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vendredi 25 novembre 2016

MIGRATIONS: Les migrants subsahariens au Maroc



D’un côté, on évoque de façon dramatique et exagérée les centaines de milliers de migrants subsahariens qui vivent au Maroc dans en attendant d’envahir l'Europe. On parle d’afflux massif, d’invasion des clandestins. Mais en réalité tous ces chiffres et tous ces qualificatifs visent à obtenir des appuis financiers, des dividendes politiques et diplomatiques de l’Europe, ou ils sont publiés en Europe à travers les medias populistes pour susciter la peur dans l’opinion et justifier la mise en place de sa politique migratoire sécuritaire.
L’on comprend dès lors que les chiffres de migration dite irrégulière qui sont avancés sont à prendre avec beaucoup de méfiance pour plusieurs raisons: quand il s’agit d’obtenir des dividendes politiques et financiers ou de justifier des politiques sécuritaires, on parle de centaines de milliers de migrants. Mais quand il s’agit d’assumer les conséquences de ces politiques, les drames dans la Méditerranée par exemple, on parle de naufrages d’une dizaine de «clandestins».

vendredi 13 novembre 2015

Tiznit, terminus forcé des migrants subsahariens : Ils sont plus de 200 à avoir été largués au Sud du pays




Tiznit, terminus forcé des migrants subsahariens : Ils sont plus de 200 à avoir été largués au Sud du pays

Tiznit est devenue le terminus forcé des migrants subsahariens irréguliers. Des centaines d’entre eux ont été déportés vers cette ville malgré eux suite à des opérations de contrôle d’identité.  Le flot continu d’autocars qui les transportent se poursuit  depuis près d’un mois. 

« On assiste depuis quelques semaines à une arrivée de plus en plus importante de migrants subsahariens dans cette ville. Pas plus tard que samedi dernier, deux autocars y ont débarqué plus de 100 personnes », nous a précisé Bendaoud Essahibi, membre de l’AMDH-section Tiznit. Et de poursuivre : « On est aujourd’hui à un peu plus de 200 migrants venus la plupart  du temps de Tanger. Ils sont de nationalités malienne, ghanéenne, nigérienne  et camerounaise ». 

Alain, Camerounais de 28 ans, fait partie de ces déportés malgré eux vers Tiznit. Il nous a raconté comment, il y a deux semaines, il a été intercepté chez lui au quartier Misnana à Tanger par des policiers qui l’ont emmené vers le commissariat de police. « Je n’étais pas seul, il y avait d’autres migrants subsahariens. Nous avons fait l’objet d’enregistrement et de prise d’empreintes avant d’être conduits vers des autocars en direction de Tiznit »,  nous a-t-il précisé.

samedi 12 juillet 2014

Melilla: 20 blessés dans des heurts entre migrants





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Au moins 20 personnes ont été blessées dimanche dans des affrontements entre migrants clandestins dans la région de Nador, voisine de l'enclave espagnole de Melilla. L'incident est survenu dans la forêt de Gourougou, qui surplombe l'enclave, connue pour abriter de nombreux migrants originaires d'Afrique subsaharienne. Ceux-ci y trouvent refuge, dans des conditions souvent très précaires, dans l'attente d'un hypothétique franchissement de la frontière espagnole. Les heurts ont opposé des ressortissants maliens et camerounais, pour une raison indéterminée.

La vingtaine de blessés a été évacuée vers l'hôpital de Nador, tandis qu'une enquête a été ouverte par les autorités, a-t-on ajouté.

La pression migratoire a redoublé depuis le début de l'année sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au nord du Maroc, seules frontières terrestres entre l'Europe et le continent africain. A Melilla, ce sont des centaines de migrants qui sont parvenus à franchir la triple barrière grillagée au cours des derniers mois, dont environ 500 le 28 mai, dans un des assauts les plus massifs depuis 2005.

L'Espagne a sollicité une aide financière de l'Union européenne pour renforcer ses frontières alors que, selon les autorités de Melilla, le centre d'accueil de la ville, d'une capacité de 480 places, hébergeait déjà 2000 personnes avant le dernier afflux de clandestins fin mai.

