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vendredi 21 mars 2014

Le Comité Parisien soutien le camarade Abdella Birdaha président de l’AMDH Tiznit


Communiqué du Comité Parisien de soutien au camarade Abdella Birdaha président de l’AMDH Tiznit contre Boutzguit et ses complices de la mafia de l’immobilier au Maroc :

Le Comité de Soutien à Madame IBA IJO et à toutes les victimes de la mafia de l'immobilier de la Ville de Tiznit et au Maroc alerte l'opinion publique internationale sur les menaces et le harcèlement subis par les militants qui soutiennent BA IJO.
Les militants sont la cible de la mafia de l'immobilier avec la complicité de la police. Ainsi, le président de l'AMDH Tiznit, Abdella Birdaha, a été convoqué au commissariat suite au rassemblement de soutien du 9 MARS 2014.IL a reçu des appels téléphoniques anonymes avec menaces et insultes. Nous dénonçons ces pratiques d'un autre âge et ces intimidations à l'encontre des militants qui ne font que dénoncer les injustices en manifestant pacifiquement.
Nous apportons notre soutien à Abdellah Birdaha et à tous les militants et les citoyens qui soutiennent BA Ijou et les victimes de la mafia de l’immobilier. Nous affirmons notre soutien à Iba Ijou et les victimes de la mafia de l'immobilier dans leur quête de justice.
Le comité de soutien Paris

Les associations signataires :
Rassemblement Ifni-Ait Baâmrane pour la Solidarité (RIAS-France)
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF-France)
Association des Marocains en France (AMF)
Association Des jeunes d’Ibaynou Solidaires (AJIS-France)
Association Anarouz Nord-Sud (AANS-France)
Association Tiouizi Tankarfa (ATT-France)
Association Ifni-Ait Baâmrane de Développement (AIAD-France)
Association Mesti pour le Développement et la Culture (AMDC-France)
Association AILLES - femmes au Maroc
Association Attacharouk-France
Association Tamaynut-France
Association des Commerçants, Artisans et Entrepreneurs de Clichy-France
Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc (CAFCDM-France)
Paris le 14/03/2014

mardi 18 février 2014

dernières nouvelles de l'affaire des microcrédits

Par Souad, 13/2/2014
La campagne de soutien avec Amina et Nacer se poursuit, il reste moins d'une semaine pour le dépôt du recours en cassation.

Nous avons largement envoyé le communiqué   et espérons beaucoup de la solidarité internationale.



Sur place à Ouarzazate la mobilisation se développe, un comité de soutien s'est mis en place. 

Ce comité s'est élargi à toutes les associations, partis, syndicats de la région de Ouarzazate. 

Merci de votre soutien et solidarité.

Je vous met en fichier joint  la dernière vidéo avant le jugement :



mercredi 5 février 2014

Paris: Soutien à Mme Iba Ijo et à toutes les victimes de la mafia de l'immobilier à Tiznit

Par Ayadahram, 4/2/2014




Création à Paris du comité de soutien à Iba Ijo, victime de Boutzguit, et à toutes les victimes de la mafia de l’immobilier à Tiznit

À l’initiative du Rassemblement Ifni-Ait Baâmrane pour la Solidarité (RIAS), une réunion, regroupant des associations de défense de droits de l’Homme et de l’immigration marocaine, a eu lieu dimanche 2 février au local de la section de Gennevilliers (92) de l’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF).

Lors de cette réunion, animée par Omar Benalayat du RIAS, Ayad Ahram de l’ASDHOM et Mohamed Abbou de l’ATMF, les intervenants, tout en les dénonçant, ont passé en revue le phénomène et les dégâts occasionnés par le dénommé Boutzguit qui sévit à Tiznit et tous ceux qui, parmi les responsables locaux, gravitent autour en le soutenant et le protégeant et qui, pour cela, utilisent les services de sécurité et de la justice.
Les intervenants ont ensuite apporté leur soutien inconditionnel à Mme Iba Ijo et son mari, victimes de ce lobby mafieux dirigé par Boutzguit qui n’a pas hésité à les expulser de leur domicile. Les deux victimes n’ont eu d’autres choix que d’organiser un sit-in devant le tribunal de Tiznit. Iba Ijo et son mari reçoivent depuis le soutien de la population locale et des forces démocratiques à travers tout le Maroc et à l’étranger comme en France.

