Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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Chers amis lecteurs de solidmar,
Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeausolidmar !
Lorsque nous parlons de justice climatique, la première chose qui vient à
l'esprit est le sort des petits États insulaires, qui contribuent peu
au réchauffement planétaire, mais souffrent de ses plus graves impacts.
Ou peut-être pensons-nous à des pays vulnérables au climat tels que le
Pakistan, où des millions de personnes risquent de se déplacer en raison
d'inondations sévères.
Mais avec la dernière tranche des négociations climatiques de l'ONU en
cours à Marrakech, n'oublions pas le peuple du Sahara Occidental juste à
côté.
Le Maroc est devenu un acteur clé de la politique climatique
internationale après avoir assumé la présidence de la Conférence des
Nations Unies sur le climat cette année, connue sous le nom de COP22.
Il est troublant et ironique qu'une responsabilité aussi importante ait
été confiée à un pays qui a démontré à maintes reprises son profond
mépris pour le droit international et les Nations Unies et qui demeure
une puissance d'occupation brutale.
Important
message vidéo d'Imider à Marrakech : " Qu'avez-vous négocié à la Cop22 et pourquoi ? Peut-être avez-vous à peine parlé de nous? Nous sommes les habitants d'Imider, une ville du Sud-est du Maroc. Nous
souffrons de la pollution par les proches mines d'argent et par les effets visibles du
changement climatique..." voir la vidéo
What
are you negotiating for ? Imider is a town from the south-east of
Morocco and it's suffering because of pollution coming from the mining
activities and from climate changes ! Here in Imider, #300KmSouth (Imider---> Cop22 in Marrakech), we've a message for you all... plz Watch this video and share it with your friends ;) (ENG subtitles ) <3<3
Qu'est
ce que tu es en train de négocier de ? Imider est une ville du Sud-est
du Maroc et il souffre à cause de la pollution émise par les activités
minières et de changements climatiques ! Ici en imider, #300 Kmsouth (Imider --- > Cop22 à Marrakech), nous avons un message pour vous tous... Svp regarder cette vidéo et partagez-la avec vos amis ;) (eng sous-titres) <3<3
À 300 km des tapis rouges de Marrakech se trouve une de ces poches de
résistance. Là, dans la commune d’Imider, dans le sud-est, un mouvement
appelé « Sur la voie de 96 » tient le tout premier International
Environmental Justice Film Festival ainsi que des ateliers dans un camp
de protestataires. Tenant son nom de l’année au cours de laquelle
la communauté a riposté lorsque le régime et l’armée marocains sont
venus pour éliminer leur camp de
protestataires, Sur la voie de 96 a émergé en 2011 pour contester
l’impact environnemental négatif causé par l’exploitation de la mine
d’argent dans la région qui a pollué l’eau, l’air et les sols, selon des
militants.
Moha Tawja, membre du mouvement, insiste pour que la population locale
soit au centre des discussions concernant les problèmes environnementaux
et leurs solutions.
Sa Vice-Présidente
Suelma Beiruk, sahraouie avec un passeport diplomatique de L'Union
Africaine, a été arrêtée à l'entrée du Maroc et, par conséquent, sa participation à
la conférence de 2016 à la COP 22 est interdite. Aujourd'hui, elle a été expulsée du Maroc puis d'Algérie
dans son pays d'exil .
Le Parlement africain envoie l'annulation de sa participation à Salah Eddine Mezouar après expulsion de Suelma Beiruk ( qui a le tort aux yeux du Makhzen d'être sahraouie ndlr)
Avec
l’inauguration à Marrakech de la conférence COP22 certaines
interrogations sont légitimes sur l’absence du roi Mohammed VI dans un
événement si important pour le Maroc.
La raison est si importante qu’elle a
contraint le roi Mohammed VI à prononcer son discours à l’occasion de la
marche verte à Dakar. Mohammed VI ne veut pas rencontrer le Secrétaire
Général de l’ONU, Ban Ki-moon.
Le roi du Maroc veut éviter d'aborder le
sujet du Sahara Occidental avec le chef de l’ONU après avoir traité ce
dernier de tous les mots. Ban Ki-moon avait visité au mois de mars dernier les camps des réfugiés
sahraouis et avait qualifié le Sahara Occidental de territoire occupé.
