Syrie :
« C’est une situation alarmante parce que nous voyons
clairement que le trafic est destiné à financer le terrorisme et que les
passeurs sont utilisés parfois pour mener des infiltrations par les
membres de l’Etat Islamique. »
Si comme le dit le président François Hollande, la France est « en
guerre » aujourd’hui, elle le doit donc pour l’essentiel aux
incompétences de l’exécutif et aux incohérences criminelles de la
politique étrangère française qui a soutenu et armé les groupes
djihadistes ayant plongé la Syrie dans le chaos …
Manuel Valls répond aux critiques formulées par plusieurs
ONG internationales au sujet de l’accord entre le Maroc et la France,
qui y voient la fin des poursuites pour torture instruites au titre de
la compétence universelle en droit français.
Le Premier ministre français s’est voulu rassurant jeudi 28 mai au
sujet de la nouvelle convention de coopération judiciaire
franco-marocaine mettant fin à une brouille diplomatique avec Rabat, mais qui est critiquée par des organisations de défense des droits de l’Homme.
« Il ne doit pas y avoir d’inquiétude quand il s’agit d’accord
entre deux pays non seulement amis, qui ont non seulement un partenariat
d’exception que nous faisons vivre tous les jours (…) mais qui ont
aussi la même analyse sur ce monde qui change », a déclaré Manuel Valls au côté de son homologue marocain Abdelilah Benkirane.
Au terme de la 12e« rencontre de haut niveau franco-marocaine », les deux chefs de gouvernement étaient interrogés par la presse sur les inquiétudes exprimées par des ONG sur les modifications apportées à la convention, qui doit encore recevoir l’aval du Parlement français.
« Les dispositions de cet accord s’inscrivent naturellement dans
le respect de nos législations, de nos institutions judiciaires, de nos
engagements internationaux et donc de nos principes », a affirmé Valls.
« Et sa mise en œuvre n’empêchera en aucun cas un juge français
de continuer à se saisir ou instruire un dossier comme il le souhaite,
ni un ressortissant français ou marocain de continuer à déposer une
plainte à tout moment devant la justice française », a-t-il assuré,
alors que des organisations de défense des droits de l’Homme voient
dans le nouveau texte un moyen de rendre quasi impossible toute
poursuite en France de ressortissants marocains.
« Coopérer ne signifie nullement se dessaisir dans un contexte où
chaque justice reste évidemment indépendante et souveraine mais nous
avons voulu tirer ensemble les leçons des crispations, des malentendus
que nous avons pu connaître », a-t-il poursuivi.
En janvier dernier, la signature d’une nouvelle convention judiciaire
marquait la fin de la brouille, qui avait mis à mal le « partenariat
d’exception » franco-marocain. Plusieurs rencontres diplomatiques, dont
le sommet de haut niveau de ce jeudi, ont depuis marqué la
réconciliation.
Manuel Valls, alors ministre français de l'Intérieur (g) reçu par le roi Mohammed VI, à Rabat, le 26 juillet 2012.
FP PHOTO / ABDELHAK SENNA
Nouvelle étape dans la
réconciliation entre la France et le Maroc. Le Premier ministre Manuel
Valls est attendu ce jeudi 9 avril à Rabat. Il devrait s'entretenir avec
son homologue Abdelilah Benkirane et être reçu par le roi Mohamed VI.
Après un an de brouille diplomatique, depuis janvier, les efforts sont
visibles côté français pour amorcer la relance de l'axe Paris - Rabat.
D'ailleurs, les visites d'officiels Français dans le royaume se
multiplient.
C'est la troisième visite d'un
membre du gouvernement français en l'espace de trois mois. Après le
ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et le chef de la diplomatie
Laurent Fabius, Manuel Valls en visite - coup de vent - doit à nouveau
signifier que la dynamique de relance des relations bilatérales avec le Maroc marche à plein régime. Le Premier ministre français a été l'un des premiers à déplorer le
froid diplomatique avec le Maroc l'année dernière en appelant à « dépasser » la brouille « baséesur de nombreuses incompréhensions , avait-il dit. Le Maroc avait en effet suspendu sa coopération judiciaire et freiné
l'échange de renseignements en représailles à une série d'impairs commis
en France à l'encontre d'officiels Marocains, dont le patron du
contre-espionnage - poursuivi à Paris pour complicité de torture. Pour laver l'affront, l'entraide judiciaire a été amendée sur
demande du Maroc et Abdellatif Hammouchi - visé par la justice française
- doit être décoré d'un nouvel insigne de la Légion d'honneur.