Un comité de soutien à toutes ces victimes a vu le jour et a décidé :
-         d’apporter une aide matérielle à Iba Ijo en prenant en charge les frais d’un avocat pour la défendre
-         d’organiser une manifestation avec rassemblement devant l’ambassade du Maroc à Paris et ce, le dimanche 16 février 2014 à 15h, pour dénoncer la mafia de l’immobilier et alerter sur les dangers de ce phénomène dont Boutzguit n’est qu’un exemple
-         de dénoncer fermement les communiqués publiés par le Procureur du roi près du tribunal de première instance de Tiznit et par le club des juges qui ont pris partie en faveur du mafieux Boutzguit
-         d’appeler les citoyens marocains à l’étranger et tous les épris de justice à soutenir cette initiative et réclamer des poursuites contre Boutzguit et sa bande

Paris, le 2 février 2014

Rassemblement Ifni-Ait Baâmrane pour la Solidarité (RIAS-France)

Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM-France)

Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF-France)

Association des Marocains en France (AMF)
Association Des jeunes d’Ibaynou Solidaires (AJIS-France)

Association Anarouz Nord-Sud (AANS-France)

Association Tiouizi Tankarfa (ATT-France)

Association Ifni-Ait Baâmrane de Développement (AIAD-France)

Association Mesti pour le Développement et la Culture (AMDC-France)

Association AILLES de soutien avec les femmes au Maroc

Association Attacharouk-France

Association Tamaynut-France

Association des Commerçants, Artisans et Entrepreneurs de Clichy-France

Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc (CAFCDM-France)

dimanche 3 février 2013

EELV demande la "libération immédiate" de Nadir Dendoune, en appelle à Fabius

 IRAK. Le journaliste Nadir Dendoune libéré cette semaine ?

Emprisonné depuis 13 jours pour avoir pris des photos sans autorisation, le journaliste français devrait voir un juge mardi.


Nadir Dendoune Comité de soutien
Nadir Dendoune Comité de soutien
 
La première comparution devant un juge d'instruction du journaliste français Nadir Dendoune, détenu depuis 13 jours à Bagdad, a été reportée à mardi en raison de l'absence d'interprète, indique ce lundi 4 février une source judiciaire irakienne proche du dossier. "La comparution aura lieu mardi. Nous avons dû trouver un interprète", explique cette source qui a requis l'anonymat.
Le président du Syndicat des journalistes irakiens Mouayyed Al-Lami avait d'abord annoncé que cette première comparution devait avoir lieu lundi, tout en disant son espoir que la libération intervienne "cette semaine".
Mardi, Nadir Dendoune devrait être assisté de son avocat, d'après la source judiciaire. Le Syndicat des journalistes irakiens a dit avoir "mandaté son conseiller juridique Nama al-Roubaiye pour défendre le journaliste après avoir obtenu le feu vert de Nadir Dendoune et du consulat de France" à Bagdad.

"En bonne santé"

D'après la source judiciaire, lors de son arrestation, le journaliste français était en possession d'un appareil photo avec lequel il avait pris des clichés du quartier général des services de renseignement irakiens, ainsi que de barrages de la police et de l'armée. "Il est formellement interdit de prendre ce genre de photos sans être muni d'une autorisation", souligne cet interlocuteur.
Le consul de France à Bagdad a pu rencontrer le reporter pour la première fois samedi, selon le ministère français des Affaires étrangères. "Il apparaissait en bonne santé et plutôt bien traité", a indiqué une porte-parole du quai d'Orsay.
Mouayyed Al-Lami, qui a également rendu visite samedi à Nadir Dendoune a précisé que ce dernier avait été examiné par un médecin de l'ambassade de France et qu'il se portait bien.
Nadir Dendoune, 40 ans, a été arrêté le 23 janvier à Bagdad, où il s'est rendu pour des reportages en vue du dixième anniversaire de l'invasion de l'Irak le 20 mars. Il disposait d'un visa de journaliste et d'une lettre de mission du mensuel "Le Monde diplomatique", précise son comité de soutien. Il a été arrêté alors qu'il se rendait vers une usine de traitement d'eau à Bagdad où il avait été bouclier humain en 2003 pour protester contre les frappes alliées.
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Le Monde.fr avec AFP, 3/2/2013














