Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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Le Conseil de l’Internationale Socialiste a rendu un
hommage à la mémoire du Président Mohamed Abdelaziz, SG du Front
Polisario, le qualifiant de "leader africain qui a dédié toute sa vie à
la paix, la justice, la démocratie la liberté, et l’autodétermination
au Sahara Occidental et dans la région ", dans une déclaration adoptée
samedi 2 Juillet 2016 à Genève.
Les membres de l’Internationale Socialiste ont ainsi exprimé leurs
condoléances et leur sympathie en cette douloureuse épreuve que traverse
le peuple sahraoui.
Le conseil de l’Internationale Socialiste a demandé dans la même
déclaration, que la MINURSO soit rétablie dans la plénitude de ses
fonctions, pour être en mesure de poursuivre et parachever sa mission
pour une solution juste et pacifique au Sahara Occidental, comme le
demande le Conseil de Sécurité, et le prévoit les résolutions
pertinentes de l’ONU.
Dans deux mois le conseil de sécurité consacrera une réunion à
l’examen d’un nouveau rapport du secrétaire général de l’ONU sur le
Sahara occidental avant d’adopter une nouvelle résolution. En attendant
cette échéance, l’International socialiste envisage d'envoyer une
délégation dans la région.
L’Internationale socialiste compte dépêcher une
délégation au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf. Cette
mission devrait se dérouler en février prochain. C’est l’une des
décisions prises lors de la réunion du conseil de l’organisation des
partis dits socialistes, tenu les 13 et 14 décembre au siège des
Nations-Unies à Genève. Le Maroc y était représenté par l’USFP. Le
Polisario, en sa qualité de membre observateur depuis 2008, a également
participé à cet événement.
Une mission qui pourrait profiter au Polisario Par cette annonce, l’IS tente de rattraper son retard sur cette
question alors qu’en principe elle a quelques cartes à jouer pour
assumer le rôle d’intermédiaire entre les parties en conflit. Il faut en
effet rappeler qu’en plus du parti de la Rose et du Front séparatiste,
le FLN (Front national de libération) est également membre (consultatif)
de l’entité. Autant d’éléments qui pourraient faciliter une initiative
de médiation de l’organisation socialiste. Sauf que sur ce dossier, l’IS ne semble pas tout à fait neutre. Sous
la pression de plusieurs formations de gauche d’Afrique, notamment de
l’ANC au pouvoir à Pretoria et du SWAPO namibien, et d’Amérique du sud,
l’IS est beaucoup plus proche des thèses du Polisario que celles
défendues par le royaume. On peut prendre comme preuve sa déclaration de
février 2013 à Cascais au Portugal. Le conseil de l’Internationale socialiste avait à l’époque insisté
sur « son plein soutien au droit à l’autodétermination du peuple
sahraoui », exigeant « la mise en œuvre urgente de toutes les
résolutions de l’ONU et de l’Union Africaine garantissant ce droit ». Le
pire pour le Maroc, et surtout pour l’USFP de Driss Lachgar, c’est que
l’IS considère la question du Sahara occidental comme « un cas de
décolonisation ». Le Polisario jubile d’ores et déjà à l’annonce de la prochaine
mission de l’IS. Elle pourrait apporter un ferme soutien à sa principale
revendication concernant la mise en place d’un mécanisme de
surveillance des droits de l’Homme dans la région. Mais il est fort
probable qu’elle n’ait finalement pas lieu. En juin 2011, lors de sa
réunion à Madrid, l’IS avait déjà convenu d’effectuer des déplacements à
Rabat et Alger en vue de rapprocher les « positions» des parties
concernées par le conflit du Sahara. Mais au final l'initiative n’est
restée qu’au stade de simple annonce sans que cela se transforme en
concret sur le terrain.
