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vendredi 7 mars 2014

La vilaine AFP villipendiée par la vertueuse MAP



 par
Cette vilaine AFP ennemie de notre cher Maroc (Photo AFP)

Cette vilaine AFP ennemie de notre cher Maroc (Photo AFP)
Une semaine après le coup de fil d’apaisement de la part de François Hollande au despote alaouite, la colère ne semble toujours pas être retombée du côté de l’appareil du Makhzen.


Après la manif de « colère et d’indignation » improvisée par le Makhzen en face de l’ambassade de France à Rabat, cette fois, c’est au tour de la MAP, l’agence de presse officielle dirigée par Khalil Hachimi Idrissi, premier barbouze médiatique du royaume, de monter au front chérifien pour dénoncer Paris à travers son agence de presse.
La voix de son maître s’est fendue d’une dépêche intitulée « Maladresse. Quand l’AFP pèche elle aussi » dans laquelle elle critique ouvertement l’AFP d’avoir publié une dépêche [La querelle Maroc-France monte encore d'un cran] qu’elle juge partiale et dénuée de tout professionnalisme ! Mais en vérité, une dépêche qui fait trembler tout l’appareil du Makhzen.
L’agence de la désinformation et de la propagande du Makhzen va très loin dans sa critique et accuse l’AFP d’un « flagrant parti pris contre le Royaume » à travers sa dépêche qui, selon elle, fait « peu de cas des règles professionnelles élémentaires » :
« Aux ‘maladresses’ à l’égard du Maroc concédées par des sources françaises occultes, la prestigieuse AFP, qui a pourtant rapporté cette mea culpa [à ma connaissance mea-culpa est masculin] même avouée à demi-mot, vient d’en rajouter une couche par un flagrant parti pris contre le Royaume, dans un papier faisant peu de cas des règles professionnelles élémentaires ».
La MAP reproche à l’AFP de citer dans sa dépêche une source anonyme qui a qualifié la réaction marocaine « d’hystérique ». 
« Comment expliquer une telle réaction ? », demande la rédactrice de la dépêche de l’AFP à un spécialiste du Maroc s’exprimant sous couvert d’anonymat, et le spécialiste de répondre que « certains hauts gradés marocains, eux-mêmes susceptibles d’être ciblés par la justice française, ont vécu d’une manière dramatique le fait qu’on puisse aller délivrer une convocation à la résidence de l’ambassadeur. Cela signifie qu’il n’y a plus de protection ».
Voilà en vérité ce qui a poussé la voix de son maître à se déchaîner contre l’AFP.
Et ce n’est pas tout. Elle lui reproche également de donner la parole à un avocat parisien pour réagir à cette réaction hystérique du Makhzen.
«Lorsqu’on offre une tribune inespérée à une robe noire inconnue au bataillon pour critiquer sans tact la démarche d’un pays qui n’est pas le sien, on fait fi du sens de la mesure pour tomber carrément dans le ridicule et le péché professionnel », écrit le rédacteur de la MAP.
Venant de la part de la MAP, qui est un modèle de désinformation et de mensonges éhontés déversés chaque jour dans ses dépêches, cet article fait évidemment sourire.
Citoyen
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=30366
  1. Un commentaire: soraya
    Ces bourricots, voleurs, corrompus, mafiosi, bouchers, au service du divin traitent les Marocains d’imbéciles.
    La frousse provoquée par la convocation au boucher de Sidna lors de son passage en France les a choquée tellement qu’ils ont mobilisé les hordes de voyous à manifester devant l’ambassade Française à Rabat, de menacer d’interrompre les traités ratifiés & autres…
    Cependant, ils se sont bien gardés de dire que Hamouchi fut contraint à quitter le territoire Français à grande vitesse, la peur de se faire arrêter à l’aéroport donc il fallait fuir le territoire Français. Inconcevable, tellement épouvantés par le contenu de la plainte « …TORTURE » qu’il ne croyait pas à leurs yeux dans l’ambassade du commandeur des croyants.
    Maintenant ils sont tous bouleversés, or dans le futur ils savent que la musique a changé , délinquants tortionnaires ils ne pourront plus aller dans leurs appartements à se faire soigner dans le luxe avec l’argent du peuple harcelé qui n’a même pas les larmes pour pleurer.

samedi 16 mars 2013

MSF quitte le Maroc. Silence des officiels qui nient les faits !.

Actualité marocaine

Médecins sans frontières condamne le rôle de gendarme de l'Europe joué par les autorités marocaines. Selon l'organisation, l'action du Maroc a causé la recrudescence de la vulnérabilité des migrants subsahariens qui transitent par le Maroc.
 

