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dimanche 15 novembre 2015

Le Pape denonce l'hypocrisie des puissants qui parlent de paix mais qui vendent des armes

©Stefano Rellandini/Reuters
Le Pape François s'est confié à "Paris Match" sur le capitalisme qu'il estime être devenu trop présent dans l'humanité, la COP21 ainsi que la montée du terrorisme en Syrie et en Irak. Le Saint-Père a également dénoncé l'hypocrisie des puissants qui prônent la paix, mais vendent des armes en parallèle.
Le Pape a accordé une interview à Paris Match dans laquelle il dénonce "l'hypocrisie des puissants".





Le Pape François a reçu Paris Match au Vatican. Dans une interview exclusive accordée à l'hebdomadaire, le Saint-Père a déploré la place qu'occupe le capitalisme dans l'humanité.
Selon lui, "le capitalisme et le profit ne sont pas diaboliques si on ne les transforme pas en idoles. Ils ne le sont pas s'ils restent des instruments". En revanche, nuance le Pape, "si l'argent et le profit à tout prix deviennent des fétiches qu'on adore, si l'avidité est à la base de notre système social et économique, alors nos sociétés courent à la ruine".
Le Pape appelle les sociétés à se recentrer sur les valeurs essentielles de l'humanité et à faire abstraction de cette course au profit qui anime le monde. "L'humanité doit renoncer à idolâtrer l'argent et doit replacer au centre la personne humaine, sa dignité, le bien commun, le futur des générations qui peupleront la Terre après nous" a-t-il déclaré.
Lors de son discours au siège de l'ONU en septembre dernier, le souverain pontife avait expliqué attendre qu'un accord soit trouvé sur la lutte contre le réchauffement climatique, au terme de la COP21. Dans les colonnes de Paris Match, le Pape espère que la conférence sur le climat "pourra contribuer à des choix concrets, partagés et visant, pour le bien commun, le long terme".
Très engagé, le Saint-Père s'est également exprimé sur la situation en Syrie et n'a pas hésité à dénoncer l'hypocrisie de certains dirigeants. "N'oublions pas non plus l'hypocrisie de ces puissants de la Terre qui parlent de paix mais qui, en sous-main, vendent des armes" a-t-il déploré. 

 http://www.francesoir.fr/politique-monde/le-pape-denonce-lhypocrisie-des-puissants-qui-parlent-de-paix-mais-qui-vendent-des
Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr
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MAIS ! :
 
Vatican : le banquier de Dieu vend des armes
La nomination par le pape démissionnaire Benoît XVI du nouveau président de l'IOR, la banque du Vatican, soulève de nombreuses polémiques.


 http://www.lepoint.fr/monde/vatican-le-banquier-de-dieu-vend-des-armes-16-02-2013-1628208_24.php

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dimanche 8 mars 2015

« L’Etat islamique » détruit le patrimoine millénaire de l’humanité

AFP, 8/3/2015

Detail of Winged Human-Headed Lion from Nimrud  In the British Museum.
Détail d’une statue trouvée à Nimroud et exposée au British Museum (Photo Flickr).
La communauté internationale effarée s’attend à voir les premières images des dégâts irrémédiables infligés par les jihadistes à la cité antique irakienne de Nimroud, un « crime de guerre » a dénoncé vendredi l’Unesco, qui en a saisi l’ONU.
Après avoir réduit en miette des siècles de patrimoine dans le musée de Mossoul (nord) la semaine dernière et mis le feu à sa bibliothèque, les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) sont entrés jeudi avec des bulldozers dans Nimroud, joyau archéologique inestimable, selon le ministère du tourisme irakien.
« On ignore encore l’étendue des destructions » infligées à la cité pluri-millénaire construite sur les bords du Tigre, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Mossoul, a indiqué à l’AFP un responsable sous le couvert de l’anonymat.
Mais l’Unesco a d’ores et déjà dénoncé « un crime de guerre » et appelé « l’ensemble de la communauté internationale » à « unir ses efforts » pour « stopper cette catastrophe », selon un communiqué de sa directrice générale, Irina Bokova. Elle a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU et la Cour pénale internationale.
Selon elle, « le nettoyage culturel qui sévit en Irak n’épargne rien ni personne: il vise les vies humaines, les minorités et s’accompagne de la destruction systématique du patrimoine millénaire de l’humanité ».
Depuis plusieurs semaines, les jihadistes qui contrôlent de vastes territoires en Irak et en Syrie voisine, sur lesquels ils ont déclaré un « califat » et multiplié les pires exactions, détruisent méthodiquement le patrimoine irakien.
L’EI justifie ces destructions en arguant que les statues favorisent l’idolâtrie. Mais selon plusieurs experts, les « idoles » si vivement dénoncées dérangent moins les jihadistes lorsqu’il s’agit de les vendre au marché noir.
Ce sont les statues trop imposantes pour être transportées aisément qui sont détruites, estiment-ils.

« Bouleversé »
« Je suis véritablement bouleversé. Mais on s’y attendait, maintenant, on attend la vidéo. C’est triste », explique Abdelamir Hamdani, un archéologue irakien de l’université Stony Brook de New York.
La semaine passée, les jihadistes avaient mis en ligne une vidéo du saccage du musée de Mossoul, deuxième ville d’Irak qu’ils ont pris aux premiers jours de leur offensive irakienne, début juin 2014.
« Leur projet, c’est de détruire le patrimoine irakien, site par site (…) et Hatra, bien-sûr, est la prochaine sur la liste », poursuit M. Hamdani, en référence à un site – classé par l’Unesco – célèbre pour ses temples mêlant influences romaines, grecques et orientales.
A Nimroud, les gardes ont été empêchés de se rendre sur le site de cette ville phare de l’empire assyrien, où ont été exhumés en 1988 plus de 600 bijoux, décorations et pierres précieuses, l’une des plus importantes découvertes archéologiques du XXe siècle.
Une partie de ses précieux bas-reliefs et de ses colossales statues de taureaux ailés est exposée dans les plus prestigieux musées du monde.
La communauté internationale a fermement critiqué les destructions, mais semble cantonnée au rôle d’observateur, car impuissante à agir sur les territoires dominés par l’EI, se désole Stuart Gibson, expert à l’Unesco.
« Nous avons dans le passé pressé les populations locales de reconnaître l’inestimable valeur de leur patrimoine, et la nécessité de le protéger », ajoute M. Gibson. « Mais malheureusement, à l’heure actuelle, les populations sont épuisées et terrifiées. Le reste d’entre nous n’a d’autre choix que de rester là et de regarder, désespéré ».

