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Affichage des articles dont le libellé est affaire Hammouchi. Afficher tous les articles
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mercredi 2 septembre 2015

Rappel : Responsable marocain accusé de torture: les faits officiellement dénoncés à la justice marocaine

Rappel

Paris - Le parquet de Paris a officiellement dénoncé auprès de la justice marocaine des faits présumés de torture visant le patron du contre-espionnage marocain (DGST), a appris lundi l'AFP de source judiciaire.

Le Franco-Marocain Zakaria Moumni, un ancien boxeur, avait porté plainte à Paris en février 2014. Condamné au Maroc dans une affaire d'escroquerie, avant d'être gracié en février 2012, il avait dit avoir signé ses aveux sous la torture et porté plainte à Paris, visant notamment Abdellatif Hammouchi, le responsable de la DGST.

Plusieurs plaintes contre Abdellatif Hammouchi avaient entraîné une crise diplomatique grave et inédite entre Paris et Rabat qui avait suspendu sa coopération judiciaire.

Au terme de son enquête préliminaire dans le dossier Moumni, le parquet de Paris a envoyé aux autorités judiciaires marocaines une dénonciation officielle aux fins de poursuites sur les faits allégués, selon une source judiciaire.

La justice française n'est en effet pas en mesure d'entendre les protagonistes du dossier, dont M. Hammouchi.

Cela vient confirmer le bien-fondé des allégations de Zakaria Moumni, s'est félicitée Me Clémence Bectarte, qui assure avec le président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) Patrick Baudouin, la défense de M. Moumni.

Après 14 mois d'enquête préliminaire, le parquet a jugé les faits suffisamment sérieux pour justifier cette dénonciation officielle, a estimé Me Bectarte, selon qui la dénonciation officielle a été faite le 27 mars.

En vertu des accords judiciaires entre les deux pays, la justice marocaine doit informer le parquet de Paris des suites qu'elle entend donner à cette dénonciation officielle, selon une source judiciaire. Si les investigations sont terminées, l'enquête préliminaire du parquet de Paris n'a pas été close.

Le procès qui avait conduit à la condamnation de Zakaria Moumni, désormais installé en France, avait été qualifié d'inéquitable par Human Rights Watch. Arrêté en novembre 2010, il était accusé d'avoir soutiré à deux Marocains 1.200 euros contre la promesse de leur trouver du travail en Europe.

Son épouse a toujours affirmé qu'il avait été condamné pour avoir dénoncé la corruption au sein de la fédération marocaine de boxe et pour avoir réclamé un poste de conseiller sportif dans l'administration auquel il estimait avoir droit.

Cette dénonciation officielle du parquet de Paris intervient au moment où le Parlement français doit finaliser une nouvelle convention d'entraide judiciaire France-Maroc, signée fin janvier. Elle a permis la réconciliation récente entre Paris et Rabat après un an de brouille aussi inédite que spectaculaire, réconciliation scellée par une rencontre à l'Elysée entre François Hollande et le roi Mohamed VI.

Cette nouvelle convention judiciaire a été critiquée par les organisations ACAT, Amnesty International France et Human Rights Watch. Cet accord vise à rendre la saisine du juge français impossible à l'avenir, a regretté Me Bectarte.

(©AFP / 18 mai 2015 20h32)
    


mardi 31 mars 2015

Le Makhzen marocain tente une opération d'intox contre ses adversaires

Diaspora sahraui, 
       Le cyber-activiste
 @Chris_coleman24 est apparu sur la toile le 2 octobre 2014. Ses premières publications ont visé le sujet névralgique au Maroc : la question du Sahara Occidental, dénommée « Question Nationale » dans les documents secrets de la diplomatie marocaine. Un sujet sensible au point que la question est gérée par la centrale de la DGED, le service d’espionnage extérieur marocain.
Coleman et ceux qui se trouvent derrière lui ont voulu frapper là où ça fait mal au Maroc, affirmer la colonisation du Sahara Occidental par le Maroc étant le but principal de la diplomatie chérifienne et ainsi devenir une puissance régionale incontournable grâce à ses nombreuses ressources naturelles qui attirent le convoitise de la France, allié principal du Maroc dans ce conflit qui dure depuis bientôt 40 ans. Un soutien qui n’est pas pour les beaux yeux de Mohammed VI ni de ses sujets, mais pour les matières premières dont regorge le sous-sol de notre pays.
Suite à l’incident du patron de la DGST, El Hammouchi qui a failli être interrogé par la justice française, Rabat a voulu exprimer son mécontentement en suspendant la coopération sécuritaire avec la France. Une décision qui leur a été fatale, puisque le 2 octobre 2014, un mystérieux hacker a dévoilé des documents d’une extrême gravité. Ses publications ont été arrêtés le 28 janvier 2015 coïncidant avec l’annonce de la normalisation des relations entre la France et le Maroc.
Deux mois après la suspension du compte « Chris Coleman » par la direction du Twitter, un certain @chris_coleman7 prétend être le hacker @chris_coleman24 sans apporter des explications sur les motifs de sa longue absence ni son changement de nom et les documents qu’il a pondus sur la toile « s’apparentent plutôt à des dépêches de la MAP qu’à des textes confidentiels » selon les mots utilisés par un site marocain.
Selon l’avis des connaisseurs des méthodes du Makhzen marocain, les services secrets marocains veulent s’approprier l’identité du fameux hacker français pour s’attaquer au Front Polisario avec des documents fabriqués par la DGED marocaine. Des pratiques qui n’étonnent pas connaissant la nature rêveuse des autorités marocaines. 

mercredi 4 mars 2015

L'affaire Hammouchi, sur Canal+, vidéo à voir !