De son côté, le Maroc a entrepris une opération de régularisation --valable sur toute l'année 2014-- parmi les quelque 30.000 migrants se trouvant sur son sol. Rabat a par ailleurs débuté la construction de sa propre barrière grillagée à proximité de l'enclave. Annoncée en mai par une ONG locale, cette démarche a été récemment confirmée à l'AFP par une source officielle marocaine, sous couvert d'anonymat. La même source n'a fourni aucune indication sur l'état d'avancement du projet. "Les travaux ont débuté il y a une vingtaine de jours. Cette barrière sera haute de cinq mètres et surmontée de lames", avait de son côté avancé, fin mai, le président de l'Association Rif des droits de l'Homme (ARDH), Chakib Khyari, dont l'ONG est basée à Nador.

jeudi 17 avril 2014

Immigration et "actes de barbarie": le "ras-le-bol" des ONG . Encore des promesses non tenues, la "nouvelle politique" du royaume !



Les ONG ont exprimé leur "ras-le-bol"
Les ONG ont exprimé leur "ras-le-bol". © AFP
h24info.ma- avec AFP, 15/04/2014


Des ONG ont dénoncé mardi le "silence" des autorités marocaines après leur récent cri d'alarme sur la situation des migrants subsahariens, fustigeant la persistance d'"actes de barbarie" des forces de l'ordre, contraires à la nouvelle politique du royaume.

Fin mars, une dizaine d'ONG présentes à Rabat avaient évoqué une "crise humanitaire" due à une hausse significative des arrivées de clandestins, transportés en bus des enclaves espagnoles de Sebta et Melillia vers la capitale.
Caritas a même annoncé la fermeture de son centre, faute de pouvoir gérer l'afflux et soigner les blessures provoquées par les frontières grillagées de Melilla, que tentent d'escalader les migrants, mais aussi par les "violences" policières.

"Trois semaines plus tard, cet appel n'a fait l'objet d'aucune réaction des instances gouvernementales", ont déploré mardi plusieurs de ces ONG dans un communiqué.

Un silence absolu
"Alors que tout un chacun peut croiser en pleine capitale des migrants blessés, nos associations se heurtent à un silence absolu", ont-elles indiqué.

Lors d'une conférence de presse, Mehdi Alioua, président du Groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem), a directement mis en cause les forces auxiliaires, pourtant sous la tutelle du ministre de l'Intérieur, accusées de trahir les engagements royaux de la nouvelle politique migratoire du pays. "Nous ne comprenons pas pourquoi elles cassent les tibias de migrants, les têtes, volent leurs affaires", s'est-il exclamé.
 
La volonté royale bafouée?
"Nous étions dans une situation d'euphorie après la demande du roi de changer radicalement de politique. Nous étions persuadés que ce genre de violences allaient cesser. Aussi, nous ne comprenons pas pourquoi nous trouvons encore des actes de barbarie", a relevé Alioua. Tout en exprimant un "ras-le-bol", il a manifesté le souhait de "travailler en bonne entente avec le gouvernement". "Mais de façon manifeste, les forces auxiliaires ne le veulent pas, puisqu'elles n'obéissent même pas à la volonté royale", a-t-il asséné.
 
"Vraiment la guerre"
Intervenant à son tour, un responsable d'une association de migrants (Alecma), Eric William, a évoqué à titre d'exemple l'arrivée sur Rabat il y a un mois d'environ 400 migrants, dont "40 blessés", ajoutant: "Notre message c'est nous ne pouvons plus, nous sommes débordés". Il a en outre affirmé que des violences dans la région de Melilla avaient lieu "jusqu'à 30 km de la barrière". "C'est vraiment la guerre qu'on vit" là-bas, a-t-il clamé.

Le président du Gadem a aussi ciblé l'Union européenne et l'Espagne. "Un nombre considérable de blessés à Rabat l'ont été par la Guardia civil. Eux aussi tabassent et violent systématiquement le droit international en rejetant les migrants de l'autre côté de la frontière", a dit Mehdi Alioua, parlant de "fuite en avant" de Madrid "vers encore plus de répression".

Quant à la campagne de "régularisation exceptionnelle" organisée dans le cadre de la "nouvelle politique migratoire", lors d'une récente conférence de presse, des ONG ont affirmé que sur "13.000 demandes" et 3.500 dossiers étudiés à ce jour, seules "500 cartes d'immatriculation" avaient été délivrées.

vendredi 6 septembre 2013

Droits des migrants. A Genève, les autorités marocaines persistent à nier toute violation



Les autorités persistent à nier toute violation de la loi vis-à-vis des migrants, dans un rapport qui sera présenté lundi prochain devant l'ONU à Genève. Un collectif d'associations de soutien aux migrants a élaboré de son côté un rapport alternatif, qui sera lui aussi présenté publiquement lundi.

