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vendredi 13 novembre 2015

Tiznit, terminus forcé des migrants subsahariens : Ils sont plus de 200 à avoir été largués au Sud du pays




Tiznit, terminus forcé des migrants subsahariens : Ils sont plus de 200 à avoir été largués au Sud du pays

Tiznit est devenue le terminus forcé des migrants subsahariens irréguliers. Des centaines d’entre eux ont été déportés vers cette ville malgré eux suite à des opérations de contrôle d’identité.  Le flot continu d’autocars qui les transportent se poursuit  depuis près d’un mois. 

« On assiste depuis quelques semaines à une arrivée de plus en plus importante de migrants subsahariens dans cette ville. Pas plus tard que samedi dernier, deux autocars y ont débarqué plus de 100 personnes », nous a précisé Bendaoud Essahibi, membre de l’AMDH-section Tiznit. Et de poursuivre : « On est aujourd’hui à un peu plus de 200 migrants venus la plupart  du temps de Tanger. Ils sont de nationalités malienne, ghanéenne, nigérienne  et camerounaise ». 

Alain, Camerounais de 28 ans, fait partie de ces déportés malgré eux vers Tiznit. Il nous a raconté comment, il y a deux semaines, il a été intercepté chez lui au quartier Misnana à Tanger par des policiers qui l’ont emmené vers le commissariat de police. « Je n’étais pas seul, il y avait d’autres migrants subsahariens. Nous avons fait l’objet d’enregistrement et de prise d’empreintes avant d’être conduits vers des autocars en direction de Tiznit »,  nous a-t-il précisé.

lundi 15 décembre 2014

SCANDALEUX ! Le gouvernement interdit une caravane de solidarité avec les victimes des inondations

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inondations
Les autorités marocaines ont interdit vendredi 12 décembre, une caravane de solidarité avec les victimes des dernières inondations organisée par un groupe de dix-sept (17) associations, au prétexte qu’elle n’était pas au bénéfice d’une autorisation de bienfaisance publique. Une mesure qui, selon Omar Daoudi, avocat, serait illégale, l’autorisation en question ne s’appliquant qu’à la levée de fonds et leur manipulation et non aux dons en nature, dont il est question.
La cargaison destinée essentiellement aux sinistrés de Guelmim, Tiznit et Ifni a fait l’objet d’une saisie, alors même qu’elle était en cours de chargement, au quartier Yacoub El Mansour à Rabat et les initiateurs ont été informés qu’ils devaient se munir d’une autorisation légale, pour procéder à son acheminement aux sinistrés ou rechercher avec les autorités un autre moyen de l’acheminer aux populations concernées.
Dans un entretien accordé au site électronique Badil Info, l’un des responsables de la caravane, a rappelé que la mesure enfreignait l’Article 40 de la constitution qui stipule que  » Citoyens et citoyennes supportent solidairement et proportionnellement à leurs moyens, les charges résultant des calamités nationales et des catastrophes naturelles. »
Ce n’est pas la première fois que le Makhzen s’en prend à une caravane de solidarité.
On se souvient qu’en février 2012, le pacha de la ville de Nador avait interdit une caravane de solidarité, organisée par un comité de dix-huit (18) associations.
Il s’agissait de porter des couvertures, des matelas et des vêtements aux habitants du Moyen Atlas, au plus fort d’un hiver rigoureux qui avait fait plusieurs morts, dont des nourrissons. La même mesure avait été prise contre une initiative du genre, une année plus tard, lorsqu’il s’était agi de porter secours aux populations d’Anfgou, que les intempéries et les chutes de neige avaient, une fois de plus, coupées du reste du monde. Cette fois-ci les autorités avaient argué que derrière ce genre d’initiatives pouvaient se dissimuler quelques sombres desseins prosélytes d’extrémistes islamistes.
Salah Elayoubi

samedi 19 juillet 2014

Maroc : Un habitant de Tiznit condamné à 5 mois de prison pour avoir mangé en public pendant le ramadan