Face à mes dires véritables et prouvées depuis le 1er jour, le régime marocain se cache et réagit en lançant une campagne de diffamation contre moi. Après le chantage et les menaces et intimidations de toutes sortes, rien d'étonnant de la part du Makhzen et de ses méthodes de mafieux. Toutes leurs tentatives pitoyables ne font que renvoyer l'image d'un régime marocain de voyous déstabilisés.
vidéo :
 http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-le-supplement/pid6586-l-emission.html?vid=1223912&&sc_cmpid=FBShare


samedi 12 avril 2014

Mohammed VI contre-attaque sur la torture

Europe1.fr

 F.C. - Le Journal du Dimanche 6/4/2014 



Mohammed 6
Le roi Mohammed VI du Maroc. (Reuters)
EXCLUSIF  - 
Les avocats du royaume marocain vont joindre lundi un rapport d'expertise "sans appel" à leur dossier de plainte en diffamation en France contre l'Association des chrétiens pour l'abolition de la torture. Cette ONG accuse Abdellatif Hammouchi, patron du contre-espionnage marocain, de torture sur plusieurs Marocains. 



Selon nos informations, les avocats du royaume marocain vont joindre lundi un rapport d'expertise "sans appel" à leur dossier de plainte en diffamation en France contre l'Association des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat). Cette ONG accuse Abdellatif Hammouchi, le chef des services de renseignements du Maroc, de torture sur plusieurs Marocains désormais installés en France.
Le "Monsieur Sécurité" du roi avait reçu une convocation d'un juge d'instruction français au domicile de l'ambassadeur du Maroc en février dernier, entraînant une crise diplomatique entre les deux pays. Le royaume a fait appel à une société française mondialement réputée qui a déjà travaillé sur des photomontages de propagande nord-coréens et sur des clichés de la guerre en Syrie. Dans un document de 17 pages, elle prouve que les photos des plaignants, censées prouver qu'ils ont été torturés sont "douteuses" et ont été "retravaillées".
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 M6, roi narcissique, prédateur et arrogant comme son criminel de père, ne supporte ni la critique et encore moins la Vérité. 
Hassan II avait envoyé Driss Basri, chez l'éditeur de Gilles Perrault, pour acheter tout le stock de "Mon ami, le Roi". Il est revenu bredouille et honteux. Les avocats dépêchés en France par l'autocrate pour défendre le flic en chef Abdellatfif Hammouchi, vont connaître la même déconvenue.
Oui, la torture existe bel et bien au Maroc, en son âme "pourrie" et sa conscience faussement tranquille, ce roi pervers sait que ses pratiques barbares ne cesseront qu'avec sa chute que nous espérons proche.

samedi 29 mars 2014

Le boxeur Zakaria Moumni à l'origine de la crise franco-marocaine, il s'adresse au Roi Mohammed VI

Par aufait/AFP, dernière mise à jour :


Zakaria Moumni avec son épouse Taline, lors de la conférence de presse le 22 février dernier au siège de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme à Paris. /DR
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Auteur d'une plainte à l'origine d'une crise diplomatique entre le Maroc et la France, Zakaria Moumni, le boxeur qui a porté plainte en France pour torture, contre le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, s'est adressé au Roi Mohammed VI.

Dans une lettre relayée par l'agence AFP, Zakaria Moumni a appelé le Souverain à “faire toute la lumière” sur des sévices dont il dit avoir été victime.
“Aujourd'hui, il est de votre responsabilité en qualité de chef d'État, de faire toute la lumière et expliquer aux Français et aux Marocains qui est derrière tout cela”, écrit Zakaria Moumni, qui détient la nationalité française.
Il avait été arrêté, rappelle-t-on, en novembre 2010 et condamné à 30 mois de prison. Il affirme avoir signé sous la torture, les aveux selon lesquels il aurait soutiré à deux Marocains 1.200 euros, contre la promesse de leur trouver du travail en Europe. Il a finalement été gracié en février 2012.
Détaillant les tortures qu'il explique avoir subies, Zakaria Moumni, ancien champion du monde de boxe thaï, indique dans sa lettre avoir renoncé à sa nationalité marocaine car il ne se considère pas comme “un sujet”.
Il affirme également ne pas vouloir “être associé à ce pays qui torture ses propres citoyens en votre nom et dans vos abattoirs, comme m'ont expliqué les bourreaux de la DGST (Direction générale de la surveillance du territoire) marocaine, lors de mon séjour chez eux à Temara”.
Zakaria Moumni avait porté plainte contre Abdellatif Hammouchi, patron du contre-espionnage marocain (DGST) dont il affirme qu'il a “assisté à des séances de torture”.
Une plainte qui avait suscité en février, une crise diplomatique entre Paris et Rabat, quand des policiers s'étaient rendus à la résidence de l'ambassadeur au Maroc à Paris, Chakib Benmoussa, pour notifier à Abdellatif Hammouchi, en visite en France, une convocation d'un juge d'instruction.
Selon Zakaria Moumni, “le Maroc, que j'aime beaucoup, a montré qu'il n'est pas capable de rendre justice à ses citoyens innocents, et que, au contraire, tous les moyens de l'État sont utilisés pour protéger ces tortionnaires”.
“Je m'adresse à vous en tant que chef de l'État marocain afin que vous preniez toutes les mesures nécessaires pour que justice me soit rendue”, conclut l'ancien boxeur dans sa lettre.
aufait/AFP

samedi 15 mars 2014

Le Maroc proteste contre la convocation de Hammouchi par la justice française et demeure silencieux lorsqu’il s’agit de Hosni Benslimane Le Maroc proteste contre la convocation de Hammouchi par la justice française et demeure silencieux lorsqu’il s’agit de Hosni Benslimane