« Objectif Tikrit »
Infime once d’espoir pour le patrimoine irakien encore debout, les jihadistes semblent perdre du terrain sous la pression conjuguée des forces irakiennes au sol et de la coalition internationale menée par les États-Unis dans les airs.
Armée, police, milices et combattants tribaux poursuivaient ainsi leur offensive autour de Tikrit, qu’ils entendent reprendre aux jihadistes.
Située entre Bagdad et Mossoul, Tikrit, berceau de l’ex-président Saddam Hussein, est la deuxième ville la plus importante conquise en Irak par l’EI. Avec 30.000 personnes mobilisées, l’offensive gouvernementale est présentée comme « la plus massive » depuis la prise par l’EI en juin 2014 de pans entiers du territoire.
Mais les civils payent un lourd tribu, a indiqué l’ONU jeudi. Près de 28.000 personnes ont du fuir la ville et ses environs pour se protéger des combats. Ils viennent s’ajouter au 2,5 millions de personnes déplacées par l’avancée des jihadistes en 2014.
AFP
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samedi 31 août 2013

Syrie : la méfiance s'impose ! Les exemples de fausses informations incitent au doute...



Greta Alegre a partagé :


Permettez moi, au vu de toutes ces informations, de douter de ce qui se passe actuellement en Syrie (...) Si jamais la Syrie était bombardée et que l'on apprenne dans quelques mois ou années, que tout cela fut un mensonge pour envahir ce pays, vous repenserez à tout cela. Mais il sera trop tard... des milliers ou des dizaines de milliers de civils seront morts grâce à notre bêtise et notre confiance aveugle dans ces menteurs qui nous gouvernent.
source : Ce que cachent vos médias
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ACTION: Pas d'intervention en Syrie!

Par Intal, 28/8/2013
Les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne préparent une attaque sur la Syrie. Ils sont prêts à ignorer l'ONU, ils n'attendent même pas les résultats de l'enquête de l'ONU sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie.
 
Il apparaît une fois de plus de manière évidente que l'Occident fait passer ses propres intérêts avant ceux de la population syrienne. Seuls un dialogue et un accord politique peuvent mener à la fin du conflit en Syrie. Une intervention ne fera qu'aggraver la situation en Syrie et causera davantage de victimes et de réfugiés.
Une opération militaire aura en outre des effets déstabilisateurs dans le reste de la région. Les négociations entre les différentes parties impliquées dans le conflit doivent démarrer au plus vite. La Belgique doit se distancier de toute escalade militaire et fournir tous les efforts nécessaires pour arriver à une solution.
Organistaions : intal - Vrede vzw - COMAC - Comité contre l'ingérence en Syrie - LEF - PTB/PVDA - PC - ...

Position : intal s'oppose à toute attaque militaire 

visant la Syrie
La Belgique doit prendre ses distances vis-à-vis de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis
Le langage menaçant du Secrétaire d'Etat John Kerry est une étape dangereuse vers une attaque militaire à l'encontre de la Syrie. Laurent Fabius (France) et William Hague (Grande Bretagne) ont tenu la même rhétorique belliciste. Intal s'oppose à ces plans de guerre. La paix ne peut venir d'un bombardement.
Les Etats-Unis sont mal placés pour donner des leçons concernant l'utilisation d'armes non conventionnelles. L'emploi de la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki, celui de l'agent Orange sur le Vietnam, tout cela est avéré ; tout comme l'utilisation de bombes à l’uranium appauvri en Yougoslavie et de bombes au phosphore en Irak. Dans son discours, Kerry condamne, au nom de la «conscience de l'humanité», l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Son indignation n'est pas crédible.
Intal s'oppose à l'utilisation (et à la possession) d'armes non conventionnelles. Ces dernières doivent être interdites. Les Etats-Unis constituent l'obstacle principal à cette interdiction car ils possèdent le plus grand arsenal d'armes nucléaires au monde et ne comptent rien changer à ce sujet.
Les armes chimiques ne sont qu'une excuse pour pouvoir entrer en guerre. Pour envahir l'Irak, les Etats-Unis ont fabriqué des preuves sur la possession d'armes de destruction massive. Ces preuves se basaient sur les mensonges qu'avaient présentés le Secrétaire d'Etat Colin Powell au Conseil de Sécurité de l’ONU. Aujourd'hui Kerry prétend aussi détenir des preuves de la culpabilité du gouvernement syrien, mais il ne les rend pas publiques. C'est inadmissible.
Comme le déclarait l'ancien secrétaire d'Etat américain Kissinger, les Etats-Unis défendent toujours en premier lieu leurs intérêts. Le discours alarmiste de Kerry est un signe que ces intérêts américains sont menacés, sans doute parce que les rebelles qu'ils soutiennent ont perdu du terrain ces derniers mois au profit du gouvernement syrien.
Intal lance un appel à s'opposer aux menaces de guerre de l’Occident visant la Syrie et contre une éventuelle participation belge à cette dernière. L'Irak, la Libye, l'Afghanistan nous ont appris qu'une intervention militaire apportera encore plus de misère au peuple syrien. La Belgique doit se distancer de la violence des Etats-Unis et de celle de ses alliés. Elle doit défendre une diplomatie basée sur la paix, sur la recherche d’une solution négociée et sur le respect de la souveraineté.
Bureau National d'intal
Lees het artikel op www.intal.be
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Syrie : Médiapart : http://www.mediapart.fr/journal/international/270813/armes-chimiques-en-syrie-ce-qui-sest-passe-le-21-aout?page_article=3

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Syrie : "Les attaques chimiques sont un coup monté"

En exil depuis 35 ans, l’opposant Haytham Manna, responsable à l’étranger du Comité de Coordination nationale pour le changement démocratique (opposition syrienne non armée), s’oppose avec force à toute intervention étrangère contre son pays. 
          Haytham Manna © Reuters 
L’utilisation d’armes chimiques en Syrie pourrait amener les Occidentaux à "punir" le régime. Qu’en pensez-vous ?
 
HAYTHAM MANNA : Je suis totalement contre, tout comme la coordination que je dirige. Cela ne fera que renforcer le régime. Ensuite, une intervention risque d'attiser encore plus la violence, d'ajouter de la destruction à la destruction et de démanteler un peu plus la capacité de dialogue politique. Le régime est le premier responsable car il a choisi l’option militaro-sécuritaire. Mais comment peut-on parler de guerre contre le terrorisme et donner un coup de main à des extrémistes affiliés à Al Qaeda ?
Les Occidentaux choisissent la mauvaise option, selon vous ?
Depuis le début, c’est une succession d’erreurs politiques. Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont poussé les parties à se radicaliser. Ils n’ont pas empêché le départ de djihadistes vers la Syrie et ont attendu très longtemps avant d’évoquer ce phénomène. Où est la démocratie dans tout ce projet qui vise la destruction de la Syrie ? Et pensez-vous que ce soit la morale qui les guide ? Lors du massacre d’Halabja [commis par les forces de Saddam Hussein en 1988], ils ont fermé les yeux. Je m’étonne aussi de voir que les victimes d’armes chimiques sont bien davantage prises en considération que les 100 000 morts qu’on a déjà dénombrés depuis le début du conflit. 

