Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Sénat français. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sénat français. Afficher tous les articles

vendredi 29 novembre 2013

Rapport Sénat français : La question du Sahara continue de peser sur le partenariat du Maroc avec l’UE


"La question du Sahara occidental n’est pas sans conséquence sur le souhait européen de favoriser l’unification économique du Maghreb", a affirmé le rapport de la commission des affaires européennes au Sénat français sur la politique méditerranéenne de l’Union européenne après le Printemps arabe.
Si les événements du Printemps Arabe n’ont "pour l’heure aucune conséquence sur le Statut avancé dont bénéficie le Maroc, "l’Union européenne doit néanmoins prendre en compte deux paramètres : les difficultés économiques et sociales qui peuvent impacter les échanges autour de l’ALECA d’une part, et la question du Sahara occidental qui n’est pas sans conséquence sur le souhait européen de favoriser l’unification économique du Maghreb, d’autre part", ajoute le rapport. 
Selon cette même source, "la question du Sahara occidental source de conflit avec l’Algérie ne doit pas non plus être négligée. Elle semble d’ailleurs être notamment devenue une des variables d’ajustement de la politique américaine dans la région, les États-Unis étant ces derniers mois enclins à un rapprochement avec l’Alger en vue de mieux combattre Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) mais aussi réduire sa facture énergétique. L’adoption aux Nations unies, le 25 avril 2013, de la résolution 2099 renouvelant le mandat de la mission des Nations unies sur place (MINURSO) devrait néanmoins écarter toute crispation à l’avenir. Les termes de la résolution écartent l’extension des prérogatives de la MINURSO, envisagée par les États-Unis. Washington souhaitait que l’opération de maintien de la paix se mue en une mission de supervision des droits de l’Homme. Un tel scenario était contraire au mandat initial de la MINURSO, tel qu’établi en 1991, à savoir la surveillance du cessez-le-feu, l’identification des électeurs habilités à voter et l’organisation d’un référendum".
Le rapport signale que "cette question continue néanmoins de peser sur le partenariat avec l’Union européenne. Le Parlement européen émet régulièrement des réserves sur la situation des droits de l’Homme dans cette région, comme en témoigne un rapport publié le 30 septembre dernier, mais aussi sur l’exploitation des ressources naturelles de ce territoire. Le rejet de la prorogation de l’accord sur la pêche fin 2011 était notamment motivé par le fait que la population sahraouie ne bénéficiait pas des retombées financières du premier accord".
Après avoir rappelé que "ce problème fragilise directement l’Union du Maghreb arabe", les sénateurs français soulignent que "si l’Union européenne entend agir en faveur d’un Maghreb unifié au moins économiquement, elle ne pourra ignorer cette question. Il en va aussi, pour elle, de la possibilité via la zone maghrébine de pénétrer sur les marchés africains. La question sahraouie a conduit le Maroc à se retirer de l’Organisation de l’Union africaine en 1984, suite à l’admission en son sein de la RASD. Ce retrait n’a pas été sans conséquence économique. En dépit des effets d’annonce sur la porte d’entrée vers les marchés africains que pourrait représenter le Maroc, les exportations vers l’Afrique ne représentaient que 2 % du PIB marocain en 2012". 
Source : http://www.senat.fr/rap/r13-100/r13-1001.pdf
 http://diasporasaharaui.blogspot.fr/2013/11/la-question-du-sahara-continue-de-peser.html
--------------------------------------------------------------------------------------------------------
Par  Said Karaoui, Marocain, soutiens le peuple sahraoui dans son droit à l'autodétermination, 30/11/2013
Le Maroc a engagé sa parole mais ne l’a pas respectée, d’où l’impasse actuelle...
Luciano Ardesi

"Je pense que le roi a peur qu’une expression libre du choix des Sahraouis ne provoque un effet domino dans tout le Maroc. Les citoyens marocains des autres régions pourraient se poser la question de savoir pourquoi les Sahraouis choisiraient leur destin et pas eux. Le roi a peur que les Marocains lui demandent la même chose. C’est une question vitale pour sa monarchie. Il a d’ailleurs proposé une régionalisation aux territoires occupés dans le cadre de son plan d’autonomie… Je crois que ce projet est purement formel. Le système de pouvoir au Maroc est très concentré entre les mains du palais. Le roi, au Maroc, n’est pas comme la reine en Angleterre. Ce n’est pas une monarchie parlementaire dans la mesure où le roi règne et gouverne en même temps. Il n’y a donc aucune chance que ce processus de régionalisation aboutisse. C’est incompatible avec le système d’allégeance au roi."

http://www.elwatan.com/international/les-americains-ne-prendront-jamais-de-position-nette-contre-le-maroc-26-11-2013-236361_112.php

mercredi 13 février 2013

Droits de l’homme au Sahara occidental : un sujet qui dérange

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte
Par Nadjia Bouzeghrane el Watan, 12/2/2013
 
 Leïla Aïchi, sénatrice écologiste.
 © D. R.Leïla Aïchi, sénatrice écologiste.

