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samedi 18 mars 2017

Imider/ Beni Oukil.. Stop au harcèlement des militants pour une justice climatique.


Alors que les habitants de la commune d’Imider continuent de résister face à l’exploitation de leurs ressources minières et hydrauliques en maintenant leur sit-in sur le mont Alebban pour la sixième année consécutive, les autorités continuent de les combattre avec le même acharnement, et toujours les mêmes méthodes.
Ainsi, plus d’une trentaine de militants d’Imider ont été interpellés et certains ont été condamnés à des peines d’emprisonnement.
Le 19 février dernier, une dizaine de jours après son arrestation, le militant Ahmed Ammad a été condamné à 3 mois de prison avec sursis; le 9 mars a démarré (?) le procès de son camarade Said Madri qui a été arrêté le 23 janvier avant que la police n’appréhende Abderrahman Akhidir le 22 février.
Cette lutte acharnée contre les militants ne vise pas seulement nos camarades à Imider. Dans l’Oriental, à Beni Oukil, la résistance qu’ont exprimé les habitants face à la mise en place d’une carrière mettant en péril l’équilibre biologique (?) dans la région, a conduit à l’arrestation de deux leaders du mouvement, Mohamed Akkad et Mohamed Ennaimi qui, aux côtés de 14 autres activistes, ont été condamnés par la justice.
Nous, militants d’ATTAC Maroc :
-        Dénonçons ces campagnes de répression menées par les autorités locales à l’encontre des militants écologiques à Imider, Beni Oukil..
-        Nous nous félicitations de la mise en liberté de Mohamed El Akkad, Mohamed Ennaimi et leurs 14 camarades et dénonçons leur condamnation à des peines de prison et des amendes.
-        Demandons la libération immédiate de tous les militants emprisonnés à Imider, et l’arrêt des poursuites judiciaires à leur encontre.
-        Réitérons notre entière solidarité avec les militants en sit-in sur le mont Alebban et les luttes des habitants de Beni Oukil contre les projets nuisant à l’environnement et à l’homme.
-        Appelons à plus de solidarité et de sensibilisation sur les questions environnementales qui s’articulent inévitablement avec les autres questions sociales, économiques et politiques.
-        Réitérons notre volonté de construire un mouvement pour une justice climatique dont l’activité ne se limite pas la saisonnalité imposée par les sommets mondiaux sur l’environnement.

samedi 11 mars 2017

Imider : Commémoration: Lutte 10 mars 1996




Le mouvement sur la voie de 96 projette d'organiser des formes de protestation à IMIDER le 12 Mars prochain en commémoration de l'anniversaire 21 du soulèvement des habitants en 1996.
Sur ce, le mouvement tient à appeler tous les militants et militantes- citoyen-ne-s du monde, les médias libres-citoyens et toutes les consciences vivantes qui se soucient vraiment de notre cause juste à assister pour participer et couvrir par les médias cet évènement de lutte pacifique.
Votre présence, votre solidarité et votre participation sont le soutien à la cause et aux militant(e)s d’IMIDER.
Soyez au rendez-vous… courage!
Résultat de recherche d'images pour "imider maroc-  Commémoration: Lutte 10 mars  1996"تخليد ذكرى انتفاضة 1996
تعتزم حركة على درب 96 تنظيم أشكال احتجاجية موازية للإعتصام المفتوح بإميضر و ذلك يوم 12 مارس المقبل تخليدا للذكرى 21 لانتفاضة ساكنة إميضرسنة 1996.
 و عليه فإنّ الحركة تدعوا كل المناضلين و المناضلات، مواطني العالم، المنابر الإعلامية المواطنة وكلّ الضمائر الحيّة الغيورين على قضية إميضر إلى حضور هذه الأشكال النضالية السلمية و تغطيتها إعلاميا.
حضوركم، تضامنكم و مشاركتكم دعم لمناضلي و مناضلات إميضر
 تحية نضالية.






vendredi 3 mars 2017

Imider ou Bni Oukil, l'accaparement des terres à la croisée des luttes sociale et écologique


Publié Le 2/3/2017 
 

Dans un récent rapport, l'association Attac Maroc dénonçait l’arrestation de militants écologiques à Imider, Bni Oukil et ailleurs au Royaume. Salaheddine Lemaizi, militant de l'ONG revient sur le combat écologique des citoyens arrêtés et emprisonnés pour avoir opposé une résistance aux pillages des ressources naturelles sur le sol qu’ils occupent. Interview.