Ramadan

Tribunal de première instance de Tiznit
 
Un homme habitant à Tiznit a été condamné à 5 mois de prison ferme par le Tribunal de première instance de la ville pour avoir mangé dans un lieu public, en plein mois de ramadan. Les policiers l’ont interpellé et ont confisqué sa nourriture. Après s’être débattu, l’individu a fini par se rendre aux agents de sécurité qui le questionnaient sur les motivations de cette non-observation du jeune du ramadan.
Déféré devant le procureur du roi, l’homme a plaidé coupable à tous les chefs d’accusations retenus contre lui. Adoptant une attitude désinvolte, il aurait interpellé le juge par ces mots : « faites votre travail et laissez-moi tranquille ! », rapporte le quotidien Al Khabar.
La loi marocaine est intransigeante face aux déjeuneurs pris en flagrant délit. L’article 222 du Code Pénal est très clair sur ce sujet : « celui qui, connu pour son appartenance à la religion musulmane rompt ostensiblement le jeune dans un lieu public pendant ramadan, est puni jusqu’à six mois d’emprisonnement et une amende, allant de 12 à 120 dh ».

vendredi 21 mars 2014

Le Comité Parisien soutien le camarade Abdella Birdaha président de l’AMDH Tiznit


Communiqué du Comité Parisien de soutien au camarade Abdella Birdaha président de l’AMDH Tiznit contre Boutzguit et ses complices de la mafia de l’immobilier au Maroc :

Le Comité de Soutien à Madame IBA IJO et à toutes les victimes de la mafia de l'immobilier de la Ville de Tiznit et au Maroc alerte l'opinion publique internationale sur les menaces et le harcèlement subis par les militants qui soutiennent BA IJO.
Les militants sont la cible de la mafia de l'immobilier avec la complicité de la police. Ainsi, le président de l'AMDH Tiznit, Abdella Birdaha, a été convoqué au commissariat suite au rassemblement de soutien du 9 MARS 2014.IL a reçu des appels téléphoniques anonymes avec menaces et insultes. Nous dénonçons ces pratiques d'un autre âge et ces intimidations à l'encontre des militants qui ne font que dénoncer les injustices en manifestant pacifiquement.
Nous apportons notre soutien à Abdellah Birdaha et à tous les militants et les citoyens qui soutiennent BA Ijou et les victimes de la mafia de l’immobilier. Nous affirmons notre soutien à Iba Ijou et les victimes de la mafia de l'immobilier dans leur quête de justice.
Le comité de soutien Paris

Les associations signataires :
Rassemblement Ifni-Ait Baâmrane pour la Solidarité (RIAS-France)
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF-France)
Association des Marocains en France (AMF)
Association Des jeunes d’Ibaynou Solidaires (AJIS-France)
Association Anarouz Nord-Sud (AANS-France)
Association Tiouizi Tankarfa (ATT-France)
Association Ifni-Ait Baâmrane de Développement (AIAD-France)
Association Mesti pour le Développement et la Culture (AMDC-France)
Association AILLES - femmes au Maroc
Association Attacharouk-France
Association Tamaynut-France
Association des Commerçants, Artisans et Entrepreneurs de Clichy-France
Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc (CAFCDM-France)
Paris le 14/03/2014

mercredi 26 février 2014

Manifestation sanglante à Tiznit

  • Par : TelQuel, 28/2/2014
Manifestation sanglante à Tiznit
Crédit photo : DR
La police a violemment réprimé le mouvement de protestation organisé le 24 février par des militants amazighs qui manifestaient contre la spoliation de leurs terres. 
Les coups de matraque auraient fait des centaines de victimes parmi les protestataires, dont certains ont été hospitalisés suite à l’aggravation de leur état de santé. Les tensions entre manifestants et policiers se sont poursuivies tout au long de la journée. Aucun bilan précis des victimes n’a encore été établi.

mercredi 5 février 2014

Paris: Soutien à Mme Iba Ijo et à toutes les victimes de la mafia de l'immobilier à Tiznit

Par Ayadahram, 4/2/2014




Création à Paris du comité de soutien à Iba Ijo, victime de Boutzguit, et à toutes les victimes de la mafia de l’immobilier à Tiznit

À l’initiative du Rassemblement Ifni-Ait Baâmrane pour la Solidarité (RIAS), une réunion, regroupant des associations de défense de droits de l’Homme et de l’immigration marocaine, a eu lieu dimanche 2 février au local de la section de Gennevilliers (92) de l’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF).

