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mardi 24 janvier 2017

Maroc: début d’un nouveau procès pour les 25 accusés de l’affaire Gdim Izik








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Des militaires fouillent les décombres du camp sahraoui démantelé, à la périphérie de la capitale du Sahara occidental, Laâyoune, le 8 novembre 2010.
© Reuters/MAP/Handout

Reprise sous tension au Maroc du procès des événements de Gdim Izik. Il oppose les 25 prévenus sahraouis aux familles des victimes de ces émeutes meurtrières, qui s'étaient déroulées en 2010 à Laâyoune, lors du démantèlement d'un camp de protestation de populations sahraouies. Le Maroc et le Front Polisario s'étaient à l'époque accusés mutuellement d'avoir provoqué les affrontements meurtriers qui avaient éclaté entre forces de l'ordre et manifestants sahraouis. Jugés par un tribunal militaire pour meurtre, les 25 accusés avaient écopé en 2013 de peines de prison à perpétuité, un jugement invalidé après la suppression un an plus tard, des tribunaux d'exception.

Dans la salle d'audience, la vingtaine de prévenus sahraouis est confinée dans un box en verre, casques de traduction, et retransmission télévisée pour les observateurs. Tout est réuni pour montrer que les conditions d'un procès équitable sont réunies. 

samedi 21 mai 2016

Colère du Maroc à cause d’un rapport américain sur les droits de l’homme





  • Le roi du Maroc Mohammed VI (g) reçu par le président américain Barack Obama dans le bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 22 novembre 2013.
    © AFP PHOTO/Brendan SMIALOWSKI


    Nouvel accès de colère des autorités marocaines. Cette fois, ce sont des partenaires pourtant privilégiés, les Etats-Unis, qui sont visés. En cause : le chapitre marocain de la version 2016 du rapport annuel sur les droits de l'homme du département d'Etat américain, que le ministère de l'Intérieur marocain a qualifié de « véritablement scandaleux ». Les autorités marocaines ne se sont pas contentées d'une protestation verbale.

    C'est le troisième accès de mauvaise humeur du Maroc cette année contre un partenaire étranger. En mars, les contacts avaient été rompus entre Rabat et l'Union européenne, après une brouille sur la question du Sahara occidental. Quelques jours plus tard, c'est Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, qui avait essuyé la colère du roi Mohammed VI, autour de la même question. Ces fâcheries ne sont d'ailleurs pas encore soldées et entretiennent toujours un climat plutôt tendu entre le royaume et ses partenaires internationaux.

    lundi 6 juillet 2015

    Maroc: des centaines de migrants réfugiés dans une église de Tanger


    media Des Migrants subsahariens fuyant une opération de police, le 2 juillet 2015 à Tanger. AFP PHOTO / FADEL SENNA
     
    Au Maroc, à Tanger, des centaines de migrants d'origine subsaharienne sont toujours réfugiés dans un bois à l'extérieur de la ville alors que d'autres ont cherché protection à l'église de Tanger. Ces migrants ont fui l'opération de la police qui a fait évacuer en début de semaine des immeubles occupés illégalement dans un quartier de la ville. A l'église, l'aide s'organise mais les réfugiés, parmi lesquels figurent des femmes et des enfants, manquent encore de tout.
    Depuis plusieurs jours, les réfugiés s'entassent à l'église espagnole de Tanger. Mais pour l'heure, seuls les femmes et les enfants dorment à l'abri, les hommes eux sont contraints de passer la nuit dehors. Et de faire des heures de queue pour se laver, raconte ce Camerounais : « Pour l’instant ils prennent beaucoup plus en charge les femmes enceintes et les femmes avec des bébés, rapporte-t-il. Ce sont elles qui ont le droit de dormir à l’intérieur. Les conditions d’hygiène sont médiocres parce qu’il y a une seule douche pour 600 personnes. »
    Problème de douche, manque d'eau, manque de nourriture, l'église n'a pas les moyens de subvenir aux besoins des réfugiés. Alors la solidarité s'organise comme le raconte cette jeune femme d'origine guinéenne qui essaye d'apporter un peu de réconfort. « Moi je n’ai pas de budget ni de financement. J’essaie de les aider seulement moralement, ou avec de la nourriture, et j’essaie aussi de négocier des dortoirs pour les gens, explique-t-elle. Je ne peux pas voir mes frères immigrants comme ça dehors qui sont menacés comme des animaux. »
    Si certains ont été mis à la porte de leur logement par la police, d'autres réfugiés ont été victimes ces jours-ci du racisme soit de leurs voisins, soit d'autres habitants de Tanger qui ont profité des opérations menées par les autorités pour s'en prendre à eux.
    En effet, même ceux qui avaient leur papiers et payaient régulièrement leur loyer n'ont pas été épargnés. C'est ce que raconte ce Camerounais de 28 ans que ses voisins ont mis dehors, parce qu'ils ne voulaient plus que des Noirs vivent dans leur immeuble. Il est aujourd'hui réfugié à l'église comme des centaines d'autres personnes et décrit le climat de racisme qui règne dans son quartier.
    Les voisins du rez-de-chaussée, ceux du quatrième et ceux du troisième se sont associés et sont venus pour nous dire que tous les Noirs doivent être délogés. Eux-mêmes se sont chargés de retirer toutes mes affaires.
    Un migrant Camerounais Anonyme pour des raisons de sécurité. 05/07/2015 - par Marie-Pierre Olphand