Manifestation de soutien à Nadir Dendoune, le 23 janvier à Paris.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a appelé, samedi 2 février, à la "libération immédiate" du journaliste français Nadir Dendoune, incarcéré en Irak depuis le 23 janvier. Les écologistes ont souhaité que le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, fasse tout pour lui assurer la protection consulaire.

Dans un communiqué signé de la porte-parole Elise Lowy, EELV "s'associe à la pétition du comité de soutien pour la libération de Nadir Dendoune et demande la libération immédiate du journaliste, retenu dans une prison de Bagdad depuis le 23 janvier dernier". "Arrêté malgré son visa de journaliste, il est retenu dans une prison militaire sans pour autant être inculpé, et sans qu'aucune raison officielle n'ait été fournie aux autorités françaises", est-il ajouté.
Nadir Dendoune, 40 ans, a été arrêté le 23 janvier à Bagdad où il était en reportage dix ans après l'invasion de l'Irak. Il disposait d'un visa de journaliste, selon son comité de soutien, et d'une lettre de mission du Monde diplomatique. Il a été arrêté alors qu'il se rendait vers une usine de traitement d'eau à Bagdad où il avait été bouclier humain en 2003 pour protester contre les frappes alliées.

htmlhttp://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/02/03/eelv-demande-la-liberation-immediate-de-nadir-dendoune-en-appelle-a-fabius_1826423_3218.html

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Le comité de soutien de Nadir Dendoune se mobilise en Seine-Saint-Denis

Le comité de soutien de notre confrère Nadir Dendoune s'est mobilisé hier dans les rues de Saint-Denis. Ils demandent la libération de Nadir incarcéré en Irak depuis 12 jours. Notre équipe a rencontré ses amis, sa famille et sa productrice.
  • Par Emmanuelle Hunzinger
  • Publié le 02/02/2013 
Nadir pris en photo arborant son précieux Visa qui lui a permis de partir en Irak © Facebook
© Facebook Nadir pris en photo arborant son précieux Visa qui lui a permis de partir en Irak

Informer et surtout mobiliser l'opinion, voici l'objectif du comité de soutien et des sœurs de Nadir Dendoune. Hier le Consul de France en Irak a pu rencontrer Nadir détenu depuis 12 jours ce dimanche par les autorités irakiennes.  Il serait en bonne santé et serait détenu dans des conditions "décentes". Le président du syndicat des journalistes irakiens Moaid accompagné par le conseiller juridique du syndicat, l'a rencontré également hier. . Moaid a trouvé Nadir en bonne santé et son lieu d'incarcération très confortable et muni de tout ce qui est  nécessaire.

La famille et le comité de soutien de Nadir Dendoune seront reçus lundi au Quai d'Orsay.

Nadir Dendoune a été arrêté dans l'exercice de sa profession le 14 janvier dernier.

Reportage d'Alexandra Marie et Frédérique Bobin et Mohammed Chekoumy.
le comitré de soutien du journaliste Nadir Dendoune se mobilise en Sein,-Saint-Denis

Lire la suite

  • Notre confrère Nadir Dendoune incarcéré en Irak pour des photos non autorisées
  • Rassemblement à Paris pour la libération de Nadir Dendoune
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  • Sa famille devant le ministère des affaires étrangères
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  •  Site du ministère des Affaires étrangères


      Irak - Situation de Nadir Dendoune (4 février 2013)

      
    La famille et les membres du Comité de soutien de M. Nadir Dendoune, journaliste français actuellement détenu en Irak, ont été reçus cet après-midi au ministère des affaires étrangères.
    La mobilisation des autorités françaises pour parvenir à une libération la plus rapide possible leur a été confirmée.
    Dès l’arrestation de M. Dendoune, plusieurs démarches à haut niveau ont été effectuées, à Bagdad et à Paris. Notre consul, accompagné du médecin de l’ambassade, lui a rendu visite le 2 février pour s’assurer de ses conditions de détention, de son état de santé et du respect de ses droits. Notre ambassade en Irak assure un contact permanent avec les autorités irakiennes.
    Le ministère des affaires étrangères et notre ambassade à Bagdad restent pleinement mobilisés. M. Dendoune continuera à bénéficier de la protection consulaire aussi longtemps que nécessaire.





