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samedi 29 juin 2013

Les autorités marocaines condamnent le détenu sahraoui Sidi Bouamoud à 4 ans de prison ferme


Agadir (Maroc), 27/6/2013 (APS)- 
Les autorités d'occupation marocaines ont condamné à 4 ans de prison ferme le détenu politique sahraoui Sidi Bouamoud après plus de 7 mois de détention préventive, selon une source du ministère des territoires occupés et des communautés sahraouies établies à l’étranger.

Le prévenu avait rejeté lors de l'audience tous les chefs d'inculpation qui lui avaient été attribués et précisé que sa détention était motivée par ses positions politiques en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, a souligné la même source.

Dès l'annonce du verdict par la chambre criminelle la famille du détenu a organisé un mouvement de protestation pacifique devant sa maison dans la ville de Tan Tan vite réprimé par la police marocaine, a -t- elle ajouté .

Les deux sœurs du détenu ont été blessées lors de ces heurts et transportées à l'hôpital.

Sidi Bouamoud a été arrêté le 9 novembre 2012 dans la ville sus citée suite au mandat d'arrêt lancé contre lui le 1 mars 2008 pour sa participation le 26 février 2008 à un mouvement pacifique organisé à l'occasion de la célébration de l'anniversaire de la fondation de la République arabe sahraouie démocratique.

lundi 11 février 2013

Deux victoires pour le front Polisario

 Par Yassine Benargane, AufaitMaroc, 


Le Parlement européen a exprimé, samedi à Bruxelles, dans une résolution adressée à la 22e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, sa préoccupation devant les violations continues des droits humains au Sahara. Pour sa part, l'Internationale socialise a appelé à l'envoi d’une “délégation pour enquêter” sur la situation des droits humains, tout en renouvelant son “soutien à l’autodétermination” comme solution au conflit.

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Le Parlement européen est préoccupé par les violations continues des droits humains au Sahara. /DR Agrandir

Les représentants du front Polisario se sont réjouis ce weekend à deux reprises, creusant ainsi un grand écart avec la diplomatie marocaine. En effet, le Parlement européen a approuvé, samedi, une résolution sur la 22e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies qui se tiendra à Genève du 25 février au 22 mars.
L’hémicycle de l’Union européenne a appelé à la libération de tous les “détenus politiques sahraouis” dans les prisons marocaines, en exprimant ses “préoccupations” au vu des violations “permanente” des droits de l’Homme au Sahara.
La résolution 21, votée à 283 voix, appelle également à “la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara, y compris la liberté d'association, la liberté d'expression et le droit de manifester”.

Première défaite de l'USFP sous l'ère Lachgar
Même réaction à l’issue du conseil de l'Internationale socialiste (IS) qui s’est tenu à Cascais, dans la région de Lisbonne, et qui a connu la participation d'une délégation des militants de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), conduite par Habib El Malki.
L’IS a en effet proposé l'envoi d’une “délégation pour enquêter” sur la situation des droits humains au Sahara, alors que l’instance a toujours rejeté les thèses séparatistes sous les ères d’Abderrahman El Youssoufi et de Mohammed El Yazghi. Elle a malgré tout déclaré qu'elle renouvelle son “soutien à l’autodétermination” comme solution au conflit du Sahara,
Des observateurs et médias nationaux ont considéré la déclaration de l’IS comme une première défaite de l’actuel Premier secrétaire général de l’USFP, Driss Lachgar. Ils ont estimé également que l’instabilité que connaît l’USFP a tout de même affecté son rôle à l’échelle internationale.
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Affaire de Gdim Izik
Poursuite des auditions après le rejet du recours contre le procès devant une cour militaire


AufaitMaroc :

Les auditions des 23 détenus dans l'affaire du démantèlement du camp Gdim Izik se sont poursuivies dimanche au tribunal militaire de Rabat. Vendredi, le juge avait rejeté le recours contre le procès devant une cour militaire. Pour leur part, des ONG des droits de l'Homme, à l'instar d'Amnesty International, ont demandé l'ouverture d'une enquête concernant des allégations de tortures. Une demande qui cherche à “inverser les rôles”, selon le Mouvement populaire.

