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vendredi 21 mars 2014

Rappel : Pétition : solidarité avec les victimes des microcredits à Ouarzazate

Pétition : solidarité avec les victimes des microcredits a ouarzazate
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Pétition mise en ligne le lundi 17 février 2014

En partenariat avec : ailes-femmes du Maroc,
Elle sera envoyée à : ministre marocain de la justice


Texte de la pétition :

Solidaires des familles et des femmes victimes des organismes des microcrédits à Ouarzazate, nous signataires de la pétition, nous sommes scandalisés d'apprendre la condamnation à des peines de 1 an ferme et une amende prononcées le 11 février contre Mme Amina Mourad et Mr Bennacer Smaini.

Nous demandons l’arrêt des poursuites judiciaires contre Amina et Bennacer
.


  PDF à télécharger pour plus d'infos

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Les commentaires au 19/3/2014
 Le micro crédit, c'est le cheval du Troyes du Capitalisme version néolibérale pour asservir les travailleurs pauvres des pays où le travail est encore une valeur sociale et non marchande.
Merci qui ?

Par jiB)-
Le 02/03/2014 à 12:54:54

je demande également la non- obligation de paiement des intérêts outranciers pour les familles qui se sont endettées avec ces micro-crédits ! ce sera plus clair !
Par un anonyme
Le 26/02/2014 à 10:33:43

Le texte de la pétition prend la défense des victimes de micro-crédits abusifs et soutient les deux "dirigeants" associatifs injustement condamnés pour un combat, qu'ils ont mené, totalement justifié.
Je n'y vois aucune mauvaise interprétation possible, même si la lecture de la pièce jointe mérite vraiment la lecture par les précisions qu'elle apporte sur ces ignominies.

Par Lionel OUTRIGGER
Le 20/02/2014 à 14:47:43

Les bonnes idées des uns (micro-crédits) sont reprises par des banques qui ne reculent devant rien pour augmenter leurs bénéfices. Si de plus une pseudo justice s'en mêle pour empêcher les contre pouvoirs, c'est révoltant. Cette absence de morale me fait honte !
Hélas, le message de Cyberacteurs n'est pas clair, il oblige à lire le document rattaché. On ne comprend pas si la condamnation est celle des faiseurs de micro-crédits truqués (et donc trop légère) ou celle de défenseurs des endettés (et donc injuste)...

Par antidote
Le 20/02/2014 à 13:51:52

La Finance, après avoir failli éclater en 2006-2008 avec les bulles spéculatives qu'elle a créées, puis avoir été sauvée par les fonds publics de tous les états (nos impôts), fabrique maintenant son prochain exploit en prêtant de l'argent aux plus pauvres de la planète. Ces dettes, irremboursables, seront incluses dans des fonds pourris qui .... Je vous laisse deviner la suite !
Pétition importante, donc.

Par Lionel OUTRIGGER
Le 19/02/2014 à 23:12:25

faites régner la justice
Par fouzia
Le 19/02/2014 à 18:04:07

Je ne connais pas cette association AILES mais je connais bien la cause qu'elle défend, et j'encourage à signer cette pétition.Depuis le début je suis de près cette affaire d'énorme arnaque sous prétexte de microcrédits où des milliers de pauvres, principalement des femmes de la région de Ouarzazate se sont endettées et se trouvent dans une misère pire qu'avant, mais où des banques se sont enrichies. Le deux défenseurs de cette population se retrouvent en prison avec une grosse amende.
Par Marie-Jo
Le 19/02/2014 à 11:26:49










lundi 3 mars 2014

Point hebdomadaire n°56 sur la campagne de parrainage des prisonniers d’opinion au Maroc



Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre

Point hebdomadaire n°56 sur la campagne de parrainage des prisonniers d’opinion au Maroc