Le Maroc a dû faire face à la
détermination du diplomate coréen en vue de mettre fin au conflit du
Sahara Occidental, un contentieux que l’ONU traîne depuis plus de 40
ans.
Peut-il encore être pris au sérieux par quelques Marocains ??(ndlr)
Le Maroc détient depuis hier soir à Marrakech la vice-Présidente du Parlement Africain Sueilma Beiruk.
La Sahraouie Sueilma Beiruk est vice-présidente du Parlement
panafricain. En route pour sa participation au sommet sur le climat
Cop22 à Marrakech, la politicienne se voit interdite l'entrée au Maroc. Elle va être gardée à l'aéroport de Marrakech. Selon les
toutes dernières informations , elle doit être expulsée à
Alger via Casablanca. Les raisons n'ont pas encore été annoncées.
12
mars 2012. Les habitants d’Imider organisent une grande marche pour
manifester leur droit à l’accès à l’eau. ABDELHAK SENNA /AFP
A la veille de la COP 22, les indignés d’Imider rappellent leur
combat au monde dans une vidéo à la facture soignée. Il y a 20 ans, les
villageois d’Imider lançaient la première manifestation contre
l’administration de la mine d’argent locale exploitée par la Société
Métallurgique d’Imiter (SMI), une filiale de la compagnie royale
Managem. Leur lutte devient emblématique en 2004, lorsque la SMI
construit un château d’eau pour alimenter sa mine. Cet ouvrage va
déclencher la colère des villages environnant.
Leurs habitants accusent
l’entreprise minière de provoquer une pénurie d’eau. Un assèchement
doublé de pollution à cause des déjections toxiques des excavations. Ils
décident d’investir le mont Alebban et coupent les tuyaux qui
fournissent la mine en eau, déclenchant un bras de fer avec la SMI qui
date de cette époque et qui ne s’est jamais essoufflé jusqu’à devenir un
cas cité régulièrement à l’international.
Le roi duMarocs’intéresse aux questions climatiques. Et pas seulement à laCOP21. Ce vendredi 11 décembre, toutes les mosquées du royaume accomplissent la prière de l’Istisqa pourconjurerla sécheresse.
En avril 2013, en pleine tempête Cahuzac,François Hollandeeffectuait une visite d’Etat au Maroc. Devant la communauté française de Casablanca, il se livrait à son exercice favori, l’autodérision :« Je viens, il pleut. Je perpétue donc là aussi une tradition. Tout à l’heure, un membre de lafamilleroyale–je ne dirai pas lequel–m’a dit qu’il y avait une formule de Lyautey selon laquellegouverner, c’étaitpleuvoir. »L’hôte de Mohammed VI semblaitdécouvrircet adage attribué au maréchal, résident général du protectorat français au Maroc de 1912 à 1925. Ce qui n’avait pas manqué d’agacer certains officiels marocains, convaincus que ce président, décidément, manquait deculturemarocaine.
Un siècle après Lyautey, la pluie demeure une donnée première de l’agendapolitiquedu royaume chérifien. Par définition capricieuse et résistante aux outils d’une gestion rationnelle dupouvoir, la pluie continue donc derythmerla vie des ruraux. Et dans une économie restée dépendante de l’agriculture (environ 15 % du PIB), elle est une préoccupation constante du palais. Mohammed VI vient d’endonnerune preuve supplémentaire, en convoquant pour ce jour, depuis Abou Dhabi où il effectue une visite privée, la Salat Al-Istisqa, la prière rogatoire pour la pluie.