Les familles et amis des victimes des événements de Gdim Izik, lors d'une manifestation devant le tribunal militaire de Rabat. /DR
                         familles et amis des victimes des événements 
                                                            de Gdim Izik,
                          devant le tribunal militaire de Rabat. /DR
Agrandir

    Le tribunal militaire à Rabat a poursuivi, dimanche, l'audition de 18 personnes faisant partie des accusés dans l'affaire du démantèlement du camp Gdim Izik, alors qu’il a auditionné les cinq premiers mis en cause samedi.
    Le tribunal avait également rejeté vendredi, le recours des 23 accusés, qui réclamaient un jugement devant une juridiction civile.

    Le procès militaire, qui s'est ouvert le 1er février après plusieurs reports, est suivi par 52 observateurs internationaux et 25 nationaux. Les recours présentés par les avocats de la défense vendredi se rapportaient à “la non compétence du tribunal militaire” mais aussi au “non respect du principe du procès public”.
    À cet égard, le code de la justice militaire stipule, dans son article 3, que “sont justiciables du tribunal militaire, toutes personnes, quelle que soit leur qualité, auteurs d'un fait, qualifié de crime commis au préjudice de membres des forces armées royales et assimilées”.
    Les ONG et l’échiquier politique ne sont pas sur la même longueur d’onde
    À l'ouverture du dossier, Amnesty International avait estimé que “le procès de civils devant une cour militaire” ne répondait “pas aux normes internationales reconnues pour un procès équitable”. “Les allégations de torture (...) doivent faire l'objet d'une enquête”, avait ajouté l'ONG dans un communiqué.
    Pour sa part, le Mouvement Populaire (MP) s'est dit samedi étonné de la position de “certaines parties appartenant aux milieux des droits de l'Homme, aux plans national et international, qui cherchent à inverser les rôles des victimes et des coupables” dans l'affaire du démantèlement du camp de Gdim Izik.
    “Ces positions sont politiciennes et contradictoires avec la noblesse des principes et valeurs des droits de l'Homme, universellement reconnus, et qui prônent le respect du droit à la vie, la justice et l'équité.”
    Communiqué du Mouvement Populaire.
    Les 23 personnes détenues sont poursuivies pour “constitution de bandes criminelles, violences sur des forces de l'ordre ayant entraîné la mort avec préméditation et mutilation de cadavres”, dans le cadre du démantèlement du camp de Gdim Izik à proximité de Laâyoune, fin 2010. Le 24e accusé est toujours recherché.
    Y. B. avec agences
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    Le procès de Gdeim Izik provoque deux importantes défaites diplomatiques marocaines

    Les 24 indépendantistes sahraouis devant le tribunal militaire.
    Les 24 indépendantistes sahraouis devant le tribunal militaire.
    Le procès contre les 24 indépendantistes sahraouis qui s’est ouvert devant le tribunal militaire de Rabat il y a une dizaine de jours se poursuit. Vendredi, les juges militaires ont rejeté les recours sur la forme présentés par la défense des accusés. Samedi, ils ont auditionné les cinq premiers mis en cause, qui ont rejeté les accusations qui leur sont imputées. Et dimanche, le procès s’est déroulé comme cela était prévu.
    Le procès de ces 24 accusés, poursuivis pour « constitution de bandes criminelles, violences sur les forces de l’ordre ayant entraîné la mort avec préméditation et mutilation de cadavres », est suivi par plusieurs médias étrangers et des observateurs du Maroc et de l’étranger.Mais d’ores et déjà, les repercussions de ce procès à l’international commencent à faire sentir leurs effets. Rabat vient ainsi d’essuyer deux camouflets diplomatiques graves.
    A l’issue de son sommet tenu au Portugal, l’Internationale socialiste (IS), dont est membre l’Union socialiste des forces populaires (USFP), a décidé de l’envoi d’une «délégation pour enquêter» sur la situation des droits de l’homme au Sahara occidental.
    L’IS a également demandé aux autorités marocaines d’ouvrir le Sahara aux «organismes indépendants et aux journalistes». Pour finir, l’IS a enouvelé son «soutien à l’autodétermination» comme solution au conflit.
    La délégation socialiste marocaine conduite par Habib El Malki n’a rien pu faire. Cette défaite diplomatique marocaine est à mettre, selon une partie de la presse marocaine, sur le compte du nouveau premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar.
    Pour gâcher le week-end aux autorités marocaines, une autre mauvaise nouvelle a pointé son nez. Avant-hier, le plein du Parlement européen a approuvé par 283 voix pour, 184 contre et 10 abstentions une résolution sur la 22e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui se tiendra à Genève du 25 février au 22 mars.
    La résolution appelle à la libération de tous les «détenus politiques sahraouis» et exprime ses «préoccupations» sur les violations incessantes des droits de l’homme au Sahara. Le Parlement européen appelle aussi «à la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara occidental, y compris la liberté d’association, la liberté d’expression et le droit de manifester».
    Enfin, le Parlement européen a rappelé qu’il était «favorable à un règlement juste et durable du conflit sur la base du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies».