La lutte contre l'immigration clandestine opérée par le Maroc cause beaucoup de dégâts selon Médecins sans frontières. L'approche totalement sécuritaire menée par le ministère de l'Intérieur, en charge du dossier, se fait « en contradiction avec le respect des droits de l'homme et a des conséquences sur la santé de la population migrante, dont les groupes les plus vulnérables – telles que les victimes de violences sexuelles ou de la traite d'êtres humains- ne bénéficient d'aucune assistance ou de protection spécialisée de la part des administrations. »

Dans son dernier rapport, bloquée aux portes de l'Europe, l'organisation humanitaire qui siégeait à Oujda avant l'annonce de son départ du Maroc, décrit « la recrudescence des rafles policières au cours desquelles les effets personnels des migrants sont détruits, ainsi que d'une augmentation des expulsions vers l'Algérie des personnes détenues, parmi lesquelles se trouvent des groupes vulnérables tels que des femmes enceintes, des blessés et des mineurs »
Du côté de la frontière de Melilla, les migrants qui cherchent à sauter la clôture sont dissuadés par une violence excessive, selon David Cantero, le coordinateur général de MSF au Maroc rapporte « depuis le mois d'avril de l'année dernière notamment, nous avons vu, entre autres, des fractures aux bras, aux jambes, aux mains, à la mâchoire, des dents cassées et des commotions cérébrales. Ce sont des blessures cohérentes avec les témoignages des migrants et qui sont le résultat des agressions exercées par les forces de sécurité ».

MSF conclut son rapport par l'action menée par la société civile et le ministère de la santé, qu'il considère comme un progrès dans la gestion du dossier de l'immigration, contrairement à l'action menée par le département de l'immigration au ministère de l'Intérieur, dirigé par Khalid Zerouali.
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 Médecins Sans Frontières se retire définitivement du Maroc


Par Rachid Loudghiri AufaitMaroc,

Médecins sans frontières (MSF) s'est alarmée, mercredi, d'une hausse des violences contre les migrants clandestins, dans un rapport publié au moment où l'ONG annonce quitter le Maroc après avoir jugé sa mission d'assistance médicale inadaptée à la situation sur le terrain.




Médecins sans frontières dénonce les multiplications des violences contres les migrants subsahariens. /DR Agrandir




Médecins Sans Frontières (MSF), présent au Maroc depuis 1997, s'est tourné depuis 2003 vers une mission visant à garantir l’accès médical à la population migrante. Lors d’un point presse, tenu mercredi à Rabat, MSF a annoncé sa décision irrévocable de se retirer du Maroc.

Des raisons peu convaincantes
Médecins sans Frontières, qui a déjà transféré ailleurs ses activités de Rabat, cherche actuellement à trouver une association pour la relever de ses opérations d’Oujda et de Nador. Les raisons de ce retrait, évoquées par les dirigeants de cette organisation humanitaire, sont loin d’être convaincantes et ont laissé la plupart des journalistes présents sur leur faim.
David Cantero, coordinateur général de MSF, s’est employé dans son intervention à dégager les autorités marocaines de toute responsabilité, en ce qui concerne ce retrait. “La raison de notre départ n’a rien à voir avec aucune action ou omission du gouvernement marocain”, a-t-il assuré. Il a évoqué d’autres raisons, notamment la diminution des activités d’assistance médicale au Maroc ces dernières années.
David Cantero a aussi critiqué la position de l'UNICEF. “Pour obtenir plus de changements, on a besoin d’investissements importants à moyen et long terme. Malheureusement l’UNICEF n’est pas prête à faire ces investissements, estimant que cela ne correspond pas aux objectifs de MSF”. Le coordinateur a jugé que le Maroc a besoin de plus d’organisations de défense des droits de l’Homme. Il estime que le Maroc connaît une carence et des défaillances importantes dans ce domaine. C’est pour cela que MSF aurait décidé de laisser la place aux organisations nationales et internationales œuvrant dans ce domaine.
Recrudescence des violences contre les migrants
Cette annonce intervient alors que l'organisation a publié un rapport intitulé “Violences, vulnérabilité et migration : bloqués aux portes de l’Europe”.
Ce rapport met en exergue le fait que “le Maroc est devenu, suite au durcissement des contrôles frontaliers, non seulement, un pays de transit, mais aussi une destination forcée, accroissant la vulnérabilité des migrants”. MSF souligne dans ce rapport la précarité des conditions de logement des concernés, vivant dans des lieux surpeuplés des grandes villes du Royaume ou dans des abris de fortune (grottes, forets et squats de bâtiments abandonnés…). L'organisation dénonce la situation, précisant qu'aucune mesure d’hygiène n'est prise par les autorités, et que l'accès aux besoins essentiels pour une vie décente reste très limité.
Sur 10.550 consultations effectuées entre 2010 et 2012 par les équipes de MSF, la moitié des problèmes médicaux diagnostiqués (5.223) seraient étroitement liés aux conditions déplorables auxquelles sont confrontés les migrants. MSF dénonce l’impunité accordée par les autorités pour ceux qui utilisent la violence, physique ou sexuelle, contre les migrants. Ainsi ces déplacés subsahariens ne demandent pas d'assistance médicale et ne se tournent pas vers la justice, de peur de répercussions.
“92% des personnes ayant subi des violences ont déclaré que cette violence est institutionnelle. Les personnes expulsées courent le risque d’être la proie de violences, d’abus, d’exploitation  et de violences sexuelles.”
David Cantero, coordinateur général de MSF
L'exemple mis en avant, lors de la conférence d'hier, concerne les groupes de migrants qui ont tenté dernièrement de franchir les clôtures qui séparent Nador de Mellilia. “Les Forces de sécurité marocaines et la Guardia civile espagnole ont répondu avec une violence disproportionnée et sans aucune retenue”, a déclaré David Cantero.


