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samedi 17 mai 2014

Le Maroc construit une barrière anti-immigration





Par: rédaction , 10/5/2014  © 
 
Le Maroc a débuté la construction d'une barrière à proximité de Melilla, enclave espagnole qui dispose déjà de sa propre frontière grillagée, dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine, ont affirmé samedi des responsables d'ONG locales.


"Les travaux pour la construction d'une barrière a commencé il y a une vingtaine de jours", a déclaré à l'AFP le président de l'Association Rif des droits de l'homme (ARDH), Chakib Khyari, confirmant une information de presse.

"Selon les éléments que notre association a pu recueillir, ces barrières seront hautes de cinq mètres (...) et seront surmontées de lames", a avancé ce responsable associatif, basé à Nador, près de Melilla. Contactées par l'AFP, les autorités marocaines n'ont pas voulu commenter.

Un responsable local de l'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendant), Adil Akid, a pour sa part confirmé "la construction de tranchées" côté marocain. "Nous avons reçu des informations selon lesquelles des barrières équipées de lames y seront érigées mais nous ne pouvons confirmer pour l'instant", a-t-il ajouté.

Melilla et l'autre enclave espagnole de Ceuta, sur la côte nord du Maroc, constituent les seules frontières terrestres entre le continent africain et l'Europe.

La pression migratoire y a redoublé depuis le début de l'année, notamment à Melilla, qui compte déjà un triple grillage haut de sept mètres. Cette barrière a récemment été rehaussée, démarche dénoncée par des ONG, des migrants subissant parfois de profondes blessures en tentant de l'escalader.

D'après des chiffres officiels espagnols, le nombre d'immigrés clandestins parvenus à entrer dans les deux enclaves a augmenté de près de 50% en 2013.

Le mois dernier, le centre d'accueil gouvernemental de Melilla hébergeait ainsi quelque 1.800 personnes, pour seulement 480 places. L'Espagne, tout comme les autorités des deux enclaves, ont lancé de récents appels à l'Union européenne pour obtenir une aide renforcée dans sa lutte contre l'immigration clandestine.

  Source: Belga

vendredi 4 avril 2014

Une ONG dénonce l’entrée des forces marocaines à Melilia



L'ONG dénonce, photo à l'appui. © Prodein

L’ONG Prodein a dénoncé ce lundi l’intrusion de soldats marocains dans l’espace compris entre les deux barrières séparant l'enclave de Melilia du reste du territoire marocain. Une première
L’ONG espagnole Prodein a diffusé une vidéo et une série de photos prises qui illustrent les pratiques de renvoi immédiat de migrants clandestins. L’introduction des militaires marocains s’est déroulée vendredi dernier peu après la tentative d’assauts de 800 migrants subsahariens.
''Non-respect de la législation"
Selon ABC, le président de l’ONG, José Palazon, a censuré cette pratique, qu’il juge "illégale" puisque les migrants subsahariens se trouvaient déjà "sur le territoire espagnol". "Ils ont été expulsés sans même avoir été identifiés c'est-à-dire en ne respectant même pas notre législation", s’indigne José Palazon.

Selon ses dires, les forces policières espagnoles ont laissé pénétrer les soldats marocains dans la zone située entre les deux barrières (marocaine et espagnole). "Ils (les soldats marocains, ndlr)ont franchi une frontière internationale, armés et sous le regard de la Guardia Civil qui n’a absolument rien dit", s'insurge-t-il.

De son côté, la délégation du gouvernement espagnol à Melilia récuse la dénonciation. "Les subsahariens ne sont pas entrés sur le territoire espagnol puisqu’ils n’ont pas franchi la double barrière."
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Melilia : le PSOE s'inquiète d'un transfert de souveraineté. 