Lors de cette réunion, animée par Omar Benalayat du RIAS, Ayad Ahram de l’ASDHOM et Mohamed Abbou de l’ATMF, les intervenants, tout en les dénonçant, ont passé en revue le phénomène et les dégâts occasionnés par le dénommé Boutzguit qui sévit à Tiznit et tous ceux qui, parmi les responsables locaux, gravitent autour en le soutenant et le protégeant et qui, pour cela, utilisent les services de sécurité et de la justice.
Les intervenants ont ensuite apporté leur soutien inconditionnel à Mme Iba Ijo et son mari, victimes de ce lobby mafieux dirigé par Boutzguit qui n’a pas hésité à les expulser de leur domicile. Les deux victimes n’ont eu d’autres choix que d’organiser un sit-in devant le tribunal de Tiznit. Iba Ijo et son mari reçoivent depuis le soutien de la population locale et des forces démocratiques à travers tout le Maroc et à l’étranger comme en France.

Un comité de soutien à toutes ces victimes a vu le jour et a décidé :
-         d’apporter une aide matérielle à Iba Ijo en prenant en charge les frais d’un avocat pour la défendre
-         d’organiser une manifestation avec rassemblement devant l’ambassade du Maroc à Paris et ce, le dimanche 16 février 2014 à 15h, pour dénoncer la mafia de l’immobilier et alerter sur les dangers de ce phénomène dont Boutzguit n’est qu’un exemple
-         de dénoncer fermement les communiqués publiés par le Procureur du roi près du tribunal de première instance de Tiznit et par le club des juges qui ont pris partie en faveur du mafieux Boutzguit
-         d’appeler les citoyens marocains à l’étranger et tous les épris de justice à soutenir cette initiative et réclamer des poursuites contre Boutzguit et sa bande

Paris, le 2 février 2014

Rassemblement Ifni-Ait Baâmrane pour la Solidarité (RIAS-France)

Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM-France)

Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF-France)

Association des Marocains en France (AMF)
Association Des jeunes d’Ibaynou Solidaires (AJIS-France)

Association Anarouz Nord-Sud (AANS-France)

Association Tiouizi Tankarfa (ATT-France)

Association Ifni-Ait Baâmrane de Développement (AIAD-France)

Association Mesti pour le Développement et la Culture (AMDC-France)

Association AILLES de soutien avec les femmes au Maroc

Association Attacharouk-France

Association Tamaynut-France

Association des Commerçants, Artisans et Entrepreneurs de Clichy-France

Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc (CAFCDM-France)

samedi 11 janvier 2014

Des prisonniers politiques sahraouis entament une grève de la faim à Tiznit sam, 04/01/2014 - 13:24 Tags: Sahara Occidental Tiznit (Maroc), 04 jan 2014 (SPS) Les prisonniers politiques sahraouis dit (groupe de drapeau national sahraoui) écroués à la prison locale de Tiznit ont entamé une grève de la faim à partir de jeudi pour réclamer leur droits légitimes, a indiqué une source médiatique sahraouie. Les prisonniers politiques sahraouis ont revendiqué leurs droits aux médicaments, visites, alimentation équilibrée, poursuite des études, l'entrée des journaux et la communication. "La grève de la faim intervient après avoir épuisé toutes les voies de dialogue avec la direction de la prison locale, ainsi que le transfert du détenu sahraoui Daoudi Taha vers une cellule entassée des prisonniers de droit commun", a ajouté la même source. Les prisonniers sahraouis (groupe du drapeau national sahraoui) ont été arrêtés en aout dernier après des affrontements qui se sont déclenchés à la suite d’un match de football à Guelmim (sud du Maroc), rappelle-t-on. (SPS) 097/090/TRD 041200 JAN 014 SPS » Share this Lire aussi Le Président sahraoui appelle à consacrer l’an 2014 pour plus de reconnaissance de la RASD Les ressources naturelles et les droits de l'homme : un combat acharnée entre le Polisario et le Maroc (responsable sahraoui) Une délégation japonaise entamera prochainement une visite dans les camps de réfugiés sahraouis Le Front Polisario dément la tenue d’un nouveau round de négociations avec le Maroc dans un pays européen (coordinateur sahraoui avec la MINURSO) Un Prisonnier politique sahraoui entame une grève de la faim à la prison de Tiznit