    - Toute l'actualité diplomatique sur le site du ministère des Affaires étrangères -

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    Relire ses chroniques, quelle lucidité, et son style inimitable!


    www.lecourrierdelatlas.com
    lecourrierdelatlas.com - L'actualité France-Maghreb

     http://www.lecourrierdelatlas.com/399229012013La-chronique-du-tocard-En-direct-de-Bagdad-Devenir-invisiblePar-Nadir-Dendoune.html

samedi 2 février 2013

Nadir Dendoune en prison. Nombreux appels à sa libération






 

 

 

COMMUNIQUÉ

  
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Liberté pour Nadir Dendoune


  Jean Luc Mélenchon

                                                            Crédit Photo: Bondy Blog
Je tiens à exprimer ma plus vive inquiétude concernant l’incarcération depuis 9 jours en Irak de notre compatriote le journaliste Nadir Dendoune.
La plus grande solidarité s’impose avec ce professionnel connu en France et au-delà de nos frontières pour sa défense de la liberté, de la paix et des droits humains.
Il est inacceptable qu’un de nos concitoyens présent de manière légale en Irak avec un visa de journaliste ait pu être arrêté et maintenu aussi longtemps en détention sans qu’aucune raison officielle n’ait été fournie aux autorités françaises.
J’appelle le gouvernement à tout faire pour qu’un contact puisse être établi avec lui, qu’il puisse faire valoir ses droits et être libéré dans les plus brefs délais.
Jean Luc Mélenchon

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Nadir D. : Le "tocard" en danger qui n'intéresse pas la France !
par Karim R'Bati, mardi 29 janvier 2013


Nadir Dendoune est un journaliste et écrivain franco-algéro-australien. Il est l'auteur de Journal de guerre d'un pacifiste et de Lettre ouverte à un fils d'immigré et il s’est rendu célèbre, en 2001, en effectuant un tour du monde à vélo, en solo, sous le parrainage de la Croix-Rouge australienne, pour, disait-il, « faire plus du bruit contre le sida ». En 2008, il atteint le sommet de l'Everest et publia, dans la foulée, un récit sur son aventure hors du commun : Un tocard sur le toit du monde.

La chaîne Canal + l’invita le 24 septembre 2012 à l'émission "Le Grand journal" pour commenter la disparition récente d'alpinistes en Himalaya. Ce jour-là, il portait un tee-shirt sur lequel était inscrit "Palestine" ainsi qu'une inscription en arabe, ce qui lui avait valu une censure insidieuse de la part d'un des caméramans qui, contrairement aux autres invités, l'avait filmé en plans rapprochés.

Aujourd’hui, Nadir Dendoune est en danger : depuis à peu près d'une semaine, il est détenu en Irak et, à l’heure où j'écris ces lignes, on ne sait pas s’il bénéficie ou pas d’une assistance diplomatique de l’un des trois pays dont il est citoyen. Ce dont on peut être certain, c’est que l'homme n’est pas un criminel et contrairement à Florence Cassez, il n’a jamais été impliqué dans aucun trafic. Certes, il est d’origine algérienne et, de plus, il a eu l’audace de militer ouvertement pour la cause palestinienne, mais est-ce une raison suffisante pour subir l’ostracisme des médias français ?

Ses origines "bougnoulesques" (!) ou ses sympathies palestiniennes justifient-elles le silence des responsables politiques français ? Honnêtement, on préfèrerait ne pas le penser et on espère juste que médias et politiques, en France, feront en sorte de s'éviter quelque soupçon de vilénie, en faisant bénéficier à M. Dendoune un traitement aussi favorable que ceux qu'ils ont l'habitude de consacrer aux Français en difficulté dans le monde.