Qui est responsable du dernier massacre à l’arme chimique ?
Je n’ai pas encore de certitude mais nos informations ne concordent pas avec celles du président Hollande. On parle de milliers de victimes, alors que nous disposons d’une liste de moins de 500 noms. On est donc dans la propagande, la guerre psychologique, et certainement pas dans la vérité. Ensuite, les armes chimiques utilisées étaient artisanales. Vous pensez vraiment que l’armée loyaliste, surmilitarisée, a besoin de cela ? Enfin, des vidéos et des photos ont été mises sur Internet avant le début des attaques. Or ce matériel sert de preuve pour les Américains !

Pensez-vous qu’une partie au conflit a voulu provoquer les Occidentaux à intervenir ? C’est un coup monté. On sait que les armes chimiques ont déjà été utilisées par Al Qaeda. Or l’Armée syrienne libre et les groupes liés à Al Qaeda mènent en commun 80% de leurs opérations au nord. Il y a un mois, Ahmad Jarba [qui coordonne l’opposition armée] prétendait qu’il allait changer le rapport de forces sur le terrain. Or c’est l’inverse qui s’est produit, l’armée loyaliste a repris du terrain. Seule une intervention directe pourrait donc aider les rebelles à s’en sortir… Alors, attendons. Si c’est Al Qaeda le responsable, il faudra le dire haut et fort. Si c’est le régime, il faudra obtenir une résolution à l’ONU. Et ne pas laisser deux ou trois pays fédérer leurs amis, pas tous recommandables d’ailleurs.
Entre Occidentaux et Russes, quelle position vous semble la plus cohérente ? Les Russes sont les plus cohérents car ils travaillent sérieusement pour les négociations de Genève 2 [sensées mettre autour d’une même table le régime et les opposants]. Les Américains ont triché. Deux ou trois fois, ils se sont retirés, au moment où s’opérait un rapprochement. 

Une solution politique est-elle encore possible ?
Tout est possible mais cela dépendra surtout des Américains. Les Français se contentent de suivre. Une solution politique est la seule qui permettra de sauver la Syrie. Mais l’opposition armée ne parvient pas à se mettre d’accord sur une délégation.
Que deviendra Bachar al Assad?
Il ne va pas rester. Si les négociations aboutissent, elles mèneront de facto à un régime parlementaire. Si du moins on accepte de respecter le texte de base de Genève 2 qui est le meilleur texte, avec par-dessus un compromis international. Mais laissez-moi dire ceci : quand on parle de massacrer des minorités, et que le président fait partie d’une minorité, comment peut-on lui demander de se retirer ou ne pas se retirer ? Aujourd’hui, la politique occidentale a renforcé sa position de défenseur de l’unité syrienne et des minorités. Cela dit, personne ne pourra revendiquer de victoire : la violence est devenue tellement aveugle qu’il faudrait vraiment un front élargi de l’opposition et du régime pour en venir à bout.
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samedi 3 août 2013

«Daniel Galvan», retraité espagnol ou agent irakien exfiltré au Maroc ?

«Daniel Galvan», retraité espagnol ou agent irakien exfiltré au Maroc ?

Écrit par Lakome, 2/8/2013
"Daniel Galvan"

Le pédophile espagnol gracié par le roi lors de la fête du trône prétend avoir été professeur en Espagne. Or il n'y a aucune trace de lui selon le journaliste d'El Pais Ignacio Cembrero. Présenté comme un Espagnol d'origine irakienne, Daniel Galvan est-il un agent irakien exfiltré en 2003/04 lors de la guerre d'Irak ?
Pourquoi Daniel Galvan, pédophile de nationalité espagnole condamné pour agression sexuelle sur des mineurs marocains, a-t-il obtenu une grâce royale ? Selon les informations recueillies par Lakome auprès de source proches du dossier, c'est sur l'insistance des services de renseignements espagnols que le cabinet royal l'a mis sur la liste des graciés. De son côté, Mustapha Ramid, ministre de la justice a affirmé dans un communiqué que Daniel Galvan a été libéré pour des "raisons d'intérêt national". Quelles sont ces raisons d'intérêt national? Une demande d'un pays ami, l'Espagne en l'occurrence ?

Aucune trace d'un Daniel Galvan à Murcia
Les déclarations de son avocat, Mohammed Benjaddou, à Lakome apporte un élément nouveau qui pourrait donner une dimension de mauvais roman d'espionnage au dossier. Selon Mr Benjaddou, son client lui a, à plusieurs reprises, confié qu'il était un officier du renseignement irakien. La version officielle dont la seule source demeure le pédophile lui-même est qu'il avait quitté l'Irak en 1984 pour aller s'installer en Espagne à Murcia où il prétendait avoir été professeur au département des «sciences océaniques» dans la région de Murcia, avant de prendre sa retraite et venir s'installer au Maroc.
Or selon le journaliste d'El Pais, Ignacio Cembrero qui a tenté de retracer le parcours espagnol de Daniel Galvan, il n'y a tout simplement pas trace d'un Daniel Galvan ayant enseigné  dans une université de la région de Murcia. Daniel Galvan semble être une vraie-fausse identité octroyée par les services espagnols.

Le Maroc et la guerre d'Irak
On sait par ailleurs que Daniel Galvan est venu s'établir au Maroc en 2003/2004, c'est à dire au moment du déclenchement de l'invasion de l'Irak par une coalition menée par les Etats-Unis, dont faisait partie l'Espagne de José Maria Aznar, et qui était soutenue en sous-main par le Maroc. On se rappelle du fameux épisode des singes "de reconnaissance" fournit par le Maroc à la coalition.
Une hypothèse serait que Daniel Galvan fait partie des agents irakiens de l'ère Saddam qui ont collaboré avec les services de renseignements des pays de la coalition, puis qui ont été récompensés d'un joli pactole, d'un nouveau pays de résidence et d'une nouvelle identité. L'attitude du pédophile telle qu'elle ressort du dossier d'instruction est justement celle d'un homme qui commettait ses crimes sans craintes des conséquences, comme s'il bénéficiait d'une protection particulière.
Dans un entretien téléphonique avec Lakome, l'avocat Benjaddou a par ailleurs révélé que le neveu de son client était arrivé d'Irak pour recevoir un mandat de son oncle afin de pouvoir administrer ses biens en Irak. «Ce détail confirme les origines irakiennes de Daniel», a déclaré son avocat. Daniel Galvan serait un chrétien originaire du Kurdistan irakien.