Haj Ali El-Manouzi n’est plus. Il est décédé la semaine dernière après une vie de plus de cent ans, toute vouée au combat pour la liberté, la dignité et l’État de droit au Maroc. Son nom est intiment lié au mouvement de libération nationale, au mouvement des droits de l’Homme et tout particulièrement au mouvement de lutte contre la disparition forcée et l’impunité au Maroc. Il n’a eu de cesse de réclamer justice et vérité pour son frère Brahim, victime d’une exécution extrajudiciaire, dont le lieu d’inhumation n’est toujours pas connu, ainsi que pour son fils Houcine, le syndicaliste enlevé à Tunis le 29 octobre 1972 et porté disparu depuis. L’ASDHOM s’incline devant sa mémoire et présente ses sincères condoléances à sa femme et à toute sa famille. L’ASDHOM, qui a fait du combat de Haj Ali El-Manouzi pour la vérité sur les disparitions forcées une de ses batailles, continue cette lutte au sein du Collectif Al-Haqiqa (Vérité) aux côtés de l’un de ses fils, Rachid El-Manouzi, président de l’APADM (Association des Parents et Amis des Disparus au Maroc).

Avant de traiter les informations que nous avons reçues de nos groupes de prisonniers d’opinion que nous parrainons, nous faisons un petit retour sur les plaintes déposées en France et auprès du Comité de l’ONU contre la torture et qui ont fait couler beaucoup d’encre. Juste pour dire à ceux qui s’offusquent, parmi les plumes chauvines et aux ordres, du dépôt de plaintes en France contre le patron de la DST marocaine et qui appellent à aller au-delà de la suspension par le Maroc de la coopération judiciaire avec la France, que bizarrement on les a pas entendu quand il s’agissait de la plainte déposée en France par Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, contre d’abord Joseph Tual, le journaliste spécialiste de l’affaire Ben Barka, et ensuite contre l’avocat la famille Ben Barka, Me Maurice Buttin. Ce citoyen marocain a bien utilisé les services de la justice française sans même qu’il soit présent sur le territoire puisqu’il a été représenté par deux avocats dont celui de l’État marocain, chèrement rémunérés. Si Joseph Tual et Me Buttin se sont présentés devant leurs juges sans que cela ne leur pose problème, pourquoi alors, Abdellatif Hammouchi, patron de la DST, censé être un homme de droit, doit-il avoir peur de le faire ? Il reste innocent de toutes les charges qui pèsent contre lui jusqu’à preuve du contraire et il le sait. Pourquoi alors avoir peur d’une simple plainte et ne pas venir affronter ses accusateurs s’il n’a rien à se reprocher. La justice française reste tout de même, et jusqu’à nouvel ordre, une justice indépendante, à moins qu’il la considère l’égale de celle du Maroc et c’est ce qui explique sa peur d’en faire les frais comme tant de victimes parmi ses compatriotes.
L’ASDHOM soutient toutes les victimes de torture et l’ACAT qui ont déposé ces plaintes et considère qu’on ne doit pas sacrifier la lutte pour la justice et la vérité sur l’autel des relations diplomatiques. On a vu les dégâts que celles-ci ont engendrés dans l’affaire Ben Barka.

Revenons maintenant au sujet de notre point hebdomadaire et qui nous préoccupe tant.

Groupe Ouarzazate-Microcrédit : Pour se solidariser avec Amina Mourad et Bennacer Ismaini, les deux coordinateurs du mouvement de défense des victimes du microcrédit (voir points précédents), condamnés à un an de prison ferme, ATTAC-Maroc ainsi que l’Association de protection populaire et le mouvement 20-Février de Rabat ont organisé une conférence de presse le vendredi 28 février à Rabat. Les deux coordinateurs étaient présents aux côtés l’eurodéputée Marie-Christine Vergiat (GUE) qui avait déjà interpellé les responsables marocains sur les dégâts que provoquent les dérives de ces microcrédits. Amina et Bennacer ont relaté à la presse les quatre ans de lutte et les derniers développements de ce dossier qui est resté méconnu chez les medias. Ils ont ensuite annoncé leur pourvoi en cassation fait par leurs avocats qui ont 60 jours pour préparer leur mémorandum. En attendant, les deux coordinateurs, soutenus par les démocrates marocains et étrangers, ne chôment pas. Plusieurs initiatives sont en vue dont un meeting le 8 mars à Marrakech, un autre meeting à Rabat les 22 et 23 mars ainsi qu’une caravane du 24 au 28 avril qui traversera Ouarzazate, Agdz, la vallée du Draa, Kalaât Mgouna, la vallée du Dades et Rich dans la vallée de Ziz du moyen Atlas.