Selon une dépêche de France 24, tombée il y a quelques heures, Nadir Dendoune officiait en tant que journaliste non déclaré aux autorités irakiennes. D’après une source consulaire française, requérant l’anonymat, le journaliste français effectuait, à Bagdad, un reportage « sur le 10e anniversaire de l'invasion du pays », pour le mensuel "Le Monde Diplomatique". Son arrestation est intervenue la semaine dernière alors qu’il prenait des photos, sans autorisation préalable, d’une usine de traitement des eaux. 

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Libérez Nadir Dendoune !

Jeudi 31 janvier 2013 | Posté par Claire Diao | Partager
ILS FILMENT LA BANLIEUE. Nadir Dendoune, 40 ans, est un journaliste et documentariste de L'Ile-Saint-Denis. Parti en Irak pour Le Monde Diplomatique et Le Courrier de l'Atlas, il est incarcéré depuis le 23 janvier dans une prison de Bagdad.
Nadir Dendoune, c’est l’écrivain emmerdeur, le tocard majestueux, le sportif bourlingueur. Celui qui n’a peur ni des mots, ni des actes : acquérir la nationalité australienne (2001), faire le tour du monde à vélo (2001-2002), devenir bouclier humain en Irak (2003), publier un journal de guerre pacifique (2005) puis une lettre ouverte à Sarkozy (2007), gravir l’Everest (2008), publier le récit de son ascension (2010), réaliser un documentaire sur la Palestine (2011), subir la « censure » de Canal Plus pour avoir porté un T-shirt de ce même pays (2012) et être incarcéré pour un reportage effectué à Bagdad (2013). Pourtant, nous déclarait-il en novembre, « j’ai 40 ans et je galère encore à trouver du taf à mon âge avec trois livres, trois passeports et plein d’expériences ».
Né en 1972 à Saint-Denis dans une famille kabyle de neuf enfants, Nadir connaît une scolarité normale dans une école « arc-en-ciel de mixité sociale ». Au collège, du fait de la carte scolaire, il ne se retrouve qu’« avec des fils de prolos » dont certains ont cinq ans de plus que lui et beaucoup de problèmes : « Il suffit qu’il y en ait huit ou dix qui foutent la merde dans la classe, ça baisse un peu le niveau ».
Au lycée et malgré des facilités, Nadir connaît « les affres de la délinquance juvénile avec un petit passage par Fleury-Mérogis – je n’en ai pas honte – en mandat de dépôt : t’es pas encore jugé et on te met quand même en taule ». Il y passe deux semaines et considère qu’en y restant plus longtemps, il serait peut-être devenu « méga caillera ». « Les gens de droite pensent que la prison est une thérapie de choc. C’est vachement plus de choc et pas du tout de thérapie : en deux semaines là-bas, j’avais croisé une cinquantaine de mecs qui m’avaient mis sur des plans en sortant si je voulais ». Considérant que la prison ne « rime à rien », Nadir affirme que l’enfermement « ne résout pas du tout le problème, au contraire, ça l’empire ».
Sa porte de Salut, il la trouve grâce à un dénommé Salah, Bac+5 « à l’époque, ça vaut un Bac+40 maintenant », qui travaillait comme animateur dans une salle de jeunes de L’Ile-Saint-Denis, « un havre de paix » où Nadir vit encore aujourd’hui, « par choix » mais aussi « parce que si tout le monde se barre, c’est là qu’on crée le ghetto ». Dans un quartier « avec un désert culturel » et des parents analphabètes, Nadir découvre le sport et la culture. Salah est le premier à l’emmener au musée.
Après avoir obtenu un Bac Sciences-Eco en candidat libre à l’université, Nadir galère « au pied des tours », tombe sur une émission d’Ushuaïa consacrée à l’Australie et part à 20 ans faire un raid à vélo entre Cairn et Sydney. Là-bas, il réalise être français et jouit surtout « d’un statut exotique ». « En France, il y a les bons et les mauvais immigrés : les Noirs et les Arabes sont ceux qui grattent le pain des Français, c’est l’Islam, ceux qui frappent leurs femmes… Toutes ces images négatives quand t’es gamin te donnent une image de toi désastreuse, mais ça, personne ne l’a compris ». Au final, Nadir passe sept ans en Australie, acquiert la nationalité et ressort avec une image de lui-même « plus belle et apaisée ».
« On n’a pas le réseau et la gueule qu’il faut »
En 2001, il entame un tour du monde à vélo avec la Croix-Rouge australienne. Le 21 avril 2002, il est en Allemagne de l’Est lorsqu’il voit apparaître le visage de Jean-Marie Le Pen. Les larmes coulent et Nadir accélère son retour en France pour voter au second tour des élections présidentielles. Prévoyant de ne rester que quelques mois, il passe finalement un CAP Cuisine dont il sort diplômé en 2003, année de la guerre en Irak.