lundi 29 juillet 2013

La démocratie aux USA

Par  Ali Fkir <ali_fkir@yahoo.fr>
Le respect des droits humains: ne le cherchez pas du côté des USA.
 Seuls les niais y croient encore. Les USA ont été crées dans le brasier de l'extermination des peuples indiens du "nouveau continent". Hier le cowboys ("l'homme blanc", ex bagnard des geôles de l’Europe) tuait sans sommation tout ce qui bougeait du côté des "peaux rouges" (hommes, femmes, enfants, bisons...), aujourd'hui les USA jouent le même rôle à l'échelle planétaire. C'est le cowboy géant . Tous les moyens sont bons pour "domestiquer"les peuples. 
 Regardez la démocratie installée en Irak. L'Irak n'a jamais connu ce chaos depuis les guerres fratricides du lendemain de la mort du prophète. Des dizaines de personnes croupissent inhumainement  dans le bagne de Guantánamo sans jugement aucun et ce, depuis des années et des années. Les USA sous-traitent la torture à travers le monde. Les tortionnaires marocains s'y prêtent à cœur. La France dénonce l'ingérence de hizbo Allah dans les affaires intérieures de la Syrie, ce qui ne l'empêche pas d'envahir le Mali, d'installer ses troupes au Niger, en côte-d'ivoire, au Sénégal...pour maintenir au pouvoir, par la force des arme, des régimes qui protègent les intérêts français avant ceux de leurs peuples,   d'envahir la Libye, de soutenir les milliers de mercenaires qui viennent du Pakistan, d'Afghanistan, du Maroc...pour " faire la révolution" en Syrie.
La démocratie telle qu'elle est pratiquée à travers le monde a une seule limite: les intérêts des dominants/régnants. En mai 1968, lorsque le peuple français est à la porte de la victoire, l'armée est descendue dans la rue pour sauver le gros capital et sa république. Lorsque le peuple marocain s'était redressé contre la tyrannie, Hassan II n'a pas hésité à annoncer qu'il était prêt à exterminer les deux "mauvais tiers"   pour sauver le "bon tiers".
                              Ali Fkir, le 30 juillet 2013 

vendredi 1 mars 2013

Nadir Dendoune toujours pas rentré en France

Reporters sans frontières

Nadir Dendoune retenu contre son gré en Irak depuis 15 joursNadir Dendoune retenu contre son gré en Irak depuis 15 jours

Publié le vendredi 1er/3/2013.

Le 14 février 2013, Nadir Dendoune avait été libéré d’une détention de 23 jours à Bagdad, contre le versement d’une caution de 10 millions de dinars irakiens (6500 euros). Reporters sans frontières avait alors exprimé sa satisfaction, mais le journaliste est depuis retenu contre son gré.
Pourquoi Nadir Dendoune n’est-il toujours pas rentré ?
1- Il a fallu d’abord douze jours au tribunal pour clore le dossier de Nadir Dendoune.
2- Le 28 février, deux jours après la clôture de son dossier, Nadir Dendoune s’est vu retourner son passeport australien, ainsi que ses effets personnels.
3- Le 1er mars, alors qu’il avait passé tous les contrôles à l’aéroport en présence de l’ambassadeur de France en Irak et d’un diplomate australien et s’apprêtait à quitter le pays, il a été bloqué quelques minutes avant de prendre l’avion par la police de l’air et des frontières, selon les informations recueillies par Reporters sans frontières.
Raison invoquée ? Son visa a expiré.


“Que Nadir soit empêché de quitter le pays est tout simplement grotesque et kafkaïen. Après avoir passé trois semaines dans les geôles irakiennes, deux semaines à attendre la clôture de son dossier auprès du juge, il est retenu au prétexte que son visa a expiré... Le manque de volonté de la part des autorités irakiennes à laisser ce journaliste repartir libre est flagrant. Nous le condamnons avec la plus grande fermeté. Il est temps que cette mauvaise farce se termine et que Nadir recouvre enfin la liberté”, a déclaré scandalisé, Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.

mardi 5 février 2013

Nadir Dendoune entendu par un juge à Bagdad

Le journaliste français est détenu depuis deux semaines dans la capitale irakienne, où on lui reproche d'avoir pris des photos sans autorisation.

Le journaliste français Nadir Dendoune, détenu depuis deux semaines à Bagdad, a comparu pour la première fois mardi devant un juge d’instruction qui compte «étudier attentivement» le dossier avant de se prononcer sur son éventuelle inculpation ou sa libération.
Lors de son arrestation le 23 janvier, le journaliste était en possession d’un appareil photo avec lequel il avait pris des clichés du QG des services de renseignement irakiens, ainsi que de barrages de la police et de l’armée, ce qui est formellement interdit sans autorisation, selon une source judiciaire. Habillé d’un blouson et d’un pantalon en jean, Dendoune, également détenteur des nationalités algérienne et australienne, est apparu menotté à son arrivée à la Cour pénale dans la zone verte, le secteur ultra-protégé de la capitale irakienne.
Portant une barbe de trois jours, amaigri, il a assuré à un journaliste de l’AFP présent sur place qu’il «essaye de garder le moral, c’est pas si simple. Mais je suis mieux traité maintenant». Au cours de l’audition d’une trentaine de minutes qui s’est déroulée à huis clos dans le bureau du juge et en présence du consul de France, le reporter a pu «donner sa version des faits», selon un témoin qui a requis l’anonymat. «Il est apparu cohérent bien qu’affaibli».
Interrogé ensuite par l’AFP, le juge d’instruction en charge du dossier a indiqué qu’il allait «étudier attentivement les dires (de M. Dendoune). Nous allons le maintenir en détention jusqu'à ce que l’enquête soit terminée». Le magistrat n'était pas en mesure de dire combien de temps le processus pourrait prendre. Le journaliste a «joui de tous ses droits (pendant sa comparution). Il a pu s’exprimer et se défendre comme il l’entendait. Nous avons demandé sa remise en liberté», a expliqué à l’AFP son avocat, Nama al-Roubaiye.
Nadir Dendoune s'était rendu à Bagdad pour y réaliser des reportages en vue du dixième anniversaire de l’invasion de l’Irak le 20 mars par les Etats-Unis. Il disposait d’un visa et d’une lettre de mission du mensuel Le Monde diplomatique, selon son comité de soutien. Pour Me Roubaiye, le journaliste «ne faisait qu’exercer son activité journalistique. Il n’avait nullement l’intention d’enfreindre la loi».
(AFP)
http://www.liberation.fr/monde/2013/02/05/nadir-dendoune-entendu-par-un-juge-a-bagdad_879466

dimanche 3 février 2013

EELV demande la "libération immédiate" de Nadir Dendoune, en appelle à Fabius

 IRAK. Le journaliste Nadir Dendoune libéré cette semaine ?

