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dimanche 27 novembre 2016

Sur la Question de la Justice Climatique, Qui est mis à l’écart ?

 

Par : Catherine Constantinides

Lorsque nous parlons de justice climatique, la première chose qui vient à l'esprit est le sort des petits États insulaires, qui contribuent peu au réchauffement planétaire, mais souffrent de ses plus graves impacts. 

Ou peut-être pensons-nous à des pays vulnérables au climat tels que le Pakistan, où des millions de personnes risquent de se déplacer en raison d'inondations sévères.

Mais avec la dernière tranche des négociations climatiques de l'ONU en cours à Marrakech, n'oublions pas le peuple du Sahara Occidental juste à côté.

Le Maroc est devenu un acteur clé de la politique climatique internationale après avoir assumé la présidence de la Conférence des Nations Unies sur le climat cette année, connue sous le nom de COP22.

Il est troublant et ironique qu'une responsabilité aussi importante ait été confiée à un pays qui a démontré à maintes reprises son profond mépris pour le droit international et les Nations Unies et qui demeure une puissance d'occupation brutale.

Titres sur https://solidmar.blogspot.com du 20 au 26/11/2016




  • Les vrais écolos d’Imider n’ont pas attendu la Cop22 pour mener leur lutte exemplaire


  • Le Maroc s’acharne en vain à montrer une belle image...


    Le Maroc veut garder “son” Sahara envers et contre tous les droits


    vendredi 25 novembre 2016

    Barbara Weingartner a partagé le message-vidéo d'Imider à la Cop22 à Marrakech

      la vidéo d' ‎Amussu :Xf ubrid n 96 - Imider - حركة على درب 96 إميضر‎.

    Important message vidéo d'Imider à Marrakech :
     " Qu'avez-vous négocié à la Cop22 et pourquoi ? Peut-être avez-vous à peine parlé de nous?
     Nous sommes les habitants d'Imider, une ville du Sud-est du Maroc. Nous souffrons de la pollution par les proches mines d'argent et par les effets visibles du changement climatique..."
     voir la vidéo




    -2:13


    13 564 vues
    Amussu :Xf ubrid n 96 - Imider - حركة على درب 96 إميضر
    What are you negotiating for ? Imider is a town from the south-east of Morocco and it's suffering because of pollution coming from the mining activities and from climate changes !
    Here in Imider, #300KmSouth (Imider---> Cop22 in Marrakech), we've a message for you all...
    plz Watch this video and share it with your friends ;) (ENG subtitles ) <3 <3

    Qu'est ce que tu es en train de négocier de ? Imider est une ville du Sud-est du Maroc et il souffre à cause de la pollution émise par les activités minières et de changements climatiques !
    Ici en imider, #300 Kmsouth (Imider --- > Cop22 à Marrakech), nous avons un message pour vous tous...
    Svp regarder cette vidéo et partagez-la avec vos amis ;) (eng sous-titres) <3 <3


    Com

    jeudi 17 novembre 2016

    Imider : cinq années de résistance


    À 300 km des tapis rouges de Marrakech se trouve une de ces poches de résistance. Là, dans la commune d’Imider, dans le sud-est, un mouvement appelé « Sur la voie de 96 » tient le tout premier International Environmental Justice Film Festival ainsi que des ateliers dans un camp de protestataires.
    Tenant son nom de l’année au cours de laquelle la communauté a riposté lorsque le régime et l’armée marocains sont venus pour éliminer leur camp de protestataires, Sur la voie de 96 a émergé en 2011 pour contester l’impact environnemental négatif causé par l’exploitation de la mine d’argent dans la région qui a pollué l’eau, l’air et les sols, selon des militants.

    Moha Tawja, membre du mouvement, insiste pour que la population locale soit au centre des discussions concernant les problèmes environnementaux et leurs solutions.

    dimanche 13 novembre 2016

    Titres sur https://solidmar.blogspot.com du 6 au 13/11/2016

    Non, le Sahara Occidental n’est pas marocain


    mercredi 9 novembre 2016

    Le Parlement Africain ne participe pas à la Cop22.

     Sa Vice-Présidente Suelma Beiruk, sahraouie avec un passeport diplomatique de L'Union Africaine, a été arrêtée à l'entrée du Maroc et, par conséquent, sa participation à la conférence de 2016 à la COP 22 est interdite. Aujourd'hui, elle a été expulsée du Maroc puis   d'Algérie dans son pays d'exil  .
    Le Parlement africain envoie l'annulation de sa participation à Salah Eddine Mezouar après expulsion de Suelma Beiruk ( qui a le tort aux yeux du Makhzen d'être sahraouie ndlr)

    mardi 8 novembre 2016

    Le roi du Maroc boude la COP22 pour ne pas rencontrer Ban Ki-moon

    Avec l’inauguration à Marrakech de la conférence COP22 certaines interrogations sont légitimes sur l’absence du roi Mohammed VI dans un événement si important pour le Maroc.
    La raison est si importante qu’elle a contraint le roi Mohammed VI à prononcer son discours à l’occasion de la marche verte à Dakar. Mohammed VI ne veut pas rencontrer le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon.
    Le roi du Maroc veut éviter d'aborder le sujet du Sahara Occidental avec le chef de l’ONU après avoir traité ce dernier de tous les mots.
    Ban Ki-moon avait visité au mois de mars dernier les camps des réfugiés sahraouis et avait qualifié le Sahara Occidental de territoire occupé.
    Le Maroc a dû faire face à la détermination du diplomate coréen en vue de mettre fin au conflit du Sahara Occidental, un contentieux que l’ONU traîne depuis plus de 40 ans.