Le ministre de l'Economie français, Michel Sapin, doit également
arriver ce dimanche au Maroc, pour préparer entre autres une réunion de
haut niveau en juin prochain entre les deux gouvernements à Paris. Et
parachever ainsi la lune de miel franco-marocaine. L'enjeu de la coopération sécuritaire De nombreux dossiers seront abordés lors de cette visite d’une
demi-journée, à l'occasion de laquelle le Premier ministre français va
rencontrer son homologue marocain et va s’entretenir en tête-à-tête
avec le roi Mohammed VI : coopération économique, judiciaire et bien sûr
sécuritaire. Après les attentats qui ont frappé la France et la Tunisie
et pour faire face à la menace terroriste, la reprise de la coopération
sécuritaire est apparue indispensable. Le Maroc et la France ont besoin
de cette coopération, explique-t-on à Matignon. Manuel Valls, qui
effectuera sa troisième visite dans le royaume Chérifien depuis 2012,
tient à une relation forte avec un pays qu’il apprécie.
Adrien Rouchaleou et Émilien Urbach, L'Humanité, 22/1/2015
Photo Olivier Coret
Manuel
Valls a dévoilé hier son plan pour lutter contre le risque terroriste.
Au programme, davantage de surveillance et un renforcement des forces
de sécurité. Mais rien pour combattre le mal à la racine, dans les
villes et les quartiers fragilisés.
Moins
» de postes supprimés dans la défense, des « volontaires » pour le
soutien scolaire… les mesures annoncées hier par le couple exécutif sont
loin de pouvoir apporter un début de réponse viable à la situation
sociale que Manuel Valls a lui-même dénoncée. La ministre de l’Éducation
doit présenter ce jeudi d’autres dispositions, elles aussi liées à des
valeurs à défendre mais pas sur des moyens à étendre. Comme l’Humanité a
encore pu le vérifi er dans le reportage qu’elle publie sur Grigny, les
quartiers populaires en ont assez d’être « insultés » et revendiquent
l’égalité sociale et le retour des services publics. À gauche, un «
changement » vigoureux est réclamé, à l’instar du PCF qui interpelle
Manuel Valls : « Agissez avec un changement de politique. Agissez avec
un collectif budgétaire, en urgence, pour la jeunesse et les quartiers
populaires. Agissez pour l’Égalité et la Fraternité en mettant un coup
d’arrêt à des politiques injustes, ine caces dont se nourrissent les
monstres. »
Hier matin, Manuel Valls annonçait les mesures de
renforcement du dispositif de lutte contre le terrorisme prises en
Conseil des ministres. « La France est en guerre », donc… elle doit
grossir les troupes, mieux les armer et développer ses services de
renseignement, extérieur comme intérieur. Dans la salle de presse du
palais présidentiel, la mise en scène donne le ton. Le premier ministre
est debout sur son estrade. En arrière-plan, la photo projetée d’un
militaire en patrouille et l’inscription « mobilisation générale contre
le terrorisme ». Au côté du chef du gouvernement, les ministres de la
Justice, de l’Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères… et la
remarquable absence de Najat Vallaud-Belkacem et de Fleur Pellerin,
respectivement en charge de l’Éducation nationale et de la Culture, tout
comme celle de Patrick Kanner et Myriam El Khomry, ministre et
secrétaire d’État à la Ville. La veille pourtant, dans son discours de
vœux à la presse, le premier ministre avait, de manière tonitruante et
inédite de sa part, pointé une responsabilité collective lourde et
ancienne, dénonçant « un apartheid territorial, social et ethnique ».
Précisant sa pensée, il avait parlé de « relégation périurbaine et de
ghettos », problématiques auxquelles « s’additionnent les
discriminations quotidiennes, parce qu’on n’a pas le bon nom de famille,
la bonne couleur de peau ou bien parce que l’on est une femme ». Ce
mercredi, ce fut comme si ces mots n’avaient jamais été prononcés : les
mesures annoncées sont policières. Aucune ne répond à la question
sociale.