Dans un Maroc qui vient d’organiser la conférence des parties (COP22), les problèmes écologiques sont une réalité quotidienne loin des projecteurs et au plus près des citoyens. Membre de l’association Attac, Salaheddine Lemaizi n’hésite pas à dénoncer l’action de l’État marocain à l’encontre du militantisme écologique.

De quoi accuse-t-on les militants écologiste ?
En réalité, on musèle la voix des militants mais aussi des citoyens lambda qui exploitent leurs terres pour des fins d’agriculture ou des villageois qui réclament une juste répartition des richesses. 

  Lire l'article:

 
Environnement Publié Le 02/03/2017 à 17h50

Imider ou Bni Oukil, l'accaparement des terres à la croisée des luttes sociale et écologique

Dans un récent rapport, l'association Attac Maroc dénonçait l’arrestation de militants écologiques à Imider, Bni Oukil et ailleurs au Royaume. Salaheddine Lemaizi, militant de l'ONG revient sur le combat écologique des citoyens arrêtés et emprisonnés pour avoir opposé une résistance aux pillages des ressources naturelles sur le sol qu’ils occupent. Interview.
Dans un Maroc qui vient d’organiser la conférence des parties (COP22), les problèmes écologiques sont une réalité quotidienne loin des projecteurs et au plus près des citoyens. Membre de l’association Attac, Salaheddine Lemaizi n’hésite pas à dénoncer l’action de l’Etat marocain à l’encontre du militantisme écologique.
De quoi accuse-t-on les militants écologiste ?
En réalité, on musèle la voix des militants mais aussi des citoyens lambda qui exploitent leurs terres pour des fins d’agriculture ou des villageois qui réclament une juste répartition des richesses. Pour le cas de Bni Oukil, où un projet de carrière d’exploitation de granit est entrepris, les habitants réclament leurs droits.
En réponse, l’Etat utilise plusieurs moyens pour les contraindre comme «obstruction au droit du travail», on oppose aux syndicalistes l’article 288 du code pénal ou bien ils sont accusés d’ «insulte à un agent de l’autorité». En tout cas, ce sont des accusations fallacieuses pour criminaliser des gens qui luttent pour le droit à la terre, à l’eau et pour la préservation de l’environnement de la population locale. Ils sont également accusés pour trouble à l’ordre public, mais ça dépend de ce qu’on entend pas ça, parce qu’organiser une manifestation dans une région éloignée… c’est qu’on est dans un processus criminalisant des luttes environnementales.
Cela se passe après la COP 22…
Après, cet événement où on a présenté le Maroc sous son meilleur jour, on vient criminaliser des causes justes et importantes au lieu de négocier avec les gens et de voir quelles sont les possibilités de résoudre ce conflit. On vient plutôt avec des accusations comme trouble à l’ordre public : ces gens n’ont agressé personne, ils sont dans leurs droits.
Imider, par exemple, ce sont des gens qui revendiquent une meilleure répartition des richesses. Les sols, sous-sols et richesses d’Imider sont énormes, la société Managem en tire des profits mirobolants. Quand on parle de réelle répartition des richesses, il ne s’agit pas de petits projets de charité. Les gens d’Imider revendiquent l’eau et l’accès à l’eau à juste titre, de manière juste autant que la société d’exploitation.
C’est donc une lutte entre capitalisme et enjeux écologique ?
En fait, non, quand on parle d’écologie, on parle de développement durable, de responsabilité sociale d’entreprises, etc. Ce qui est important pour nous, c’est qu’il y a un Etat, un arbitre entre ce capitalisme que nous dénonçons et les populations. Malheureusement, on n’attend pas grand chose du capitalisme, on attend que l’Etat joue son rôle d’arbitre, qu’il n’a pas joué en se rangeant du côté des capitalistes et en refusant de négocier réellement avec les gens.
Quels moyens la société civile peut-elle opposer aujourd’hui ?
Le premier moyen, je pense, est la résistance de la population locale, qu’Attac Maroc soutient car l’association n’est pas à l’origine de la lutte. Ce sont des villageois et des agriculteurs qui s’opposent à la prédation. Nous sommes aujourd’hui dans une phase offensive de l’Etat en terme de répression, il faut répondre à ça par la dénonciation. Je me rappelle que Mohammed Akkad à Bni Oukil a perdu l’usage de son œil gauche après avoir subi des violences de la part de la gendarmerie royale au moment de son arrestation, il n’a pas été soigné. Nous sommes sur des cas assez graves de non respect des droits de l’Homme. Ensuite, nous essayons de sensibiliser les citoyens à ces questions fondamentales.
Au delà de cette histoire, la COP n’est pas une chance en soi, c’est un pari pour mobiliser les gens par rapport à la situation environnementale qui est une question d’avenir. L’accaparement des terres par les entreprises dans le milieu rural c’est un enjeu d’avenir au Maroc, tout comme l’eau. Nos réseaux s’activent aussi à faire respecter la loi, l’Etat marocain dispose d’un arsenal juridique pour faire respecter la loi et les engagements nationaux et internationaux.
Pourquoi les politiques ne réagissent pas ?
Je pense que le problème est de savoir à qui appartient cet Etat. Le système judiciaire appartient non au gouvernement mais à l’état régalien. La question qui se pose est de savoir à qui sert cet Etat au final, il sert des gens puissants économiquement et politiquement, c’est cela la conclusion générale. Les problématiques générales se posent dans la vie quotidienne : l’applicabilité de la loi et le respect des textes votés dans le parlement.