Des réactions diplomatiques marocaines ont été très vives : coups de
téléphone au cabinet du président du Sénat français, Jean-Pierre Bel,
pour protester contre ce colloque «déplacé», l’ambassadeur de France à
Rabat invité à s’expliquer…
Paris
De notre correspondante Dans un communiqué, le collectif associatif franco-marocain Almohagir a
souligné que «la présence d’officiels du Polisario, de députés
algériens et d’activistes supporteurs inconditionnels de thèses
séparatistes, dans une instance parlementaire aussi respectée que le
Sénat (français, ndlr) a heurté et choqué les citoyens franco-marocains»
membres du collectif. Des courriels traitent la sénatrice de
«collaboratrice du pouvoir algérien». Ce qui a conduit Christian Cambon
(UMP), président du groupe d’amitié France-Maroc, à protester dans un
communiqué de presse transmis à la MAP et à l’AFP, la veille de la tenue
du colloque, jugeant «cette initiative intempestive, malvenue et
dangereuse». Pour lui, «elle ne facilite pas le travail de la diplomatie française» et est «déplacée à l’égard du Maroc». Le Groupe d’amitié, a-t-il poursuivi, «réaffirme son soutien à la
position officielle de la France, exprimée tant par l’ancien président
Sarkozy, que, plus récemment, par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à
Rabat en faveur d’une solution politique basée sur le plan d’autonomie
marocain». Il reste que quelques jours après ce colloque au Sénat
français, le Parlement européen adoptait une résolution réaffirmant «les
droits fondamentaux» du peuple sahraoui, «la liberté d’association et
d’expression».
Les europarlementaires ont également exigé «la libération des
prisonniers politiques sahraouis» et préconisé «un référendum
d’autodétermination conforme aux résolutions de l’ONU». Il est à
préciser que ce colloque (El Watan de samedi 2 février et lundi 4
février) s’est tenu avec la participation de députés européens, de
responsables de la fondation Robert Kennedy, de l’ancien ambassadeur
Stéphane Hessel, rédacteur de la Déclaration des droits de l’homme des
Nations unies, et de nombreux défenseurs des droits de l’homme.
Encore une fois, le parlement européen résiste à la
diplomatie marocaine. Les eurodéputés ont adopté un texte totalement en
faveur du Polisario. Un nouvel échec alors que Rabat accueillait, il y
a quelques jours, et en grande pompe, une délégation de
parlementaires, présidée par le français Gilles Pargneux, du tout jeune groupe d’amitié avec le Maroc
Après l’International socialiste qui a adopté, la
semaine dernière au Portugal, une résolution demandant aux autorités
marocaines de respecter les droits de l’Homme au Sahara, voilà que le
Parlement européen lui emboîte le pas. Les eurodéputés viennent, en
effet, d’adopter, à une majorité confortable : 283 pour, 184 contre et
10 abstentions, un texte dans lequel ils expriment leur « préoccupation
au vu de la violation des droits de l’Homme au Sahara occidental ». Et
d’appeler à « la protection des droits fondamentaux de la population du
Sahara occidental, y compris la liberté d'association, la liberté
d'expression et le droit de manifester ».
Le texte, totalement en faveur du Polisario, souligne « la nécessité
d'un suivi international de la situation des droits de l'homme au Sahara
occidental ». Selon eux, la MINURSO pourrait bien remplir ce rôle. Des
propos qui ne sont pas sans rappeler la très célébré résolution
approuvée par la même institution en novembre 2010 en représailles au
démantèlement du camp de Gdeim Izik à Laâyoune. Et en guise de
conclusion, les eurodéputés se disent « favorables à un règlement juste
et durable du conflit, sur la base du droit de la population sahraouie à
l'autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes des
Nations Unies ».
Le groupe d’amitié Maroc/UE a du pain sur la planche
La teneur de cette résolution atteste, encore une fois, les
difficultés rencontrées par la diplomatie marocaine (officielle ou
partisane) afin de convaincre les eurodéputés de supporter le Maroc sur
certains dossiers clés ; tels le Sahara, les droits de l’Homme ou
l’accord de pêche.
Il y a quelques jours une délégation de parlementaires européens
dite du groupe d’amitié avec le Maroc a fait le déplacement au Maroc,
accueillie en grande pompe par le chef de gouvernement, les présidents
de la Chambre des représentants et celui des Conseillers, s’est réuni
avec les principaux ministres dont Aziz akhennouch à la tête du
département de la Pêche et l'Agriculture. Elle a même effectué une
visite dans les provinces du sud, notamment à Dakhla. Ces eurodéputés,
devant les micros des médias officiels, se sont dits disposés à défendre
le Maroc au parlement européen.