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  • Un rapport de MSF fâche le Maroc

    AFP , Le Figaro,

    Un officiel marocain a dénoncé aujourd'hui des omissions dans le rapport de Médecins sans frontières (MSF) sur les violences commises contre les migrants clandestins, et assuré notamment que l'action des forces de sécurité du royaume était "strictement encadrée par la loi".

    Médecins sans frontières (MSF) s'est alarmée mercredi d'une hausse des violences contre les migrants clandestins, dans un rapport publié au moment où l'ONG s'apprête à quitter définitivement le Maroc après avoir jugé sa mission d'assistance médicale inadaptée à la situation sur le terrain.

    Ce rapport "omet de signaler que les migrants bénéficient de l'ensemble de leurs droits au même titre que les nationaux", a réagi vendredi une source au sein du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence marocaine MAP.*

    Selon cette source anonyme, l'organisation humanitaire "occulte tous les efforts déployés par les autorités marocaines en matière de protection des victimes" ainsi que "la doctrine et l'engagement" de ces autorités "pour la non expulsion des migrants vulnérables".
    "L'action des services de sécurité lors des opérations de reconduite aux frontières est strictement encadrée par la loi, les textes réglementaires et par les décrets d'application. Tout agent qui transgresse ces règles est passible de poursuites disciplinaires voire pénales", souligne encore cet officiel.

    Dans son document, MSF parle de "recrudescence importante des abus" en 2012. Critiquant l'action des forces de sécurité marocaines et espagnoles, elle appelle Rabat et Madrid à "prendre des mesures drastiques de façon immédiate" afin de mettre un terme à la "violence institutionnelle généralisée".

    MSF met aussi en avant la responsabilité de l'UE en constatant que, depuis 10 ans, Bruxelles a "durci ses contrôles aux frontières et externalisé de plus en plus sa politique migratoire". D'un "pays de transit" le Maroc est aussi devenu "un pays de destination par défaut", relève-t-elle.

    Selon des associations locales, de 20.000 à 25.000 clandestins originaires du sud du Sahara se trouvaient fin 2012 sur le sol marocain, dans l'hypothétique espoir d'un passage en Espagne, le pays européen voisin.

    * !!! Pourquoi alors tant d'exactions et de répression sans cesse dénoncées par les migrants ? (ndlr)

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    Les autorités marocaines n'ont pas commenté publiquement le rapport accablant – et documenté - de Médecins sans frontières sur la situation des clandestins subsahariens au Maroc. Une « source » au sein du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle MAP, se contente de nier en bloc les accusations de l'ONG.

    Le dernier rapport de l'association Médecins sans frontières (MSF), intitulé « Violence, vulnérabilité et migration : Bloqués aux portes de l'Europe », a été présenté au public le 13 mars dernier à Rabat par le coordinateur général de MSF au Maroc, Davis Cantero.
    Bien documenté grâce au travail de terrain mené par l'ONG depuis plusieurs années à Nador, Oujda et Rabat, ce rapport interpelle les autorités marocaines et espagnoles sur les conditions de vie des clandestins subsahariens bloqués dans le royaume, ainsi que sur « la violence institutionnalisée » dont ils sont régulièrement victimes.
    L'ONG interpelle publiquement l'Union européenne et le Maroc sur les conséquences humanitaires de l'approche adoptée ces dernières années en termes de gestion des flux migratoires. Une approche contradictoire selon MSF avec leurs engagements internationaux sur le respect des droits humains universels.
    Les autorités marocaines n'ont pas réagi officiellement à ce rapport. Ni la Primature, ni le porte-parole du gouvernement ni le ministre de l'Intérieur ne se sont exprimés publiquement pour commenter ou apporter des précisions aux conclusions de MSF. On apprend en revanche à travers une dépêche de l'agence officielle MAP, qui cite une source anonyme au ministère de l'Intérieur, que le rapport de MSF « omet de signaler que les migrants bénéficient de l'ensemble de leurs droits au même titre que les nationaux ».
    « Réagissant aux allégations de MSF, qui prétend que les migrants sont victimes de "violence institutionnelle" au Maroc, la même source fait savoir que l'action des services de sécurité lors des opérations de reconduite aux frontières est strictement encadrée par la loi, les textes réglementaires et par les décrets d'application. Tout agent qui transgresse ces règles est passible de poursuites disciplinaires voire pénales, insiste-t-elle. »
    Les cas de violence et mauvais traitements soulevés par MSF - témoignages et photos à l'appui - ont-ils fait l'objet d'enquêtes de la part des autorités ?

    L'ONU s'en mêle
    La position de l'ONG n'est pas isolée. Outre les associations marocaines comme le Gadem et l'AMDH, les instances onusiennes demandent régulièrement au Maroc de respecter les droits élémentaires des migrants en situation illégale.
    Voici ce que relate le Rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Juan Mendez, dans son rapport présenté publiquement le, Juan Mendez mois dernier à Genève :
    Le Rapporteur spécial a recueilli des témoignages faisant état d'abus systématiques subis par ces migrants, qui sont frappés avec des bâtons, des pierres ou d'autres objets, agressés sexuellement ou menacés d'agression sexuelle et soumis à d'autres formes de mauvais traitements consistant à les attacher avec des cordes, à leur causer des brûlures avec des briquets et à leur uriner dessus. Il a en outre entendu que les victimes étaient ensuite abandonnées dans des ravins ou des forêts ou qu'ils allaient se cacher dans de tels lieux, où aucune assistance ne peut leur être apportée.
    Le Rapporteur spécial est également préoccupé par les informations concernant l'expulsion illégale et collective de centaines de migrants vers l'Algérie et la Mauritanie, où ils seraient soumis à la torture et à des mauvais traitements, et, notamment, abandonnés en « no-man's land », sans aide, le plus souvent près d'Oujda. Selon d'autres témoignages, le principe de non-refoulement des personnes qui risquent d'être torturées n'est pas respecté par les autorités marocaines.