 Le Maroc  proteste contre la convocation de Hammouchi par la justice française et demeure silencieux lorsqu’il s’agit de Hosni Benslimane  
Le directeur de la DST Abdellatif Hammouchi et le général Housni Benslimane



Suite à la convocation par la justice française du directeur des renseignements marocain Abdellatif Hammouchi, dans le cadre des enquêtes sur des cas de torture présumée, l’Etat marocain a suspendu unilatéralement l’exécution des accords judiciaires avec la France. Cette décision soudaine a soulevé chez les diplomates à Rabat et chez l’opinion publique marocaine une question fondamentale : Pourquoi Rabat n’a pas réagi avec le même zèle dans des dossiers similaires, notamment suite au mandat d’arrêt contre le commandant de la gendarmerie royale, le général Housni Benslimane ?

La presse marocaine a fait état de la décision des autorités marocaines  de mandater  des avocats pour défendre Hammouchi, directeur de la DST, et engager un dialogue avec le gouvernement français pour dépasser cette crise. Cette décision montre que le Pouvoir marocain prend très au sérieux cette affaire qui l’inquiète au plus haut point. A ce jour, il y a trois plaintes déposées contre Hammouchi sur fond de torture présumée. La première est celle de Naâma Asfari, condamné pour participation aux événements violents de Gdim Izik en 2010 ayant conduit à la mort d’éléments de police. La seconde émane du boxeur international  Zakaria Moumni  et la troisième d’Adil Mtalsi.  Zakaria Moumni a récemment adressé une lettre au président français François Hollande, sollicitant son intervention pour obtenir justice, et que la presse française a largement médiatisée, ce qui a poussé  des milieux proches du Pouvoir marocain à évoquer la sempiternelle théorie du complot. Ainsi le Maroc serait visé en raison du succès de la tournée du roi en Afrique. Les tenants de cette théorie oublient que certaines plaintes remontent à l’été dernier, bien avant la tournée royale.
 La colère du Maroc l’a poussé à vouloir protéger Hammouchi à tout prix, ce qui contraste avec sa réaction plutôt timide face à des situations similaires citant d’autres personnages.

En effet, ce n’est pas la première fois qu’une juridiction étrangère tente d’auditionner un responsable marocain, ayant un grade plus élevé que Hammouchi. La justice espagnole voulait en 1998 auditionner le roi Hassan II lui-même suite à des accusations de violations des droits de l’homme au Sahara. Ensuite, c’était autour de l’ancien ministre de l’Intérieur Driss Basri et d’autres responsables  militaires, comme le général Abdelhaq Kadiri et le général Housni Benslimane, de se trouver dans le collimateur des juges d’instruction. 
 Benslimane a fait l’objet d’un mandat  d’arrêt  international  lancé par la justice française dans le cadre de l’affaire Benbarka. Il est également cité dans un dossier ouvert par la Cour nationale de Madrid, en compagnie du général Abdelaziz Bennani, inspecteur général des forces armées.
Par ailleurs, suite aux attentats terroristes du 11 mars  2004 à Madrid, des accusations directes ont été proférées par  des médias et des milieux politiques espagnols qui ont évoqué la participation des renseignements marocains dans ces attaques.  A l’époque, le Maroc n’avait protesté contre ces graves accusations alors qu’aujourd’hui il remue ciel et terre pour Hammouchi. Pourquoi ?
Alipfost a interrogé des personnalités en relation avec l’Etat profond marocain.  L’explication obtenue est que le cas Hammouchi est à part.  D’abord, l’Etat  veut clore ce dossier afin d’éviter l’émission d’un mandat d’arrêt contre lui, ce qui en ferait le deuxième haut  responsable sécuritaire, après Benslimane, à avoir maille à partir avec la justice internationale, à un moment où le Maroc aime apparaitre comme un acteur de paix et de sécurité dans le monde.  Cela ferait désordre.
Ensuite, il y a la différence entre deux règnes. Benslimane est réputé faire partie de l’ancienne équipe, et se trouve poursuivi dans des dossiers de violations qui remontent aux années  soixante-dix et quatre-vingt, ce qui n’engage que la responsabilité politique du règne du roi Hassan II. A l’inverse, un éventuel interrogatoire de Hammouchi pourrait  mener  à des responsables politiques des organes sécuritaires, dont le ministre de l’Intérieur et le ministre délégué à l’Intérieur. En d’autres termes,  des individus comme  Fouad Ali Himma, Tayeb Cherkaoui et Mohand Laenser, pourraient être convoqués à leur tour.  Dans le cas de Zakaria Moumni, c’est le secrétaire particulier du roi Mohammed VI, Mounir Majidi,  qui pourrait être inquiété puisqu’il est cité  dans la plainte comme étant à l’origine de la torture. Une telle perspective signifie que tout l’édifice sur lequel repose le concept de « l’Instance d’Equité et de Réconciliation » va s’écrouler.
Cela fait encore plus désordre.