Malgré les rapports publiés par les associations locales, par les ONG internationales comme Médecins sans frontières ou par le Représentant spécial de l'ONU sur la torture, Juan Mendez, les autorités marocaines persistent à nier toute violation des droits des migrants par les forces sécuritaires.
Le respect de ces droits est contrôlé au niveau international par un Comité d'experts de l'ONU, chargé de suivre l'application de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, ratifiée par le Maroc en 1991 et entrée en vigueur en 2003.

Fossé entre les textes signés et la réalité
L'adhésion à cette convention internationale implique notamment l'envoi de rapports détaillés par l'Etat-partie sur les mesures législatives et réglementaires prises afin d'en appliquer les recommandations. Le premier rapport du Maroc aurait dû être soumis au Comité des experts en 2004. Il n'a été finalement été envoyé qu'en juillet 2012. Le Comité de l'ONU livrera ses observations sur ce rapport la semaine prochaine à Genève, à l'occasion de sa 19e session.
En avril dernier, suite aux informations rapportées par les associations locales de soutien aux migrants, le Comité de l'ONU avait demandé des explications supplémentaires aux autorités marocaines, notamment concernant les violences faites aux migrants :
Le Comité est informé du fait que des migrants en situation irrégulière sont victimes, de la part des autorités marocaines, de violences physiques et morales, y compris de violences sexuelles, de violences extrêmes et de violences pouvant entraîner la mort, ainsi que d'humiliations et d'autres formes de mauvais traitements. Le Comité est également informé du refoulement de migrants, y compris des migrants blessés, des femmes enceintes et des mineurs, dans des zones désertiques de l'Algérie et de la Mauritanie, des zones minées et des zones où les migrants sont susceptibles d'être victimes de violences, y compris des violences sexuelles à l'encontre des femmes. Veuillez fournir des informations sur les mesures prises et envisagées pour mettre un terme à cette situation. Veuillez également indiquer si des enquêtes ont été menées à cet égard et fournir des informations sur l'application d'éventuelles sanctions.
Les autorités marocaines, dans leur réponse envoyée au Comité en juillet dernier, ne mentionnent pas d'enquêtes menées à ce sujet et nient jusqu'à l'existence même de quelconques violations à l'encontre de migrants :
Les informations accusant les autorités marocaines de recours à la violence et mauvais traitements à l'encontre des migrants en situation irrégulière sont infondées d'autant que l'action des différentes autorités publiques intervenant en matière de lutte contre le trafic des êtres humains et la traite des personnes est strictement délimitée par les dispositions légales en vigueur.

Un rapport alternatif
Quelques jours après les réponses de Rabat, un collectif d'associations locales de soutien aux migrants* a envoyé à son tour un rapport alternatif au Comité des experts de l'ONU, qui sera présenté lundi prochain à Genève par une délégation du collectif. "Le Maroc, dans le document envoyé au Comité en juillet dernier, n'apporte malheureusement aucune réponse concrète aux questions posées, se bornant pour l'essentiel, comme dans son rapport initial, à développer des considérations générales et théoriques", explique l'association GADEM, qui a coordonné le rapport du collectif.
Ce rapport alternatif détaille - témoignages à l'appui - l'ensemble des violations exercées par les forces de l'ordre vis-à-vis des migrants (principalement subsahariens) et met en exergue la non-application, dans les faits, de la convention internationale par le Maroc.



*l'Association lumière sur l'émigration clandestine au Maghreb (ALECMA), l'Association des ressortissants sénégalais au Maroc – 28 ( ARESMA-28), Caminando Fronteras, Chabaka -réseau des associations du nord du Maroc pour le développement et la solidarité, le Collectif des communautés subsahariennes au Maroc (CCSM), le Conseil des migrants subsahariens au Maroc (CMSM), le Groupe antiraciste d'accompagnement et de défense des étrangers et migrants (GADEM), l'Organisation démocratique du travail – Travailleurs immigrés (ODT-IT) et Pateras 
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"Etre immigré est-il devenu un crime?", s'exclame Eric Williams, un résident camerounais d'un quartier populaire de Rabat, à l'évocation du récent meurtre d'un Sénégalais ayant suscité l'émoi au Maroc, en particulier au sein de la communauté subsaharienne.
Le 12 août, Ismaila Faye, 31 ans, a été tué près de la gare routière de la capitale de plusieurs coups de couteau, lors d'une altercation avec un Marocain à cause d'une place dans un autocar, selon les premiers éléments de l'enquête.