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/51501/imider-oukil-l-accaparement-terres-croisee.html
Environnement Publié Le 02/03/2017 à 17h50

Imider ou Bni Oukil, l'accaparement des terres à la croisée des luttes sociale et écologique

Dans un récent rapport, l'association Attac Maroc dénonçait l’arrestation de militants écologiques à Imider, Bni Oukil et ailleurs au Royaume. Salaheddine Lemaizi, militant de l'ONG revient sur le combat écologique des citoyens arrêtés et emprisonnés pour avoir opposé une résistance aux pillages des ressources naturelles sur le sol qu’ils occupent. Interview.
Dans un Maroc qui vient d’organiser la conférence des parties (COP22), les problèmes écologiques sont une réalité quotidienne loin des projecteurs et au plus près des citoyens. Membre de l’association Attac, Salaheddine Lemaizi n’hésite pas à dénoncer l’action de l’Etat marocain à l’encontre du militantisme écologique.
De quoi accuse-t-on les militants écologiste ?
En réalité, on musèle la voix des militants mais aussi des citoyens lambda qui exploitent leurs terres pour des fins d’agriculture ou des villageois qui réclament une juste répartition des richesses. Pour le cas de Bni Oukil, où un projet de carrière d’exploitation de granit est entrepris, les habitants réclament leurs droits.
En réponse, l’Etat utilise plusieurs moyens pour les contraindre comme «obstruction au droit du travail», on oppose aux syndicalistes l’article 288 du code pénal ou bien ils sont accusés d’ «insulte à un agent de l’autorité». En tout cas, ce sont des accusations fallacieuses pour criminaliser des gens qui luttent pour le droit à la terre, à l’eau et pour la préservation de l’environnement de la population locale. Ils sont également accusés pour trouble à l’ordre public, mais ça dépend de ce qu’on entend pas ça, parce qu’organiser une manifestation dans une région éloignée… c’est qu’on est dans un processus criminalisant des luttes environnementales.
Cela se passe après la COP 22…
Après, cet événement où on a présenté le Maroc sous son meilleur jour, on vient criminaliser des causes justes et importantes au lieu de négocier avec les gens et de voir quelles sont les possibilités de résoudre ce conflit. On vient plutôt avec des accusations comme trouble à l’ordre public : ces gens n’ont agressé personne, ils sont dans leurs droits.
Imider, par exemple, ce sont des gens qui revendiquent une meilleure répartition des richesses. Les sols, sous-sols et richesses d’Imider sont énormes, la société Managem en tire des profits mirobolants. Quand on parle de réelle répartition des richesses, il ne s’agit pas de petits projets de charité. Les gens d’Imider revendiquent l’eau et l’accès à l’eau à juste titre, de manière juste autant que la société d’exploitation.
C’est donc une lutte entre capitalisme et enjeux écologique ?
En fait, non, quand on parle d’écologie, on parle de développement durable, de responsabilité sociale d’entreprises, etc. Ce qui est important pour nous, c’est qu’il y a un Etat, un arbitre entre ce capitalisme que nous dénonçons et les populations. Malheureusement, on n’attend pas grand chose du capitalisme, on attend que l’Etat joue son rôle d’arbitre, qu’il n’a pas joué en se rangeant du côté des capitalistes et en refusant de négocier réellement avec les gens.
Quels moyens la société civile peut-elle opposer aujourd’hui ?
Le premier moyen, je pense, est la résistance de la population locale, qu’Attac Maroc soutient car l’association n’est pas à l’origine de la lutte. Ce sont des villageois et des agriculteurs qui s’opposent à la prédation. Nous sommes aujourd’hui dans une phase offensive de l’Etat en terme de répression, il faut répondre à ça par la dénonciation. Je me rappelle que Mohammed Akkad à Bni Oukil a perdu l’usage de son œil gauche après avoir subi des violences de la part de la gendarmerie royale au moment de son arrestation, il n’a pas été soigné. Nous sommes sur des cas assez graves de non respect des droits de l’Homme. Ensuite, nous essayons de sensibiliser les citoyens à ces questions fondamentales.
Au delà de cette histoire, la COP n’est pas une chance en soi, c’est un pari pour mobiliser les gens par rapport à la situation environnementale qui est une question d’avenir. L’accaparement des terres par les entreprises dans le milieu rural c’est un enjeu d’avenir au Maroc, tout comme l’eau. Nos réseaux s’activent aussi à faire respecter la loi, l’Etat marocain dispose d’un arsenal juridique pour faire respecter la loi et les engagements nationaux et internationaux.
Pourquoi les politiques ne réagissent pas ?
Je pense que le problème est de savoir à qui appartient cet Etat. Le système judiciaire appartient non au gouvernement mais à l’état régalien. La question qui se pose est de savoir à qui sert cet Etat au final, il sert des gens puissants économiquement et politiquement, c’est cela la conclusion générale. Les problématiques générales se posent dans la vie quotidienne : l’applicabilité de la loi et le respect des textes votés dans le parlement.