    mardi 6 janvier 2015

    WikiLeaks marocain: le corbeau «ne semble pas professionnel»


    media Capture d'écran du compte Twitter de @Chris_Coleman24 . DR
    Depuis le 3 octobre 2014, un anonyme qui se fait appeler @Chris_Coleman24 publie sur Twitter des centaines de documents qui dévoilent les dessous de la diplomatie marocaine, dans une sorte de WikiLeaks version marocaine, qui met en cause des membres de la famille royale, des ministres, dont celui des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar, des diplomates, les services de renseignements marocains mais également des sociétés privées.
    Qui est-cet homme ? Que nous apprend-il sur le Maroc ? Les documents sont-ils authentiques ? Comment réagissent les autorités face à ce WikiLeaks marocain ? Au micro de RFI, Ignacio Cembrero, journaliste en Espagne et spécialiste du Maroc, revient sur l’affaire.
    On est absolument sûr de l’authenticité des câbles diplomatiques : il n’y a pas eu de démentis des autorités marocaines qui n’ont même pas dit que les câbles avaient été manipulés (…) Pour les autres documents, j’ai également tendance à croire qu'ils sont authentiques
    Ignacio Cembrero analyse les documents publiés par @Chris_Coleman24 05/01/2015

     http://www.rfi.fr/afrique/20150105-wikileaks-maroc-corbeau-professionnel-coleman24-cembrero/

    samedi 5 octobre 2013

    Maroc : journée écran noir en solidarité avec un journaliste incarcéré




      Par RFI 29 /9/2013
      Capture d'écran du site Lakome.com, dont le rédacteur en chef Ali Anouzla (photo au centre) est incarcéré.
                                   Capture d'écran du site   Lakome.com, dont le rédacteur en chef Ali Anouzla (photo au centre) est incarcéré.

      Les amis du journaliste incarcéré Ali Anouzla ne désarment pas. De nombreux sites internet du royaume ont observé le 28 septembre une grève de 24 heures en signe de solidarité avec le professionnel des médias. Le directeur du site arabophone Lakome a été inculpé mardi dernier en vertu de la loi anti-terroriste, après une semaine de garde à vue. Il est poursuivi pour avoir publié un article sur une vidéo de propagande d'Aqmi appelant les jeunes Marocains à commettre des attentats.

      Une page noire, un portrait du journaliste et un slogan : « Libérez Ali Anouzla ». Cette image forte, c'est tout ce que l'on trouvait samedi sur les pages d'accueil de nombreux sites d'information indépendants : Lakome, bien sûr, mais aussi Yabiladi, TelQuel, Onorient, Alifpost, Mamfakinch, plusieurs blogs populaires, et même le site d'un club de supporters d'une équipe de football de Casablanca.
      Cette journée écran noir est une manière d'affirmer sa solidarité avec le journaliste. Mais c'est aussi une manière pour ses amis de se compter. Il faut dire qu'Ali Anouzla a, certes,  bénéficié d'un soutien sans condition des organisations internationales de défense des droits de l'homme. Mais la classe politique marocaine, elle, a été très réservée.
      La ligne de fracture, entre les partis ayant soutenu le mouvement de contestation dit du « 20 février » et ceux qui se sont tenus à distance, est réapparue. L'opposition de gauche, ainsi que quelques mouvements islamistes, ont protesté contre l'arrestation du journaliste, tandis que les membres de la coalition gouvernementale, ainsi que les conservateurs du parti de l'Istiqlal, ont approuvé les poursuites.
      Les avocats d'Ali Anouzla ont pu lui rendre visite, la semaine dernière. Ils assurent qu'il va bien et que les initiatives de solidarité l'aident à garder le moral.

      samedi 8 juin 2013

      Maroc/Turquie : Le roi n’a pas reçu le Premier ministre Erdogan


      Par wibme,4 /6/ 2013 
       
      Le chef de gouvernement turc, Recep Tayyip Erdogan ne gardera pas de bons souvenirs de son premier déplacement au Maroc. Son tête-à tête avec le roi Mohammed VI n’a pas eu lieu. En somme une visite-monologue au cours de laquelle, il s’est réuni, uniquement, avec ses « frères » islamistes.
      La visite du premier ministre turc au Maroc se termine en queue de poisson. Le chef de l’AKP a écourté son séjour au Maroc, initialement étalé sur deux jours, pour se rendre en Algérie. Certes Benkirane a tenté de détendre l’atmosphère mais les images diffusées, hier, par 2M et Al Oula, montraient un Recep Tayyip Erdogan crispé. Et pour cause, il ne s’attendait pas à ce qu’il ne soit pas reçu par le roi Mohammed VI. Un privilège que l’Espagnol Mariano Rajoy et le Français Jean Marc Ayrault ont eu lors de leurs déplacements au royaume. Mais aussi des ministres des Affaires étrangères ou de l’Intérieur de pays arabes et européen.
      Et pourtant, le chef de la diplomatie, Saâd Dine El Otmani affirmait, dans des déclarations très rassurantes à Anadolu Agency que le monarque allait souhaiter la bienvenue à Erdogan. Apparemment convaincu par les paroles du PJDiste, AA diffusait une dépêche au titre suivant : « Turkish Premier to be welcomed in Morocco by the king himself ». Un autre indicateur, si besoin est, du manque de communication entre le gouvernement et le palais. Certains médias marocains ont fait état des relations très tendues entre les conseillers du roi et des ministres PJDistes au point que c’est le ministre de l’Intérieur qui joue de relais entre eux et l’entourage du roi.