Emprisonné depuis 13 jours pour avoir pris des photos sans autorisation, le journaliste français devrait voir un juge mardi.


Nadir Dendoune Comité de soutien
Nadir Dendoune Comité de soutien
 
La première comparution devant un juge d'instruction du journaliste français Nadir Dendoune, détenu depuis 13 jours à Bagdad, a été reportée à mardi en raison de l'absence d'interprète, indique ce lundi 4 février une source judiciaire irakienne proche du dossier. "La comparution aura lieu mardi. Nous avons dû trouver un interprète", explique cette source qui a requis l'anonymat.
Le président du Syndicat des journalistes irakiens Mouayyed Al-Lami avait d'abord annoncé que cette première comparution devait avoir lieu lundi, tout en disant son espoir que la libération intervienne "cette semaine".
Mardi, Nadir Dendoune devrait être assisté de son avocat, d'après la source judiciaire. Le Syndicat des journalistes irakiens a dit avoir "mandaté son conseiller juridique Nama al-Roubaiye pour défendre le journaliste après avoir obtenu le feu vert de Nadir Dendoune et du consulat de France" à Bagdad.

"En bonne santé"

D'après la source judiciaire, lors de son arrestation, le journaliste français était en possession d'un appareil photo avec lequel il avait pris des clichés du quartier général des services de renseignement irakiens, ainsi que de barrages de la police et de l'armée. "Il est formellement interdit de prendre ce genre de photos sans être muni d'une autorisation", souligne cet interlocuteur.
Le consul de France à Bagdad a pu rencontrer le reporter pour la première fois samedi, selon le ministère français des Affaires étrangères. "Il apparaissait en bonne santé et plutôt bien traité", a indiqué une porte-parole du quai d'Orsay.
Mouayyed Al-Lami, qui a également rendu visite samedi à Nadir Dendoune a précisé que ce dernier avait été examiné par un médecin de l'ambassade de France et qu'il se portait bien.
Nadir Dendoune, 40 ans, a été arrêté le 23 janvier à Bagdad, où il s'est rendu pour des reportages en vue du dixième anniversaire de l'invasion de l'Irak le 20 mars. Il disposait d'un visa de journaliste et d'une lettre de mission du mensuel "Le Monde diplomatique", précise son comité de soutien. Il a été arrêté alors qu'il se rendait vers une usine de traitement d'eau à Bagdad où il avait été bouclier humain en 2003 pour protester contre les frappes alliées.
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Le Monde.fr avec AFP, 3/2/2013














Manifestation de soutien à Nadir Dendoune, le 23 janvier à Paris.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a appelé, samedi 2 février, à la "libération immédiate" du journaliste français Nadir Dendoune, incarcéré en Irak depuis le 23 janvier. Les écologistes ont souhaité que le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, fasse tout pour lui assurer la protection consulaire.

Dans un communiqué signé de la porte-parole Elise Lowy, EELV "s'associe à la pétition du comité de soutien pour la libération de Nadir Dendoune et demande la libération immédiate du journaliste, retenu dans une prison de Bagdad depuis le 23 janvier dernier". "Arrêté malgré son visa de journaliste, il est retenu dans une prison militaire sans pour autant être inculpé, et sans qu'aucune raison officielle n'ait été fournie aux autorités françaises", est-il ajouté.
Nadir Dendoune, 40 ans, a été arrêté le 23 janvier à Bagdad où il était en reportage dix ans après l'invasion de l'Irak. Il disposait d'un visa de journaliste, selon son comité de soutien, et d'une lettre de mission du Monde diplomatique. Il a été arrêté alors qu'il se rendait vers une usine de traitement d'eau à Bagdad où il avait été bouclier humain en 2003 pour protester contre les frappes alliées.

htmlhttp://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/02/03/eelv-demande-la-liberation-immediate-de-nadir-dendoune-en-appelle-a-fabius_1826423_3218.html

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Le comité de soutien de Nadir Dendoune se mobilise en Seine-Saint-Denis

Le comité de soutien de notre confrère Nadir Dendoune s'est mobilisé hier dans les rues de Saint-Denis. Ils demandent la libération de Nadir incarcéré en Irak depuis 12 jours. Notre équipe a rencontré ses amis, sa famille et sa productrice.
  • Par Emmanuelle Hunzinger
  • Publié le 02/02/2013 
Nadir pris en photo arborant son précieux Visa qui lui a permis de partir en Irak © Facebook
© Facebook Nadir pris en photo arborant son précieux Visa qui lui a permis de partir en Irak

Informer et surtout mobiliser l'opinion, voici l'objectif du comité de soutien et des sœurs de Nadir Dendoune. Hier le Consul de France en Irak a pu rencontrer Nadir détenu depuis 12 jours ce dimanche par les autorités irakiennes.  Il serait en bonne santé et serait détenu dans des conditions "décentes". Le président du syndicat des journalistes irakiens Moaid accompagné par le conseiller juridique du syndicat, l'a rencontré également hier. . Moaid a trouvé Nadir en bonne santé et son lieu d'incarcération très confortable et muni de tout ce qui est  nécessaire.

La famille et le comité de soutien de Nadir Dendoune seront reçus lundi au Quai d'Orsay.

Nadir Dendoune a été arrêté dans l'exercice de sa profession le 14 janvier dernier.

Reportage d'Alexandra Marie et Frédérique Bobin et Mohammed Chekoumy.
le comitré de soutien du journaliste Nadir Dendoune se mobilise en Sein,-Saint-Denis

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  • Notre confrère Nadir Dendoune incarcéré en Irak pour des photos non autorisées
  • Rassemblement à Paris pour la libération de Nadir Dendoune
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  • Sa famille devant le ministère des affaires étrangères
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  •  Site du ministère des Affaires étrangères


      Irak - Situation de Nadir Dendoune (4 février 2013)

      
    La famille et les membres du Comité de soutien de M. Nadir Dendoune, journaliste français actuellement détenu en Irak, ont été reçus cet après-midi au ministère des affaires étrangères.
    La mobilisation des autorités françaises pour parvenir à une libération la plus rapide possible leur a été confirmée.
    Dès l’arrestation de M. Dendoune, plusieurs démarches à haut niveau ont été effectuées, à Bagdad et à Paris. Notre consul, accompagné du médecin de l’ambassade, lui a rendu visite le 2 février pour s’assurer de ses conditions de détention, de son état de santé et du respect de ses droits. Notre ambassade en Irak assure un contact permanent avec les autorités irakiennes.
    Le ministère des affaires étrangères et notre ambassade à Bagdad restent pleinement mobilisés. M. Dendoune continuera à bénéficier de la protection consulaire aussi longtemps que nécessaire.