 
 Suite à l’entrée de soldats marocains vendredi dernier dans l'enclave de Melilia, le PSOE s’interroge sur un transfert de souveraineté entre l’Espagne et le Maroc.   L’ONG Prodein a dénoncé hier l’intrusion de soldats marocains dans l’espace compris entre les deux barrières. Le secrétaire général PSOE de Melilia, Gregorio Escobar s’inquiète ‘’d’un transfert de souveraineté’’ de l'Espagne au Maroc. En effet, sur le territoire espagnol il est du ressort des forces espagnoles de reconduire les migrants à la frontière. Selon lui, la police espagnole devrait s’acquitter des obligations qui leur incombent. Alfonso Alonso a souligné ce mardi que la "collaboration entre l’Espagne et le Maroc sur ce dossier n’est pas une pratique nouvelle, mais juste normale" tout en mettant l’accent sur "la nécessité de protéger ces personnes". 
Juan José Imbroda, président de Melilia, rappelait hier à El Pais que pour entrer à Melilia il fallait avoir franchi tous les obstacles. De son côté, José Luis Centilla a qualifié de "barbarie" l'entrée de soldats marocains à Melilia pour le refoulement de candidats à l'immigration clandestine. Selon le député Joan Coscubiela le Maroc et l’Espagne agiraient de concert pour contourner la loi : "je censure la collaboration entre les forces espagnoles et marocaines (...) Comme la police espagnole ne peut pas pratiquer les renvois à chaud, elle demande aux forces marocaines de s’en charger", a -t-il dénoncé. Affaire à suivre. h24info

samedi 29 mars 2014

Melilia. Le calvaire 
des femmes mules

  • Par : Fernando Del Berro, TelQuel, 17/3/2014
Melilia. Le calvaire 
des femmes mules
Crédit photo : Fernando Del Berro
Des centaines de porteuses traversent chaque jour la frontière avec l’enclave espagnole, transportant jusqu’à 80 kg de marchandises sur leur dos. Parfois au péril de leur vie.
Il est 7h20 à la frontière marocaine de Melilia. L’heure fatidique à laquelle la police ouvre les barrières aux centaines de femmes qui font la queue dans les étroits tourniquets bleus à l’entrée du passage réservé aux piétons. Tous les jours, ces « femmes mules » vont chercher des marchandises dans la zone industrielle de l’enclave espagnole. Chaussures, briquets, couvertures, chips, couches pour bébé… elles chargent sur leur dos jusqu’à 80 kg d’articles qu’elles courent ensuite livrer en territoire marocain. Un parcours du combattant qui leur permettra d’empocher la modique somme de 50 dirhams.(environ 5€)

Une avalanche humaine
Lorsque la frontière s’ouvre, c’est la ruée. Les femmes se précipitent pour pouvoir effectuer plusieurs trajets jusqu’à midi, heure à laquelle la frontière se ferme aux marchandises. L’angoisse se lit dans les regards et les veines apparaissent à fleur de peau. Au milieu de cette mêlée, certaines tombent, se font piétiner, risquant parfois leur vie. En novembre dernier, Safia Azizi, 41 ans, a péri sous cette avalanche humaine. Un policier du côté espagnol s’est aperçu de la bousculade et a tenté de l’atteindre. Sur place, il a découvert un amas de femmes et de colis écrasés par la puissance de la foule. Il a tiré en l’air pour se frayer un chemin, en vain. Le mal était fait. L’autopsie d’un médecin légiste le confirmera : Safia est morte des suites d’« une hémorragie pulmonaire provoquée par une compression violente du thorax ».
Originaire de Fès, Safia était diplômée de littérature arabe. Elle avait quitté sa ville natale à la recherche d’un emploi, n’importe lequel. Quelqu’un lui avait dit qu’il y avait moyen de gagner de l’argent à la frontière. Elle s’est donc fait recenser à Nador, dernière ville avant la frontière, car seuls les résidents de cette ville peuvent se rendre du côté espagnol sans passeport. Il fallait fournir un grand effort physique, mais cela rapportait suffisamment pour pouvoir vivre. Safia transportait des marchandises la semaine et le week-end, elle travaillait comme aide-cuisinière ou serveuse à Melilia. Avec son diplôme, elle faisait figure d’exception parmi les porteuses, dont la plupart sont illettrées. Beaucoup d’entre elles sont divorcées, d’autres ont été abandonnées par leur maris ou sont mères célibataires. Elles travaillent pour le compte de commerçants qui profitent de ce système pour se faire livrer des marchandises exonérées de taxes douanières. Il est en effet légal de faire passer des marchandises du moment qu’on les transporte sur soi en tant que bagage personnel.