Groupe UNEM-Fès-Kénitra : Les cinq prisonniers politiques de l’UNEM-Kénitra Abderrahim Taouil, Ismail El-Ahmar, Abderrazak Jakko, Zakaria Rakkas et Karim Boussaâdan qui comparaissaient le mardi 25 février devant le tribunal de 1ère instance de Kénitra ont vu leur procès reporté au 5 mars prochain. Rappelons qu’ils sont placés en détention préventive à la prison Aouad depuis le 20 janvier 2014 (voir points précédents) et qu’ils observent une grève de la faim depuis le 22 février pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de détention et surtout leur libération.
A Fès, le jeune Mohamed Adli, militant de l’UNEM et du mouvement 20-Février, a été condamné par le tribunal de 1ère instance de Fès à 2 mois de prison ferme après avoir passé 6 mois en détention provisoire. Trois autres militants de l’UNEM-Fès ont été condamnés aussi la prison ferme. Il s’agit de Mohamed Boujnah, de Abdelhaq Bouti et de Mohamed Ghalout qui a été arrêté moins d’une semaine après sa libération (voir points précédents).

Groupe sahraouis-Laâyoune : Arrêté le 14 février 2014 à Laâyoune, le jeune sahraoui Abdelaziz Maftah a été présenté le 16 février devant le Procureur du roi près du tribunal de première instance de Laâyoune qui a décidé de le poursuivre en état de liberté.
Par ailleurs, l’ancien prisonnier politique sahraoui Abdelmoutaleb Sarir (29 ans) a été de nouveau arrêté le 18 février à Laâyoune. Sa famille était surprise de le voir en compagnie de membres de la police, les mains menottées et des traces de violences sur son visage, quand ils ont débarqué chez elle à la recherche d’un ordinateur que Sarir est supposé détenir. Son père a déposé une plainte pour réclamer une enquête urgente concernant les violences et le viol qu’aurait subi Sarir pendant sa garde à vue du 18 au 21 février. Sarir a observé deux grèves de la faim dont la dernière à partir du 28 février pour réclamer des meilleures conditions, son transfert dans une autre cellule pour le séparer des prisonniers nombreux de droit commun et pour que les autorités donnent suite à la plainte de son père.
Avant lui et toujours à Laâyoune, c’était au tour d’un autre ancien prisonnier politique, Abdeslam Loumadi, d’être arrêté le 21 janvier 2014. Après 32 jours de détention préventive à la prison de Laâyoune, Abdeslam a comparu devant le tribunal de première instance le 26 février. Son procès a été reporté au 5 mars 2014 pour permettre à sa défense de préparer son dossier. Il a également observé une grève de la faim à partir du 1er février. Son état de santé s’est détérioré après 17 jours de grève. Après plusieurs lettres de sa mère aux autorités marocaines, l’administration pénitentiaire a accepté enfin de le transférer à l’hôpital de Laâyoune.

Groupe Imider-Mineurs : Le Mouvement sur la voie de 96 nous a fait état le 1er mars de l’arrestation scandaleuse de trois de ses militants. Omar Moujane (membre du comité de dialogue), Brahim El-Hamdaoui et Abdessamad Madri ont été sortis de force de la voiture qui les ramenait en compagnie d’autres membres de leurs familles au mont Alban, où se tient le sit-in pacifique des mineurs depuis août 2011. Le Caïd de Tinghir et les gendarmes du centre d’Imider ont brisé d’abord les vitres de ladite voiture et ont ensuite brutalement procédé à l’extirpation des trois militants. Ceux-ci ont été blessés par le bris de glace et ensuite battus à terre en présence de leurs mères. Les femmes qui les accompagnaient n’ont pas échappé à ce sort. Elles ont été, elles aussi battues et insultées, ce qui a provoqué l’évanouissement d’une parmi elles. La sœur de l’un des trois arrêtés a eu le bras cassé. Une autre a été menacée par un gendarme à l’aide de son arme.
Les trois militants arrêtés ont été transférés au centre de la gendarmerie royale de Tinghir. Pour les soutenir, les villageois d’Imider ont manifesté le long de la route N10 et ce jusqu’au pied du mont Alban où ils se sont réunis en assemblée générale.
Nous revenons à ce sujet dès qu’on a plus de précisions.

