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jeudi 24 novembre 2016

Wallid Salek Batal, arrêté le 21 novembre 2016, a comparu le 23 novembre 2016 tribunal de première instance de Smara.Verdic le 24

Wallid Salek Batal a 22 ans, il est membre de l’équipe des journalistes de Smara News et participe à l’Intifada pacifique sahraouie. Il a été arrêté le 21 novembre 2016 par la police marocaine dans sa ville de Smara.
Il est accusé d’avoir participé aux manifestations de mai 2013 qui ont réuni près de 3000 participants à Smara. Ces manifestations qui se sont déroulées dans toutes les villes du Sahara occidental, s’adressaient au Conseil de Sécurité de l’ONU en soutien à la proposition des USA de mettre en place un observatoire indépendant missionné à rendre compte de la question des droits de l’homme dans le territoire non autonome du Sahara occidental. Proposition qui a rencontré l’opposition de la France.
Exceptionnellement les forces de police marocaines ne sont pas intervenues au cours des trois jours de ce mouvement populaire qui s’est déroulé dans le calme.
Wallid Salek Batal a comparu le 23 novembre 2016 devant le tribunal de première instance de Smara. De nombreux Sahraoui(e)s étaient venus devant le tribunal pour le soutenir. Il a été accusé d’avoir attaqué des hommes de la sécurité marocaine, de leur avoir jeté des pierres, mis le feu et autres charges fabriquées et sans fondement. Le verdict sera rendu jeudi 24 novembre 2016.
Message: Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique
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mercredi 5 février 2014

Solidarité avec les victimes des microcrédits de Ouarzazate



Par Attac/CADTM Maroc, 28/01/2014
 

Le verdict  est annoncé pour le 11 février 2014.

 La 21ème séance du  procès de Amina Morad et Benacer Smaïni, les 2 militants de l’association de défense des victimes des microcrédits de Ouarzazate s’est tenu ce mardi 28 janvier 2014 devant la Cour d’appel de Ouarzazate. Le jugement devrait être prononcé 11 février 2014 .

Plus de 200 victimes des microcrédits, venues de toute la région, ont manifesté ce matin devant le Tribunal de Ouarzazate, montrant ainsi leur solidarité entière avec les responsables de leur association.

L’avocat de Inma, l’organisme de microcrédit qui avait déposé plainte ne s’est pas présenté au tribunal.

Les avocats de la défense ont plaidé durant plus de 2h et cette fois ont pu présenter des contrats prouvant les taux élevés appliqués et mettre en accusation le système du microcrédit qui loin d’être un instrument de lutte contre la pauvreté, ne fait que la renforcer . Vingt témoins parmi les victimes  se sont présentés pour comparaitre, n’ont pas été entendus par  le procureur , qui n’a pas non plus entendu le seul témoin de Inma, la partie adverse.


Rappel : Les quatre organismes de microcrédit qui avaient porté plainte contre Amina Morad et Benacer Smaïni pour escroquerie, diffamation et menaces avaient retiré leur plainte et les deux militants avaient été blanchis lors du procès en 1ère instance. Mais un nouvel organisme, INMAA, lié à l’ONG AMSED et à Planet Finances a relancé l’affaire en appel. Le Procureur avait requis le maximum de la peine, soit 5 ans de prison ferme pour Amina Morad et Benacer Smaïni, militants de l’association de défense des victimes des microcrédits, devant la Cour d’appel de Ouarzazate lors de la 3ème séance du procès en appel le 12 novembre 2013. 



Le verdict sera prononcé le 11 février 2014.