      Erdogan a boudé le Maroc en septembre 2011
      Finalement, Erdogan est parti du Maroc sans prendre langue ni avec le palais, son entourage ou encore le patronat.  Une visite-monologue au cours de laquelle, Erdogan a eu des entretiens avec des islamistes comme lui : Abdelilah Benkirane flanqué de son confident Abdellah Baha, le ministre d’Etat sans portefeuille, et de représentants de l’association Amal Entreprises, dite très proche de l’AKP et du PJD.
      L’accueil froid réservé à Recep Tayyip Erdogan serait-il la réaction à la mise à l’écart de l’étape Maroc lors de sa tournée, septembre 2011, dans les pays dits du « printemps arabe » en liesse après les chutes des régimes de Kadhafi, Ben Ali et Moubarak? A l’époque, le chef de l’AKP s’était rendu en Libye, Tunisie et l’Egypte, uniquement. Rabat avait-elle interprété le geste d’Erdogan comme une non-reconnaissance de sa part des réformes initiées par le roi ? Lesquelles avaient porté, trois mois plus tard, les islamistes du PJD à diriger une coalition gouvernementale.
      Hier, la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants a été marquée par les demandes émanant de ministres du PJD annulant ou reportant les réponses aux questions qui leurs ont été posées. Ils avaient mieux à faire : accueillir Erdogan à l’aéroport Rabat-Salé. En revanche, les autres ministres de la majorité étaient présents au parlement, à l’image d’Aziz Akhannouch, titulaire du maroquin de l’Agriculture et de la Pêche. Après avoir répondu à huit questions, il est allé à la rencontre de son homologue turc.
      Source : yabiladi.com
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       RFI se déchaîne contre le « gros connard » d’Erdogan

       par Ali Benacher, demainonline, 5/6/2013
       
      Le premier ministre turc Erdogan (Photo DR)
      Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan (Photo DR)

      Il ne fait pas bon être islamiste aujourd’hui. Ni hier d’ailleurs. Même si on gagne démocratiquement des élections, qu’on applique son programme électoral et qu’on surfe sur les bonnes nouvelles en matière économique.
      On le sait, depuis la Révolution iranienne, l’islamisme, qu’on confond de plus en plus avec l’islam, a mauvaise presse en Occident et particulièrement en France.
      Nous en avons un parfait exemple aujourd’hui avec la radio publique et internationale française RFI (Radio France internationale).
      Depuis quelques jours, les deux correspondants de cette radio à Istanbul s’en donnent à coeur joie pour critiquer le régime de Recep Tayyip Erdogan, ce qui est parfaitement légitime et salutaire, mais également pour l’insulter. Hier matin, RFI a interviewé et traduit les propos d’un manifestant turc qui a traité Erdogan de « gros connard ». Aïe !
      Plus tard, hier encore, un autre correspondant de RFI a assuré que la Turquie était « à feu et à sang ». Comme si on était en Syrie… Certes, deux manifestants sont morts, mais seulement l’un d’eux a été tué par la police, l’autre a été renversé par un taxi… Comparé à d’autres morts, au Maroc on en compte un sacré paquet, dont certains dans des conditions douteuses sans que cela n’émeuve la « patrie des droits de l’homme », c’est vraiment peu. « Excusez du peu ! », pourrait chanter le gouvernement turc à tous les anti-islamistes primaires.
      Que des manifestants secouent le cocotier d’un gouvernement, légitime oui !, mais devenu autoritaire et hautain parce qu’il n’y a plus d’opposition crédible en face, cela fait toujours du bien. Manifester même sans autorisation, est un droit inaliénable et universel. Et la cause est noble : sauver un parc que le « barbu » imberbe d’Anatolie voudrait transformer en grande superette. Mais RFI est une radio publique qui, généralement, ne traite pas les chefs de gouvernement étrangers, et encore moins les français, de « gros connards ».
      Il faut dire que le « gros connard » qui a mis la Turquie « à feu et à sang » a demandé à la police de se retirer, beau geste qu’on ne voit nullement en terres musulmanes, et qui a eu pour effet de calmer un petit chouia la situation. Et le vice-premier ministre turc a demandé des « excuses » aux manifestants.
      Ce matin, nos deux fougueux confrères d’Istanbul étaient bien en peine d’informer sur quelque chose qui mérite encore l’attention.
      Mais heureusement, soit dit en plaisantant, que la Syrie est toute proche.

      URL courte: http://www.demainonline.com/?p=26962http://www.demainonline.com/?p=26962

      samedi 25 mai 2013

      RFI : Garantir les droits des Sahraouis au Sahara Occidental



      Il faut prendre des mesures pour garantir les droits des Sahraouis au Sahara Occidental

      Ce soir, dans une émission sur RFI consacrée au Sahara Occidental, trois experts du Maghreb (Khadija Mohsen Finan, Ignacio Cembrero, et Pierre Vermeren) ont analysé la situation au Sahara Occidental : http://www.rfi.fr/emission/20130519-1-peur-une-contagion-conflit-malien-peut-elle-etre-benefique-sahraouis.
      Tous ont dénoncé la violence de la répression marocaine. Comment le gouvernement marocain espère-t-il convaincre la communauté internationale en traitant ainsi les militants sahraouis, qu'il dit d'ailleurs considérer comme ses citoyens (ou devrions-nous plutôt dire "sujets"!)?
      Disparition forcées, destruction de biens, humiliations, violences et tabassages répétés, c'est un véritable acharnement des forces de polices et militaires marocaines envers les Sahraouis : la communauté internationale doit prendre des mesures pour garantir la sécurité et le respect des droits au Sahara Occidental! 


      dimanche 19 mai 2013
      2 - La peur d’une contagion du conflit malien peut-elle être bénéfique aux Sahraouis ?
      Soldats maliens dans les rues de Tombouctou, 31 mars 2013.
      Soldats maliens dans les rues de Tombouctou, 31 mars 2013. 

