Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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Les autorités
d'occupation marocaines ont condamné à 4 ans de prison ferme le détenu
politique sahraoui Sidi Bouamoud après plus de 7 mois de détention
préventive, selon une source du ministère des territoires occupés et des
communautés sahraouies établies à l’étranger.
Le prévenu avait rejeté lors de l'audience tous les chefs d'inculpation
qui lui avaient été attribués et précisé que sa détention était motivée
par ses positions politiques en faveur du droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination, a souligné la même source.
Dès l'annonce du verdict par la chambre criminelle la famille du détenu a
organisé un mouvement de protestation pacifique devant sa maison dans
la ville de Tan Tan vite réprimé par la police marocaine, a -t- elle
ajouté .
Les deux sœurs du détenu ont été blessées lors de ces heurts et transportées à l'hôpital.
Sidi Bouamoud a été arrêté le 9 novembre 2012 dans la ville sus citée
suite au mandat d'arrêt lancé contre lui le 1 mars 2008 pour sa
participation le 26 février 2008 à un mouvement pacifique organisé à
l'occasion de la célébration de l'anniversaire de la fondation de la
République arabe sahraouie démocratique.
Le Parlement européen a exprimé, samedi à
Bruxelles, dans une résolution adressée à la 22e session du Conseil des
droits de l’Homme des Nations unies, sa préoccupation devant les
violations continues des droits humains au Sahara. Pour sa part,
l'Internationale socialise a appelé à l'envoi d’une “délégation pour
enquêter” sur la situation des droits humains, tout en renouvelant son
“soutien à l’autodétermination” comme solution au conflit.
Le Parlement européen est préoccupé par les violations continues des droits humains au Sahara. /DR
Les représentants du front Polisario se sont réjouis
ce weekend à deux reprises, creusant ainsi un grand écart avec la
diplomatie marocaine. En effet, le Parlement européen a approuvé,
samedi, une résolution sur la 22e session du Conseil des droits de
l’Homme des Nations unies qui se tiendra à Genève du 25 février au 22
mars. L’hémicycle de l’Union européenne a appelé à la libération
de tous les “détenus politiques sahraouis” dans les prisons marocaines,
en exprimant ses “préoccupations” au vu des violations “permanente” des
droits de l’Homme au Sahara. La résolution 21, votée à 283 voix,
appelle également à “la protection des droits fondamentaux de la
population du Sahara, y compris la liberté d'association, la liberté
d'expression et le droit de manifester”.
Première défaite de l'USFP sous l'ère Lachgar
Même
réaction à l’issue du conseil de l'Internationale socialiste (IS) qui
s’est tenu à Cascais, dans la région de Lisbonne, et qui a connu la
participation d'une délégation des militants de l’Union Socialiste des
Forces Populaires (USFP), conduite par Habib El Malki. L’IS a en
effet proposé l'envoi d’une “délégation pour enquêter” sur la situation
des droits humains au Sahara, alors que l’instance a toujours rejeté les
thèses séparatistes sous les ères d’Abderrahman El Youssoufi et de
Mohammed El Yazghi. Elle a malgré tout déclaré qu'elle renouvelle son
“soutien à l’autodétermination” comme solution au conflit du Sahara, Des
observateurs et médias nationaux ont considéré la déclaration de l’IS
comme une première défaite de l’actuel Premier secrétaire général de
l’USFP, Driss Lachgar. Ils ont estimé également que l’instabilité que
connaît l’USFP a tout de même affecté son rôle à l’échelle
internationale.
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Affaire de Gdim Izik Poursuite des auditions après le rejet du recours contre le procès devant une cour militaire
AufaitMaroc :
Les auditions des 23 détenus dans l'affaire du
démantèlement du camp Gdim Izik se sont poursuivies dimanche au
tribunal militaire de Rabat. Vendredi, le juge avait rejeté le recours
contre le procès devant une cour militaire. Pour leur part, des ONG des
droits de l'Homme, à l'instar d'Amnesty International, ont demandé
l'ouverture d'une enquête concernant des allégations de tortures. Une
demande qui cherche à “inverser les rôles”, selon le Mouvement
populaire.
familles et amis des victimes des événements
de Gdim
Izik,
devant le tribunal militaire de Rabat.
