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dimanche 27 novembre 2016

Sur la Question de la Justice Climatique, Qui est mis à l’écart ?

 

Par : Catherine Constantinides

Lorsque nous parlons de justice climatique, la première chose qui vient à l'esprit est le sort des petits États insulaires, qui contribuent peu au réchauffement planétaire, mais souffrent de ses plus graves impacts. 

Ou peut-être pensons-nous à des pays vulnérables au climat tels que le Pakistan, où des millions de personnes risquent de se déplacer en raison d'inondations sévères.

Mais avec la dernière tranche des négociations climatiques de l'ONU en cours à Marrakech, n'oublions pas le peuple du Sahara Occidental juste à côté.

Le Maroc est devenu un acteur clé de la politique climatique internationale après avoir assumé la présidence de la Conférence des Nations Unies sur le climat cette année, connue sous le nom de COP22.

Il est troublant et ironique qu'une responsabilité aussi importante ait été confiée à un pays qui a démontré à maintes reprises son profond mépris pour le droit international et les Nations Unies et qui demeure une puissance d'occupation brutale.

samedi 2 avril 2016

Sahara occidental Le référendum ici et maintenant

Le rendez-vous du 10 avril peut s’avérer déterminant dans le règlement du conflit sahraoui. Fortement attendu, le rapport du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui sera présenté au Conseil de sécurité, marque un véritable tournant dans la perception de la question sahraouie qui a cette particularité de poser en termes crus la responsabilité de l’ONU dans la décolonisation inachevée de « la dernière colonie en Afrique ».
En vertu du statut de territoire non autonome qui le rend éligible au droit à l’autodétermination sans aucune concession, le Sahara occidental a longtemps souffert des tergiversations et des graves manquements à la légalité internationale foulée au pied par le Maroc dont le secrétaire général de l’ONU déclaré persona non grata et le Congrès américain qui ont dénoncé explicitement l’« occupation » militaire. Bien au-delà de la reconnaissance massive de la République sahraouie par plus de 70 Etats dans le monde et des organisations internationales, au premier rang desquels figure l’Union africaine (UA), le consensus mondial fragilise le Maroc en guerre contre la communauté internationale.
La visite de Ban Ki-moon perturbée constitue assurément l’apothéose d’une dérive unanimement condamnée. Cet épisode a été perçu comme une violation de la « charte de l’ONU par le porte-parole de l’ONU, Ferhan Haq appelant le Conseil de sécurité à intervenir à travers des mesures idoines pour mettre fin au dépassement de Rabat et alertant sur les risques réels d’une « escalade de la tension et peut-être même du conflit ».
Les mesures de rétorsion frappant la mission civile de la Minurso (72 membres sur 84 ont quitté le territoire sahraoui) et la fermeture du bureau de Dakhla ont révélé la « mauvaise foi » de l’occupant marocain en opposition frontale avec la logique de paix qui a jusque-là caractérisé la volonté sahraouie respectueuse de la légalité internationale, codifiée dans la signature des accords de cessez-le-feu du 6 septembre 1991. « Nous espérons que le Maroc comprendra que ce comportement ne peut pas être toléré », a-t-il affirmé en revendiquant « un soutien fort et uni » du Conseil de sécurité malheureusement contrarié par la France, le Sénégal et l’Egypte bloquant « une déclaration musclée ». Mais le « véritable procès » du Congrès a signé la marginalisation accentuée du Maroc.
Lors de la première audition sur la question du Sahara occidental, animée par un panel composé de plusieurs personnalités américaines et internationales, dont Kerry Kennedy, présidente de la Fondation Kennedy, Francesco Bastagli, ancien représentant du secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental, Eric Goldstein, directeur adjoint à Human Rights Watch, et Erik Hagen, directeur de l’Observatoire pour la protection des ressources naturelles au Sahara occidental, la politique de la violation des droits de l’homme dans les territoires occupés, particulièrement les cas des 13 prisonniers politiques de Gdeim Izik actuellement en grève de la faim, a été stigmatisée.
Dans le fond, la réaffirmation de la présence du Maroc dans les territoires sahraouis considérée comme « une occupation illégale » reste, selon le Front Polisario, une avancée non négligeable dans le règlement du conflit maroco-sahraoui qui n’a que trop duré. En guerre contre l’ONU et mis au banc des accusés par la communauté internationale, le Maroc porte la lourde responsabilité des risques de dérapages sérieusement appréhendés par la partie sahraouie aux attentes de paix longtemps déçues.
Plus d’une décennie après les accords de 1991, prévoyant l’organisation du référendum l’année suivante dûment acceptée par le défunt Hassan II, la colère légitime d’un peuple privé de son droit inaliénable, parfaitement assimilée par le secrétaire général lors de sa récente tournée dans les camps de réfugiés, se fait nettement sentir.
Le référendum ici et maintenant est le credo brandi par les Sahraouis déterminés si besoin est à revenir aux armes pour arracher leur droit à la liberté. Pour faire face à une escalade privilégiée par l’occupant marocain, l’état d’alerte a été décrété par l’état major de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALS) dans les régions militaires, à l’issue de la réunion tenue les 20 et 21 mars à Bir Lahlou.
Larbi Chaabouni

vendredi 25 mars 2016

Le Gouvernement sahraoui appelle le CS à fixer une date précise pour le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui

Bir lahlu, 25 mars 2016 (SPS)

 Le gouvernement de la RASD et le Front Polisario appellent de manière "urgente" le Conseil de Sécurité à lui définir une date précise pour parachever et s’acquitter de la mission pour laquelle a été crée la Minurso, à savoir l’organisation du référendum d’autodétermination du peuple du Sahara Occidental.

Le gouvernement de la RASD et le Front Polisario tiennent à relever qu’un terme devrait être mis à l’escalade entretenue par l’occupant marocain, à l’égard des Nations Unies, à ses piétinements sur les prérogatives du Conseil et à ses manœuvres dilatoires tendant à modifier la nature du mandat  de la Minurso, selon un communiqué publié vendredi en réaction au communiqué du CS dans lequel, il a souhaité jeudi soir, la reprise des fonctions de la Minurso.

Le gouvernement de la RASD et le Front Polisario ont pris bonne note du fait que le Conseil de Sécurité a insisté sur la nécessité de voir la Minurso reprendre, ses entières capacités afin de s’acquitter de sa mission définie par le Conseil de Sécurité dans ses résolutions pertinentes.

"Si de telles mesures ne sont pas prises, cela ne pourrait que faire revenir le conflit du Sahara Occidental à la case de départ et ainsi annuler les résultats obtenus grâce aux efforts déployés, depuis des décennies, par la communauté internationale, en vue de hâter la décolonisation du Sahara Occidental, dernière colonie en Afrique", ont-ils averti. (SPS)
020/090/000 251817 MARS 016 SPS