    Des violences en augmentation en 2012
    En 2012, les équipes de MSF ont constaté une « forte augmentation » des abus, traitements dégradants et actes de violence contre les migrants subsahariens, commis « par les forces de sécurité marocaines et dans une moindre mesure par les forces espagnoles ».
    Ainsi, au cours de l'année dernière, les équipes de MSF ont assisté plus de 1 100 personnes ayant des blessures associées aux violences dans la région de l'Oriental, y compris des traumatismes importants tels que des fractures de la mâchoire, des bras, des mains, du crâne et des jambes, du fait d'une violence directe.
    Selon MSF, « les auteurs de cette violence peuvent agir en toute impunité car ils savent que la plupart des migrants subsahariens qui sont victimes de coups, d'abus, de viols et d'agressions ne demanderont aucune aide médicale, ni de protection ou de justice, par crainte de l'arrestation ou d'exposition à d'autres répercussions ». Les bandes criminelles sévissant dans la région profitent de la situation et sont responsables eux aussi de nombreux cas de violences.





    Durant les expulsions dans le désert, les migrants subsahariens sont abandonnés à leur sort du côté marocain de la frontière par les forces de sécurité marocaines, qui les obligent à passer du côté algérien.
    « Des entretiens avec les patients de MSF révèlent que ceux qui passent la frontière sont agressés par les forces de sécurité algériennes, qui les menacent et les maltraitent et qui, parfois, tirent en l'air, pour essayer de leur faire rebrousser chemin et de les faire rejoindre de nouveau le Maroc. Ainsi, les migrants sont attrapés dans un jeu sinistre de ping-pong entre les forces de sécurité de l'un et de l'autre côté. D'après les témoignages recueillis par le personnel de MSF, les violences et les abus par les forces de sécurité algérienne sont monnaie courante », note le rapport de MSF.
    Auteurs des violences selon les témoignages recueillis par RSF

    Concernant les agressions sexuelles dont sont victimes les migrantes, le rapport de MSF note que dans la majorité des cas enregistrés, les auteurs sont issus de la même communauté (70% des cas). Les forces de sécurités sont accusées dans 20% des cas, les 10% restants étant le fait d'inconnus.
    Très critique envers la gestion sécuritaire des autorités, MSF reconnaît néanmoins le travail effectué par les responsables de la Santé. « Ces niveaux inacceptables de violence ne devraient pas éclipser ce qui a été réalisé quant à la reconnaissance et au respect du droit des migrants subsahariens à la santé au cours de ces dix dernières années".
    Malgré les grands progrès qui ont été réalisés, les défis sont encore nombreux, relève MSF, notamment en ce qui concerne la santé secondaire non urgente, la prise en charge des personnes ayant des problèmes de santé mentale et la protection et l'aide aux survivants de violences sexuelles.
    En conclusion de son rapport, Médecins sans frontières demande aux autorités marocaines de respecter ses engagements internationaux envers les droits de l'homme, de développer et de mettre en œuvre des mécanismes de protection et de garantir que les migrants subsahariens reçoivent un traitement humain et digne, quelle que soit leur situation légale.
    Lors de la conférence de presse du 13 mars dernier, l'ONG a annoncé son départ du Maroc. Elle a été interdite d'exercer à Nador en 2011 et estime que l'accès aux soins s'est suffisamment amélioré à Oujda. Le principal problème qui reste à résoudre concerne selon elle le respect des droits des migrants.
    Cette décision intervient alors que le Maroc et l'Union européenne ont repris les négociations sur l'accord de réadmission, que Bruxelles souhaite faire adopter par Rabat. Cet accord imposerait au royaume (en contrepartie d'un soutien financier) d'accueillir sur son territoire les clandestins subsahariens expulsés d'Europe et qui s'étaient rendus illégalement sur le Vieux continent en passant par le Maroc.

mercredi 13 février 2013

Droits de l’homme au Sahara occidental : un sujet qui dérange

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Par Nadjia Bouzeghrane el Watan, 12/2/2013
 
 Leïla Aïchi, sénatrice écologiste.
 © D. R.Leïla Aïchi, sénatrice écologiste.