Hammouchi : La France ne savait pas, dit-elle…

M6 remettant un wissam à Hammouchi (Photo capture d'écran)M6 remettant un wissam à Hammouchi (Photo capture d’écran)
Selon la dernière livraison du Canard enchaîné, « Sidna » M6 n’a pas été convaincu par l’explication que lui a fournie François Hollande lors de son coup de fil. A savoir que le président français n’était pas au courant de cette affaire
Et toujours d’après le canard satirique, le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a informé ses collègues lors du dernier Conseil des ministres que personne aux ministères des AE, de la Justice et de l’Intérieur n’était au courant à l’avance de la convocation judiciaire concernant Abdellatif Hammouchi.

Du n’importe quoi, puisque le parquet a demandé au ministère français des affaires étrangères la condition, diplomatique ou non, du sieur Hammouchi. La réponse a tardé deux jours à venir. C’est-à-dire que le ministre Fabius a eu le temps d’être  informé et a sûrement informé Hammouchi de la situation ce qui lui a permis de mettre les voiles.
Citoyen
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Commentaire par Républicain
En observant cette photo, on voit deux supposés hauts fonctionnaires d’un Etat, supposé moderne au XXIe siècle, tous deux habillés comme au moyen âge.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Il n’y a aucun problème à s’habiller de façon traditionnelle au Maroc, par choix ou par habitude. C’est culturel et c’est beau. Mais la question se pose lorsque ça devient une obligation. Pourquoi les fonctionnaires et ceux qui approchent Abou Nahab sont-ils absolument obligés d’être habillés en costume traditionnel ?
C’est le caractère de la puissance dominatrice de la symbolique !
Par ce symbole fort, qui est le costume traditionnel, le despote se place automatiquement en suzerain médiéval au dessus de ses serviteurs, qui se courbent devant lui en signe de soumission.
Cette conduite perfidement planifiée entend traduire au peuple l’absence de Etat et l’escamotage de ses Institutions. ll n’y a de pouvoir au pays que le pouvoir féodal d’Abou Nahab, maître absolu des corps et des esprits. Le Maroc vit au 16e siècle par sa gouvernance traître, et au XXIe par l’ambition fougueuse et moderniste de son peuple.
Et ce sont les peuples qui ont toujours gagné leur bras de fer contre leurs tyrans à travers l’Histoire.

vendredi 7 mars 2014

La vilaine AFP villipendiée par la vertueuse MAP



 par
Cette vilaine AFP ennemie de notre cher Maroc (Photo AFP)

Cette vilaine AFP ennemie de notre cher Maroc (Photo AFP)
Une semaine après le coup de fil d’apaisement de la part de François Hollande au despote alaouite, la colère ne semble toujours pas être retombée du côté de l’appareil du Makhzen.


Après la manif de « colère et d’indignation » improvisée par le Makhzen en face de l’ambassade de France à Rabat, cette fois, c’est au tour de la MAP, l’agence de presse officielle dirigée par Khalil Hachimi Idrissi, premier barbouze médiatique du royaume, de monter au front chérifien pour dénoncer Paris à travers son agence de presse.
La voix de son maître s’est fendue d’une dépêche intitulée « Maladresse. Quand l’AFP pèche elle aussi » dans laquelle elle critique ouvertement l’AFP d’avoir publié une dépêche [La querelle Maroc-France monte encore d'un cran] qu’elle juge partiale et dénuée de tout professionnalisme ! Mais en vérité, une dépêche qui fait trembler tout l’appareil du Makhzen.
L’agence de la désinformation et de la propagande du Makhzen va très loin dans sa critique et accuse l’AFP d’un « flagrant parti pris contre le Royaume » à travers sa dépêche qui, selon elle, fait « peu de cas des règles professionnelles élémentaires » :
« Aux ‘maladresses’ à l’égard du Maroc concédées par des sources françaises occultes, la prestigieuse AFP, qui a pourtant rapporté cette mea culpa [à ma connaissance mea-culpa est masculin] même avouée à demi-mot, vient d’en rajouter une couche par un flagrant parti pris contre le Royaume, dans un papier faisant peu de cas des règles professionnelles élémentaires ».
La MAP reproche à l’AFP de citer dans sa dépêche une source anonyme qui a qualifié la réaction marocaine « d’hystérique ». 
« Comment expliquer une telle réaction ? », demande la rédactrice de la dépêche de l’AFP à un spécialiste du Maroc s’exprimant sous couvert d’anonymat, et le spécialiste de répondre que « certains hauts gradés marocains, eux-mêmes susceptibles d’être ciblés par la justice française, ont vécu d’une manière dramatique le fait qu’on puisse aller délivrer une convocation à la résidence de l’ambassadeur. Cela signifie qu’il n’y a plus de protection ».
Voilà en vérité ce qui a poussé la voix de son maître à se déchaîner contre l’AFP.
Et ce n’est pas tout. Elle lui reproche également de donner la parole à un avocat parisien pour réagir à cette réaction hystérique du Makhzen.
«Lorsqu’on offre une tribune inespérée à une robe noire inconnue au bataillon pour critiquer sans tact la démarche d’un pays qui n’est pas le sien, on fait fi du sens de la mesure pour tomber carrément dans le ridicule et le péché professionnel », écrit le rédacteur de la MAP.
Venant de la part de la MAP, qui est un modèle de désinformation et de mensonges éhontés déversés chaque jour dans ses dépêches, cet article fait évidemment sourire.
Citoyen
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=30366
  1. Un commentaire: soraya
    Ces bourricots, voleurs, corrompus, mafiosi, bouchers, au service du divin traitent les Marocains d’imbéciles.
    La frousse provoquée par la convocation au boucher de Sidna lors de son passage en France les a choquée tellement qu’ils ont mobilisé les hordes de voyous à manifester devant l’ambassade Française à Rabat, de menacer d’interrompre les traités ratifiés & autres…
    Cependant, ils se sont bien gardés de dire que Hamouchi fut contraint à quitter le territoire Français à grande vitesse, la peur de se faire arrêter à l’aéroport donc il fallait fuir le territoire Français. Inconcevable, tellement épouvantés par le contenu de la plainte « …TORTURE » qu’il ne croyait pas à leurs yeux dans l’ambassade du commandeur des croyants.
    Maintenant ils sont tous bouleversés, or dans le futur ils savent que la musique a changé , délinquants tortionnaires ils ne pourront plus aller dans leurs appartements à se faire soigner dans le luxe avec l’argent du peuple harcelé qui n’a même pas les larmes pour pleurer.