Des médias ont évoqué un crime à caractère raciste, ravivant la polémique autour d'une éventuelle montée en puissance de ce fléau dans le royaume.
Une semaine plus tard, un rassemblement en hommage au défunt --avant le rapatriement de la dépouille-- et contre le racisme a été organisé à Rabat. Des citoyens marocains se sont aussi émus sur les réseaux sociaux du sort réservé aux migrants d'Afrique noire.
Aux portes de l'Europe en crise, le Maroc est de plus en plus considéré comme un pays d'accueil, et non uniquement de transit, et il doit gérer la présence sur son sol de nombreux clandestins: selon des ONG locales, ils seraient plus de 20.000 au total.
La cohabitation entre Marocains et subsahariens, aux mœurs parfois éloignées, fait désormais partie des défis.
"Notre situation ici est très mauvaise. Près de 15 immigrés ont été agressés en une semaine seulement", avance Eric Williams, qui préside une association de lutte contre le racisme au Maroc.
D'après lui, des habitants considèrent leur présence comme néfaste, voire comme une menace pour leur emploi, dans un pays où le chômage reste relativement élevé, notamment chez les jeunes.
"Etre immigré est-il devenu un crime? Je ne comprends pas pourquoi des Marocains nous traitent +d'Africains+ sur un ton de mépris. En venant ici, je pensais être dans un pays voisin, un pays frère", renchérit ce Camerounais d'une trentaine d'années.
Anna Bayns, une étudiante sénégalaise, estime également que les violences envers les subsahariens sont en "augmentation", même si aucune statistique officielle n'existe sur le sujet. "On est régulièrement traités de +nègres+", dit-elle.

"Comme des esclaves"
Sous la chaleur humide d'une petite chambre mal éclairée du quartier défavorisé de Takaddoum, six subsahariens vivent dans des conditions très précaires.
"On est traités comme des esclaves", affirme l'un de ces habitants, alors que dans le secteur informel les salaires sont extrêmement faibles (moins de 5 euros par jour).
Il est "difficile de trouver un logement", ajoute Eric Williams.
En juillet, des sites d'information marocains ont publié des photos d'annonces interdisant la location aux subsahariens. En l'absence de bail, les migrants sont en outre soumis au bon vouloir de propriétaires parfois peu scrupuleux.
"Cette chambre est normalement louée 500 dirhams (environ 47 euros), mais nous payons 1.500 dirhams!" (140 euros), dénonce M. Williams.
Il y a quelques mois, Médecins sans frontières (MSF) s'était de son côté alarmé d'une hausse des violences des forces de sécurité contre les clandestins.
Un rapport de Rabat sur l'application de la Convention internationale sur la protection des droits des travailleurs migrants et de leur famille doit être prochainement examiné par un comité de l'ONU, à Genève, selon une ONG marocaine.
Interrogé par l'AFP, le directeur de la migration et du contrôle des frontières au ministère de l'Intérieur, Khalid Zerouali, rétorque que le Maroc est "un Etat responsable" qui doit "protéger ses frontières" et "ses citoyens". "Notre stratégie sécuritaire est dirigée contre les réseaux criminels (...). Nos frères africains sont les bienvenus, mais dans la légalité", note-t-il.
L'Union européenne, avec qui Rabat dispose d'un statut avancé, assure suivre la situation de près.
"Les rapports que nous avons concernant les mauvais traitements des migrants irréguliers, principalement d'origine subsaharienne, nous inquiètent évidemment", déclare à l'AFP Rupert Joy, chef de la délégation de l'UE au Maroc.
"A mon avis, la plus grave erreur qu'on pourrait faire serait de prétendre que le problème n'existe pas ou qu'il n'est pas sérieux", ajoute-t-il.

 http://www.lepoint.fr/societe/le-maroc-face-au-spectre-du-racisme-contre-les-migrants-africains-06-09-2013-1721696_23.php

lundi 5 août 2013

AMDH conférence de presse : mensonges sur les reconduites de migrants subsahariens


                 Conférence de presse

Mardi 06 Aout 2013
Au siége de L’AMDH
Appt N°1, Imm 6, Rue Aguensous, Av. Hassan II , Les Orangers (Près de Auto-Hall), Rabat

En réaction aux allégations diffusées par le ministère de l’Intérieur, selon lesquelles les reconduites de migrants subsahariens opérées la semaine passée, se seraient produites dans le respect de la dignité humaine et de la loi, nous voulons affirmer que ces rafles de grande ampleur, dans plusieurs villes du Nord du Maroc, ont violé toutes les règles légales et de respect des droits de l’homme.