Des réactions diplomatiques marocaines ont été très vives : coups de téléphone au cabinet du président du Sénat français, Jean-Pierre Bel, pour protester contre ce colloque «déplacé», l’ambassadeur de France à Rabat invité à s’expliquer…

Paris
De notre correspondante

Dans un communiqué, le collectif associatif franco-marocain Almohagir a souligné que «la présence d’officiels du Polisario, de députés algériens et d’activistes supporteurs inconditionnels de thèses séparatistes, dans une instance parlementaire aussi respectée que le Sénat (français, ndlr) a heurté et choqué les citoyens franco-marocains» membres du collectif. Des courriels traitent la sénatrice de «collaboratrice du pouvoir algérien». Ce qui a conduit Christian Cambon (UMP), président du groupe d’amitié France-Maroc, à protester dans un communiqué de presse transmis à la MAP et à l’AFP, la veille de la tenue du colloque, jugeant «cette initiative intempestive, malvenue et dangereuse».
Pour lui, «elle ne facilite pas le travail de la diplomatie française» et est «déplacée à l’égard du Maroc».
Le Groupe d’amitié, a-t-il poursuivi, «réaffirme son soutien à la position officielle de la France, exprimée tant par l’ancien président Sarkozy, que, plus récemment, par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Rabat en faveur d’une solution politique basée sur le plan d’autonomie marocain». 
Il reste que quelques jours après ce colloque au Sénat français, le Parlement européen adoptait une résolution réaffirmant «les droits fondamentaux» du peuple sahraoui, «la liberté d’association et d’expression».

Les europarlementaires ont également exigé «la libération des prisonniers politiques sahraouis» et préconisé «un référendum d’autodétermination conforme aux résolutions de l’ONU». Il est à préciser que ce colloque (El Watan de samedi 2 février et lundi 4 février) s’est tenu avec la participation de députés européens, de responsables de la fondation Robert Kennedy, de l’ancien ambassadeur Stéphane Hessel, rédacteur de la Déclaration des droits de l’homme des Nations unies, et de nombreux défenseurs des droits de l’homme.
 http://www.elwatan.com/international/droits-de-l-homme-au-sahara-occidental-un-sujet-qui-derange-12-02-2013-203011_112.php
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Sahara : Le parlement européen préoccupé par les « violations des droits de l’Homme »

Encore une fois, le parlement européen résiste à la diplomatie marocaine. Les eurodéputés ont adopté un texte totalement en faveur du Polisario. Un nouvel échec alors que Rabat accueillait, il y a quelques jours, et en grande pompe, une délégation de parlementaires, présidée par le français Gilles Pargneux, du tout jeune groupe d’amitié avec le Maroc
Après l’International socialiste qui a adopté, la semaine dernière au Portugal, une résolution demandant aux autorités marocaines de respecter les droits de l’Homme au Sahara, voilà que le Parlement européen lui emboîte le pas. Les eurodéputés viennent, en effet, d’adopter, à une majorité confortable : 283 pour, 184 contre et 10 abstentions, un texte dans lequel ils expriment leur « préoccupation au vu de la violation des droits de l’Homme au Sahara occidental ». Et d’appeler à  « la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara occidental, y compris la liberté d'association, la liberté d'expression et le droit de manifester ».

Le texte, totalement en faveur du Polisario, souligne « la nécessité d'un suivi international de la situation des droits de l'homme au Sahara occidental ».  Selon eux, la MINURSO pourrait bien remplir ce rôle. Des propos qui ne sont pas sans rappeler la très célébré résolution approuvée par la même institution en novembre 2010 en représailles au démantèlement du camp de Gdeim Izik à Laâyoune.  Et en guise de conclusion, les eurodéputés se disent «  favorables à un règlement juste et durable du conflit, sur la base du droit de la population sahraouie à l'autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies ».

Le groupe d’amitié Maroc/UE a du pain sur la planche
La teneur de cette résolution atteste, encore une fois, les difficultés rencontrées par la diplomatie marocaine (officielle ou partisane) afin de convaincre les eurodéputés de supporter le Maroc sur certains dossiers clés ; tels le Sahara, les droits de l’Homme ou l’accord de pêche.
Il y  a quelques jours une délégation de parlementaires européens dite du groupe d’amitié avec le Maroc a fait le déplacement au Maroc, accueillie en grande pompe par le chef de gouvernement, les présidents de la Chambre des représentants et celui des Conseillers, s’est réuni avec les principaux ministres dont Aziz akhennouch à la tête du département de la Pêche et l'Agriculture. Elle a même effectué une visite dans les provinces du sud, notamment à Dakhla. Ces eurodéputés, devant les micros des médias officiels, se sont dits disposés à défendre le Maroc au parlement européen.  

mardi 5 février 2013

Nadir Dendoune entendu par un juge à Bagdad

Le journaliste français est détenu depuis deux semaines dans la capitale irakienne, où on lui reproche d'avoir pris des photos sans autorisation.