Découvrez le calvaire des femmes mules à Melilia en photos.

« La frontière n’est pas adaptée »
En ce début de matinée, le côté espagnol de la frontière est déjà envahi par la foule. Le froid transperce les os. Quelques camions arrivent sur le terrain découvert qui précède le point de passage frontalier. Ils ne se sont pas encore arrêtés que beaucoup d’hommes et de femmes sautent sur les portes arrière, les ouvrent en jouant des coudes, se battent entre eux et grimpent dans le véhicule afin de prendre un colis. Bien que la scène semble chaotique, la plupart des colis sont déjà préalablement assignés. Les hommes s’en chargeront puisqu’ils peuvent les pousser ou les faire rouler sur des charriots. La plupart des femmes devront marcher jusqu’aux entrepôts de la zone industrielle, charger leurs reins et retourner à pied jusqu’à la clôture.
Pour elles, ce trajet serait un parcours impossible s’il n’y avait Antonio, le chauffeur du bus municipal, qui les dépose près de la zone industrielle et les ramène à la frontière afin d’atténuer leurs efforts. La tâche quasi humanitaire de cet homme va jusqu’à les aider à monter ces lourds ballots dans le bus. « Ce que tu vois est inhumain, mais c’est comme ça tous les jours. Chaque jour toutes ces femmes transportent 300 tonnes sur leurs épaules », témoigne Antonio. Au pied du bus, les porteuses attachent les marchandises sur leur dos, leur poitrine, leur taille et leurs cuisses avec des tissus ou de la simple corde. La vision de ces femmes mules qui avancent cahin-caha, le dos formant un angle droit avec le sol, semble davantage sortir du Moyen-Age que de la frontière sud de l’Europe. Beaucoup s’effondrent dans les files d’attente sous le poids de leur chargement. « Le passage piétonnier de la frontière n’est pas adapté au volume de personnes qu’il reçoit chaque jour, soutient José Palazón de l’ONG Prodein. On fait passer les Marocains par des petits points d’accès où ils restent debout pendant des heures ». Les porteuses « doivent non seulement porter la charge, mais aussi attendre les directives de ceux qui contrôlent le passage de marchandises », ajoute l’Association pour les droits de l’homme d’Andalousie (APRODH-A). L’ONG insiste sur la nécessité de «  modifier la structure physique des zones de passage et permettre l’utilisation de moyens mécaniques pour transporter les marchandises ».

La police s’organise
La Guardia Civil a tenté de mettre un peu d’ordre pour éviter les bousculades. Elle a mis en place un « circuit » composé de plusieurs chemins aboutissant à l’entrée de la frontière. Les porteurs empruntent l’un ou l’autre en fonction de la marchandise qu’ils transportent. « L’idée est qu’il y ait du mouvement, pour éviter le risque d’avalanche », précise le capitaine Rafael Martínez, responsable de la sécurité à la frontière, qui ajoute : « Bien qu’elle semble normale, cette organisation a nécessité beaucoup d’efforts et de temps ». Le capitaine a sélectionné vingt porteurs, tous des hommes, pour aider les agents de police à maintenir l’ordre, faire les interprètes. En échange, ils sont autorisés à passer leur propre marchandise sans faire la queue. « Le premier jour, je leur ai donné une casquette jaune afin de les reconnaître. Mais le jour d’après, 80 hommes à casquettes jaunes se sont présentés. Impossible de savoir qui était qui. J’ai donc dû aussi attribuer un numéro aux volontaires », raconte Rafael Martínez.
Il est déjà midi. Plusieurs porteuses n’ont pas eu le temps de faire passer leurs dernières cargaisons vers le Maroc. 
L’une d’elles est restée coincée du côté espagnol, appuyée sur une barre de protection, épuisée, son hijab collé à la peau par la sueur. Rapidement, elle marche à nouveau vers le poste de contrôle, de retour à l’endroit où Safia a perdu la vie. On peut presque entendre le gémissement de son dos et le grincement de ses dents quand elle disparaît derrière le grillage. Le dos courbé, elle s’arrête quelques secondes et baragouine dans un espagnol approximatif : « Tôt demain matin… encore ».   