/DR
Le tribunal militaire à Rabat a poursuivi, dimanche,
l'audition de 18 personnes faisant partie des accusés dans l'affaire du
démantèlement du camp Gdim Izik, alors qu’il a auditionné les cinq
premiers mis en cause samedi. Le tribunal avait également rejeté
vendredi, le recours des 23 accusés, qui réclamaient un jugement devant
une juridiction civile.
Le procès militaire, qui s'est ouvert le
1er février après plusieurs reports, est suivi par 52 observateurs
internationaux et 25 nationaux. Les recours présentés par les avocats de
la défense vendredi se rapportaient à “la non compétence du tribunal
militaire” mais aussi au “non respect du principe du procès public”. À cet
égard, le code de la justice militaire stipule, dans son article 3, que
“sont justiciables du tribunal militaire, toutes personnes, quelle que
soit leur qualité, auteurs d'un fait, qualifié de crime commis au
préjudice de membres des forces armées royales et assimilées”.
Les ONG et l’échiquier politique ne sont pas sur la même longueur d’onde
À l'ouverture
du dossier, Amnesty International avait estimé que “le procès de civils
devant une cour militaire” ne répondait “pas aux normes internationales
reconnues pour un procès équitable”. “Les allégations de torture (...)
doivent faire l'objet d'une enquête”, avait ajouté l'ONG dans un
communiqué. Pour sa part, le Mouvement Populaire (MP) s'est dit
samedi étonné de la position de “certaines parties appartenant aux
milieux des droits de l'Homme, aux plans national et international, qui
cherchent à inverser les rôles des victimes et des coupables” dans
l'affaire du démantèlement du camp de Gdim Izik.
“Ces
positions sont politiciennes et contradictoires avec la noblesse des
principes et valeurs des droits de l'Homme, universellement reconnus, et
qui prônent le respect du droit à la vie, la justice et l'équité.”
Communiqué du Mouvement Populaire.
Les
23 personnes détenues sont poursuivies pour “constitution de bandes
criminelles, violences sur des forces de l'ordre ayant entraîné la mort
avec préméditation et mutilation de cadavres”, dans le cadre du
démantèlement du camp de Gdim Izik à proximité de Laâyoune, fin 2010. Le
24e accusé est toujours recherché.
Le procès de Gdeim Izik provoque deux importantes défaites diplomatiques marocaines
Les 24 indépendantistes sahraouis devant le tribunal militaire.
Le procès contre les 24 indépendantistes sahraouis
qui s’est ouvert devant le tribunal militaire de Rabat il y a une
dizaine de jours se poursuit. Vendredi, les juges militaires ont rejeté
les recours sur la forme présentés par la défense des accusés. Samedi,
ils ont auditionné les cinq premiers mis en cause, qui ont rejeté les
accusations qui leur sont imputées. Et dimanche, le procès s’est déroulé
comme cela était prévu.
Le procès de ces 24 accusés, poursuivis pour « constitution
de bandes criminelles, violences sur les forces de l’ordre ayant
entraîné la mort avec préméditation et mutilation de cadavres »,
est suivi par plusieurs médias étrangers et des observateurs du Maroc
et de l’étranger.Mais d’ores et déjà, les repercussions de ce procès à
l’international commencent à faire sentir leurs effets. Rabat vient
ainsi d’essuyer deux camouflets diplomatiques graves.
A l’issue de son sommet tenu au Portugal, l’Internationale socialiste (IS), dont est membre l’Union socialiste des forces populaires (USFP), a décidé de l’envoi d’une «délégation pour enquêter» sur la situation des droits de l’homme au Sahara occidental.