    - Toute l'actualité diplomatique sur le site du ministère des Affaires étrangères -

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    Relire ses chroniques, quelle lucidité, et son style inimitable!


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samedi 2 février 2013

Nadir Dendoune en prison. Nombreux appels à sa libération






 

 

 

COMMUNIQUÉ

  
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Liberté pour Nadir Dendoune


  Jean Luc Mélenchon

                                                            Crédit Photo: Bondy Blog
Je tiens à exprimer ma plus vive inquiétude concernant l’incarcération depuis 9 jours en Irak de notre compatriote le journaliste Nadir Dendoune.
La plus grande solidarité s’impose avec ce professionnel connu en France et au-delà de nos frontières pour sa défense de la liberté, de la paix et des droits humains.
Il est inacceptable qu’un de nos concitoyens présent de manière légale en Irak avec un visa de journaliste ait pu être arrêté et maintenu aussi longtemps en détention sans qu’aucune raison officielle n’ait été fournie aux autorités françaises.
J’appelle le gouvernement à tout faire pour qu’un contact puisse être établi avec lui, qu’il puisse faire valoir ses droits et être libéré dans les plus brefs délais.
Jean Luc Mélenchon

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Nadir D. : Le "tocard" en danger qui n'intéresse pas la France !
par Karim R'Bati, mardi 29 janvier 2013


Nadir Dendoune est un journaliste et écrivain franco-algéro-australien. Il est l'auteur de Journal de guerre d'un pacifiste et de Lettre ouverte à un fils d'immigré et il s’est rendu célèbre, en 2001, en effectuant un tour du monde à vélo, en solo, sous le parrainage de la Croix-Rouge australienne, pour, disait-il, « faire plus du bruit contre le sida ». En 2008, il atteint le sommet de l'Everest et publia, dans la foulée, un récit sur son aventure hors du commun : Un tocard sur le toit du monde.

La chaîne Canal + l’invita le 24 septembre 2012 à l'émission "Le Grand journal" pour commenter la disparition récente d'alpinistes en Himalaya. Ce jour-là, il portait un tee-shirt sur lequel était inscrit "Palestine" ainsi qu'une inscription en arabe, ce qui lui avait valu une censure insidieuse de la part d'un des caméramans qui, contrairement aux autres invités, l'avait filmé en plans rapprochés.

Aujourd’hui, Nadir Dendoune est en danger : depuis à peu près d'une semaine, il est détenu en Irak et, à l’heure où j'écris ces lignes, on ne sait pas s’il bénéficie ou pas d’une assistance diplomatique de l’un des trois pays dont il est citoyen. Ce dont on peut être certain, c’est que l'homme n’est pas un criminel et contrairement à Florence Cassez, il n’a jamais été impliqué dans aucun trafic. Certes, il est d’origine algérienne et, de plus, il a eu l’audace de militer ouvertement pour la cause palestinienne, mais est-ce une raison suffisante pour subir l’ostracisme des médias français ?

Ses origines "bougnoulesques" (!) ou ses sympathies palestiniennes justifient-elles le silence des responsables politiques français ? Honnêtement, on préfèrerait ne pas le penser et on espère juste que médias et politiques, en France, feront en sorte de s'éviter quelque soupçon de vilénie, en faisant bénéficier à M. Dendoune un traitement aussi favorable que ceux qu'ils ont l'habitude de consacrer aux Français en difficulté dans le monde.

Selon une dépêche de France 24, tombée il y a quelques heures, Nadir Dendoune officiait en tant que journaliste non déclaré aux autorités irakiennes. D’après une source consulaire française, requérant l’anonymat, le journaliste français effectuait, à Bagdad, un reportage « sur le 10e anniversaire de l'invasion du pays », pour le mensuel "Le Monde Diplomatique". Son arrestation est intervenue la semaine dernière alors qu’il prenait des photos, sans autorisation préalable, d’une usine de traitement des eaux. 

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Libérez Nadir Dendoune !