      AFP/ERIC FEFERBERG
      Par Marie-France Chatin
      Regard sur un conflit non résolu depuis plusieurs décennies, pour lequel une solution semble de plus en plus urgente.
      Invités :
      - Khadija Mohsen Finan, maître de conférences à Paris 8 et chercheur à l’Institut Maghreb/Europe/Méditerranée. « Le Maghreb dans les relations internationales », Ifri/Cnrs éditions
      - Ignacio Cembrero, journaliste au quotidien espagnol El Pais, spécialiste du Maghreb
      - Pierre Vermeren, maître de conférences en Histoire à l’Université Paris I Sorbonne. « Idées reçues sur le monde arabe », éd. le Cavalier Bleu.

      jeudi 21 mars 2013

      Am, Stram, Gram

      Par Salah Elayoubi, demainonline, 19/3/2013

      Salah Elayoubi

      J’ignore si vous avez quelques réminiscences de votre plus tendre jeunesse. Pour ma part, petit garçon, j’imaginais le monde des adultes peuplé de « bon pères de famille ». Des gens sérieux, travailleurs, intègres, honnêtes et dignes ! Il ne pouvait en être autrement, dans mon esprit où s’étaient enracinés les fondamentaux inculqués par le triumvirat famille, école, sport.
      Famille mise à part, l’école, comme la compétition sportive fut un extraordinaire champ d’expérimentation de la vie sociale. On y percevait déjà les bribes de ce que chacun d’entre nous allait devenir. Il y avait les sages, les excités. Les timides, les effrontés. Les courageux, les lâches. Les surdoués, les maladroits. Les travailleurs et les paresseux.
      Je me souviens que les pires de tous étaient les flagorneurs, ceux que le langage populaire appelle communément les fayots, les cireurs de bottes. Encore que le respect que je dois à cette catégorie professionnelle honnête et besogneuse, m’interdit de l’associer aux premiers.
      Les fayots, un genre honni de tous, y compris par l’objet même de leur admiration, le maître d’école, le coach ou le gros bras de service, lesquels, sans doute conscients de leur capacité de nuisance, surmontaient l’aversion qu’ils leur inspiraient et les gardaient sous le coude. Ils étaient capables du pire : vous trahir, vous dénoncer, tricher sur un point décisif ou encore se ranger aux côtés du plus fort pour vous humilier, vous battre comme plâtre ou vous arracher votre « quatre heures ».
      En grandissant, je compris pourquoi tant de mes compatriotes avaient renoncé à la politique, dégoûtés par le spectacle puéril du microcosme politique marocain qui s’était mis à ressembler à ce que je viens d’énoncer plus haut : une cour de récréation.
      Petit flash-back. Souvenez-vous de la photo de classe, le jour de la nomination du gouvernement actuel. Une véritable foire d’empoignes, immortalisée par le regard froid des caméras. Elle  avait opposé les ailiers pour leur éviter la relégation au deuxième rang et leur permettre de se rapprocher le plus possible du centre, objet de toutes les convoitises. Bassima Hakaoui, en avait fait les frais. Elle avait proprement disparu, préférant s’effacer, face à la puissante offensive d’un Benabdallah déterminé, au guidon de sa moustache et de son légendaire opportunisme et celui de ses collègues,  jouant misérablement des coudes et des épaules.
      Des écoliers  auraient eu plus de considération pour une camarade féminine et un extraterrestre qui aurait assisté à cette bataille de chiffonniers, pour une dérisoire place au premier rang, aurait tout compris de nos hommes politiques et de la suite dont elle augurait. Avec Benabdallah et les siens, ces drôles de gauchistes, dont une malformation congénitale avait placé le cœur à l’extrême-droite et les a fait depuis toujours, loucher sur la dictature, Comme Chimène sur Rodrigue (1), on croyait alors, avoir tout vu des trajectoires de la compromission et de la honte. « Changer les choses de l’intérieur »  prétextaient-ils, pour expliquer l’inexplicable.
      Avec le PJD, nous avons droit à un remake de l’insupportable. Le même leitmotiv décliné à la mode barbue. Les déclarations se suivent et se ressemblent, les signes de la courtisanerie aussi. Comme ce ministre de la santé publique, absent ou atone, lorsque la mort qui rôdait à Anfgou ou ailleurs, commandait sa présence, auprès des familles des victimes et qui se montre soudain si présent et si obséquieux qu’il en devient lourd et envahissant, dès lors qu’il s’agit du lancement d’un plan national des urgences médicales , en présence du chef de l’Etat. Un moment pitoyable où notre homme affiche en tête de liste des motivations ayant poussé son département à réaliser le projet en question, les instructions de Sa Majesté. Par la grâce du fayotage,  et de la flagornerie, voilà les souffrances de nos compatriotes, les besoins de la population,  la programmation des réalisations et la loi de finance, passés à la trappe. Souvenez-vous, le cancre de la classe, n’agissait pas autrement, lorsque convoqué au tableau,  il  encensait le maître pour lui faire oublier ses lacunes.
      Et lorsque notre chef du gouvernement reçoit la presse étrangère, avec un décorum à la gloire du roi, dressé pour la circonstance, derrière lui,  et qu’il entame ses réponses si indigentes, avec « je vais vous dire », ou encore « écoutez », on s’attendrait presque à l’entendre prononcer le fameux « Plouf », annonciateur du rituel de notre enfance « Am, stram, gram, Pic et pic et colégram, Bour et bour et ratatam, Am, stram, gram ».
      Soixante trois (63)  fois, il aura prononcé  « Sa majesté », pour expliquer à Isabelle Mandraud (Le Monde), Bruno Daroux (RFI) et Xavier Lambrechts (TV5)  interloqués, qu’il n’a aucun pouvoir et qu’il ne sait rien d’autre que ce qu’on voudrait bien lui dire de ce Maroc, dont il est pourtant supposé conduire les affaires. Même lorsque notre ami fait mine d’endosser un soupçon de responsabilité, comme sur l’affaire du Mali, le courage ne l’étouffe pas puisqu’il s’empresse aussitôt de désigner le chef de l’Etat, dans le but de ne pas heurter l’aile extrémiste de son mouvement, farouchement opposée à l’aventure malienne : « Ce n’est pas moi, c’est l’autre…..! »
      Et comme toute indigence de la réflexion ou des neurones s’accompagne le plus souvent de brutalités ou de menaces à peine voilées, notre homme, revanchard, reprend du poil de la bête, dès lors qu’il s’agit d’affronter la presse marocaine complaisante ou ses collègues du parlement. Le plus souvent en faisant assaut  de hurlements, de froncements de sourcils et de sous-entendus vengeurs.
      Ainsi va la vie dans la plus belle récréation du monde, en attendant que retentisse la cloche qui renverra tout ce petit monde à ses études.
      Salah Elayoubi
      (1)  Le Cid de Corneille