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/51501/imider-oukil-l-accaparement-terres-croisee.html

dimanche 1 janvier 2017

Première marche de la population d'Imider en 2017 : Ni oubli ni pardon !




Clement Geny https://www.facebook.com/Amussu.96Imider/photos/a.264942610188876.86775.264059770277160/1585935624756228/?type=3&theate

*****

Imider la lutte continue
Moha Tawja

#300kmsouth #occupyimider
La lutte des riverains de la plus grande mine d'Argent en nord d'Afrique ne fait que se poursuivre pour le 66ème mois à l'ombre du silence coupable des autorités et face à la négligence de cette longue résistance contre les faits violents de Managem, le holding royal sous la Bénédiction des services de l'État tout au long de 46 ans d'exploitation minière.
Première action contestataire en 2017, elle a été menée aujourd'hui 1 Janvier au long de la route N°10 à Imider, Sud-est Marocain, suivie par une assemblée "Agraw" just au pied du mont Albban (place du sit-in ouvert), d'où la confirmation de notre rattachement à la justice de notre cause et la nécessité de la continuité de la résistance jusqu'à l'arrachement des droits socio-économiques et environnementaux défendus depuis la naissance du MSV96 en 2011.
Imider résiste.... Imider vaincra !
 La marche prend fin, on a ouvert l'Agraw maintenant pour juste quelques minutes.... les interventions auront lieu après une heure de repos

vendredi 25 novembre 2016

Barbara Weingartner a partagé le message-vidéo d'Imider à la Cop22 à Marrakech

  la vidéo d' ‎Amussu :Xf ubrid n 96 - Imider - حركة على درب 96 إميضر‎.

Important message vidéo d'Imider à Marrakech :
 " Qu'avez-vous négocié à la Cop22 et pourquoi ? Peut-être avez-vous à peine parlé de nous?
 Nous sommes les habitants d'Imider, une ville du Sud-est du Maroc. Nous souffrons de la pollution par les proches mines d'argent et par les effets visibles du changement climatique..."
 voir la vidéo




-2:13


13 564 vues
Amussu :Xf ubrid n 96 - Imider - حركة على درب 96 إميضر
What are you negotiating for ? Imider is a town from the south-east of Morocco and it's suffering because of pollution coming from the mining activities and from climate changes !
Here in Imider, #300KmSouth (Imider---> Cop22 in Marrakech), we've a message for you all...
plz Watch this video and share it with your friends ;) (ENG subtitles ) <3 <3

Qu'est ce que tu es en train de négocier de ? Imider est une ville du Sud-est du Maroc et il souffre à cause de la pollution émise par les activités minières et de changements climatiques !
Ici en imider, #300 Kmsouth (Imider --- > Cop22 à Marrakech), nous avons un message pour vous tous...
Svp regarder cette vidéo et partagez-la avec vos amis ;) (eng sous-titres) <3 <3


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