Participant à des manifestations, Nadir se rend à Bagdad où il sert de bouclier humain pendant cinq semaines tout en envoyant des mails à son entourage et à la mairie de L’Ile-Saint-Denis. Le maire adjoint apprécie sa plume (« on ne m’avait jamais dit qu’il y avait un truc ») et Nadir organise une expo photo sur Bagdad avant de publier en 2005 son premier livre, Journal de guerre d’un pacifiste, aux éditions CFD. S’enchaînent alors deux ans de formation au Centre de Formation de Journalistes (CFJ) qui le réconcilient « avec ce pays , même s’il est le « seul fils de prolo » de sa promotion : « Ce qui manque aux habitants des quartiers impopulaires c’est le réseau. On n’a pas le réseau et pas la gueule qui faut pour plaire aux DRH ».
Diplômé en 2006, Nadir pige pour Le Parisien et France 3 puis publie aux éditions La Martinière uneLettre ouverte à un fils d’immigrés (2007) à une époque où encore peu de gens critiquaient Nicolas Sarkozy. La presse lui déroule un tapis rouge et Nadir avance dans son cheminement : « Ça m’a permis d’être plus clair avec ma propre identité. J’avais une sorte de malaise à assumer ma double culture, alors qu’aujourd’hui, je suis fier du parcours de mes parents qui pour moi sont des vrais héros de France ».
En 2008, Nadir décide de tenter l’ascension de l’Everest, sans expérience mais avec le contact d’un guide népalais hébergé à Paris. Seul Français embarqué avec onze hommes aguerris, Nadir fait partie des quatre personnes qui atteignent le sommet de l’Everest le 25 mai 2008. « J’ai pleuré de rage, de fierté, j’ai pensé à mes parents, à tes parents, à tous les prolos, à tous les campagnards, à tous les sans-réseaux, à tous les sans-grades, ça a été une revanche pour tout le monde ». Le chef d’expédition – qui ne lui parlait plus depuis qu’il avait appris son mensonge – aurait alors glissé à d’autres : « Je ne pensais pas que ce tocard aurait pu le faire ». En sort le titre d’un livre, Un tocard sur le toit du monde, publié aux éditions Lattès en 2010 et bientôt adapté au cinéma par la société de production De l’autre Côté du Périph’ (DACP).
« Mon parcours et ma vie parlent pour moi »
Après cinq séjours en Palestine, Nadir s’y rend en 2011 avec dix Français et une Française de confession juive pour réaliser son premier documentaire, Palestine . Projeté plus de trente fois, le film suscite de l’intérêt mais aussi des mises en garde (« Une collègue influente m’a dit un jour :  »J’adore ton engagement mais sur la Palestine, tu devrais faire gaffe » »). Demander à Nadir de se taire ? Impossible ! « Mon parcours et ma vie parlent pour moi. J’ai aussi fait ce film pour dire qu’on a le droit de traiter de tous les sujets. Il y a une certaine frilosité à parler de ce sujet qui m’insupporte ». La preuve, le 24 septembre 2012, Nadir intervient sur le plateau du Grand Journal avec un T-shirt Palestine qui crée un malaise sur le plateau. L’équipe veut lui mettre une veste, Jean-François Copé, également invité, semble agacé mais Nicolas Escoulan, rédacteur en chef, se défend sur Leplus du NouvelObs: « Il y avait une inscription juste en-dessous, en arabe. Or, je ne comprends pas l’arabe ».
Depuis, la vie a continué. Nadir a présenté son film de-ci, de-là, continué d’envoyer des vannes sur Facebook et pris l’avion pour Bagdad. Il y a vu la zone verte, des check-points, la police et l’armée, rencontré des féministes irakiennes, publié quatre chroniques dans Le Courrier de l’Atlas. Et puis plus rien. Sauf un SOS diffusé sur sa page Facebook : « Le Tocard est actuellement en prison à Bagdad ». Sa famille et ses amis se sont mobilisés, un comité de soutien s’est constitué et des contacts ont été pris avec le Ministère des affaires étrangères et européennes français car Nadir voyageait avec un visa presse et s’est fait arrêter dans l’exercice de ses fonctions.
Lui qui voyait peu de films au ciné étant enfant et qui s’arme aujourd’hui d’une carte illimitée « pour deux personnes », est fan de Ken Loach, Kubrick, La Haine ou Un prophète. La banlieue, certes, il ne l’a pas filmée sauf avec une télé, à la volée, depuis une voiture et ne s’en est pas remis (« j’ai pas dormi de la nuit, j’ai vomi »). Alors, il l’exporte, à sa manière, hors de nos frontières, pour qu’on en soit fiers. S’il devait la filmer, comme la Palestine, Nadir la filmerait « à mon rythme, pas de façon caricaturale », parce qu’il aime « prendre le temps d’expliquer ». Dans sa prison de Bagdad, le temps c’est sûr qu’il en a. Mais pour nous expliquer… il lui faut sa liberté.
Claire Diao
Projection de Palestine le jeudi 31 janvier à 18h30 à l’Institut du Monde Arabe (IMA) de Paris, 1 rue des Fossés Saint-Bernard 75005 Paris – Métro ligne 7 arrêt Jussieu
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«Libérez Nadir Dendoune» : l'opinion publique se mobilise