      vendredi 8 mars 2013

      Benkirane : "Il n'y a pas un seul prisonnier du M20 au Maroc"


      samedi 2 février 2013

      Nadir Dendoune en prison. Nombreux appels à sa libération






       

       

       

      COMMUNIQUÉ

        
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      Liberté pour Nadir Dendoune


        Jean Luc Mélenchon

                                                                  Crédit Photo: Bondy Blog
      Je tiens à exprimer ma plus vive inquiétude concernant l’incarcération depuis 9 jours en Irak de notre compatriote le journaliste Nadir Dendoune.
      La plus grande solidarité s’impose avec ce professionnel connu en France et au-delà de nos frontières pour sa défense de la liberté, de la paix et des droits humains.
      Il est inacceptable qu’un de nos concitoyens présent de manière légale en Irak avec un visa de journaliste ait pu être arrêté et maintenu aussi longtemps en détention sans qu’aucune raison officielle n’ait été fournie aux autorités françaises.
      J’appelle le gouvernement à tout faire pour qu’un contact puisse être établi avec lui, qu’il puisse faire valoir ses droits et être libéré dans les plus brefs délais.
      Jean Luc Mélenchon

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      Nadir D. : Le "tocard" en danger qui n'intéresse pas la France !
      par Karim R'Bati, mardi 29 janvier 2013


      Nadir Dendoune est un journaliste et écrivain franco-algéro-australien. Il est l'auteur de Journal de guerre d'un pacifiste et de Lettre ouverte à un fils d'immigré et il s’est rendu célèbre, en 2001, en effectuant un tour du monde à vélo, en solo, sous le parrainage de la Croix-Rouge australienne, pour, disait-il, « faire plus du bruit contre le sida ». En 2008, il atteint le sommet de l'Everest et publia, dans la foulée, un récit sur son aventure hors du commun : Un tocard sur le toit du monde.

      La chaîne Canal + l’invita le 24 septembre 2012 à l'émission "Le Grand journal" pour commenter la disparition récente d'alpinistes en Himalaya. Ce jour-là, il portait un tee-shirt sur lequel était inscrit "Palestine" ainsi qu'une inscription en arabe, ce qui lui avait valu une censure insidieuse de la part d'un des caméramans qui, contrairement aux autres invités, l'avait filmé en plans rapprochés.

      Aujourd’hui, Nadir Dendoune est en danger : depuis à peu près d'une semaine, il est détenu en Irak et, à l’heure où j'écris ces lignes, on ne sait pas s’il bénéficie ou pas d’une assistance diplomatique de l’un des trois pays dont il est citoyen. Ce dont on peut être certain, c’est que l'homme n’est pas un criminel et contrairement à Florence Cassez, il n’a jamais été impliqué dans aucun trafic. Certes, il est d’origine algérienne et, de plus, il a eu l’audace de militer ouvertement pour la cause palestinienne, mais est-ce une raison suffisante pour subir l’ostracisme des médias français ?

      Ses origines "bougnoulesques" (!) ou ses sympathies palestiniennes justifient-elles le silence des responsables politiques français ? Honnêtement, on préfèrerait ne pas le penser et on espère juste que médias et politiques, en France, feront en sorte de s'éviter quelque soupçon de vilénie, en faisant bénéficier à M. Dendoune un traitement aussi favorable que ceux qu'ils ont l'habitude de consacrer aux Français en difficulté dans le monde.