Torture au Maroc : plainte d'Adil , la France prête à tout pour Sa Majesté ?


Par Le Point , 25/2/20





Le président François Hollande, avec au second plan le roi du Maroc Mohammed VI, lors de l'intronisation du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, en septembre 2013.

Le président François Hollande, avec au second plan le roi du Maroc Mohammed VI, lors de l'intronisation du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako

La convocation à Paris du chef du contre-espionnage marocain pour "complicité de torture" a scandalisé le royaume, obligeant la France à jouer l'apaisement.


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La relation paradisiaque qui lie la France et le Maroc s'est nettement assombrie la semaine dernière, après la convocation, jeudi, par la justice française du chef de la DST marocaine, Abdellatif Hammouchi. De passage à Paris, le responsable marocain a été retenu plusieurs heures en vertu d'une plainte pour "complicité de torture" déposée en mars 2013 par l'ONG Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT).
À l'origine, un ressortissant franco-marocain, Adil Lamtalsi, arrêté en 2008 par la police marocaine puis condamné pour un crime de droit commun (trafic de stupéfiants, NDLR). Transféré dans le funeste centre de détention secret de Témara, aux mains de la Direction générale de la surveillance du territoire marocain (DGST), il affirme avoir subi de nombreux sévices avant de passer aux aveux. D'après le dépôt de plainte que Le Point.fr a pu consulter, Adil Lamtalsi "est resté attaché les yeux bandés et a été privé de sommeil tout au long de sa garde à vue".

Électrocuté

"Entre cinq et huit personnes l'ont frappé avec un bâton sur la plante des pieds, les mains, le visage, les organes génitaux, la colonne vertébrale, révèle le document. Il a été électrocuté à plusieurs reprises, suspendu par les pieds pendant une heure à plusieurs reprises. On lui a également plongé la tête et les épaules dans un grand seau d'eau."
"Il existe au Maroc un recours systématique à la torture et aux traitements inhumains et dégradants visant à obtenir des aveux rapides dans tout dossier compliqué", affirme au Point.fr maître Joseph Breham, qui défend Adil Lamtalsi depuis son transfert en France, en mai 2013. "Mon client a été tellement torturé qu'un des policiers présents lors de l'interrogatoire a pris des photos, puis les lui a passées", précise l'avocat.

Rencontre avec Manuel Valls

Quelle ne fut pas sa surprise d'apprendre, jeudi dernier, qu'Abdellatif Hammouchi, mis en cause dans la plainte, était de passage à Paris, où il accompagnait le ministre marocain de l'Intérieur lors d'une rencontre avec Manuel Valls. "Nous nous sommes alors empressés de contacter la juge d'instruction du TGI de Nanterre, car c'était la seule occasion qu'Abdellatif Hammouchi soit entendu par la justice française", explique Hélène Legeay, responsable des programmes Maghreb-Moyen-Orient de l'ONG ACAT.
La juge Sabine Kheris se jette sur cette occasion inespérée. À sa demande, sept policiers investissent le jour même la résidence de l'ambassadeur du Maroc en France pour remettre une convocation au directeur général de la surveillance du territoire marocain. L'affaire s'emballe. Furieux, le royaume du Maroc convoque dans la foulée l'ambassadeur de France à Rabat. Déplorant un "incident rare et inédit", le royaume rejette "catégoriquement les accusations" portées contre Abdellatif Hammouchi.

Séparation des pouvoirs

Déterminé à éteindre ce qui ressemble de plus en plus à un incident diplomatique, le Quai d'Orsay publie alors un communiqué demandant que "toute la lumière soit faite" sur cet "incident regrettable". Si, de source proche du dossier, on assure que la juge Sabine Kheris poursuit sereinement son instruction, la responsable d'ACAT estime que le communiqué de la diplomatie française "met à mal le principe de séparation des pouvoirs". "Comment une émanation du pouvoir exécutif peut-elle ainsi s'immiscer dans les affaires de la justice ?" s'interroge Hélène Legeay.
En outre, maître Joseph Breham rappelle que le Quai d'Orsay a été contacté au préalable par le parquet - alors qu'il n'était pas obligé de le faire - pour savoir si Abdellatif Hammouchi bénéficiait d'une immunité diplomatique. Or, en tant que simple fonctionnaire, le chef de la DGST n'est pas couvert en France. Contacté par nos soins, le ministère des Affaires étrangères rejette toute accusation d'ingérence.