    Peut-il encore être pris au sérieux par quelques Marocains ??(ndlr)



    lundi 7 novembre 2016

    Sueilma Beiruk, vice-Présidente du Parlement panafricain, à Marrakech pour la COP22,doit être expulsée à Alger.

     Le Maroc détient  depuis hier soir à Marrakech la vice-Présidente du Parlement Africain Sueilma Beiruk.

    Afficher l'image d'origineLa Sahraouie Sueilma Beiruk  est vice-présidente du Parlement panafricain. En route pour sa participation au sommet sur le climat Cop22 à Marrakech, la politicienne se voit interdite l'entrée au Maroc. Elle va être gardée à l'aéroport de Marrakech. Selon les toutes dernières informations , elle doit être expulsée à Alger via Casablanca. Les raisons n'ont pas encore été annoncées.



    dimanche 6 novembre 2016

    COP 22: les villageois d’Imider rappellent leur lutte au monde (vidéo)

     Par La rédaction, 6/11/2016
     
    12 mars 2012. Les habitants d'Imider organisent une grande marche pour manifester leur droit à l'accès à l'eau. ABDELHAK SENNA /AFP
    12 mars 2012. Les habitants d’Imider organisent une grande marche pour manifester leur droit à l’accès à l’eau. ABDELHAK SENNA /AFP
    A la veille de la COP 22, les indignés d’Imider rappellent leur combat au monde dans une vidéo à la facture soignée. Il y a 20 ans, les villageois d’Imider lançaient la première manifestation contre l’administration de la mine d’argent locale exploitée par la Société Métallurgique d’Imiter (SMI), une filiale de la compagnie royale Managem. Leur lutte devient emblématique en 2004, lorsque la SMI construit un château d’eau pour alimenter sa mine. Cet ouvrage va déclencher la colère des villages environnant.  
    Leurs habitants accusent l’entreprise minière de provoquer une pénurie d’eau. Un assèchement doublé de pollution à cause des déjections toxiques des excavations. Ils décident d’investir le mont Alebban et coupent les tuyaux qui fournissent la mine en eau, déclenchant un bras de fer avec la SMI qui date de cette époque et qui ne s’est jamais essoufflé jusqu’à devenir un cas cité régulièrement à l’international.


    Titres sur https://solidmar.blogspot.du 30/10 au 6/11/2016


         La mort de Mohcine Fikri broyé dans le camion à ordures est devenu un symbole pour le peuple marocain broyé dans sa dignité

           Les Sahraouis connaissent aussi la Hogra
       La Cop22 et le grave pillage illégal du Sahara Occidental par le Maroc

    dimanche 13 décembre 2015

    Au Maroc, Mohammed VI, candidat à la COP 22, appelle à prier pour la pluie



    Lors d'une prière pour la pluie, l'Istisqa, à Rabat, sous le règne de Hassan II.

     image: http://s2.lemde.fr/image/2015/12/11/768x0/4829547_6_554b_lors-d-une-priere-pour-la-pluie-l-istisqa-a_9881b8286e4b20da3867bf28037141c3.jpg

    Le roi du Maroc s’intéresse aux questions climatiques. Et pas seulement à la COP21. Ce vendredi 11 décembre, toutes les mosquées du royaume accomplissent la prière de l’Istisqa pour conjurer la sécheresse.

    En avril 2013, en pleine tempête Cahuzac, François Hollande effectuait une visite d’Etat au Maroc. Devant la communauté française de Casablanca, il se livrait à son exercice favori, l’autodérision : « Je viens, il pleut. Je perpétue donc là aussi une tradition. Tout à l’heure, un membre de la famille royale  je ne dirai pas lequel  m’a dit qu’il y avait une formule de Lyautey selon laquelle gouverner, c’était pleuvoir. » L’hôte de Mohammed VI semblait découvrir cet adage attribué au maréchal, résident général du protectorat français au Maroc de 1912 à 1925. Ce qui n’avait pas manqué d’agacer certains officiels marocains, convaincus que ce président, décidément, manquait de culture marocaine.
    Un siècle après Lyautey, la pluie demeure une donnée première de l’agenda politique du royaume chérifien. Par définition capricieuse et résistante aux outils d’une gestion rationnelle du pouvoir, la pluie continue donc de rythmer la vie des ruraux. Et dans une économie restée dépendante de l’agriculture (environ 15 % du PIB), elle est une préoccupation constante du palais. Mohammed VI vient d’en donner une preuve supplémentaire, en convoquant pour ce jour, depuis Abou Dhabi où il effectue une visite privée, la Salat Al-Istisqa, la prière rogatoire pour la pluie.