      Selon une dépêche de France 24, tombée il y a quelques heures, Nadir Dendoune officiait en tant que journaliste non déclaré aux autorités irakiennes. D’après une source consulaire française, requérant l’anonymat, le journaliste français effectuait, à Bagdad, un reportage « sur le 10e anniversaire de l'invasion du pays », pour le mensuel "Le Monde Diplomatique". Son arrestation est intervenue la semaine dernière alors qu’il prenait des photos, sans autorisation préalable, d’une usine de traitement des eaux. 

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      Libérez Nadir Dendoune !

      Jeudi 31 janvier 2013 | Posté par Claire Diao | Partager
      ILS FILMENT LA BANLIEUE. Nadir Dendoune, 40 ans, est un journaliste et documentariste de L'Ile-Saint-Denis. Parti en Irak pour Le Monde Diplomatique et Le Courrier de l'Atlas, il est incarcéré depuis le 23 janvier dans une prison de Bagdad.
      Nadir Dendoune, c’est l’écrivain emmerdeur, le tocard majestueux, le sportif bourlingueur. Celui qui n’a peur ni des mots, ni des actes : acquérir la nationalité australienne (2001), faire le tour du monde à vélo (2001-2002), devenir bouclier humain en Irak (2003), publier un journal de guerre pacifique (2005) puis une lettre ouverte à Sarkozy (2007), gravir l’Everest (2008), publier le récit de son ascension (2010), réaliser un documentaire sur la Palestine (2011), subir la « censure » de Canal Plus pour avoir porté un T-shirt de ce même pays (2012) et être incarcéré pour un reportage effectué à Bagdad (2013). Pourtant, nous déclarait-il en novembre, « j’ai 40 ans et je galère encore à trouver du taf à mon âge avec trois livres, trois passeports et plein d’expériences ».
      Né en 1972 à Saint-Denis dans une famille kabyle de neuf enfants, Nadir connaît une scolarité normale dans une école « arc-en-ciel de mixité sociale ». Au collège, du fait de la carte scolaire, il ne se retrouve qu’« avec des fils de prolos » dont certains ont cinq ans de plus que lui et beaucoup de problèmes : « Il suffit qu’il y en ait huit ou dix qui foutent la merde dans la classe, ça baisse un peu le niveau ».
      Au lycée et malgré des facilités, Nadir connaît « les affres de la délinquance juvénile avec un petit passage par Fleury-Mérogis – je n’en ai pas honte – en mandat de dépôt : t’es pas encore jugé et on te met quand même en taule ». Il y passe deux semaines et considère qu’en y restant plus longtemps, il serait peut-être devenu « méga caillera ». « Les gens de droite pensent que la prison est une thérapie de choc. C’est vachement plus de choc et pas du tout de thérapie : en deux semaines là-bas, j’avais croisé une cinquantaine de mecs qui m’avaient mis sur des plans en sortant si je voulais ». Considérant que la prison ne « rime à rien », Nadir affirme que l’enfermement « ne résout pas du tout le problème, au contraire, ça l’empire ».
      Sa porte de Salut, il la trouve grâce à un dénommé Salah, Bac+5 « à l’époque, ça vaut un Bac+40 maintenant », qui travaillait comme animateur dans une salle de jeunes de L’Ile-Saint-Denis, « un havre de paix » où Nadir vit encore aujourd’hui, « par choix » mais aussi « parce que si tout le monde se barre, c’est là qu’on crée le ghetto ». Dans un quartier « avec un désert culturel » et des parents analphabètes, Nadir découvre le sport et la culture. Salah est le premier à l’emmener au musée.
      Après avoir obtenu un Bac Sciences-Eco en candidat libre à l’université, Nadir galère « au pied des tours », tombe sur une émission d’Ushuaïa consacrée à l’Australie et part à 20 ans faire un raid à vélo entre Cairn et Sydney. Là-bas, il réalise être français et jouit surtout « d’un statut exotique ». « En France, il y a les bons et les mauvais immigrés : les Noirs et les Arabes sont ceux qui grattent le pain des Français, c’est l’Islam, ceux qui frappent leurs femmes… Toutes ces images négatives quand t’es gamin te donnent une image de toi désastreuse, mais ça, personne ne l’a compris ». Au final, Nadir passe sept ans en Australie, acquiert la nationalité et ressort avec une image de lui-même « plus belle et apaisée ».
      « On n’a pas le réseau et la gueule qu’il faut »
      En 2001, il entame un tour du monde à vélo avec la Croix-Rouge australienne. Le 21 avril 2002, il est en Allemagne de l’Est lorsqu’il voit apparaître le visage de Jean-Marie Le Pen. Les larmes coulent et Nadir accélère son retour en France pour voter au second tour des élections présidentielles. Prévoyant de ne rester que quelques mois, il passe finalement un CAP Cuisine dont il sort diplômé en 2003, année de la guerre en Irak.
      Participant à des manifestations, Nadir se rend à Bagdad où il sert de bouclier humain pendant cinq semaines tout en envoyant des mails à son entourage et à la mairie de L’Ile-Saint-Denis. Le maire adjoint apprécie sa plume (« on ne m’avait jamais dit qu’il y avait un truc ») et Nadir organise une expo photo sur Bagdad avant de publier en 2005 son premier livre, Journal de guerre d’un pacifiste, aux éditions CFD. S’enchaînent alors deux ans de formation au Centre de Formation de Journalistes (CFJ) qui le réconcilient « avec ce pays , même s’il est le « seul fils de prolo » de sa promotion : « Ce qui manque aux habitants des quartiers impopulaires c’est le réseau. On n’a pas le réseau et pas la gueule qui faut pour plaire aux DRH ».
      Diplômé en 2006, Nadir pige pour Le Parisien et France 3 puis publie aux éditions La Martinière uneLettre ouverte à un fils d’immigrés (2007) à une époque où encore peu de gens critiquaient Nicolas Sarkozy. La presse lui déroule un tapis rouge et Nadir avance dans son cheminement : « Ça m’a permis d’être plus clair avec ma propre identité. J’avais une sorte de malaise à assumer ma double culture, alors qu’aujourd’hui, je suis fier du parcours de mes parents qui pour moi sont des vrais héros de France ».
      En 2008, Nadir décide de tenter l’ascension de l’Everest, sans expérience mais avec le contact d’un guide népalais hébergé à Paris. Seul Français embarqué avec onze hommes aguerris, Nadir fait partie des quatre personnes qui atteignent le sommet de l’Everest le 25 mai 2008. « J’ai pleuré de rage, de fierté, j’ai pensé à mes parents, à tes parents, à tous les prolos, à tous les campagnards, à tous les sans-réseaux, à tous les sans-grades, ça a été une revanche pour tout le monde ». Le chef d’expédition – qui ne lui parlait plus depuis qu’il avait appris son mensonge – aurait alors glissé à d’autres : « Je ne pensais pas que ce tocard aurait pu le faire ». En sort le titre d’un livre, Un tocard sur le toit du monde, publié aux éditions Lattès en 2010 et bientôt adapté au cinéma par la société de production De l’autre Côté du Périph’ (DACP).
      « Mon parcours et ma vie parlent pour moi »
      Après cinq séjours en Palestine, Nadir s’y rend en 2011 avec dix Français et une Française de confession juive pour réaliser son premier documentaire, Palestine . Projeté plus de trente fois, le film suscite de l’intérêt mais aussi des mises en garde (« Une collègue influente m’a dit un jour :  »J’adore ton engagement mais sur la Palestine, tu devrais faire gaffe » »). Demander à Nadir de se taire ? Impossible ! « Mon parcours et ma vie parlent pour moi. J’ai aussi fait ce film pour dire qu’on a le droit de traiter de tous les sujets. Il y a une certaine frilosité à parler de ce sujet qui m’insupporte ». La preuve, le 24 septembre 2012, Nadir intervient sur le plateau du Grand Journal avec un T-shirt Palestine qui crée un malaise sur le plateau. L’équipe veut lui mettre une veste, Jean-François Copé, également invité, semble agacé mais Nicolas Escoulan, rédacteur en chef, se défend sur Leplus du NouvelObs: « Il y avait une inscription juste en-dessous, en arabe. Or, je ne comprends pas l’arabe ».
      Depuis, la vie a continué. Nadir a présenté son film de-ci, de-là, continué d’envoyer des vannes sur Facebook et pris l’avion pour Bagdad. Il y a vu la zone verte, des check-points, la police et l’armée, rencontré des féministes irakiennes, publié quatre chroniques dans Le Courrier de l’Atlas. Et puis plus rien. Sauf un SOS diffusé sur sa page Facebook : « Le Tocard est actuellement en prison à Bagdad ». Sa famille et ses amis se sont mobilisés, un comité de soutien s’est constitué et des contacts ont été pris avec le Ministère des affaires étrangères et européennes français car Nadir voyageait avec un visa presse et s’est fait arrêter dans l’exercice de ses fonctions.
      Lui qui voyait peu de films au ciné étant enfant et qui s’arme aujourd’hui d’une carte illimitée « pour deux personnes », est fan de Ken Loach, Kubrick, La Haine ou Un prophète. La banlieue, certes, il ne l’a pas filmée sauf avec une télé, à la volée, depuis une voiture et ne s’en est pas remis (« j’ai pas dormi de la nuit, j’ai vomi »). Alors, il l’exporte, à sa manière, hors de nos frontières, pour qu’on en soit fiers. S’il devait la filmer, comme la Palestine, Nadir la filmerait « à mon rythme, pas de façon caricaturale », parce qu’il aime « prendre le temps d’expliquer ». Dans sa prison de Bagdad, le temps c’est sûr qu’il en a. Mais pour nous expliquer… il lui faut sa liberté.
      Claire Diao
      Projection de Palestine le jeudi 31 janvier à 18h30 à l’Institut du Monde Arabe (IMA) de Paris, 1 rue des Fossés Saint-Bernard 75005 Paris – Métro ligne 7 arrêt Jussieu
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      «Libérez Nadir Dendoune» : l'opinion publique se mobilise