En effet, ces opérations ont vu des arrestations arbitraires massives, dans les quartiers où vivent les migrants subsahariens à Tanger, Ksar El Kébir et Nador, y compris de femmes, d’enfants, et de personnes en règle, disposant d’un statut de réfugié reconnu. Au cours de ces arrestations, dans les commissariats, de nombreux migrants ont été frappés, agressés, se sont vu voler leur portable, leur argent, leurs papiers. Les migrants arrêtés et refoulés n’ont pas fait l’objet d’une présentation devant un juge, selon la procédure légale. Certains parmi eux, dont des mineurs et des femmes, ont été abandonnés dans une forêt à 35 km de Meknès. Une de ces femmes avait été contrainte de laisser ses enfants à Tanger. 

 Parmi ceux qui avaient essayé de passer le grillage de Melilla, femmes et enfants compris, certains ont été refoulés à Oujda, alors que tabassés et blessés, ils n’avaient pas été envoyés à l’hôpital et soignés. Dans les opérations de répression intervenues après Melilla, à Nador, on relèverait deux morts et plusieurs blessés graves. Parmi ceux qui étaient parvenus à passer le grillage de Melilla, certains ont été livrés illégalement à la police marocaine. Les refoulements collectifs et massifs ont été effectués vers la frontière fermée de l’Algérie, où les migrants ont été abandonnés dans la forêt entre les deux pays.

A cours de la conférence de presse à laquelle nous vous invitons, nous fournirons des preuves, photos et témoignages directs, de ces nombreux faits très graves.
Nous, associations de migrants et de soutien aux migrants(tes) subsahariens,
- Dénonçons cette répression aveugle contraire à toutes les règles et lois nationales et internationales, approuvée et soutenue par les politiques migratoires sécuritaires de l’Europe.
 
- Dénonçons le lynchage médiatique pro pouvoir envers ces migrants subsahariens persécutés.
Nous exigeons l’arrêt définitif des rafles, arrestations, tabassages, vols, refoulements collectifs, et la mise en œuvre d’une politique conforme au respect des droits de l’homme.

Initiateurs (trices) et signataires
ALECMA, Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc , le Collectif des Communautés Sub-sahariens CCSM, Voix des Femmes Migrantes au Maroc, GADEM , SOS migrants , Association des Marocains en France, Associations des Travailleurs Maghrebin en France, AMDH-Maroc, ATTAC-Maroc, Chabaka des associations de développement démocratique au Nord, Paters de la vie…

samedi 25 mai 2013

Immigration Nouvelle tentative d'assaut à Melilla

 

Les murs en barbelés couvrant l'enclave de Melilla./DR


Les murs en barbelés couvrant l'enclave de Melilla./DR Agrandir
Plus de 30 immigrants subsahariens ont tenté, lundi, de franchir la frontière grillagée qui sépare le Maroc de l'enclave espagnole de Melilla, cinq d'entre eux étant finalement parvenus à entrer en Espagne, ont annoncé les autorités locales.
“Un groupe d'environ 35 immigrants d'origine subsaharienne s'est approché de la frontière grillagée” vers 02h 00 GMT, a expliqué à l'AFP une porte-parole de la préfecture. “Seuls cinq d'entre eux sont parvenus à entrer tandis que les autres sont repartis vers le Maroc.” Trois gardes civils ont été blessés légèrement en tentant d'empêcher leur passage, a-t-elle ajouté.
Des groupes de migrants venus d'Afrique subsaharienne lancent régulièrement des assauts contre la frontière à Melilla, espérant pénétrer sur le continent européen.
Melilla, peuplée de 80.000 habitants, est la seule frontière terrestre de l'Union européenne avec le continent africain, avec l'autre enclave espagnole de Ceuta, également sur la côte marocaine.
Fin 2012, des associations de défense des droits de l'Homme ont affirmé que 20.000 à 25.000 clandestins originaires d'Afrique sudsaharienne se trouvaient sur le sol marocain.
Le préfet de Melilla, Abdelmalik El Barkani, avait souligné il y a une semaine la difficulté pour les autorités espagnoles de répondre à la forte pression migratoire aux portes des enclaves, le flux de l'immigration clandestine venue d'Afrique s'étant déplacé depuis la fin des années 2000 après avoir utilisé la voie maritime vers l'archipel des Canaries, à l'ouest du Maroc.
aufait avec AFP

mercredi 19 décembre 2012

ASDHOM : Rappel 20/12 Débat : La situation a des Migrants Subsahariens au Maroc

Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
Adresse postale : 79, rue des Suisses 92000 Nanterre
asdhom@asdhom.org www.asdhom.org