Le journaliste français Nadir Dendoune, détenu depuis deux semaines à Bagdad, a comparu pour la première fois mardi devant un juge d’instruction qui compte «étudier attentivement» le dossier avant de se prononcer sur son éventuelle inculpation ou sa libération.
Lors de son arrestation le 23 janvier, le journaliste était en possession d’un appareil photo avec lequel il avait pris des clichés du QG des services de renseignement irakiens, ainsi que de barrages de la police et de l’armée, ce qui est formellement interdit sans autorisation, selon une source judiciaire. Habillé d’un blouson et d’un pantalon en jean, Dendoune, également détenteur des nationalités algérienne et australienne, est apparu menotté à son arrivée à la Cour pénale dans la zone verte, le secteur ultra-protégé de la capitale irakienne.
Portant une barbe de trois jours, amaigri, il a assuré à un journaliste de l’AFP présent sur place qu’il «essaye de garder le moral, c’est pas si simple. Mais je suis mieux traité maintenant». Au cours de l’audition d’une trentaine de minutes qui s’est déroulée à huis clos dans le bureau du juge et en présence du consul de France, le reporter a pu «donner sa version des faits», selon un témoin qui a requis l’anonymat. «Il est apparu cohérent bien qu’affaibli».
Interrogé ensuite par l’AFP, le juge d’instruction en charge du dossier a indiqué qu’il allait «étudier attentivement les dires (de M. Dendoune). Nous allons le maintenir en détention jusqu'à ce que l’enquête soit terminée». Le magistrat n'était pas en mesure de dire combien de temps le processus pourrait prendre. Le journaliste a «joui de tous ses droits (pendant sa comparution). Il a pu s’exprimer et se défendre comme il l’entendait. Nous avons demandé sa remise en liberté», a expliqué à l’AFP son avocat, Nama al-Roubaiye.
Nadir Dendoune s'était rendu à Bagdad pour y réaliser des reportages en vue du dixième anniversaire de l’invasion de l’Irak le 20 mars par les Etats-Unis. Il disposait d’un visa et d’une lettre de mission du mensuel Le Monde diplomatique, selon son comité de soutien. Pour Me Roubaiye, le journaliste «ne faisait qu’exercer son activité journalistique. Il n’avait nullement l’intention d’enfreindre la loi».
(AFP)
http://www.liberation.fr/monde/2013/02/05/nadir-dendoune-entendu-par-un-juge-a-bagdad_879466

samedi 27 octobre 2012

Pétition en faveur de Omar Brouksy






Le 4 octobre 2012, Omar Brouksy, journaliste à l’Agence France-Presse à Rabat s’est vu retirer son accréditation.
Dans une dépêche du même jour, le journaliste décrivait la compétition électorale entre le parti de la justice et du développement (PJD) et le parti Authenticité et modernité (PAM) dans le cadre des élections législatives partielles de Tanger.
Le préjudice porte sur le rapprochement que fait le journaliste entre la monarchie et le PAM en évoquant la participation de «  candidats proches du Palais royal, se présentant sous la bannière du parti Authenticité et Modernité (PAM), fondé en 2008 par Fouad Ali El Himma, un proche du roi Mohamed VI ».
Dans un communiqué, le gouvernement marocain a jugé la dépêche "anti-professionnelle, véhiculant des allégations mêlant l’institution monarchique à cette compétition électorale". La direction de l'AFP a demandé officiellement aux autorités marocaines de bien vouloir revenir sur leur décision.
Ce n’est pourtant pas la première fois que la proximité entre le PAM et le Palais royal est mentionnée. Très régulièrement, chercheurs, journalistes et acteurs politiques se réfèrent à cette proximité réelle ou supposée. Les câbles diplomatiques américains révélés par Wikileaks avaient déjà fait état de liens entre ce parti  et la monarchie.
Quels que soient les liens entre ce parti et l’institution monarchique, les propos du journaliste Brouksy ne sont en aucun cas offensants envers le roi, ils ne portent pas non plus atteinte au régime politique marocain.
En revanche, cette sanction pose une nouvelle fois la question de la liberté d’expression dans le royaume. Cette décision paraît d’autant plus incompréhensible qu’elle va à l’encontre de la lettre et de l’esprit de la Constitution adoptée au lendemain des soulèvements populaires dans le monde arabe. Elle donne par ailleurs une image négative du Maroc qui s’est engagé dans la voie du changement. Elle contribue enfin à priver les Marocains du débat politique auquel ils aspirent.
C’est pourquoi, à l’instar des organisations de défense des droits de l’homme, nous condamnons fermement cette sanction qui prive Omar Brouksy d’exercer son métier de journaliste au Maroc et demandons que son accréditation lui soit rendue. 
 

Khadija Mohsen Finan    Contacter l'auteur de la pétition
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 Petitions24.net

samedi 6 octobre 2012

Le Maroc retire son accréditation à un journaliste de l'AFP

 Par Souhail Karam, Guy Kerivel pour le service français  Nouvel Observateur , 5/10/2012
 
RABAT (Reuters) - Les autorités marocaines ont annoncé vendredi qu'elles retiraient son accréditation à un journaliste du bureau de l'Agence France-Presse à Rabat, accusé d'avoir mis en doute la neutralité du palais royal lors d'élections législatives partielles la veille à Tanger.
Dans un communiqué diffusé par les médias officiels, le gouvernement accuse Omar Brouksy d'avoir écrit "une dépêche antiprofessionnelle" et diffusé des allégations "infondées et irresponsables" qui "mêlent l'institution monarchique à cette compétition électorale".
Un responsable du gouvernement marocain a précisé que l'AFP avait diffusé une dépêche affirmant que le scrutin à Tanger opposait le Parti de la Justice et du Développement (PJD), qui dirige le gouvernement, à des "candidats proches du palais royal".
"Nous considérons qu'il s'agit d'une grave faute professionnelle (...) que d'impliquer faussement la monarchie dans une compétition électorale le jour même du vote", a-t-il dit.
"L'AFP a ensuite modifié ce passage pour dire que ces candidats étaient en fait membres du Parti Authenticité et Modernité (PAM), fondé en 2008 par Fouad Ali El Himma, un proche du roi".
"Avant que cette modification ne soit apportée, le gouvernement avait déjà pris la décision de sanctionner l'AFP", a précisé ce responsable gouvernemental.
Le directeur de l'information de l'AFP, Philippe Massonnet, a dit espérer que les autorités marocaines reviendraient sur leur décision.
"Le reportage incriminé n'avait pas d'autre but que d'informer, de contextualiser une situation, sans intention de nuire à qui que ce soit", a-t-il dit, ajoutant que le bureau de l'AFP à Rabat avait "toute la confiance de la direction de l'agence".
Un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a souligné l'attachement de la France à la liberté de la presse et a précisé que Paris était en contact avec les autorités marocaines.
Omar Brouksy, de nationalité marocaine, avait été pris à partie par des policiers le mois dernier alors qu'il couvrait à Rabat une manifestation en faveur de la démocratie.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121005.REU7527/le-maroc-retire-son-accreditation-a-un-journaliste-de-l-afp.html