      L'opinion publique se mobilise autour de Nadir , journaliste français emprisonné à Bagdad sans inculpation, depuis maintenant plus d'une semaine, pour avoir pris des photos sans autorisation. Alors que les politiques, tels que Jean-Luc Mélenchon ont clairement affiché leur soutien au journaliste, une pétition est en ligne pour le soutenir. Un rassemblement de soutien est prévu ce vendredi 1er février à 17H30 à la Fontaine des Innocents, dans le quartier de Châtelet-Les Halles à Paris. 
      Un comité de soutien à Nadir Dendoune a été créé «par sa famille et ses proches». Sur sa page Facebook, on trouve la déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères: «Nous suivons avec la plus grande attention la situation de M. Nadir Dendoune, aussi bien à Paris, où les services du ministère des Affaires étrangères sont mobilisés, que sur place, à travers notre ambassade à Bagdad.» «L'organisation d'une visite consulaire sur son lieu de détention a été demandée par notre ambassade dès son arrestation connue».  
      Côté politique, Nadir Dendoune peut compter sur le soutien de Noël Mamère ou encore Jean-Luc Mélenchon qui a publié ce vendredi un communiqué sur son blog: «Je tiens à exprimer ma plus vive inquiétude concernant l'incarcération depuis neuf jours en Irak de notre compatriote le journaliste Nadir Dendoune. La plus grande solidarité s'impose avec ce professionnel connu en France et au-delà de nos frontières pour sa défense de la liberté, de la paix et des droits humains.» L'ancien candidat du Front gauche à la présidentielle de 2012 dénonce cette situation «inacceptable" et «appelle le gouvernement à tout faire pour qu'un contact puisse être établi avec lui, qu'il puisse faire valoir ses droits et être libéré dans les plus brefs délais.» RFI rapporte que Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste a écrit à l'ambassadeur d'Irak tandis que le député socialiste Pouria Amirshahi, espère sa libération prochaine. 
      Les journalistes se mobilisent également pour soutenir leur confrère. Ainsi, Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et député européen, a écrit à l'ambassadeur d'Irak pour protester fermement contre cette arrestation. Il a demandé sa «libération immédiate». Reporters sans frontières (RSF) et son organisation partenaire en Irak, le Journalistic Freedoms Observatory, ont adressé un courrier, mercredi 30 janvier, au Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, «afin de demander davantage d’informations sur les circonstances de l’arrestation du journaliste et sur les charges qui pèsent actuellement à son encontre. Le courrier a été remis en mains propres aux autorités irakiennes à Bagdad». 
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      Liberté pour Nadir Dendoune !