Nous appelons à une large solidarité, nationale et internationale

-          Contre la criminalisation de la lutte des victimes des microcrédits

-          Pour l’acquittement pur et simple de Amina Mourad et Benacer Bensmaïn, défenseurs des droits de ces victimes

  Le déroulement du procès aujourd'hui semble plutôt positif et on peut donc  avoir bon espoir pour le 11. Ne relâchons pas la mobilisation.




samedi 30 novembre 2013

AFFAIRE HIBA & JIHANE: 4 ANS DE RECLUSION CRIMINELLE



Par GT, illion, 26 /11/2013
Il est 3h du matin quand la nouvelle tombe : 4 ans de réclusion criminelle pour chacun des agresseurs… Rabii Tazi et Khalil Bendriss sont reconnus coupables. 
 Hier, un sit-in a été organisé devant la cour d’appel de Rabat par le comité de soutien aux victimes de viol et d’agressions sexuelles. Maître Jamila Sayouri, mère de Hiba nous déclare : « Nous avions été accusés par les familles des agresseurs d’avoir orchestré une pièce de théâtre. Je suis contente que justice soit faite, même si 4 ans de réclusion criminelle, est un verdict clément par rapport au préjudice subi, je considère que nous avons remporté une victoire »  GT
 http://www.illionweb.com/affaire-hiba-jihane-4-ans-reclusion-criminelle/

vendredi 15 juin 2012

Mohamed Sokrate condamné à

 La mystérieuse condamnation de Sokrate, blogueur 
et libre-penseur 
Par Slate Afrique, 14/6/2012
 
Le célèbre blogueur marocain, Mohamed Sokrate, activiste du web et libre penseur, a été condamné le 14 juin à deux ans de prison ferme pour possession et trafic de drogue par le tribunal de première instance de Marrakech. 
Son arrestation, le 29 mai, et toute la procédure qui s'en suit, sont entachées d'irrégularités, selon ses défenseurs. Pour son avocat Me Tahar Abou Zaid cité par le site d'information marocain Yabidali.com, «c’est une sentence lourde». «La cour a refusé toutes les requêtes portant sur les vices de formes relevés par la défense, sans qu’elle ait pris le soin de les consulter comme il est d’usage dans tout procès, regrette encore l'avocat. Et elles sont nombreuses. Nous avons insisté sur le fait que le blogueur a été victime d’enlèvement et non d’arrestation comme il est inscrit dans le procès-verbal de la police. Des témoins affirment en effet que des individus en tenue civile ont forcé Sokrate à monter dans une voiture jaune portant une plaque d’immatriculation française.» Les douanes, d'ordinaire impliquées dans les affaires de drogue, étaient également absentes du procès, a continué Me Abou Zaid... Pour l'entourage du blogueur, il ne fait pas de doute que cette condamnation n'est liée à aucun trafic de drogue. C'est ce que pense le coordinateur de la campagne pour la libération de Sokrate, cité par le site militant marocain Mamafakinch.com: «Les charges contre Sokrate sont en totale contradiction avec ses convictions et ses pratiques. Il a toujours préféré travailler en tant que vendeur ambulant, plutôt que d’accepter un travail illégal comme celui qu’on lui impute.» D'après Mamfakinch, qui cite des soutiens de Sokrate, son frère et son père auraient même été arrêtés et menacés d'être maintenus en captivité s'il ne signait pas les aveux que lui proposait la police. Cette dernière information est évidemment à prendre avec des pincettes, mais elle témoigne bien de l'opacité qui règne autour de cette affaire. Mohamed Sokrate est connu pour sa liberté de ton, son anti-islamisme, et ses prises de positions critiques des institutions marocaines, notamment la monarchie.