Le Parlement européen a exprimé, samedi à
Bruxelles, dans une résolution adressée à la 22e session du Conseil des
droits de l’Homme des Nations unies, sa préoccupation devant les
violations continues des droits humains au Sahara. Pour sa part,
l'Internationale socialise a appelé à l'envoi d’une “délégation pour
enquêter” sur la situation des droits humains, tout en renouvelant son
“soutien à l’autodétermination” comme solution au conflit.
Le Parlement européen est préoccupé par les violations continues des droits humains au Sahara. /DR
Les représentants du front Polisario se sont réjouis
ce weekend à deux reprises, creusant ainsi un grand écart avec la
diplomatie marocaine. En effet, le Parlement européen a approuvé,
samedi, une résolution sur la 22e session du Conseil des droits de
l’Homme des Nations unies qui se tiendra à Genève du 25 février au 22
mars. L’hémicycle de l’Union européenne a appelé à la libération
de tous les “détenus politiques sahraouis” dans les prisons marocaines,
en exprimant ses “préoccupations” au vu des violations “permanente” des
droits de l’Homme au Sahara. La résolution 21, votée à 283 voix,
appelle également à “la protection des droits fondamentaux de la
population du Sahara, y compris la liberté d'association, la liberté
d'expression et le droit de manifester”.
Première défaite de l'USFP sous l'ère Lachgar
Même
réaction à l’issue du conseil de l'Internationale socialiste (IS) qui
s’est tenu à Cascais, dans la région de Lisbonne, et qui a connu la
participation d'une délégation des militants de l’Union Socialiste des
Forces Populaires (USFP), conduite par Habib El Malki. L’IS a en
effet proposé l'envoi d’une “délégation pour enquêter” sur la situation
des droits humains au Sahara, alors que l’instance a toujours rejeté les
thèses séparatistes sous les ères d’Abderrahman El Youssoufi et de
Mohammed El Yazghi. Elle a malgré tout déclaré qu'elle renouvelle son
“soutien à l’autodétermination” comme solution au conflit du Sahara, Des
observateurs et médias nationaux ont considéré la déclaration de l’IS
comme une première défaite de l’actuel Premier secrétaire général de
l’USFP, Driss Lachgar. Ils ont estimé également que l’instabilité que
connaît l’USFP a tout de même affecté son rôle à l’échelle
internationale.
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Affaire de Gdim Izik Poursuite des auditions après le rejet du recours contre le procès devant une cour militaire
AufaitMaroc :
Les auditions des 23 détenus dans l'affaire du
démantèlement du camp Gdim Izik se sont poursuivies dimanche au
tribunal militaire de Rabat. Vendredi, le juge avait rejeté le recours
contre le procès devant une cour militaire. Pour leur part, des ONG des
droits de l'Homme, à l'instar d'Amnesty International, ont demandé
l'ouverture d'une enquête concernant des allégations de tortures. Une
demande qui cherche à “inverser les rôles”, selon le Mouvement
populaire.
familles et amis des victimes des événements
de Gdim
Izik,
devant le tribunal militaire de Rabat.
/DR
Le tribunal militaire à Rabat a poursuivi, dimanche,
l'audition de 18 personnes faisant partie des accusés dans l'affaire du
démantèlement du camp Gdim Izik, alors qu’il a auditionné les cinq
premiers mis en cause samedi. Le tribunal avait également rejeté
vendredi, le recours des 23 accusés, qui réclamaient un jugement devant
une juridiction civile.
Le procès militaire, qui s'est ouvert le
1er février après plusieurs reports, est suivi par 52 observateurs
internationaux et 25 nationaux. Les recours présentés par les avocats de
la défense vendredi se rapportaient à “la non compétence du tribunal
militaire” mais aussi au “non respect du principe du procès public”. À cet
égard, le code de la justice militaire stipule, dans son article 3, que
“sont justiciables du tribunal militaire, toutes personnes, quelle que
soit leur qualité, auteurs d'un fait, qualifié de crime commis au
préjudice de membres des forces armées royales et assimilées”.