Osmose franco-marocaine

"La résidence de l'ambassadeur du Maroc (investie par la police française, NDLR) est protégée en vertu des conventions de Vienne, et à ce titre des vérifications sont nécessaires", souligne Romain Nadal, porte-parole du Quai d'Orsay. Et le diplomate de rappeler que son ministère est "dans son rôle lorsqu'il fournit au Maroc toutes les explications nécessaires et rappelle la solidité des liens qui unissent nos deux pays". Il est vrai que les relations franco-marocaines étaient, jusqu'ici, au beau fixe.
La France est en effet le premier partenaire commercial du Maroc, le volume des échanges ayant atteint huit milliards d'euros en 2012. "Outre les relations économiques, il n'existe aucun pays au monde avec lequel les élites françaises possèdent autant d'osmose", souligne Pierre Vermeren*, historien du Maghreb contemporain à l'université Paris-I, ce qui plaide pour une certaine "stabilité" entre les deux pays.

Le silence de la France

Si le Maroc a pu échapper au Printemps arabe, c'est toutefois grâce à une modification a minima de la Constitution décidée par le roi, ainsi que la tenue de législatives anticipées. "Le discours officiel du Maroc est de dire que le roi, par sa capacité politique, a absorbé le Printemps arabe", rappelle le spécialiste Pierre Vermeren. "Or, il l'a davantage contourné." Car, en matière de droits de l'homme, la situation dans le royaume ne s'est pas améliorée.
Bien au contraire, en dépit des réformes, le "Makhzen" (régime marocain) n'a fait que renforcer sa mainmise sécuritaire sur le pays. "Nous avons clairement assisté à un durcissement du régime sur les opposants politiques qui sont soumis à une surveillance policière systématique, si ce n'est des actes de tortures, d'après les ONG", poursuit Pierre Vermeren. Des violations répétées des droits humains qui n'émeuvent pas la France outre mesure. "Paris se tait, au nom de la précieuse amitié qui le lie au royaume", s'insurge Hélène Legeay.

Javier Bardem s'en mêle

La querelle diplomatique aurait pu en rester là, si une star d'Hollywood ne s'en était mêlée. À l'occasion de la sortie de "Les Enfants des nuages, la Dernière colonie", un documentaire sur la crise du Sahara occidental - une ancienne colonie espagnole contrôlée depuis 1976 par le Maroc mais revendiquée par des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie -, l'acteur espagnol Javier Bardem a fermement critiqué l'attitude "inacceptable" de la France sur cet épineux dossier. Autrement dit, le soutien inconditionnel de Paris au royaume, au détriment des militants du Front Polisario, tout autant persécutés par Rabat que les dissidents politiques marocains.
Ainsi, l'acteur espagnol en a profité pour rapporter des propos prêtés en 2011 à l'ambassadeur de France à l'ONU. "L'ambassadeur de France aux Nations Unies, Gérard Araud, qu'on a rencontré en 2011, nous a dit que le Maroc est une maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n'est pas particulièrement amoureux mais qu'on doit défendre. Autrement dit, on détourne les yeux."

Coup de téléphone de Hollande

Si le Quai d'Orsay a immédiatement démenti, Rabat s'est insurgé contre des propos "scandaleux", "inadmissibles" et "humiliants", et a décidé unilatéralement de reporter la visite au Maroc, prévue lundi, de Nicolas Hulot, l'envoyé spécial de François Hollande pour la planète. Une réponse "assez inamicale" du Maroc, pointe Pierre Vermeren, qui illustre d'après lui "l'irritation croissante du royaume" à l'égard de Paris. Il faut dire que le récent rapprochement initié par François Hollande avec l'Algérie, qui cultive avec le Maroc une aversion réciproque, n'est pas pour plaire à Rabat, d'autant qu'il rend de plus en plus intenable la position française sur le Sahara occidental.
Pour définitivement clore ce chapitre houleux, François Hollande a pris l'initiative lundi soir de téléphoner au roi Mohammed VI pour apporter des "clarifications". À en croire le palais royal, les "relations d'exception" qui lient les deux pays vont pouvoir reprendre. Mais pour combien de temps encore ?


(*) Pierre Vermeren, auteur de Le Maroc de Mohammed VI : la transition inachevée (La Découverte-Poche).

vendredi 28 février 2014

Appel Hollande-Mohammed VI: la version française. Soutien des royalistes au Maroc.


Appel Hollande-Mohammed VI: la version française

Par h24info.ma, 25/02/2014  

Les propos voulant que le Maroc soit une "maîtresse" sont finalement prêtés à l'ambassadeur français auprès des Nations unies, Gérard Araud. ©DR
Gérard Araud
Les propos voulant que le Maroc soit une "maîtresse" sont finalement prêtés à l'ambassadeur français auprès des Nations unies, Gérard Araud. ©DR

Le diplomate accusé d’avoir traité le Maroc de "maîtresse" serait finalement l'ambassadeur français à l'ONU, Gérard Araud, d'après Le Monde.
L’échange téléphonique entre le président français François Hollande et le roi Mohammed VI continue de faire couler beaucoup d’encre. Selon Paris, l’initiative se voulait un moyen de rassurer Rabat quant à "l'amitié constante" de la France. L’objectif en était de "dissiper les malentendus", comme l’a expliqué l'Elysée ce mardi.
Dans des propos relayés par AFP, Hollande a affirmé sa volonté de "renforcer le partenariat entre les deux pays". "L'échange s'est déroulé dans une tonalité de confiance".

 
Gérard Araud et non François Delattre
Le Maroc, lui, ne décolère pas. L'annonce du dépôt de deux plaintes pour "complicité de torture" contre le patron de son contre-espionnage, Abdellatif Hammouchi  jeudi dernier a jeté un coup de froid aussi glacial qu’inattendu entre les deux pays.