    Ensemencement des nuages

    Dans un ouvrage emblématique de la littérature coloniale, préfacé par le maréchal Lyautey, Essai de folklore marocain : croyances et traditions populaires (1926), la doctoresse Françoise Légey rapportait ainsi ses impressions : « La grande prière de l’Istisqa, du verbeska [il a arrosé], est une prière pour la pluie qui est prescrite par le sultan, quand le manque de pluie est une vraie calamité publique. Pour participer à la prière, il faut être en état de pureté et jeûner le jour où elle doit être dite. Il faut être pieds et tête nus, dans l’attitude des suppliants. (…) Quand la prière est terminée, tous les fidèles doivent retourner leur djellaba à l’envers, pour bien indiquer au ciel que le temps doit tourner. »
    La prière est donc prévue à la dixième heure de ce 29e jour du mois de safar de l’an 1437 du calendrier de l’Hégire, « dans toutes les régions, provinces et préfectures du Royaume, sur ordre de Sa Majesté le roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine », précise un communiqué du ministère des habous et des affaires islamiques. Le ministère, chargé de relayer l’appel à la prière dans toutes les mosquées du royaume, se réfère explicitement à une tradition prophétique et cite un verset coranique « Et c’est Lui [Dieu] qui fait descendre la pluie après qu’on en a désespéré, et répand Sa miséricorde ».
    Pour conjurer la sécheresse, Hassan II – le père de Mohammed VI – avait aussi lancé, dans les années 1980, un programme d’ensemencement des nuages baptisé « Al-Ghaït » (la pluie) mobilisant les forces armées royales de l’air et la coopération bilatérale américaine afin de « provoquer ». Mais le recours à cette technologie avancée ne prive pas le « commandeur des croyants » d’en appeler à Dieu pour les mêmes fins. « Une majorité de Marocains croit aux vertus de la prière, même s’ils regardent aussi avec attention les bulletins météorologiques à la télévision », avance le politologue marocain Mohammed Tozy.
    Pour l’auteur de Monarchie et islam politique (Presses de Sciences Po, 1999), l’appel à la miséricorde divine fait partie de « la panoplie du commandeur des croyants », le titre de guide religieux revendiqué par le roi du Maroc depuis Hassan II. Quand la prière est suivie de la pluie, la baraka du roi, chérif, descendant du prophète est réaffirmée. « Mais, souligne Tozy, la prière rogatoire n’est pas assortie d’une obligation de résultat. Si la pluie ne survient pas, c’est que la communauté n’a pas expié tous ses péchés. » En janvier 2012, à peine son cabinet installé, le chef du gouvernement islamiste Abdelilah Benkirane avait participé, avec ferveur et force larmes, à une précédente prière de l’Istisqa.

    « Concurrence dans le champ religieux »

    A longueur d’interviews, Benkirane explique, depuis, que son équipe est bénie de Dieu. Mais, après une succession de bonnes campagnes agricoles, le royaume enregistre actuellement un déficit pluviométrique sévère, qui inquiète particulièrement dans les régions céréalières. Les cultures du blé tendre, de l’orge et du blé dur sont le baromètre de l’agriculture, elles ont aussi un impact immédiat sur la balance commerciale du Maroc. En 2014, la récolte avait culminé à 115 millions de quintaux, un record qui n’avait pas empêché le Maroc de devoir importer massivement des céréales, notamment du maïs et du blé. Pour la campagne en cours, les professionnels anticipent déjà une récolte, au mieux, moyenne.
    « Oui, la prière rogatoire obéit à une croyance populaire, largement partagée, confirme l’historien marocain Mohammed Ennaji (Le Sujet et le mamelouk, Mille et une nuits, 2007). La spécificité marocaine réside dans l’usage politique est symbolique qu’en fait la monarchie. » Ces derniers temps, l’Istisqa a été accomplie en Arabie saoudite ou en Indonésie. « Au Maroc, précise Ennaji, la pratique n’est pas autonome. Elle est initiée par le pouvoir, dans le cadre d’une concurrence dans le champ religieux entre la monarchie et les islamistes. »
    Par-delà la superstition, il s’agit donc d’une question politique, puisque la monarchie n’entend pas céder le monopole de la tradition aux islamistes. « La même logique est à l’œuvre lors du ramadan, ajoute Ennaji. Alors que les calculs astronomiques permettent dedéterminer avec certitude le début du mois sacré, le pouvoir privilégie encore l’observation à l’œil nu du croissant. » Pour Tozy, « la prière rogatoire est un atour de l’islam populaire marocain. Dans ce registre, le pouvoir n’abandonne rien ».