François Asensi dénonce l’abandon des quartiers populaires par l’Etat
Sur la question territoriale, par exemple, pas un mot. Une
proche collaboratrice du maire socialiste d’une grande ville de France
estime « surprenant de dénoncer un apartheid territorial en France
quand, dans le même temps, non seulement on prive les collectivités
territoriales de 11 milliards, mais on vote une réforme des quartiers
prioritaires de la politique de la ville qui nie justement la
spécificité de ces quartiers et les problématiques auxquelles ils font
face » en les traitant de la même façon que les centres de villes
moyennes. Maire Front de gauche de Tremblay-en-France, en
Seine-Saint-Denis, François Asensi dénonce, lui, la « ségrégation » :
« C’est facile aujourd’hui d’utiliser des mots chocs. Les quartiers sont
abandonnés par l’État. Il y a des responsabilités à établir : depuis
quarante ans, on assiste à une relégation de certains quartiers dans les
villes populaires. » Bon connaisseur du terrain, il fait le bilan des
dernières années : « On a fait la rénovation urbaine, on a travaillé sur
le bâti mais on n’a pas travaillé sur l’humain, sur le social. Or on a
besoin de lien social, d’éducation populaire, de citoyenneté… » C’est la
voie opposée que semble avoir actée le gouvernement hier. Celle de la
surveillance et de la répression. Alain Dru, secrétaire général de la
CGT de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), est indigné par la
volonté du premier ministre de créer une unité de veille et
d’information sur les phénomènes de radicalisation au sein de la PJJ. Il
dénonce également l’idée de la création d’une mission d’inspection
générale des services et des institutions de la PJJ. « Monsieur Valls
n’a rien compris à la situation, s’insurge-t-il. La vraie question,
c’est celle de l’abandon des jeunes après leur majorité. En réalité,
avant leurs dix-huit ans, très peu de mineurs posent problèmes. De plus,
les travailleurs sociaux ne sont pas des membres des services du
renseignement. Je ne vais pas contrôler les SMS des jeunes et analyser
les discussions qu’ils ont entre eux. Je ne vais pas m’intéresser à la
longueur de leur barbe ou à la connotation religieuse de leurs
vêtements. Il faut arrêter de parler d’islamisation et s’occuper de
santé, de logement et d’éducation. Les annonces du premier ministre ne
correspondent pas du tout au renforcement du travail social et des
capacités d’intégration dont les jeunes ont besoin. » Même du côté des
forces de l’ordre, tout le monde ne se satisfait pas totalement des
annonces de ce mercredi matin. « Les propositions du premier ministre
sont surprenantes, réagissait, pour sa part, Nicolas Comte, secrétaire
général du syndicat Unité SGP-FO de la police nationale. On ne peut que
saluer la création de postes supplémentaires mais ça reste insuffisant
face à la suppression, entre 2008 et 2012, des 13 000 agents de police
et gendarmes. » Pour le fonctionnaire de police : « Aller au contact de
la population ça prend du temps et ça ne se traduit pas en chiffre. Un
policier qui va faire un travail, en profondeur, de présence sur un
quartier ne peut être guidé par la politique du chiffre. On ne peut
chiffrer la prévention. Les moyens ne sont pas là pour une réelle
police de proximité qui, en s’implantant quotidiennement dans certains
quartiers, pourrait faire un réel travail de renseignement et
signifier, dans ces zones, une vraie présence de l’État. On reste sur
des mesures d’urgence. » Et si la meilleure des solutions, plutôt que
d’agiter les bras, n’était pas de prendre le temps du diagnostic, avec
ceux du terrain, travailleurs sociaux, citoyens… ?
Le mot « Apartheid » crispe le monde politique
Il existe « un apartheid territorial, social et ethnique ». La
déclaration de Manuel Valls, mardi soir, lors de ses vœux à la presse, a
surpris son monde… et déclenché une nouvelle polémique. Pour le Front
de gauche François Asensi, « l’expression “apartheid ethnique” est irresponsable ». Proche du premier ministre, le député Jean-Jacques Urvoas a lui-même qualifié le mot de « maladroit » : « Je n’aurais pas choisi ce mot-là, car il est connoté historiquement et géographiquement. » François de Rugy, coprésident du groupe EELV, estime que le terme « ghetto » aurait été « beaucoup
plus juste », « mais le premier ministre visait à nommer les choses et à
regretter que, par exemple, après les émeutes de 2005 (…) on ait
refermé un peu trop vite ce qui est apparu comme une parenthèse ».