Les ONG et l’échiquier politique ne sont pas sur la même longueur d’onde
À l'ouverture
du dossier, Amnesty International avait estimé que “le procès de civils
devant une cour militaire” ne répondait “pas aux normes internationales
reconnues pour un procès équitable”. “Les allégations de torture (...)
doivent faire l'objet d'une enquête”, avait ajouté l'ONG dans un
communiqué. Pour sa part, le Mouvement Populaire (MP) s'est dit
samedi étonné de la position de “certaines parties appartenant aux
milieux des droits de l'Homme, aux plans national et international, qui
cherchent à inverser les rôles des victimes et des coupables” dans
l'affaire du démantèlement du camp de Gdim Izik.
“Ces
positions sont politiciennes et contradictoires avec la noblesse des
principes et valeurs des droits de l'Homme, universellement reconnus, et
qui prônent le respect du droit à la vie, la justice et l'équité.”
Communiqué du Mouvement Populaire.
Les
23 personnes détenues sont poursuivies pour “constitution de bandes
criminelles, violences sur des forces de l'ordre ayant entraîné la mort
avec préméditation et mutilation de cadavres”, dans le cadre du
démantèlement du camp de Gdim Izik à proximité de Laâyoune, fin 2010. Le
24e accusé est toujours recherché.
Le procès de Gdeim Izik provoque deux importantes défaites diplomatiques marocaines
Les 24 indépendantistes sahraouis devant le tribunal militaire.
Le procès contre les 24 indépendantistes sahraouis
qui s’est ouvert devant le tribunal militaire de Rabat il y a une
dizaine de jours se poursuit. Vendredi, les juges militaires ont rejeté
les recours sur la forme présentés par la défense des accusés. Samedi,
ils ont auditionné les cinq premiers mis en cause, qui ont rejeté les
accusations qui leur sont imputées. Et dimanche, le procès s’est déroulé
comme cela était prévu.
Le procès de ces 24 accusés, poursuivis pour « constitution
de bandes criminelles, violences sur les forces de l’ordre ayant
entraîné la mort avec préméditation et mutilation de cadavres »,
est suivi par plusieurs médias étrangers et des observateurs du Maroc
et de l’étranger.Mais d’ores et déjà, les repercussions de ce procès à
l’international commencent à faire sentir leurs effets. Rabat vient
ainsi d’essuyer deux camouflets diplomatiques graves.
A l’issue de son sommet tenu au Portugal, l’Internationale socialiste (IS), dont est membre l’Union socialiste des forces populaires (USFP), a décidé de l’envoi d’une «délégation pour enquêter» sur la situation des droits de l’homme au Sahara occidental.
L’IS a également demandé aux autorités marocaines d’ouvrir le Sahara aux «organismes indépendants et aux journalistes». Pour finir, l’IS a enouvelé son «soutien à l’autodétermination» comme solution au conflit.
La délégation socialiste marocaine conduite par Habib El Malki
n’a rien pu faire. Cette défaite diplomatique marocaine est à mettre,
selon une partie de la presse marocaine, sur le compte du nouveau
premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar.
Pour gâcher le week-end aux autorités marocaines, une autre mauvaise nouvelle a pointé son nez. Avant-hier, le plein du Parlement européen a approuvé par 283 voix pour, 184 contre et 10 abstentions une résolution sur la 22e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui se tiendra à Genève du 25 février au 22 mars.
La résolution appelle à la libération de tous les «détenus politiques sahraouis» et exprime ses «préoccupations» sur les violations incessantes des droits de l’homme au Sahara. Le Parlement européen appelle aussi «à
la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara
occidental, y compris la liberté d’association, la liberté d’expression
et le droit de manifester».
Enfin, le Parlement européen a rappelé qu’il était «favorable à
un règlement juste et durable du conflit sur la base du droit du peuple
sahraoui à l’autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes
des Nations unies».
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