Le bureau exécutif de l’ASDHOM
Paris, le 3 mars 2014

lundi 24 février 2014

solidmar:blogspot.com : Quinze jours de titres solidmar,du 9 au 23 février 2014

Il y a un an, le 17 février  : Le  procès inique de Gdeim Izik se termine sur des verdicts scandaleux.
Il y a 3 ans, le 20 février : L’espoir créé par le Mouvement du 20 Février est tenace !
Il y a 5 ans , le 22 février: le blog Solidmar a été créé. Plus de 2 000 000 de pages ont été vues.
Il y a  37 ans le Maroc a envahi illégalement le Sahara Occidental, l’occupe toujours alors qu’aucun pays au monde ne reconnait sa souveraineté sur cette terre et sur ce peuple.
Il y a 50 ans Maître Maurice Buttin commençait à lutter pour la vérité dans l’affaire Ben Barka. La France et le Maroc refusent toujours  que cette la vérité soit connue.
Il y a 64 ans il y avait des bidonvilles en France, en 2014 le changement espéré n’a pas eu lieu.
Et depuis combien de temps la torture est-elle inscrite dans la gouvernance du Maroc ?

NB : pour chaque série d’infos, commencer par le bas, la plus ancienne
 

mardi 18 février 2014

Solidarité avec les victimes des microcrédits au Maroc, Marie-Christine Vergiat. Pétition


Communiqué de Marie-Christine Vergiat - députée européenne Front de Gauche - Bruxelles 12/02/2014 - 

Depuis début 2011, 4 500 femmes regroupées dans l’Association de Protection Populaire pour le Développement Social mènent un combat courageux contre les organismes de microcrédit pour abus de confiance et conditions de crédit insoutenables qui ont entraîné leur surendettement et une paupérisation aggravée. 
Amina Mourad et Benasser Ismaini, les deux coordinateurs du mouvement dans la région de Ouarzazate, sont traînés en justice depuis trois ans pour avoir défendu, rassemblé les victimes des microcrédits dans leur région et mis à nu les abus des organismes de microcrédits.
En avril 2013, les deux militants avaient été blanchis lors du procès en première instance et les quatre organismes de microcrédit qui avaient porté plainte avaient retiré leur plainte. Mais un nouvel organisme de microcrédit avait relancé l’affaire en appel et le procureur avait requis en novembre 2013 cinq ans de prison ferme à l'encontre des deux militants.
Ce mardi 11 février a été prononcé un verdict d'une incroyable dureté : un an de prison ferme, 30 000 dirhams d’amende (douze fois le revenu mensuel moyen marocain !) auxquels s'ajoutent 10 000 dirhams d'indemnité à l'organisme de microcrédit à l'origine de la plainte.
Alors que ni les témoins à charge, ni l’avocat de cet organisme ne se sont présentés au tribunal et que ce jugement intervient après un procès entaché de multiples vices de forme, il ne fait pas de doute que le but recherché est de faire peur aux victimes et de briser leur mouvement.

Pour autant, le mouvement contre les abus des organismes de microcrédit ne cesse de se développer, dans la région de Ouarzazate et ailleurs. 

Amina et Benasser ont dix jours pour se pourvoir en cassation, restons mobilisés à leurs côtés.
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Par Maroc Solidarité et CVitoyenneté Grenoble
 
