Par : Catherine Constantinides
Lorsque nous parlons de justice climatique, la première chose qui vient à
l'esprit est le sort des petits États insulaires, qui contribuent peu
au réchauffement planétaire, mais souffrent de ses plus graves impacts.
Ou peut-être pensons-nous à des pays vulnérables au climat tels que le
Pakistan, où des millions de personnes risquent de se déplacer en raison
d'inondations sévères.
Mais avec la dernière tranche des négociations climatiques de l'ONU en
cours à Marrakech, n'oublions pas le peuple du Sahara Occidental juste à
côté.
Le Maroc est devenu un acteur clé de la politique climatique
internationale après avoir assumé la présidence de la Conférence des
Nations Unies sur le climat cette année, connue sous le nom de COP22.
Il est troublant et ironique qu'une responsabilité aussi importante ait
été confiée à un pays qui a démontré à maintes reprises son profond
mépris pour le droit international et les Nations Unies et qui demeure
une puissance d'occupation brutale.