Par SPS, Tiznit (Maroc), 4/1/2014

 Les prisonniers politiques sahraouis dit (groupe de drapeau national  sahraoui) écroués à  la prison locale de Tiznit ont entamé une grève de la faim à partir de jeudi  pour réclamer leur  droits légitimes, a indiqué une source médiatique sahraouie.
Les prisonniers politiques sahraouis ont revendiqué leurs droits aux médicaments, visites, alimentation équilibrée, poursuite des études, l'entrée des journaux et la communication.
"La grève de la faim intervient après avoir épuisé toutes les voies de dialogue avec la direction de la prison locale, ainsi que le transfert du détenu sahraoui Daoudi Taha vers une cellule  où sont entassés des   prisonniers de droit commun", a ajouté la même source.
 Les prisonniers sahraouis (groupe du  drapeau national  sahraoui) ont  été arrêtés en août dernier après  des affrontements qui se sont déclenchés à la suite d’un match de football à Guelmim (sud du Maroc), rappelle-t-on.

jeudi 25 juillet 2013

Visite de solidarité avec les mineurs d’AGM mine( akka gold mining) , province de Tiznit



  le dimanche 21 juillet 2013 par Said , Wahid et Tisgmine



La mine est située dans la province de Tiznit et à environ 70 Km au Sud Est   de Tafrout (soit à 280  au sud Est d’Agadir)


  L’exploration géologique  remonte aux années 80 et l’abattage a commencé  avec le BRPM ( bureau des recherches et des participations minières) 1996 et après l’étude de faisabilité l’exploitation  a commencé 1998 avec l’ONA( la société national d’investissement  actuellement). Mais la déclaration n’a été faite que 2001 .


L’extraction a engendré des  impacts négatifs sur le milieu naturel (la pollution de l’air, du sol, de l’eau et la surexploitation de eaux souterraines (dans ce cadre les habitants du douar Inlioua proche de la mine  ont manifesté et ont arrêté le puits Sud jusqu’à ce que l’administration de la mine accepte de rembourser les quantités de l’eau qui a été asséché par l’exploitation ).


Quand aux ouvriers ils travaillent dans une zone éloignée et dans  des conditions  de travail très sévères et risquées ( le travail dans le fond de la mine qui atteint 930 m de profondeur où les travailleurs sont exposés aux blessures voire à la mort (mort au moins de cinq personnes) ; aussi sont-ils  exposés à des maladies chroniques, à savoir : la silicose-à cause de l’inhalation de particules de silice dans le poumons ce que provoque des blessures dans les poumons et l’incapacité de respiration; la surdité-comme résultat du bruit des engins et des tirs de mines, aussi la sensibilité des yeux…..





 Alors le premier  bureau syndical  (CDT) des ouvriers titulaires (AGM) a été constitué en avril 2011, puis le deuxième bureau syndicale serait constitué pour les temporaires des trois sociétés soustraitantes de la même famille de Agazoumi qui sont : Agazoumi ; Top forage et Polytramines ; aussi  si AGM a besoin des ouvriers, Agazoumi les emploie sous forme de régie autrement l’ouvrier reste à la disposition de AGM mais administrativement il est lié à Agazoumi….

   Ces syndicalistes ont fait un sit-in à côté du puits principal de l’extraction -Puits Nord- depuis 13 jours  en protestant contre  la transmission  arbitraire de cinq activistes en réclamant la fin du chantier de Bouzarif -Province de Tata et le cahier revendicatif se résume en :


1-    Le retour des activistes exclus et transmis à Oumgrane , au travail dans le même chantier ;

2-   La déclaration des ouvriers dans la CNSS avec l’octroi des mêmes points que les jours travaillés ;

3-    L’amélioration des salaires ;

4-    L’embauche pour tous les temporaires ;

5-    Arrêter le changement de matricule tous les trois dans la fiche de paie des temporaires ;

6-    L’amélioration de la prime au logement ;

7-    L’amélioration de la prime Aid Aladha ;

8-    Le congé  annuel.

  De sa part l’administration fait croire à la minorité qui travaille  que l’extraction est normale et a essayé de briser la grève  en affectant les maçons (ouvriers journaliers qui travaillent dans le génie civil de la mine sans fiche de paie ) dans l’usine de traitement ! Parce que les gens qui ont de l’expérience sont en grève elle a essayé aussi de former les nouveaux pour exercer des tâches, et les affecter dans chantiers lointains, mais le militantisme et le combat des gréviste ont mis fin aux initiatives de l’administration.