À cela, s’est ajouté une polémique de taille dimanche soir: les propos voulant que le Maroc soit une "maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n'est pas particulièrement amoureux mais qu'on doit défendre". Des propos rapportés par le quotidien "Le Monde" et prêtés à l'ambassadeur français auprès des Nations unies, Gérard Araud (et non à l'ambassadeur de France aux Etats-Unis, François Delattre comme avancé auparavant ) par l’acteur espagnol Javier Bardem, un des plus illustres VRP du front Polisario. Autant dire que la "querelle" n’est pas près de s’arrêter. 
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La tension France-Maroc vue par les royalistes : manifestation devant l'ambassade

Par h24info.ma, avec AFP , 25/02/2014  

"Ambassadeur, lâche! Le Maroc ne peut être insulté", ont notamment entonné des manifestants membres des Jeunesses royalistes ou de partis politiques."Ambassadeur, lâche! Le Maroc ne peut être insulté", ont notamment entonné des manifestants membres des Jeunesses royalistes ou de partis politiques.©AFP


Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce mardi après-midi, en ordre dispersé mais dans le calme, devant l'ambassade de France à Rabat, protestant essentiellement contre les propos "blessants" qui auraient été tenus par un diplomate français sur le royaume.
Venus pour une partie d'entre eux de Casablanca (en bus), plusieurs centaines de Marocains, parmi lesquels des membres des Jeunesses royalistes, ont exprimé ce mardi leur courroux devant l'ambassade de France à Rabat.
 

"Les mots utilisés par l'ambassadeur français sont des insultes pour le Maroc et tous les Marocains", a ainsi déclaré à l'AFP l'un des coordinateurs d'un de ces groupes de jeunes, Saïd Sebri. "Nous demandons à la France de présenter des excuses", a avancé une manifestante, Chaibia Boundar.

Les manifestants brandissaient de nombreuses banderoles et drapeaux marocains.Les manifestants brandissaient de nombreuses banderoles et drapeaux marocains.©AFP


Ce premier cortège, qui brandissait de nombreuses banderoles et des drapeaux marocains, a par la suite été rejoint par de nombreuses autres personnes --jusqu'à 3.000--, descendues dans la rue à l'appel de partis politiques et de leurs sections de jeunes.

"Ambassadeur, lâche! Le Maroc ne peut être insulté", ont-ils notamment entonné... La police, présente en nombre, s'est contentée de sécuriser les abords de la représentation.

Une manifestation organisée alors que les relations diplomatiques entre le Maroc et la France ont pris un sérieux coup de froid ces derniers jours, à la suite du dépôt de plaintes à Paris visant le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, mais aussi de déclarations prêtées à un ambassadeur français.

Le Maroc est une "maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n'est pas particulièrement amoureux mais qu'on doit défendre", aurait affirmé en 2011 ce diplomate, selon l'acteur espagnol Javier Bardem, producteur d'un documentaire sur le Sahara occidental.

D'après le journal Le Monde, qui a rapporté ces propos jeudi dernier, leur auteur serait l'ambassadeur de France auprès des Nations unies, où Paris est un soutien traditionnel de Rabat sur le dossier du Sahara.

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La décision de la justice Française d´interroger le directeur de la DST du Maroc provoque une crise entre Paris et Rabat

La décision de la justice Française d´interroger le directeur de la DST du Maroc provoque une crise entre Paris et Rabat
Abdellatif Hammouchi, directeur des services de renseignements civils marocains Alifpost - 23 فبراير، 2014

Jeudi dernier, la police française a failli procéder à l’arrestation de Abdellatif Hammouchi, directeur des services de renseignements civils marocains (la DGST : direction générale de la  surveillance du territoire)  sur fond d’accusations de torture. L’État marocain a réagi vivement, à la fois en publiant un communiqué très ferme et aussi en convoquant l’ambassadeur français accrédité à Rabat. La diplomatie de Paris a considéré que l’incident est regrettable mais s’est abstenu de commenter la décision judiciaire.
 Au cours des derniers jours, les avocats de certaines victimes présumées de torture au siège de la DGST à Témara ont porté plainte devant les juridictions françaises contre Hammouchi. Ils évoquent sa responsabilité en tant que directeur d’un organe qui aurait pratiqué la torture de citoyens français d’origine marocaine. Il s’agit de Adil Mtalsi, impliqué  dans une affaire de stupéfiants et Niima Asfari, condamné à 30 ans de prison dans l’affaire des événements de Gdim Izik pendant lesquels onze éléments de la sécurité marocaine ont trouvé la mort en novembre 2010.
 Les médias français affirment que  sept policiers français ont frappé jeudi à la porte du domicile de l’ambassadeur marocain à Paris, Chakib Benmoussa, pour emmener Hammouchi devant le juge d’instruction pour interrogatoire, et ce à l’occasion de sa participation à une conférence internationale sur la sécurité, tenue à Paris. Habituellement, la justice envoie les convocations judiciaires par la poste ou par un huissier de justice, et fait appel à la police quand il s’agit d’une décision de conduire  la personne par la force devant le juge d’instruction.
  Il est fort probable que les services de renseignement français aient alerté Hammouchi afin qu’il quitte la France avant qu’un mandat d’arrêt soit émis, lui interdisant de quitter le territoire français. Son arrestation aurait créé une véritable crise entre les deux pays, d’autant plus que l’exécutif français ne peut rien face de l’appareil judiciaire.
Cette évolution a poussé l’État Marocain à adopter une forte réaction.  La ministre déléguée aux Affaires étrangères a convoqué vendredi  l’ambassadeur français à Rabat, Charles Fries, pour lui demander « avec insistance que des explications urgentes et précises soient données à cette démarche inadmissible et que les responsabilités soient identifiées ». Cette protestation est inhabituelle  dans les relations franco – marocaines. En effet, la dernière période de tension entre les deux pays remonte au début des années quatre-vingt-dix du siècle dernier, suite à la publication en France du livre  « Notre ami le roi », consacré au défunt roi Hassan II. À l’époque, Rabat avait demandé des éclaircissements à la diplomatie Française.
 La réaction de la France n’a pas tardé.  Le porte- parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal, a consacré samedi à cet incident ce bref paragraphe : « En réponse à la demande des autorités marocaines, nous avons immédiatement demandé que toute la lumière soit faite, le plus rapidement possible, sur cet incident regrettable, dans l’esprit de l’amitié confiante qui lie la France et le Maroc ». Le ministère des affaires étrangères n’a pas critiqué ni condamné la décision de la justice, se limitant à qualifier l’incident de regrettable.
 Il s’agit de la deuxième personnalité officielle du Maroc qui se trouve dans le collimateur de la justice française, après le général Hosni Benslimane,  poursuivi dans le dossier de l’assassinat de Mehdi Ben Barka, en 1965 à Paris.
 Dans le cas de la délivrance d’un mandat d’arrêt international contre Hammouchi , il lui sera difficile de quitter le Maroc, à l’instar du général Hosni Benslimane, qui a fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.
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Lire aussi : http://www.elwatan.com//international/vive-tension-entre-paris-et-rabat-25-02-2014-247017_112.php