Jeudi 31 janvier 2013 | Posté par Claire Diao | Partager
ILS FILMENT LA BANLIEUE. Nadir Dendoune, 40 ans, est un journaliste et documentariste de L'Ile-Saint-Denis. Parti en Irak pour Le Monde Diplomatique et Le Courrier de l'Atlas, il est incarcéré depuis le 23 janvier dans une prison de Bagdad.
Nadir Dendoune, c’est l’écrivain emmerdeur, le tocard majestueux, le sportif bourlingueur. Celui qui n’a peur ni des mots, ni des actes : acquérir la nationalité australienne (2001), faire le tour du monde à vélo (2001-2002), devenir bouclier humain en Irak (2003), publier un journal de guerre pacifique (2005) puis une lettre ouverte à Sarkozy (2007), gravir l’Everest (2008), publier le récit de son ascension (2010), réaliser un documentaire sur la Palestine (2011), subir la « censure » de Canal Plus pour avoir porté un T-shirt de ce même pays (2012) et être incarcéré pour un reportage effectué à Bagdad (2013). Pourtant, nous déclarait-il en novembre, « j’ai 40 ans et je galère encore à trouver du taf à mon âge avec trois livres, trois passeports et plein d’expériences ».
Né en 1972 à Saint-Denis dans une famille kabyle de neuf enfants, Nadir connaît une scolarité normale dans une école « arc-en-ciel de mixité sociale ». Au collège, du fait de la carte scolaire, il ne se retrouve qu’« avec des fils de prolos » dont certains ont cinq ans de plus que lui et beaucoup de problèmes : « Il suffit qu’il y en ait huit ou dix qui foutent la merde dans la classe, ça baisse un peu le niveau ».
Au lycée et malgré des facilités, Nadir connaît « les affres de la délinquance juvénile avec un petit passage par Fleury-Mérogis – je n’en ai pas honte – en mandat de dépôt : t’es pas encore jugé et on te met quand même en taule ». Il y passe deux semaines et considère qu’en y restant plus longtemps, il serait peut-être devenu « méga caillera ». « Les gens de droite pensent que la prison est une thérapie de choc. C’est vachement plus de choc et pas du tout de thérapie : en deux semaines là-bas, j’avais croisé une cinquantaine de mecs qui m’avaient mis sur des plans en sortant si je voulais ». Considérant que la prison ne « rime à rien », Nadir affirme que l’enfermement « ne résout pas du tout le problème, au contraire, ça l’empire ».
Sa porte de Salut, il la trouve grâce à un dénommé Salah, Bac+5 « à l’époque, ça vaut un Bac+40 maintenant », qui travaillait comme animateur dans une salle de jeunes de L’Ile-Saint-Denis, « un havre de paix » où Nadir vit encore aujourd’hui, « par choix » mais aussi « parce que si tout le monde se barre, c’est là qu’on crée le ghetto ». Dans un quartier « avec un désert culturel » et des parents analphabètes, Nadir découvre le sport et la culture. Salah est le premier à l’emmener au musée.
Après avoir obtenu un Bac Sciences-Eco en candidat libre à l’université, Nadir galère « au pied des tours », tombe sur une émission d’Ushuaïa consacrée à l’Australie et part à 20 ans faire un raid à vélo entre Cairn et Sydney. Là-bas, il réalise être français et jouit surtout « d’un statut exotique ». « En France, il y a les bons et les mauvais immigrés : les Noirs et les Arabes sont ceux qui grattent le pain des Français, c’est l’Islam, ceux qui frappent leurs femmes… Toutes ces images négatives quand t’es gamin te donnent une image de toi désastreuse, mais ça, personne ne l’a compris ». Au final, Nadir passe sept ans en Australie, acquiert la nationalité et ressort avec une image de lui-même « plus belle et apaisée ».
« On n’a pas le réseau et la gueule qu’il faut »
En 2001, il entame un tour du monde à vélo avec la Croix-Rouge australienne. Le 21 avril 2002, il est en Allemagne de l’Est lorsqu’il voit apparaître le visage de Jean-Marie Le Pen. Les larmes coulent et Nadir accélère son retour en France pour voter au second tour des élections présidentielles. Prévoyant de ne rester que quelques mois, il passe finalement un CAP Cuisine dont il sort diplômé en 2003, année de la guerre en Irak.
Participant à des manifestations, Nadir se rend à Bagdad où il sert de bouclier humain pendant cinq semaines tout en envoyant des mails à son entourage et à la mairie de L’Ile-Saint-Denis. Le maire adjoint apprécie sa plume (« on ne m’avait jamais dit qu’il y avait un truc ») et Nadir organise une expo photo sur Bagdad avant de publier en 2005 son premier livre, Journal de guerre d’un pacifiste, aux éditions CFD. S’enchaînent alors deux ans de formation au Centre de Formation de Journalistes (CFJ) qui le réconcilient « avec ce pays , même s’il est le « seul fils de prolo » de sa promotion : « Ce qui manque aux habitants des quartiers impopulaires c’est le réseau. On n’a pas le réseau et pas la gueule qui faut pour plaire aux DRH ».
Diplômé en 2006, Nadir pige pour Le Parisien et France 3 puis publie aux éditions La Martinière uneLettre ouverte à un fils d’immigrés (2007) à une époque où encore peu de gens critiquaient Nicolas Sarkozy. La presse lui déroule un tapis rouge et Nadir avance dans son cheminement : « Ça m’a permis d’être plus clair avec ma propre identité. J’avais une sorte de malaise à assumer ma double culture, alors qu’aujourd’hui, je suis fier du parcours de mes parents qui pour moi sont des vrais héros de France ».
En 2008, Nadir décide de tenter l’ascension de l’Everest, sans expérience mais avec le contact d’un guide népalais hébergé à Paris. Seul Français embarqué avec onze hommes aguerris, Nadir fait partie des quatre personnes qui atteignent le sommet de l’Everest le 25 mai 2008. « J’ai pleuré de rage, de fierté, j’ai pensé à mes parents, à tes parents, à tous les prolos, à tous les campagnards, à tous les sans-réseaux, à tous les sans-grades, ça a été une revanche pour tout le monde ». Le chef d’expédition – qui ne lui parlait plus depuis qu’il avait appris son mensonge – aurait alors glissé à d’autres : « Je ne pensais pas que ce tocard aurait pu le faire ». En sort le titre d’un livre, Un tocard sur le toit du monde, publié aux éditions Lattès en 2010 et bientôt adapté au cinéma par la société de production De l’autre Côté du Périph’ (DACP).
« Mon parcours et ma vie parlent pour moi »
Après cinq séjours en Palestine, Nadir s’y rend en 2011 avec dix Français et une Française de confession juive pour réaliser son premier documentaire, Palestine . Projeté plus de trente fois, le film suscite de l’intérêt mais aussi des mises en garde (« Une collègue influente m’a dit un jour :  »J’adore ton engagement mais sur la Palestine, tu devrais faire gaffe » »). Demander à Nadir de se taire ? Impossible ! « Mon parcours et ma vie parlent pour moi. J’ai aussi fait ce film pour dire qu’on a le droit de traiter de tous les sujets. Il y a une certaine frilosité à parler de ce sujet qui m’insupporte ». La preuve, le 24 septembre 2012, Nadir intervient sur le plateau du Grand Journal avec un T-shirt Palestine qui crée un malaise sur le plateau. L’équipe veut lui mettre une veste, Jean-François Copé, également invité, semble agacé mais Nicolas Escoulan, rédacteur en chef, se défend sur Leplus du NouvelObs: « Il y avait une inscription juste en-dessous, en arabe. Or, je ne comprends pas l’arabe ».
Depuis, la vie a continué. Nadir a présenté son film de-ci, de-là, continué d’envoyer des vannes sur Facebook et pris l’avion pour Bagdad. Il y a vu la zone verte, des check-points, la police et l’armée, rencontré des féministes irakiennes, publié quatre chroniques dans Le Courrier de l’Atlas. Et puis plus rien. Sauf un SOS diffusé sur sa page Facebook : « Le Tocard est actuellement en prison à Bagdad ». Sa famille et ses amis se sont mobilisés, un comité de soutien s’est constitué et des contacts ont été pris avec le Ministère des affaires étrangères et européennes français car Nadir voyageait avec un visa presse et s’est fait arrêter dans l’exercice de ses fonctions.
Lui qui voyait peu de films au ciné étant enfant et qui s’arme aujourd’hui d’une carte illimitée « pour deux personnes », est fan de Ken Loach, Kubrick, La Haine ou Un prophète. La banlieue, certes, il ne l’a pas filmée sauf avec une télé, à la volée, depuis une voiture et ne s’en est pas remis (« j’ai pas dormi de la nuit, j’ai vomi »). Alors, il l’exporte, à sa manière, hors de nos frontières, pour qu’on en soit fiers. S’il devait la filmer, comme la Palestine, Nadir la filmerait « à mon rythme, pas de façon caricaturale », parce qu’il aime « prendre le temps d’expliquer ». Dans sa prison de Bagdad, le temps c’est sûr qu’il en a. Mais pour nous expliquer… il lui faut sa liberté.
Claire Diao
Projection de Palestine le jeudi 31 janvier à 18h30 à l’Institut du Monde Arabe (IMA) de Paris, 1 rue des Fossés Saint-Bernard 75005 Paris – Métro ligne 7 arrêt Jussieu
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«Libérez Nadir Dendoune» : l'opinion publique se mobilise