    mercredi 30 janvier 2013

    Le procès des sahraouis de Gdeim Izik s’ouvre vendredi à Rabat

    Le procès des sahraouis de Gdeim Izik s’ouvre vendredi à Rabat

    Une reproduction du camp de Gdeim Izik après l'assaut donné par les forces de l'ordre (Photo Paula Alvarez).
    Une reproduction du camp de Gdeim Izik après l’assaut donné par les forces de l’ordre (Photo Paula Alvarez).

    Le procès des 24 indépendantistes sahraouis inculpés après les incidents de Gdeim Izik, qui se sont soldés par treize morts, dont 11 membres de la gendarmerie et des forces auxiliaires et un chauffeur d’ambulance, s’ouvre après demain, vendredi 1er février, devant le tribunal militaire de Rabat.
    C’est le procès de tous les dangers et qui risque, selon de nombreux observateurs, de mal tourner. Selon les avocats de la défense si ces jeunes gens se reconnaissent indépendantistes et ont avoué qu’ils étaient présents dans le camp avant l’assaut qui a déclenché le massacre, ils se déclarent « innocents » des faits qu’on leur reproche. La version marocaine est tout autre bien entendu.
    Pourtant, jusqu’à aujourd’hui, le Maroc ne s’est pas pressé de juger ces sahraouis, ce qui a conforté une certaine idée qu’il y avait malaise au sommet de l’Etat avec cette affaire. D’ailleurs, personne ne comprend qu’un Etat connu pour son extrême rapidité quand il s’agit de procès politiques ait tardé plus de deux ans à juger cette affaire.
    Ccela fait plus deux ans (novembre 2010) que ces sahraouis sont détenus sans procès. Un procès qui a été reporté à plusieurs reprises. Pourquoi reporter depuis deux ans ce procès alors que pour l’Etat marocain ces sahraouis sont assurément coupables ? Les preuves manquent-elles ?
    Forts de cette perception, le Front Polisario et ses suiveurs ont lancé depuis plusieurs mois une campagne internationale de sensibilisation. Son objectif est de dénoncer la « militarisation » du procès. Ils sont suivis dans cette démarche par plusieurs organisations internationales de droits de l’homme qui ont critiqué la lenteur de la justice marocaine.
    Un manifeste signé par plusieurs dirigeants de partis politiques mauritaniens, des avocats et des activistes des droits de l’homme de ce pays maghrébin, circule depuis plusiuers jours à Nouakchott. Les signataires considèrent que le suspense a assez duré et exigent que les accusés soient jugés par une cour civile.
    Si vendredi le procès n’est pas reporté une énième fois, on saura un peu plus de ce qui s’est passé à Gdeim Izik en 2010. Au-delà des calculs politiques des uns et des autres, les proches des victimes, surtout ceux qui ont vu à la télévision des scènes insoutenables de corps mutilés et souillés quasiment en direct, ont le droit de savoir qui a tué leurs parents.

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