Invitation à un débat
20 décembre à 19h
La situation a des Migrants Subsahariens au Maroc
A l’Agora de Nanterre
20 Rue Stalingrad 92000 Nanterre
RER Nanterre Ville

L’ASDHOM vous invite à un débat sur la situation de non droit, de précarité, de racisme et de répression que subissent les migrants subsahariens au Maghreb et notamment au Maroc. Retour sur le Forum Social Maghrébin qui s’est tenu à Oujda (5 et 6 octobre) consacré à la situation des Migrants dans les pays de la rive sud de la Méditerranée.

Quelles formes de solidarité à développer ?

Témoignages de YENE Fabien (auteur du livre Migrant au pied du Mur), de participants au Forum Social d’Oujda et d’acteurs associatifs de l’immigration maghrébine en France.

mardi 30 octobre 2012

Après la chasse aux migrants subsahariens, le Maroc s’attaque à leurs défenseurs :

Les migrants subsahariens constituent depuis déjà plusieurs années, les grandes victimes humaines de cette guerre froide qui ne dit pas son nom, entre l’Algérie et le Royaume du Maroc, précisément sur la question des frontières terrestres entre les deux pays. Le Maroc considère à tort ou à raison, que ces migrants accèdent à son Royaume par ses frontières Nord-Est.  Chassés, malmenés et refoulés d’un côté à l’autre de cette frontière fermée, les migrants subsahariens demeurent ainsi des prisonniers de la bande frontalière. 
Si cette frontière de moins d’une centaine de mètres de large, constitue une mine d’or et une source de richesse pour certaines pyramides de contrebandiers, elle est hélas pour les migrants plus dure et plus pénible à traverser qu’un étendu désert. Abandonnés et sommés à ne pas la traverser ni d’un côté ni de l’autre, ils sont condamnés, hommes, femmes et enfants à y survivre dans les conditions les plus inhumaines et dans la famine la plus extrême.
Dépourvus de toute aide, ni des institutions des deux pays ni d’associations ou ONG internationales du côté algérien, les migrants prisonniers de cette bande frontalière, vont perdre une aide précieuse, celle du soutien des ONG marocaines qui militent de plus en plus  pour leurs droits,  suite à  la répression qui s’abat sur les défenseurs des migrants, à l’instar de Camar Laye, Coordinateur du Conseil des migrants subsahariens au Maroc (CMSM), qui a fait l’objet d’arrestation à son domicile dans la nuit du 20 au 21 octobre 2012. Actuellement, il est poursuivi pénalement pour une affaire de droit commun fictive, un procédé tant répondu dans les polices des pays du Maghreb.
Avant cette arrestation, plusieurs incidents graves se sont produits à l’encontre des défenseurs des migrants au Maroc. Menaces proférées à l’encontre des acteurs d’organisations de défense des droits des migrants, cambriolage d’un appartement d’un militant du collectif des communautés subsahariennes, violence policière dans un foyer de migrants….
Un immense mouvement de solidarité avec le défenseur Camar Laye s’est constitué, suite à son arrestation. Un soutien de plus d’une cinquantaine d’ONG, du bassin méditerranéen, du Maghreb-Machrek, de l’Europe du Nord et de l’Afrique subsaharienne a vu le jour.
Le SNAPAP membre du comité de suivi du Forum social Maghrébin, demande la libération immédiate du Militant Camar Laye et à  l’arrêt de la répression à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme du Maroc et de l’Algérie.
Le SNAPAP interpelle à l’occasion,  les autorités du pays pour  l’ouverture des frontières terrestres avec le Maroc, ou à défaut de donner les explications, les motifs et les raisons  du maintien de cette  frontière terrestre fermée.
P/ Le Président du SNAPAP
Le chargé  du Dossier Migration.
Fouad HASSAM
Oran, le 23 Octobre 2012.
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