mercredi 28 octobre 2009

Une sentence bien clémente pour les tortionnaires de la petite Zineb Chtit

Zineb devant la cour
ParJillian C. York, 27/10/2009
Traduit par Abdoulaye Bah

En septembre, on apprenait que Zineb Chtit, une fillette marocaine, avait été sévèrement battue alors qu'elle travaillait comme bonne. La semaine dernière, il a été annoncé que l'auteur de l'attaque, Mme Nawal Houmin, la femme du couple qui l'employait, devait être sanctionnée pour son crime par une condamnation à trois ans de prison et une amende de 13.000 dollars. De nombreuses organisations de défense des droits humains ont dénoncé la sentence, la considérant trop clémente.
Le blogueur Crazy Moor dit [en anglais]:Mais de nombreuses associations des droits humains disent qu'elles vont faire appel au nom des 60 000 à 80 000 enfants travailleurs.
Le Président de l'Association “Touche pas à mon enfant”, Mme Najia Adib, dit que la sentence ne reflète pas le degré d'atrocités commises, parce que la petite fille avait été enfermée dans une cave.
Les faits ont eu lieu à l'est du Maroc, dans la ville d'Oujda. Le site très populaire Oujdacity.net, qui s'autodéfinit “le premier portail du Maroc oriental”, commente l'incident. :
حكمت المحكمة الابتدائية بوجدة يوم الأثنين 12 أكتوبر 2009 بثلاث سنوات ونصف سجنا نافذا وتعويض مالي قدره 100 ألف درهم على زوجة القاضي مشغلة الطفلة زينب ، الحكم اعتبره عدة محامين بوجدة انه كان قاسيا ، ولم يأخذ بعين الاعتباراي ظرف من ظروف التخفيف … وهو حكم فاجأ الجميع لأنه جاء خلافا لما كان يردده الرأي العام الذي كان يتوقع ان يكون الحكم لا يتجاوز بضعة اشهر
Lundi, le 12 octobre 2009, le tribunal de première instance de Oujda (est du Maroc) a condamné à trois ans et demi de prison (sans mise à l'épreuve), et une compensation financière de 100,000 dirhams ($13,000) contre la femme du juge qui employait la petite bonne Zaineb. Plusieurs juristes d'Oujda considèrent la sentence dure, la cour n'ayant pris en compte aucune des circonstances atténuantes … La condamnation a surpris tout le monde car l'opinion publique semblait s'attendre à une condamnation qui n'aurait pas dépassé quelques mois de prison.
Solidarité Maroc cite cette remarque sarcastique (source Frajafilm) :
Malgré les dénonciations concernant les deux époux, seule l'épouse a été inculpée, alors que le juge a été innocenté. Encore une illustration de la justice, au Maroc.
Le blogueur Moustapha Mouden du blog collectif SidiSlimane, commentant sur la chaine de télévision 2M, le travail des mineurs dit de cette affaire:
يجب الآن الانتقال إلى المرحلة الثانية، وهي التحسيس ومواجهة الظاهرةومحاربتها في العمق
أي أن المشكل في فقر الأسر التي تبعث بناتها للاشتغال..
.لكن هناك كذلك مشكل الوعي بخطورة القضية، وبالتالي لا تكفي القوان
Nous devrions passer à la seconde phase de la campagne et du combat pour la solution du problème [du travail des mineurs] à ses sources. C'est-à-dire l'état de dénuement qui pousse tant de familles pauvres à envoyer leurs enfants au travail. Mais il y a aussi l'aspect de la prise de conscience de ce problème dont les lois ont démontré l'insuffisance du traitement.
Le blogueur analyse aussi le problème de la prise de conscience, quelque chose que les lois ne peuvent pas changer:
يجب التركيز على مسألة الوعي، والتحسيس بمختلف عواقب تشغيل الفتيات… وهو ما يتطلب كذلك إعمال النصوص القانوينة الخاصة بالموضوع، وإشعار السلطات المعنية بضرورة القيام بواجبها، ومن ذلك اتفاقية حقوق الطفل التي صادق عليها المغرب، ومدونة الشغل التي تجرم تشغيل من هو/هي في أقل من 15 سنة، وكذلك قانون إجبارية تدريس الأطفال
Nous devons nous concentrer sur la prise de conscience et l'information sur les différentes conséquences de ce phénomène en ce qui concerne les filles…Cela demande aussi une réforme législative et une plus grande rigueur des autorités dans l'application de la Convention des droits de l'enfance, ratifiée par le Maroc, et du code du travail, qui condamnent le travail des mineurs, c'est-à-dire le travail des enfants de moins de 15 ans, ainsi que de la loi elle-même, en rendant l'éducation obligatoire pour tous les jeunes enfants de ce pays.
L'auteur remercie particulièrement Hisham pour sa contribution à ce billet.