L’administration prétend qu’elle va arrêter l’exploitation dans ce site parce qu’il n’est rentable ! comme prétexte à ne pas répondre aux revendications des ouvriers.

On note la non participation et la non solidarité  des techniciens , des agents de maitrise et des ingénieurs dans la grève ; bien qu’ils soient exploités et que  la majorité d’eux est universitaire !


Une caravane de solidarité a été organisée par la CDT Agadir le Mardi 23 Juillet 2013 , en commençant par un sit-in devant  la province de Tiznit  puis un autre sit-in avec les femmes des mineurs grévistes puis un autre sit-in devant la mine  .


 Un débat a été fait  avec l’administration a abouti à la réalisation de trois points du dossier revendicatif, et les autres points seront discutés le 03 Septembre prochain :

1- Le retour des activistes exclus et transférés à Oum Jrane , au travail dans le même chantier : ces activistes du syndicat ont refusé la transmission vers la mine  Oum Jrane pour éviter le harcèlement de l’administration puisque le syndicat est absent là , alors l’administration est  pour le traitement  normal de ces activistes comme tout le monde  avec uneaugmentation salariale de 50% ;

3-L’amélioration des salaires : une augmentation  est promis par l’administration, en fonction de l’ancienneté 5%,10% et 15% ;
5-Arrêter le changement du matricule tous les trois dans la fiche de paie des temporaires : l’administration a promis
La  conservation de la même date  d’embauche

SALUTATIONS



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Photo1 : sit-in pour revendiquer le respect de la convention signée  avec l’administra

samedi 6 avril 2013

Prisons au Maroc : 1000 nouveaux détenus par mois

La population carcérale ne cesse d’augmenter, 1000 nouveaux détenus arrivent chaque mois. C’est le principal constat du rapport de l’Observatoire Marocain des Prisons. Hafid Benhachem, le patron de l’administration des centres pénitenciers, renvoie la balle au gouvernement Benkirane qui n’a pas répondu favorablement à sa demande de renforcer son équipe de 1600 nouvelles recrues en 2013.
 
 La situation des prisons du royaume est toujours si préoccupante. Les ONG des droits de l’Homme sont unanimes à sonner le tocsin. Le rapport présenté, hier, par l’Observatoire marocain des prisons n’a point dérogé à cette règle. L’OMP pointe du doigt le surpeuplement dans les 73 centres pénitenciers que compte le pays. Fin septembre 2012, le nombre des détenus a atteint les 70.675 contre 64.833 une année auparavant. L’association estime que la population carcérale se renforce mensuellement par l’arrivée de 1000 personnes.
Selon le document de l’Observatoire, cette promiscuité n’épargne aucune prison. L’OMP a établi un classement des centres qui connaissent un surpeuplement : le haut du podium est occupée par le pénitencier de Marrakech avec 168,14% de plus de sa capacité autorisée, la seconde position est revenue  au centre de Tiznit et ses 121,43% alors que la troisième place est attribuée au tristement célèbre prison d’Ain Kadouss de Fès avec 103,20%. L’OMP constate, également, que 68% des détenus sont âgés entre 21 et 50 ans, 8% entre 13 et 20 ans et 6% ont dépassé la cinquantaine.

Les propositions de l’OMP
Le surpeuplement est un fait. En vue de limiter son impact, l’Observatoire marocain des prisons proposent quelques solutions, en voici quelques exemples : la réduction de l'année carcérale à dix mois seulement, au calcul de l'incarcération nocturne en tant que demi-journée d'emprisonnement, la rationalisation de la détention provisoire (plus de 46% des détenus), réduire sa durée, de mettre en œuvre le contrôle judiciaire, d'œuvrer à abolir les peines d'emprisonnement pour certains délits dont notamment les petits et de les remplacer, comme cela est en vigueur sous d’autres cieux, par des travaux d’intérêt général pour la société, également une sanction pénale.