jeudi 23 août 2012

Agression du journaliste de l'AFP : 2 récits à comparer !

Reporters sans frontières


Le correspondant de l'AFP agressé par des policiersLe correspondant de l’AFP agressé par des policiers

Publié le mercredi 22 août 2012.

Reporters sans frontières condamne l’agression dont a été victime le correspondant de l’Agence France-Presse, Omar Brouksy, le 22 août 2012 à Rabat. Ce dernier couvrait une manifestation organisée devant le parlement par plusieurs mouvements et ONG, pour dénoncer la “beiya”, traditionnelle cérémonie d’allégeance marquant le 13e anniversaire de l’intronisation du roi, qui avait eu lieu la veille. Une cérémonie contestée pour son caractère archaïque, et que les participants à la manifestation jugent humiliante.
Contacté par Reporters sans frontières, le journaliste a déclaré : “Il était 18h15 (heure locale). Alors que je couvrais le rassemblement devant le parlement, une dizaine de policiers m’ont demandé de dégager. Je leur ai montré ma carte de presse, mais ils ont crié ‘Dégage ! Dégage !’ Et là, ils ont commencé à me frapper. Partout. Notamment sur la bouche. Le confrère a eu beau leur lancer que j’étais journaliste à l’AFP, ils ont continué. J’ai le nez qui saigne”.
L’organisation demande aux autorités marocaines d’ouvrir une enquête sur cet incident et de sanctionner les auteurs de cette agression.

mercredi 22 août 2012

Le correspondant de l’AFP à Rabat agressé par la police

Par Thami Afailal, demain, 22/8/2012

Omar Brouksy au moment de son agression par la police marocaine à Rabat (Photo AICPRESS)
Rabat.- Le correspondant de l’AFP à Rabat, Omar Brouksy, a été agressé par la police alors qu’il couvrait la manifestation contre la « beiya » (serment d’allégeance) organisée à Rabat par plusieurs ONG et mouvements.
« J’ai été directement visé par un groupe de policiers qui m’ont tabassé en sachant parfaitement que je suis journaliste », a expliqué M. Brouksy à Demain.
« Sahafi ? Sir t’kaoud »
Le correspondant de l’AFP insiste qu’il s’est bien identifié à ce groupe de policiers. « Il y avait mon confrère de Reuters qui a crié à mes agresseurs que j’étais journaliste à l’AFP. En vain. Cela ne les a pas empêchés de me frapper. Après l’agression, ils m’ont jeté à la figure : sahafi ? Sir t’kaoud ! » (Journaliste ? Va te faire foutre!).
L’AFP a décidé d’interpeller directement les autorités policières marocaines et de protester officiellement pour l’agression commise contre son correspondant.
La « beiya », le serment d’allégeance, est un acte de soumission jugé indigne par de plus en plus de marocains parce qu’il oblige (encore que la plupart de ceux qui s’y prêtent le font avec plaisir…) des personnes humaines à plier l’échine  devant un homme comme eux, le roi.
Cette année, l’autocrate alaouite avait fait croire aux Marocains qu’il avait renoncé à ce serment de servitude. Apparemment, il a changé d’avis. La beiya a eu lieu hier mardi à Rabat.
C’est la saison des châtaignes contre les journalistes au Maroc. Après l’agression contre le photographe et le correspondant du quotidien Al Massae à Tétouan, puis l’agression le même jour contre le journaliste Ali Lmrabet par trois policiers qui n’ont toujours pas été identifiés, voici venu le tour d’un correspondant de l’AFP.
Et demain, à qui le tour ?