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mercredi 5 février 2014

Lhaqed en met plein la gueule à tout le monde : du Palais au Sahara occidental


Par Badr Soundouss 4/2/2014

Lhaqed

Le jeune rappeur Mouad Belghouat, alias Lhaqed, qui a passé un an derrière les barreaux pour son opposition au régime, vient de rendre public son dernier travail artistique.
Sa dernière chanson, « Waloo » (Rien) postée sur Youtube, est tout un « programme politique » qui a des airs de slogan anarchiste.
Lhaqed s’en prend à tout le monde : le Palais, l’armée, les partis politiques, les associations, etc… C’est-à-dire à toutes ces « institutions » et organismes qui donnent l’impression que le Maroc fonctionne normalement alors que la situation socio-économique du pays empire chaque jour.
Dans sa chanson, Lhaqed assure qu’il n’a pas peur, qu’on ne va pas lui faire peur et égratigne au passage l’affaire du Sahara que le Maroc veut récupérer alors qu’il est incapable de faire la même chose avec Sebta et Melilia.
Voilà une chanson qui va embêter la bien-pensance makhzenienne marocaine.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=29621Badr Soundouss

vendredi 8 novembre 2013

Maroc : les migrants tentent le tout pour le tout pour entrer en Europe Un migrant se cache dans une forêt près de Nador au Maroc, après la tentative de près de 300 migrants de pénétrer dans l’enclave espagnole de Melilla, le 18 septembre 2013.


Un migrant se cache dans une forêt près de Nador au Maroc, après la tentative de près de 300 migrants de pénétrer dans l’enclave espagnole de Melilla, le 18 septembre 2013.
Un migrant se cache dans une forêt près de Nador au Maroc, après la tentative de près de 300 migrants de pénétrer dans l’enclave espagnole de Melilla, le 18 septembre 2013.
AFP PHOTO / FADEL SENNA

Par RFI, 7/11/2013
 
Au Maroc, plus d'une centaine de migrants africains ont tenté de rejoindre l'Europe en franchissant la frontière de l'enclave espagnole de Melilla mardi 5 novembre. Selon les autorités marocaines, un quarantaine d'entre eux a été arrêtés, et aucun n'est parvenu à passer de l'autre côté. Après une relative accalmie le mois dernier, il semble que de nombreux sans-papiers présents dans le royaume pensent que la répression européenne va encore s'aggraver et tentent le tout pour le tout avant qu'il ne soit trop tard.

Tôt mardi matin, une fois de plus, 150 migrants africains se sont lancés, en groupes, à l'assaut des hautes clôtures barbelées de la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Melilla, dans le nord-est du royaume.
Un homme est mort en chutant du haut des grillages. Quatre autres personnes ont été blessées. Cet assaut est le dernier en date d'une nouvelle vague de tentatives ratées de franchissement de la seule frontière terrestre entre l'Afrique et l'Europe, avec l'enclave de Ceuta, non loin de Tanger.
A (RE)LIRE : pas de mesure concrète sur l'immigration au sommet européen de Bruxelles
La fréquence de ces tentatives avait ralenti, en septembre, après le lancement par le Maroc d'une nouvelle politique migratoire, visant à régulariser les sans-papiers africains. Mais depuis trois semaines, elles ont repris et sont désormais quasiment quotidiennes.

Rumeur autour de la construction d'un mur en béton à la frontière
Par la terre ou par la mer, en petits groupes ou par centaines, de nombreux migrants africains présents au Maroc cèdent aux pressions des passeurs, explique le responsable d'une association de migrants interrogé par RFI.
Ceux-ci leur affirment en effet que, dès l'année prochaine, les autorités espagnoles entendraient construire un mur en béton autour de leurs enclaves et, avec l'argent européen, renforcer encore la répression aux frontières.
► A (RE)ECOUTER : Après Lampedusa, que font les dirigeants africains?
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Tentatives d'émigration illégale :96 personnes interceptées

aufait avec agences 
Quatre-vingt-seize candidats à l'émigration illégale ont été interceptés au niveau du littoral qui s'étend de Tanger à Fnideq. /DR

Quatre-vingt-seize candidats à l'émigration illégale ont été interceptés au niveau du littoral qui s'étend de Tanger à Fnideq. /DR Agrandir

Quatre-vingt-seize candidats à l'émigration illégale ont été interceptés au niveau du littoral qui s'étend de Tanger à Fnideq, indique jeudi un communiqué de la Wilaya de Tanger.
Ces tentatives d'émigration illégale ont été avortées les 6 et 7 novembre, grâce au renforcement du dispositif de surveillance dudit littoral, précise la même source.