L’IS a également demandé aux autorités marocaines d’ouvrir le Sahara aux «organismes indépendants et aux journalistes». Pour finir, l’IS a enouvelé son «soutien à l’autodétermination» comme solution au conflit.
La délégation socialiste marocaine conduite par Habib El Malki
n’a rien pu faire. Cette défaite diplomatique marocaine est à mettre,
selon une partie de la presse marocaine, sur le compte du nouveau
premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar.
Pour gâcher le week-end aux autorités marocaines, une autre mauvaise nouvelle a pointé son nez. Avant-hier, le plein du Parlement européen a approuvé par 283 voix pour, 184 contre et 10 abstentions une résolution sur la 22e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui se tiendra à Genève du 25 février au 22 mars.
La résolution appelle à la libération de tous les «détenus politiques sahraouis» et exprime ses «préoccupations» sur les violations incessantes des droits de l’homme au Sahara. Le Parlement européen appelle aussi «à
la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara
occidental, y compris la liberté d’association, la liberté d’expression
et le droit de manifester».
Enfin, le Parlement européen a rappelé qu’il était «favorable à
un règlement juste et durable du conflit sur la base du droit du peuple
sahraoui à l’autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes
des Nations unies».
Le procès des sahraouis de Gdeim Izik s’ouvre vendredi à Rabat
Une reproduction du camp de Gdeim Izik après l’assaut donné par les forces de l’ordre (Photo Paula Alvarez).
Le procès des 24 indépendantistes sahraouis inculpés après les incidents de Gdeim Izik, qui se sont soldés par treize morts, dont 11 membres de la gendarmerie et des forces auxiliaires et un chauffeur d’ambulance, s’ouvre après demain, vendredi 1er février, devant le tribunal militaire de Rabat.
C’est le procès de tous les dangers et qui risque, selon de nombreux
observateurs, de mal tourner. Selon les avocats de la défense si ces
jeunes gens se reconnaissent indépendantistes et ont avoué qu’ils
étaient présents dans le camp avant l’assaut qui a déclenché le
massacre, ils se déclarent « innocents » des faits qu’on leur reproche.
La version marocaine est tout autre bien entendu.
Pourtant, jusqu’à aujourd’hui, le Maroc ne s’est pas pressé de juger
ces sahraouis, ce qui a conforté une certaine idée qu’il y avait malaise
au sommet de l’Etat avec cette affaire. D’ailleurs, personne ne
comprend qu’un Etat connu pour son extrême rapidité quand il s’agit de
procès politiques ait tardé plus de deux ans à juger cette affaire.
Ccela fait plus deux ans (novembre 2010) que ces sahraouis sont
détenus sans procès. Un procès qui a été reporté à plusieurs reprises.
Pourquoi reporter depuis deux ans ce procès alors que pour l’Etat
marocain ces sahraouis sont assurément coupables ? Les preuves
manquent-elles ?
Forts de cette perception, le Front Polisario et ses suiveurs ont
lancé depuis plusieurs mois une campagne internationale de
sensibilisation. Son objectif est de dénoncer la « militarisation »
du procès. Ils sont suivis dans cette démarche par plusieurs
organisations internationales de droits de l’homme qui ont critiqué la
lenteur de la justice marocaine.
Un manifeste signé par plusieurs dirigeants de partis politiques
mauritaniens, des avocats et des activistes des droits de l’homme de ce
pays maghrébin, circule depuis plusiuers jours à Nouakchott. Les
signataires considèrent que le suspense a assez duré et exigent que les
accusés soient jugés par une cour civile.
Si vendredi le procès n’est pas reporté une énième fois, on saura un
peu plus de ce qui s’est passé à Gdeim Izik en 2010. Au-delà des calculs
politiques des uns et des autres, les proches des victimes, surtout
ceux qui ont vu à la télévision des scènes insoutenables de corps
mutilés et souillés quasiment en direct, ont le droit de savoir qui a
tué leurs parents.
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