Ensemencement des nuages
Dans un ouvrage emblématique de la littérature coloniale, préfacé par le maréchal Lyautey,Essai de folklore marocain : croyances et traditions populaires(1926), la doctoresse Françoise Légey rapportait ainsisesimpressions :« La grande prière de l’Istisqa, du verbeska [il a arrosé],est une prière pour la pluie qui est prescrite par le sultan, quand le manque de pluie est une vraie calamité publique. Pourparticiperà la prière, il fautêtreen état de pureté etjeûnerle jour où elle doit être dite. Il faut être pieds et tête nus, dans l’attitude des suppliants. (…) Quand la prière est terminée, tous les fidèles doiventretournerleur djellaba à l’envers, pour bienindiquerau ciel que le temps doittourner. »
La prière est donc prévue à la dixième heure de ce 29ejour du mois de safar de l’an 1437 du calendrier de l’Hégire,« dans toutes les régions, provinces et préfectures du Royaume, sur ordre de Sa Majesté le roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine »,précise un communiqué du ministère des habous et des affaires islamiques. Le ministère, chargé derelayerl’appel à la prière dans toutes les mosquées du royaume, se réfère explicitement à une tradition prophétique et cite un verset coranique« Et c’est Lui[Dieu]qui fait descendrela pluie après qu’on en a désespéré, et répand Sa miséricorde ».
Pour conjurer la sécheresse, Hassan II – le père de Mohammed VI – avait aussi lancé, dans les années 1980, un programme d’ensemencement des nuages baptisé « Al-Ghaït » (la pluie) mobilisant les forcesarmées royales de l’air et la coopération bilatérale américaine afin de« provoquer ». Mais le recours à cette technologie avancée ne prive pas le « commandeur des croyants » d’enappelerà Dieu pour les mêmes fins.« Une majorité de Marocains croit aux vertus de la prière, même s’ils regardent aussi avec attention les bulletins météorologiques à la télévision »,avance le politologue marocain Mohammed Tozy.
Pour l’auteur deMonarchie etislampolitique(Presses deSciencesPo, 1999), l’appel à la miséricorde divine fait partie de« la panoplie du commandeur des croyants », letitrede guide religieux revendiqué par le roi du Maroc depuis Hassan II. Quand la prière est suivie de la pluie, la baraka du roi, chérif, descendant du prophète est réaffirmée.« Mais,souligne Tozy,la prière rogatoire n’est pas assortie d’une obligation de résultat. Si la pluie ne survient pas, c’est que la communauté n’a pas expié tous ses péchés. »En janvier 2012, à peine son cabinet installé, le chef du gouvernement islamiste Abdelilah Benkirane avait participé, avec ferveur et force larmes, à une précédente prière de l’Istisqa.
« Concurrence dans le champ religieux »
A longueur d’interviews, Benkirane explique, depuis, que son équipe est bénie de Dieu. Mais, après une succession de bonnes campagnes agricoles, le royaume enregistre actuellement un déficit pluviométrique sévère, qui inquiète particulièrement dans les régions céréalières. Les cultures du blétendre, de l’orge et du blé dur sont le baromètre de l’agriculture, elles ont aussi un impact immédiat sur la balance commerciale du Maroc. En 2014, la récolte avait culminé à 115 millions de quintaux, un record qui n’avait pas empêché le Maroc dedevoirimportermassivement des céréales, notamment du maïs et du blé. Pour la campagne en cours, les professionnels anticipent déjà une récolte, au mieux, moyenne.
« Oui, la prière rogatoire obéit à une croyance populaire, largement partagée,confirme l’historien marocain Mohammed Ennaji (Le Sujet et le mamelouk,Mille et une nuits, 2007).La spécificité marocaine réside dans l’usagepolitiqueest symbolique qu’en fait la monarchie. »Ces derniers temps, l’Istisqa a été accomplie enArabie saouditeou enIndonésie. « Au Maroc, précise Ennaji,la pratique n’est pas autonome. Elle est initiée par le pouvoir, dans le cadre d’une concurrence dans le champ religieux entre la monarchie et les islamistes. »
Par-delà la superstition, il s’agit donc d’une question politique, puisque la monarchie n’entend pascéderle monopole de la tradition aux islamistes.« La même logique est à l’œuvre lors du ramadan,ajoute Ennaji.Alors que les calculs astronomiques permettent dedétermineravec certitude le début du mois sacré, le pouvoir privilégie encore l’observation à l’œil nu du croissant. »Pour Tozy,« la prière rogatoire est un atour de l’islam populaire marocain. Dans ce registre, le pouvoir n’abandonne rien ».
Solidarité Maroc, Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA) solidmar05[at]gmail.com 17 rue Jean Eymar 05000 Gap France
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Peut-il encore être pris au sérieux par quelques Marocains ??(ndlr)