      Le journaliste franco-algérien Nadir Dendoune a été arrêté en Irak le 23 janvier. Il y est détenu depuis, sans explication et sans que les autorités consulaires françaises aient pu lui rendre visite. Il est en Irak avec un visa de journaliste et une accréditation du Monde diplomatique. Nadir s’était déjà rendu dans ce pays en 2003 pour servir de « bouclier humain » face à la menace de guerre. Selon des informations non confirmées, on lui reprocherait d’avoir pris sans autorisation des photos d’une usine de traitement des eaux. Cette arrestation est scandaleuse.
      Le Syndicat national des journalistes irakiens a déclaré le 29 janvier :« Nous disons aux forces de sécurité d’arrêter d’empêcher nos journalistes de travailler, même quand ils utilisent un appareil photo, qui sert simplement à montrer la vie quotidienne des gens, et qui sert également à fonder les bases solides de la démocratie. Le journaliste sert aussi au respect de la loi, des libertés. Un appareil photo n’est pas un bâton de dynamite ou une mine artisanale, mais une arme qui sert à crier la vérité. C’est l’œil de la vérité. »
      Nadir a publié plusieurs livres, dont Lettre ouverte à un fils d’immigré(Danger public, Paris, 2007), en forme d’autobiographie.
      Un comité de soutien pour sa libération s’est créé sur Facebook.
      Une conférence de presse sur son cas se tiendra le jeudi 31 janvier à 17 heures à l’Institut du monde arabe (IMA), où est prévue, à 18 h 30, la première projection de son film Palestine.
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      Liberté pour Nadir Dendoune!

      Jeunes Communistes de France

      le 30 janvier 2013
      Le journaliste Nadir Dendoune est emprisonné depuis maintenant une semaine en Irak. Il a été interpellé dans l’exercice de son métier, puisqu’il disposait d’un visa presse. En reportage pour le Monde diplomatique et Le Courrier de l’Atlas, il était en train de prendre des photos dans le quartier de Dora, dans le sud ouest de Bagdad. Il effectuait un reportage dans ce pays pour décrire la situation sociale et pays dix ans après l'intervention américaine.
      Nadir Dendoune n’a pas le profil des journalistes que l’on croise régulièrement sur les grandes chaînes de télévision. Journaliste indépendant, collaborateur régulier de plusieurs journaux comme ceux cités plus haut ou encore l’Humanité, il fait partie de ces citoyens qui s’engagent et ne se fixent aucune limite dans l'exercice de leur métier.
      Après avoir effectué le tour de l’Australie en vélo, il a également gravi l’Everest sans aucune préparation et servi de bouclier humain lors de son premier séjour en Irak en 2003. Il en a tiré plusieurs ouvrages, notamment « Un tocard sur le toit du monde », surnom qu’il a gardé depuis cette époque.
      Il est surtout un homme engagé pour la paix et la justice en Palestine à travers ses actions au sein de son association avec laquelle il a réalisé un film intitulé« Palestine ». Il fut également très engagé pour la libération de Salah Hamouri, jeune franco-palestinien, emprisonné injustement pendant plus de 7 ans en prison. À l'automne dernier, il fit un passage télé remarqué sur ce même thème: arborant un t-shirt Palestine, la chaîne qui l'accueillait avait délibérément masqué son message.
      La liberté de parole et d’information est aujourd’hui bafouée. Nous exigeons donc des autorités françaises qu’elles agissent rapidement pour que Nadir Dendoune retrouve la liberté au plus vite.
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      et beaucoup d'autres...