La réponse de Benhachem
Au Salon du Livre de Casablanca, le patron de la délégation générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion, , a profité d’un point presse pour répondre aux critiques de l’Observatoire marocain des prisons. Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte que Hafid Benhachem a porté la responsabilité du surpeuplement au gouvernement Benkirane. Selon cet ancien collaborateur de Driss Basri, le personnel actuel dont il dispose n'est pas suffisant. Et de rappeler que sa Délégation avait demandé 1.500 postes budgétaires au titre de l'exercice 2013, mais elle n'en a obtenu que 600. Dans sa plaidoirie, Benhachem a invité le ministère de la justice et des libertés à une révision du procédé de détention provisoire.
La délégation générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion est placée sous la tutelle du chef de gouvernement.
URL Source : http://www.courrierinternational.com/article/2013/04/04/que-peut-hollande
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Prisons : 1/3 des détenus condamnés à de longues peines sont des malades mentaux


"Dortoir" de prison marocaine


Le président de l'OMDH a fait ce constat lors d'un colloque organisé ce vendredi sur la justice et la santé mentale.

Mohamed Nachnach, président de l'OMDH (Organisation Marocaine des Droits de l'Homme) a affirmé qu'au Maroc, le tiers des prisonniers condamnés à de longues peines ainsi que les condamnés à mort souffrent de déséquilibres psychologiques et mentaux. Il estime nécessaire que les organes de la justice soient assistés par un médecin spécialisé en expertises médicales, lors des différents stades de la poursuite pénale, dès les premières heures chez la police judiciaire jusqu'à l'emprisonnement, en passant par la détention provisoire et les séances au tribunal.
Lors de son intervention à un colloque sur le thème «Responsabilité pénale,  expertise médicale et psychologique et procès équitable », tenu ce vendredi, Mohamed Nachnach a déclaré : "Nous aspirons à la création d'une future commission indépendante, avec le pouvoir d'effectuer des visites aux lieux de détention, pour assurer la prévention contre la torture et s'assurer du respect du droit des prisonniers et des détenus », tout en rappelant que l'organisation qu'il préside a contribué aux ateliers organisés par le Ministère de la justice et des libertés pour réformer le système judiciaire.
Pour sa part, le secrétaire général du Conseil national pour les droits de l'homme, Mohammed Sebbar, a évoqué les rapports thématiques, dont une étude sur l'état de la médecine légale au Maroc, qui sera publiée dans les prochains jours.
Sebbar a rappelé que le CNDH a publié les résultats d'une étude sur le terrain, dont un chapitre a concerné la question de la relation entre la justice et la santé mentale, qui a révélé la situation désastreuse des malades mentaux qui sont exemptés de toute responsabilité pénale, et a noté que l'on continue à emprisonner les malades mentaux auteurs de crimes. Le CNDH a observé également que les périodes passées en cours de traitement n'étaient pas déduites de la durée d'emprisonnement dans les cas de la responsabilité partielle de l'auteur du crime.
URL Source : http://fr.lakome.com/index.php/societe/607-prisons-1-3-des-detenus-condamnes-a-de-longues-peines-sont-des-malades-mentaux

dimanche 6 mars 2011

Des dizaines de blessés dans une manifestation à Tiznit

Tiznit (Maroc) 06 mars 2011 (SPS)

 La répression violente des forces de sécurité marocaines contre une manifestation pacifique tenue samedi à Tiznit, demandant un changement au Maroc, a fait selon un premier bilan des dizaines de blessés, a rapporté dimanche, la presse marocaine.
Les mêmes sources ont indiqué l’existence des militants de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH) parmi les blessés, réaffirmant la détermination des manifestants à poursuivre leurs mouvements pour un changement au Maroc.
Au moins 6 personnes auraient trouvés la mort depuis le début des protestations au Maroc et des centaines de blessés dans différentes villes du Maroc, alors que des dizaines ont été jugés pour avoir mener des mouvements de protestation.
Le parti ‘Annahj Addimocrati’ a appelé, dans un communiqué, le peuple marocain à "rester uni pour résister à la répression et les tentatives menées par le régime marocain pour faire taire les revendications légitimes du peuple appelant à un changement, à une vie décente et à éliminer la tyrannie d'Etat au Maroc".
Dans ce contexte des marches de protestation sont prévues dimanche dans plusieurs villes marocaines pour réclamer un changement à l’appel de la coordination de soutien au mouvement du 20 février. (SPS)