La torture au Maroc n’est pas un « incident regrettable »


Le quai d’Orsay doit respecter le principe de séparation des pouvoirs

Le 20 février, à la demande de la justice française, sept policiers se sont rendus à la résidence de l’ambassadeur du Maroc en France pour remettre une convocation au directeur général de la surveillance du territoire (DST) marocain, accusé de complicité de torture par trois victimes défendues par l’ACAT [1]. Face à la vive réaction du Maroc, le quai d’Orsay annonçait avoir « immédiatement demandé que toute la lumière soit faite, le plus rapidement possible, sur cet incident regrettable » [2].

Selon Me Joseph Breham, « l’incident en question n’est autre qu’un acte judiciaire pris par un juge d’instruction français indépendant dont on ne peut que saluer la diligence et le sérieux. » Ce magistrat a été désigné fin 2013 pour enquêter sur la plainte pour torture déposée en mai 2013 par l’ACAT et Adil Lamtalsi. Ce dernier, ressortissant franco-marocain, a déclaré avoir été arrêté et torturé au Maroc au centre de détention secret de Temara administré par la DST marocaine. C’est dans le cadre de cette enquête que le juge d’instruction, informé de la présence sur le territoire français du directeur de la DST visé par la plainte pour complicité de torture, a convoqué ce dernier pour l’entendre. Il s’agit là d’un acte judiciaire tout à fait conforme au code de procédure pénal français.

« Il n’y a pas de "lumière" à faire ni même d’enquête à mener » ajoute Hélène Legeay, responsable Maghreb/Moyen-Orient à l’ACAT. « Dans une démocratie comme la France, le ministère des Affaires étrangères, en tant que branche du pouvoir exécutif, n’a absolument pas le droit de s’immiscer dans le fonctionnement du pouvoir judiciaire. La violation flagrante du principe fondamental de séparation des pouvoirs à laquelle s’est livré le quai d’Orsay dans sa déclaration est préoccupante. »

L’ACAT et Me Breham saluent la réactivité et l’impartialité de la justice française dans le traitement d’un dossier aussi sensible diplomatiquement que celui d’Adil Lamtalsi. Selon Me Joseph Breham, « le traitement de cette affaire fait honneur à la réputation de la France - pays des droits de l’homme. La réaction ubuesque du ministère des affaires étrangères signe la nervosité de l’administration quand sont mis en cause les "amis" de la France. »

Contact presse :

• Pierre Motin, ACAT, 01 40 40 99 69 / 06 12 12 63 94 pierre.motin@acatfrance.fr  
• Maître Joseph Breham, 01 53 01 92 20, jb@jb-juris.fr  

Notes aux rédactions :

• [1] Le 21 mai 2013, l’ACAT, Me Joseph Breham et Me William Bourdon ont déposé deux plaintes pénales en France pour deux ressortissants franco-marocains, Adil Lamtalsi et Mostafa Naïm, arrêtés respectivement en 2008 et 2010 par la police marocaine, et condamnés pour crime de droit commun, dans des affaires différentes. A deux ans d’intervalle, ils ont subi des sévices au centre de détention secret de Temara, aux mains de la DST marocaine jusqu’à ce qu’ils signent des aveux sous la torture
Le 20 février 2014, alors que le directeur de la DST marocaine était de passage en France, l’ACAT et Maître Joseph Breham ont adressé au parquet du pôle spécialisé dans les crimes graves une plainte pour torture sur le fondement de la compétence universelle, au nom d’Ennaâma Asfari. Ce défenseur des droits de l’homme et militant pour l’autodétermination du Sahara occidental a été torturé au Maroc en novembre 2010, avant d’être condamné injustement en 2013 à 30 ans de détention par la justice militaire sur la base d’aveux signés sous la torture. La plainte pour torture vise notamment le directeur de la DST, ainsi que des agents des Renseignements généraux marocains, des gendarmes et des policiers.

• [2] Le communiqué du ministère des affaires étrangères peut être consulté à cette adresse :
 http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/maroc/la-france-et-le-maroc/article/action-des-chretiens-pour-l  

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Pierre Motin
Chargé des relations médias et de la communication en ligne

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