Des réactions diplomatiques marocaines ont été très vives : coups de téléphone au cabinet du président du Sénat français, Jean-Pierre Bel, pour protester contre ce colloque «déplacé», l’ambassadeur de France à Rabat invité à s’expliquer…

Paris
De notre correspondante

Dans un communiqué, le collectif associatif franco-marocain Almohagir a souligné que «la présence d’officiels du Polisario, de députés algériens et d’activistes supporteurs inconditionnels de thèses séparatistes, dans une instance parlementaire aussi respectée que le Sénat (français, ndlr) a heurté et choqué les citoyens franco-marocains» membres du collectif. Des courriels traitent la sénatrice de «collaboratrice du pouvoir algérien». Ce qui a conduit Christian Cambon (UMP), président du groupe d’amitié France-Maroc, à protester dans un communiqué de presse transmis à la MAP et à l’AFP, la veille de la tenue du colloque, jugeant «cette initiative intempestive, malvenue et dangereuse».
Pour lui, «elle ne facilite pas le travail de la diplomatie française» et est «déplacée à l’égard du Maroc».
Le Groupe d’amitié, a-t-il poursuivi, «réaffirme son soutien à la position officielle de la France, exprimée tant par l’ancien président Sarkozy, que, plus récemment, par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à Rabat en faveur d’une solution politique basée sur le plan d’autonomie marocain». 
Il reste que quelques jours après ce colloque au Sénat français, le Parlement européen adoptait une résolution réaffirmant «les droits fondamentaux» du peuple sahraoui, «la liberté d’association et d’expression».

Les europarlementaires ont également exigé «la libération des prisonniers politiques sahraouis» et préconisé «un référendum d’autodétermination conforme aux résolutions de l’ONU». Il est à préciser que ce colloque (El Watan de samedi 2 février et lundi 4 février) s’est tenu avec la participation de députés européens, de responsables de la fondation Robert Kennedy, de l’ancien ambassadeur Stéphane Hessel, rédacteur de la Déclaration des droits de l’homme des Nations unies, et de nombreux défenseurs des droits de l’homme.
 http://www.elwatan.com/international/droits-de-l-homme-au-sahara-occidental-un-sujet-qui-derange-12-02-2013-203011_112.php
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Sahara : Le parlement européen préoccupé par les « violations des droits de l’Homme »

Encore une fois, le parlement européen résiste à la diplomatie marocaine. Les eurodéputés ont adopté un texte totalement en faveur du Polisario. Un nouvel échec alors que Rabat accueillait, il y a quelques jours, et en grande pompe, une délégation de parlementaires, présidée par le français Gilles Pargneux, du tout jeune groupe d’amitié avec le Maroc
Après l’International socialiste qui a adopté, la semaine dernière au Portugal, une résolution demandant aux autorités marocaines de respecter les droits de l’Homme au Sahara, voilà que le Parlement européen lui emboîte le pas. Les eurodéputés viennent, en effet, d’adopter, à une majorité confortable : 283 pour, 184 contre et 10 abstentions, un texte dans lequel ils expriment leur « préoccupation au vu de la violation des droits de l’Homme au Sahara occidental ». Et d’appeler à  « la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara occidental, y compris la liberté d'association, la liberté d'expression et le droit de manifester ».

Le texte, totalement en faveur du Polisario, souligne « la nécessité d'un suivi international de la situation des droits de l'homme au Sahara occidental ».  Selon eux, la MINURSO pourrait bien remplir ce rôle. Des propos qui ne sont pas sans rappeler la très célébré résolution approuvée par la même institution en novembre 2010 en représailles au démantèlement du camp de Gdeim Izik à Laâyoune.  Et en guise de conclusion, les eurodéputés se disent «  favorables à un règlement juste et durable du conflit, sur la base du droit de la population sahraouie à l'autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies ».

Le groupe d’amitié Maroc/UE a du pain sur la planche
La teneur de cette résolution atteste, encore une fois, les difficultés rencontrées par la diplomatie marocaine (officielle ou partisane) afin de convaincre les eurodéputés de supporter le Maroc sur certains dossiers clés ; tels le Sahara, les droits de l’Homme ou l’accord de pêche.
Il y  a quelques jours une délégation de parlementaires européens dite du groupe d’amitié avec le Maroc a fait le déplacement au Maroc, accueillie en grande pompe par le chef de gouvernement, les présidents de la Chambre des représentants et celui des Conseillers, s’est réuni avec les principaux ministres dont Aziz akhennouch à la tête du département de la Pêche et l'Agriculture. Elle a même effectué une visite dans les provinces du sud, notamment à Dakhla. Ces eurodéputés, devant les micros des médias officiels, se sont dits disposés à défendre le Maroc au parlement européen.