Ces candidats à l'émigration illégale s'apprêtaient à regagner la mer en possession de trois embarcations pneumatiques et de moyens de nage de fortune, ajoute-t-on de même source.
Ces arrestations interviennent deux jours après la mort, mardi, d'immigrant dans un nouvel assaut massif sur la barrière grillagée qui sépare le Maroc de Melilla, au moment où l'Espagne tente de protéger son territoire avec l'installation controversée de barbelés tranchants sur cette frontière.
Une mesure qui a provoqué l'indignation des défenseurs des droits de l'Homme comme de l'opposition socialiste. Elle s'ajoute à la mise en place d'un nouveau grillage “anti-escalade”, plus serré, pour éviter que les clandestins ne s'y agrippent.
aufait avec agences 

 Lire et relire :

samedi 25 mai 2013

Immigration Nouvelle tentative d'assaut à Melilla

 

Les murs en barbelés couvrant l'enclave de Melilla./DR


Les murs en barbelés couvrant l'enclave de Melilla./DR Agrandir
Plus de 30 immigrants subsahariens ont tenté, lundi, de franchir la frontière grillagée qui sépare le Maroc de l'enclave espagnole de Melilla, cinq d'entre eux étant finalement parvenus à entrer en Espagne, ont annoncé les autorités locales.
“Un groupe d'environ 35 immigrants d'origine subsaharienne s'est approché de la frontière grillagée” vers 02h 00 GMT, a expliqué à l'AFP une porte-parole de la préfecture. “Seuls cinq d'entre eux sont parvenus à entrer tandis que les autres sont repartis vers le Maroc.” Trois gardes civils ont été blessés légèrement en tentant d'empêcher leur passage, a-t-elle ajouté.
Des groupes de migrants venus d'Afrique subsaharienne lancent régulièrement des assauts contre la frontière à Melilla, espérant pénétrer sur le continent européen.
Melilla, peuplée de 80.000 habitants, est la seule frontière terrestre de l'Union européenne avec le continent africain, avec l'autre enclave espagnole de Ceuta, également sur la côte marocaine.
Fin 2012, des associations de défense des droits de l'Homme ont affirmé que 20.000 à 25.000 clandestins originaires d'Afrique sudsaharienne se trouvaient sur le sol marocain.
Le préfet de Melilla, Abdelmalik El Barkani, avait souligné il y a une semaine la difficulté pour les autorités espagnoles de répondre à la forte pression migratoire aux portes des enclaves, le flux de l'immigration clandestine venue d'Afrique s'étant déplacé depuis la fin des années 2000 après avoir utilisé la voie maritime vers l'archipel des Canaries, à l'ouest du Maroc.
aufait avec AFP

samedi 16 février 2013

Melilia : Les nouveaux kamikazes

Frontière de Melilia : Les nouveaux kamikazes

La voiture du kamikaze subsaharien enfonce le poste-frontalier de Nador avec Melilia (Photo prise d'écran)
Une voiture d’un kamikaze subsaharien enfonce le poste-frontalier de Nador avec Melilia (Photo prise d’écran)
De plus en plus d’immigrés clandestins subsahariens tentent de passer en force à Melilia par la frontière de Nador. Si la méthode habituelle est toujours de passer en territoire espagnol en sautant la haute clôture de sécurité, certains ont trouvé un moyen plus radical pour rejoindre ce qu’ils croient être l’Eldorado espagnol : voler une voiture et foncer dans les contrôles policiers, le marocain puis l’espagnol.
C’est la méthode « kamikaze », jugée « inadmissible » par les Espagnols qui ont pourtant décidé de ne pas poursuivre pénalement ces immigrés désespérés dont certains vivent dans les alentours depuis des lustres.
21 immigrés subsahariens qui sont passés en force à Melilia ces derniers jours ont ainsi été renvoyés au Maroc.