Lire l'excellent article du nouvelobs, comprendre comment, à cause d'une phrase maladroite, un gamin, le "petit poisson", peut franchir la première marche de la délinquance, ou pire. Pédagogique !
Chronique satirique hebdomadaire sur l'actualité de la Galaxie
À
l'horreur légitime, la réponse proposée
est, comme d'habitude, l'union nationale, de Mélenchon à Le Pen, en
passant par
Sarkozy et Hollande. Les bouffeurs de curés envoyés mercredi dans un
autre
monde par les frères Kouachi ont bien du se marrer en entendant le glas
sonner
depuis les tours de Notre-Dame et d'autres cathédrales de la douce
France, fille aînée de l’Église. Le Papa Francisco n'a plus qu'à engager
le processus de béatification.
Restons sérieux et posons quelques questions de bon sens sur l'horrible
massacre de Charlie-Hebdo. On nous dit qu'il a été commis par deux terroristes
professionnels, qui se sont comportés de manière techniquement impeccable.
Première question : vous êtes un terroriste professionnel, vous vous embarquez
dans une opération de commando avec armes, cagoules et gilet pare-balles. Et
vous emportez avec vous votre carte d'identité ? Vous quittez la première
voiture que vous avez utilisée pour continuer votre fuite. Et vous
"oubliez" votre carte d'identité dans cette voiture ? On croit rêver,
ou avoir affaire à un scénario de Pieds Nickelés, version 2015, revue
par Luz et ses copains. Ça ne vous rappelle rien ? Moi, si : les fameux
passeports de certains terroristes du 11 Septembre retrouvés intacts dans les décombres
de Ground Zero. Ou encore la voiture louée par les hommes censés avoir commis
les attentats du 7 juillet 2005 à Londres, et payée avec une vraie carte de
crédit permettant de les identifier immédiatement. Chérif Kouachi, le "petit" des deux frères, était plus que
"connu des services de police" : il avait été emprisonné, jugé,
condamné, de nouveau arrêté, détenu, jugé, bénéficié d'un non-lieu. Bref, il
était dans les petits papiers des services de renseignement depuis 10 ans.
Pourquoi a-t-on cessé de le surveiller, et quand ? Manuel Valls a eu une phrase
pour le moins étonnante jeudi matin : «Ces individus étaient sans doute suivis mais il
n’y a pas de risque zéro».Deux
autres questions viennent à l'esprit : où est passé le chauffeur de la
voiture qui a conduit les deux tueurs sur le lieu du crime, pour ensuite
repartir sur un scooter ? Comme apparemment, l'opération n'était pas
conçue comme une opération-suicide - un "aller-simple" sans retour -, le
chauffeur aurait du logiquement attendre le retour de ses acolytes pour
repartir avec eux. Et enfin : et si la carte d'identité de Saïd
Kouachi retrouvée dans la voiture n'était qu'un leurre destiné à mettre
les chasseurs sur une fausse piste ?Ces questions en appelleraient beaucoup d'autres, mais
chaque chose en son temps. Attendons l'issue de la chasse à l'homme
lancée tout azimut. De deux choses l'une : ou bien les frères Kouachi sont pris
vivants, ou bien ils sont abattus au bout de la traque. Dans ce dernier cas,
ils emporteront leur secret dans la tombe, comme tant d'autres avant eux, de
Khaled Kelkal à Mohamed Merah. Dans le premier cas, on finira, peut-être, par
connaître les dessous de cette affaire. Je dis bien "peut-être", car,
comme le montrent d'autres affaires, les procès de terroristes survivants
permettent rarement d'établir la vérité sur les agissements de ceux qui tirent
les ficelles du terrorisme.
En attendant, il serait peut-être bon que ceux et celles qui, en France, ont
exprimé leur émotion interpellent le ministre de l'Intérieur sur ce qui
s'apparente à de la négligence criminelle dans la "protection" de
Charlie-Hebdo.
Bonne semaine, quand même ! Que la Force de l’Esprit soit avec vous ! …et à la prochaine !
Solidarité Maroc, Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA) solidmar05[at]gmail.com 17 rue Jean Eymar 05000 Gap France
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