L'opinion publique se mobilise autour de Nadir , journaliste français emprisonné à Bagdad sans inculpation, depuis maintenant plus d'une semaine, pour avoir pris des photos sans autorisation. Alors que les politiques, tels que Jean-Luc Mélenchon ont clairement affiché leur soutien au journaliste, une pétition est en ligne pour le soutenir. Un rassemblement de soutien est prévu ce vendredi 1er février à 17H30 à la Fontaine des Innocents, dans le quartier de Châtelet-Les Halles à Paris. 
Un comité de soutien à Nadir Dendoune a été créé «par sa famille et ses proches». Sur sa page Facebook, on trouve la déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères: «Nous suivons avec la plus grande attention la situation de M. Nadir Dendoune, aussi bien à Paris, où les services du ministère des Affaires étrangères sont mobilisés, que sur place, à travers notre ambassade à Bagdad.» «L'organisation d'une visite consulaire sur son lieu de détention a été demandée par notre ambassade dès son arrestation connue».  
Côté politique, Nadir Dendoune peut compter sur le soutien de Noël Mamère ou encore Jean-Luc Mélenchon qui a publié ce vendredi un communiqué sur son blog: «Je tiens à exprimer ma plus vive inquiétude concernant l'incarcération depuis neuf jours en Irak de notre compatriote le journaliste Nadir Dendoune. La plus grande solidarité s'impose avec ce professionnel connu en France et au-delà de nos frontières pour sa défense de la liberté, de la paix et des droits humains.» L'ancien candidat du Front gauche à la présidentielle de 2012 dénonce cette situation «inacceptable" et «appelle le gouvernement à tout faire pour qu'un contact puisse être établi avec lui, qu'il puisse faire valoir ses droits et être libéré dans les plus brefs délais.» RFI rapporte que Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste a écrit à l'ambassadeur d'Irak tandis que le député socialiste Pouria Amirshahi, espère sa libération prochaine. 
Les journalistes se mobilisent également pour soutenir leur confrère. Ainsi, Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et député européen, a écrit à l'ambassadeur d'Irak pour protester fermement contre cette arrestation. Il a demandé sa «libération immédiate». Reporters sans frontières (RSF) et son organisation partenaire en Irak, le Journalistic Freedoms Observatory, ont adressé un courrier, mercredi 30 janvier, au Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, «afin de demander davantage d’informations sur les circonstances de l’arrestation du journaliste et sur les charges qui pèsent actuellement à son encontre. Le courrier a été remis en mains propres aux autorités irakiennes à Bagdad». 
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Liberté pour Nadir Dendoune !

Le journaliste franco-algérien Nadir Dendoune a été arrêté en Irak le 23 janvier. Il y est détenu depuis, sans explication et sans que les autorités consulaires françaises aient pu lui rendre visite. Il est en Irak avec un visa de journaliste et une accréditation du Monde diplomatique. Nadir s’était déjà rendu dans ce pays en 2003 pour servir de « bouclier humain » face à la menace de guerre. Selon des informations non confirmées, on lui reprocherait d’avoir pris sans autorisation des photos d’une usine de traitement des eaux. Cette arrestation est scandaleuse.
Le Syndicat national des journalistes irakiens a déclaré le 29 janvier :« Nous disons aux forces de sécurité d’arrêter d’empêcher nos journalistes de travailler, même quand ils utilisent un appareil photo, qui sert simplement à montrer la vie quotidienne des gens, et qui sert également à fonder les bases solides de la démocratie. Le journaliste sert aussi au respect de la loi, des libertés. Un appareil photo n’est pas un bâton de dynamite ou une mine artisanale, mais une arme qui sert à crier la vérité. C’est l’œil de la vérité. »
Nadir a publié plusieurs livres, dont Lettre ouverte à un fils d’immigré(Danger public, Paris, 2007), en forme d’autobiographie.
Un comité de soutien pour sa libération s’est créé sur Facebook.
Une conférence de presse sur son cas se tiendra le jeudi 31 janvier à 17 heures à l’Institut du monde arabe (IMA), où est prévue, à 18 h 30, la première projection de son film Palestine.
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Liberté pour Nadir Dendoune!

Jeunes Communistes de France

le 30 janvier 2013
Le journaliste Nadir Dendoune est emprisonné depuis maintenant une semaine en Irak. Il a été interpellé dans l’exercice de son métier, puisqu’il disposait d’un visa presse. En reportage pour le Monde diplomatique et Le Courrier de l’Atlas, il était en train de prendre des photos dans le quartier de Dora, dans le sud ouest de Bagdad. Il effectuait un reportage dans ce pays pour décrire la situation sociale et pays dix ans après l'intervention américaine.
Nadir Dendoune n’a pas le profil des journalistes que l’on croise régulièrement sur les grandes chaînes de télévision. Journaliste indépendant, collaborateur régulier de plusieurs journaux comme ceux cités plus haut ou encore l’Humanité, il fait partie de ces citoyens qui s’engagent et ne se fixent aucune limite dans l'exercice de leur métier.
Après avoir effectué le tour de l’Australie en vélo, il a également gravi l’Everest sans aucune préparation et servi de bouclier humain lors de son premier séjour en Irak en 2003. Il en a tiré plusieurs ouvrages, notamment « Un tocard sur le toit du monde », surnom qu’il a gardé depuis cette époque.
Il est surtout un homme engagé pour la paix et la justice en Palestine à travers ses actions au sein de son association avec laquelle il a réalisé un film intitulé« Palestine ». Il fut également très engagé pour la libération de Salah Hamouri, jeune franco-palestinien, emprisonné injustement pendant plus de 7 ans en prison. À l'automne dernier, il fit un passage télé remarqué sur ce même thème: arborant un t-shirt Palestine, la chaîne qui l'accueillait avait délibérément masqué son message.
La liberté de parole et d’information est aujourd’hui bafouée. Nous exigeons donc des autorités françaises qu’elles agissent rapidement pour que Nadir Dendoune retrouve la liberté au plus vite.
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