L'opinion publique se mobilise autour de Nadir , journaliste français emprisonné à Bagdad sans inculpation, depuis maintenant plus d'une semaine, pour avoir pris des photos sans autorisation. Alors que les politiques, tels que Jean-Luc Mélenchon ont clairement affiché leur soutien au journaliste, une pétition est en ligne pour le soutenir. Un rassemblement de soutien est prévu ce vendredi 1er février à 17H30 à la Fontaine des Innocents, dans le quartier de Châtelet-Les Halles à Paris. 
Un comité de soutien à Nadir Dendoune a été créé «par sa famille et ses proches». Sur sa page Facebook, on trouve la déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères: «Nous suivons avec la plus grande attention la situation de M. Nadir Dendoune, aussi bien à Paris, où les services du ministère des Affaires étrangères sont mobilisés, que sur place, à travers notre ambassade à Bagdad.» «L'organisation d'une visite consulaire sur son lieu de détention a été demandée par notre ambassade dès son arrestation connue».  
Côté politique, Nadir Dendoune peut compter sur le soutien de Noël Mamère ou encore Jean-Luc Mélenchon qui a publié ce vendredi un communiqué sur son blog: «Je tiens à exprimer ma plus vive inquiétude concernant l'incarcération depuis neuf jours en Irak de notre compatriote le journaliste Nadir Dendoune. La plus grande solidarité s'impose avec ce professionnel connu en France et au-delà de nos frontières pour sa défense de la liberté, de la paix et des droits humains.» L'ancien candidat du Front gauche à la présidentielle de 2012 dénonce cette situation «inacceptable" et «appelle le gouvernement à tout faire pour qu'un contact puisse être établi avec lui, qu'il puisse faire valoir ses droits et être libéré dans les plus brefs délais.» RFI rapporte que Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste a écrit à l'ambassadeur d'Irak tandis que le député socialiste Pouria Amirshahi, espère sa libération prochaine. 
Les journalistes se mobilisent également pour soutenir leur confrère. Ainsi, Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité et député européen, a écrit à l'ambassadeur d'Irak pour protester fermement contre cette arrestation. Il a demandé sa «libération immédiate». Reporters sans frontières (RSF) et son organisation partenaire en Irak, le Journalistic Freedoms Observatory, ont adressé un courrier, mercredi 30 janvier, au Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, «afin de demander davantage d’informations sur les circonstances de l’arrestation du journaliste et sur les charges qui pèsent actuellement à son encontre. Le courrier a été remis en mains propres aux autorités irakiennes à Bagdad». 
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Liberté pour Nadir Dendoune !