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 Maroc: la police disperse une manifestation contre l'allégeance au roi
(AFP)
RABAT — Quelques dizaines de personnes qui manifestaient contre la cérémonie d'allégeance au roi Mohamed VI ont été dispersées par la force mercredi à Rabat, a constaté un journaliste de l'AFP, lui-même pris à partie par les forces de l'ordre.
Les manifestants, pour la plupart des militants du 20 février --mouvement lancé dans le sillage du Printemps arabe qui réclame des réformes politiques profondes--, entendaient protester devant le Parlement au lendemain de la cérémonie annuelle qui célèbre l'accession du roi Mohammed VI au trône, en 1999 à la mort de son père Hassan II.
"Cette manifestation d'allégeance pour la liberté et la dignité est pacifique et nous voulons à travers elle exprimer notre refus de cette cérémonie humiliante", a déclaré à l'AFP Hamza Mahfoud, l'un des participants.
La police a fait usage de la force pour disperser le cortège et des journalistes dont celui de l'AFP, qui s'était identifié, ont été pris à partie. Ce journaliste a été légèrement blessé au visage.
Dans une réaction auprès de l'AFP, le ministre de la communication Mustapha Khalfi a exprimé ses regrets pour cet incident et indiqué que son homologue de l'Intérieur Mohand Laenser avait demandé l'ouverture d'une enquête pour déterminer les responsabilités.
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 Premiers témoignages sur facebook :

Par Salah Elayoubi 

La police marocaine décrite par beaucoup d'observateurs nationaux et internationaux comme l'une des plus brutales et des plus bêtes du monde, s'attaque, sans distinction, aux journalistes, aux militants, aux simples passants et même à de paisibles citoyens qui priaient sur le gazon ! Ben quoi ?! Il faut bien mériter sa réputation non ?

 En quelques coups de matraques, le régime marocain vient de réussir le tour de force de raviver la toile marocaine, braquer sur lui tous les projecteurs et allumer les voyants lumineux de la communauté internationale qui le tenait à l’œil !Pas mal non ?
"Ô Seigneur, vois combien ils sont stupides
lls vont droit vers les abîmes insondables !"
 Younes Derraz aurait été victime de coups et blessures de la part des forces de police lors de la "cérémonie" de ce jour à Rabat !
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Par Larbi Fennich Maâninou

Omar s'excuse! "Je demande des excuses aux ministres suivants: Ministre de l'Interieur, Ministre de la Famille, Ministre de l'Enseignement Supérieur!
J''ai appris que le ministre de la Communication a présenté ses excuses au journaliste de l'AFP malmené au cours de la répression sauvage de la manifestation pacifique pour l'allégeance à la liberté et la dignite. 

Je demande des excuses aux ministres cités plus haut car j'ai été malmenée par les forces de police au cours de cette manifestation. Je suis professeur universitaire à la retraite et de ce fait âgée de plus de 60 ans et je pense que je mérite du respect en tant qu'être humain et du respect du à mon âge.
Les agents chargeaient aux ordre de leurs supérieurs sans aucune distinction. Je porte les traces sur mes bras et mon cou et je me contenterai des excuses étant donné que je ne crois pas à la justice de mon pays. Le journaliste de l'AFP menaçait de porter plainte et il avait bien raison!"
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Par Ibn Kafka

 
La police marocaine: une force d'occupation indigène, au service du régime et non des citoyens.
La monarchie a peur que si on lui enlève la bey3a , on lui enlèvera autre chose l'année prochaine, c pour ça qu'on tape
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Fouad Abdelmoumni

 
L'Etat a décidé de ne pas laisser passer la manifestation pacifique contre l'avilissement des Marocaines et des Marocains par l'allégeance de servitude et le protocole esclavagiste. En réprimant la manifestation, il lui a donné plus d'écho. Merci la répression bête et méchante (et désolé pour Brouksy et consorts )



Voir la video :
 https://www.youtube.com/watch?v=4CdsxxmwQYw&feature=player_embedded

Omar Brouksy, journaliste AFP, avec le sang visible dans sa bouche des suites des coups qui lui ont été infligés par les policiers alors qu'il couvrait une manifestation pacifique.

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Aziz Enhaili

 
Du Bled du Makhzenistan:


Le correspondant de l'AFP au Maroc, Omar Brouksy, vient d'être agressé par les forces de l'ordre alors qu'il faisait son travail à Rabat.Toute ma solidarité avec ce journaliste.

Si la police marocaine se permet d'agresser de la sorte une voix de la prestigieuse agence internationale de presse, alors on peut aisément imaginer le traitement qu'elle peut réserver à un Marocain lambda.


Pour empêcher les militants du Mouvement du 20 Février de tenir, ce mardi 22 août, leur cérémonie (alternative) d'allégeance au Peuple, les forces de sécurité ont chargé, forts de leurs gourdins. Même des correspondants de la presse internationale (ou nationale) n'ont pas échappé à leur répression.

Une façon de montrer à tout naïf de bonne volonté que dans le Bled du Makhzenistan il ne saurait y avoir de gestes (même symboliques) autres que ceux se mouvant dans la servitude, la soumission totale et l'obséquiosité d'un autre temps.
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Ibtissame Betty Lachgar


Répression sauvage. Dial oulad zn9a.. une honte ! Des insultes. De l'intimidation.. J'ai mal a mon pays...

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Aujourd'hui, le mercredi 22 août 2012 (Rabat-Maroc):
- Répression sauvage des jeunes du MVT20FEVRIER
- Des journalistes dont le correspondant de l'AFP agressé par les "forces de l'ordre"
Le makhzen reste makhzen et ce , quelque soit la couleur du gouvernement: hier l'USFP, aujourd'hui le PJD...c'est du kif kif.
Les exécutants changent, le patron, le décideur reste le même. La matraque n'a pas de couleur.
 " (7  photos)PHOTOGRAPHY BY GERARD BEDEAU