 Bonjour

Après la lourde condamnation décidée à la cour d'appel de Ouarzazate, par
un juge spécialement envoyé de Rabat pour un procès fabriqué par le Maghzen
à l'encontre des deux animateurs de l'association de défense des victimes
du microcrédit, Amina Morad et Benacer Ismaïni, une pétition* a été lancée
sur internet pour réclamer au Ministre de la justice de revenir sur cette
condamnation (un an de prison ferme et 30.000 Dh d'amende !!).
Nous vous invitons à consulter cette pétition et à la signer.
Notre objectif est de protester contre cette condamnation, alors que ces
deux militants avaient été innocentés en première instance, et de demander
au gouvernement marocain de soutenir les associations de la société civile
qui défendent les pauvres contre l'avidité des banques plutôt que de les
faire condamner. Rappelons que les taux d'intérêt réels exigés par ces
banques sur les microcrédits au Maroc peuvent dépasser 40, 50 et même
parfois 100% !! Sans parler des moyens souvent violents qu'elles emploient
pour extorquer de tels intérêts...
Voici l'adresse où se connecter pour consulter cette pétition *:

http://www.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_ministre_de_la_justice_Au_Maroc_soutien_aux_victimes_des_microcredits_de_Ouarzazate//?launch

Par ailleurs une caravane de solidarité pour Ouarzazate se prépare pour le
printemps avec le soutien d'ATTAC Maroc et du CADTM international.

Amicalement,

Marc Ollivier
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 * Deux pétitions 
*N'ayant aucune confiance en Avaaz (voir les critiques sur Google), je conseille la pétition des cyberacteurs pour la même cause (NDLR) :
 http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/voir_attente.php?id=738

dernières nouvelles de l'affaire des microcrédits

Par Souad, 13/2/2014
La campagne de soutien avec Amina et Nacer se poursuit, il reste moins d'une semaine pour le dépôt du recours en cassation.

Nous avons largement envoyé le communiqué   et espérons beaucoup de la solidarité internationale.



Sur place à Ouarzazate la mobilisation se développe, un comité de soutien s'est mis en place. 

Ce comité s'est élargi à toutes les associations, partis, syndicats de la région de Ouarzazate. 

Merci de votre soutien et solidarité.

Je vous met en fichier joint  la dernière vidéo avant le jugement :



mercredi 5 février 2014

Solidarité avec les victimes des microcrédits de Ouarzazate



Par Attac/CADTM Maroc, 28/01/2014
 

Le verdict  est annoncé pour le 11 février 2014.

 La 21ème séance du  procès de Amina Morad et Benacer Smaïni, les 2 militants de l’association de défense des victimes des microcrédits de Ouarzazate s’est tenu ce mardi 28 janvier 2014 devant la Cour d’appel de Ouarzazate. Le jugement devrait être prononcé 11 février 2014 .

Plus de 200 victimes des microcrédits, venues de toute la région, ont manifesté ce matin devant le Tribunal de Ouarzazate, montrant ainsi leur solidarité entière avec les responsables de leur association.

L’avocat de Inma, l’organisme de microcrédit qui avait déposé plainte ne s’est pas présenté au tribunal.

Les avocats de la défense ont plaidé durant plus de 2h et cette fois ont pu présenter des contrats prouvant les taux élevés appliqués et mettre en accusation le système du microcrédit qui loin d’être un instrument de lutte contre la pauvreté, ne fait que la renforcer . Vingt témoins parmi les victimes  se sont présentés pour comparaitre, n’ont pas été entendus par  le procureur , qui n’a pas non plus entendu le seul témoin de Inma, la partie adverse.


Rappel : Les quatre organismes de microcrédit qui avaient porté plainte contre Amina Morad et Benacer Smaïni pour escroquerie, diffamation et menaces avaient retiré leur plainte et les deux militants avaient été blanchis lors du procès en 1ère instance. Mais un nouvel organisme, INMAA, lié à l’ONG AMSED et à Planet Finances a relancé l’affaire en appel. Le Procureur avait requis le maximum de la peine, soit 5 ans de prison ferme pour Amina Morad et Benacer Smaïni, militants de l’association de défense des victimes des microcrédits, devant la Cour d’appel de Ouarzazate lors de la 3ème séance du procès en appel le 12 novembre 2013. 



Le verdict sera prononcé le 11 février 2014.

Nous appelons à une large solidarité, nationale et internationale

-          Contre la criminalisation de la lutte des victimes des microcrédits

-          Pour l’acquittement pur et simple de Amina Mourad et Benacer Bensmaïn, défenseurs des droits de ces victimes

  Le déroulement du procès aujourd'hui semble plutôt positif et on peut donc  avoir bon espoir pour le 11. Ne relâchons pas la mobilisation.