Le journaliste franco-algérien Nadir Dendoune a été arrêté en Irak le 23 janvier. Il y est détenu depuis, sans explication et sans que les autorités consulaires françaises aient pu lui rendre visite. Il est en Irak avec un visa de journaliste et une accréditation du Monde diplomatique. Nadir s’était déjà rendu dans ce pays en 2003 pour servir de « bouclier humain » face à la menace de guerre. Selon des informations non confirmées, on lui reprocherait d’avoir pris sans autorisation des photos d’une usine de traitement des eaux. Cette arrestation est scandaleuse.
Le Syndicat national des journalistes irakiens a déclaré le 29 janvier :« Nous disons aux forces de sécurité d’arrêter d’empêcher nos journalistes de travailler, même quand ils utilisent un appareil photo, qui sert simplement à montrer la vie quotidienne des gens, et qui sert également à fonder les bases solides de la démocratie. Le journaliste sert aussi au respect de la loi, des libertés. Un appareil photo n’est pas un bâton de dynamite ou une mine artisanale, mais une arme qui sert à crier la vérité. C’est l’œil de la vérité. »
Nadir a publié plusieurs livres, dont Lettre ouverte à un fils d’immigré(Danger public, Paris, 2007), en forme d’autobiographie.
Un comité de soutien pour sa libération s’est créé sur Facebook.
Une conférence de presse sur son cas se tiendra le jeudi 31 janvier à 17 heures à l’Institut du monde arabe (IMA), où est prévue, à 18 h 30, la première projection de son film Palestine.
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Liberté pour Nadir Dendoune!

Jeunes Communistes de France

le 30 janvier 2013
Le journaliste Nadir Dendoune est emprisonné depuis maintenant une semaine en Irak. Il a été interpellé dans l’exercice de son métier, puisqu’il disposait d’un visa presse. En reportage pour le Monde diplomatique et Le Courrier de l’Atlas, il était en train de prendre des photos dans le quartier de Dora, dans le sud ouest de Bagdad. Il effectuait un reportage dans ce pays pour décrire la situation sociale et pays dix ans après l'intervention américaine.
Nadir Dendoune n’a pas le profil des journalistes que l’on croise régulièrement sur les grandes chaînes de télévision. Journaliste indépendant, collaborateur régulier de plusieurs journaux comme ceux cités plus haut ou encore l’Humanité, il fait partie de ces citoyens qui s’engagent et ne se fixent aucune limite dans l'exercice de leur métier.
Après avoir effectué le tour de l’Australie en vélo, il a également gravi l’Everest sans aucune préparation et servi de bouclier humain lors de son premier séjour en Irak en 2003. Il en a tiré plusieurs ouvrages, notamment « Un tocard sur le toit du monde », surnom qu’il a gardé depuis cette époque.
Il est surtout un homme engagé pour la paix et la justice en Palestine à travers ses actions au sein de son association avec laquelle il a réalisé un film intitulé« Palestine ». Il fut également très engagé pour la libération de Salah Hamouri, jeune franco-palestinien, emprisonné injustement pendant plus de 7 ans en prison. À l'automne dernier, il fit un passage télé remarqué sur ce même thème: arborant un t-shirt Palestine, la chaîne qui l'accueillait avait délibérément masqué son message.
La liberté de parole et d’information est aujourd’hui bafouée. Nous exigeons donc des autorités françaises qu’elles agissent rapidement pour que Nadir Dendoune retrouve la liberté au plus vite.
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et beaucoup d'autres...