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vendredi 28 août 2015

Un autre voyage de l’espérance finit en tragédie

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“Un autre voyage de l’espérance finit en tragédie : des dizaines de migrants sont morts asphyxiés alors qu’ils voyageaient clandestinement à travers l’Autriche dans un camion immatriculé en Hongrie”, écrit La Stampa.La police recherche le conducteur du camion qui a abandonné son véhicule, rempli de cadavres, au bord d’une autoroute de l’est de l’Autriche. Sur son site, la chaîne américaine NBC précise que, d’après le responsable de la police locale, le nombre de victimes n’a pas encore été établi. “Nous ne pouvons pas dire exactement combien ils sont. On peut imaginer qu’il y a 20 morts, mais peut-être sont-il 40 ou 50… Nous pensons qu’il s’agit de réfugiés…”
Le camion a été retrouvé à proximité des frontières slovaque et hongroise, explique encore NBC, sur “l’un des axes principaux reliant l’Europe de l’Est à la France et à l’Allemagne”.

vendredi 8 mai 2015

MORTS EN MEDITERRANEE : PLUS D’ALIBI

Alors que la population s’indigne de la mort tragique de plus de 900 personnes, dont des personnes réfugiées fuyant la guerre et les persécutions en Syrie, en Érythrée, en Somalie et en Libye, le Conseil de l’UE a tenu un sommet « d’urgence » le 23 avril. Après avoir respecté une minute de silence en hommage à ces victimes dont la mort aurait pu être évitée, les dirigeants de l’UE ont poursuivi leurs discussions comme à l’habitude.
Nous déplorons vivement que nos recommandations n’aient pas été prises en compte dans les conclusions du Conseil, qui sont loin de répondre aux attentes tant politiques que morales. Il semblerait que les propos de Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui a déclaré qu’« avec cette récente tragédie […] nous n’avons plus d’excuses, l’UE n’a plus d’excuses, les États membres n’ont plus d’excuses », soient tombés dans l’oreille d’un sourd.
Tout comme la majorité des organisations de la société civile dans la région, le REMDH ne peut rester les bras croisés face à une contradiction aussi choquante. C’est avec la plus grand fermeté que nous rappelons aux décideurs politiques européens l’urgence d’une réponse aux défis de l’accueil et de la mobilité dans l’intérêt des hommes, des femmes et des enfants qui risquent sinon de connaître le même sort en traversant la Méditerranée.
Consulter:
 AGISSONS !
Aidez-nous à faire la différence… Nous vous invitons à écrire aux chefs d’État ou de gouvernement, aux ministres des affaires étrangères et de l’intérieur. 
Le REMDH apprécierait que vous lui envoyiez une copie à l’adresse EMHRN.BE@euromedrights.net, afin qu’il puisse effectuer un suivi de cette action.
Cher (nom/fonction),
Je souhaiterais vous faire part de mes vives inquiétudes concernant l’issue du sommet européen extraordinaire du 23 avril. Le Conseil a en effet adopté des conclusions qui sont loin de répondre aux attentes tant politiques que morales face aux défis humanitaires que représentent les tragédies répétées en mer Méditerranée. Confrontée à de telles tragédies, l’UE devrait renforcer les mécanismes existants de recherche et de sauvetage dans toute la Méditerranée afin de sauver plus de vies, et non accroître les contrôles aux frontières.
Je suis choqué(e) par le nombre de morts en mer qui a franchi le seuil des 1 800 victimes depuis le début de l’année. En abordant une urgence humanitaire sous l’angle sécuritaire et en refusant d’établir des voies de migration légales et sûres pour les personnes migrantes et réfugiées, l’UE se soustrait à ses responsabilités et s’en décharge sur ses voisins, laissant ainsi des hommes, des femmes et des enfants périr en mer.
Je vous exhorte, au niveau national et européen, à :
  1. Mettre d’urgence l’accent sur les opérations de recherche et de sauvetage et non à la surveillance en apportant une aide financière et technique aux mécanismes de recherche et de sauvetage (SAR) compétents, et pas à Frontex ;
  2. Ouvrir des voies légales et sûres pour toutes les personnes migrantes et veiller à ce que les personnes réfugiées aient accès au territoire européen, afin que leur situation individuelle puisse être examinée ;
  3. Activer d’urgence la directive de 2001 sur la protection temporaire pour répondre sans délai aux besoins de réinstallation des personnes réfugiées qui fuient les conflits dans la région du sud et de l’est de la Méditerranée, en particulier la crise en Syrie, ainsi qu’en Afrique subsaharienne ;
  4. Cesser de subordonner l’accès à la mobilité vers l’Union européenne pour les ressortissants de pays situés en dehors de l’UE à la signature d’accords de réadmission par leur pays d’origine ; cesser d’utiliser la coopération extérieure pour renforcer les contrôles aux frontières.
Veuillez croire, Madame, Monsieur, en l’assurance de ma considération distinguée,

vendredi 5 décembre 2014

Qui sème les mensonges récolte les dommages

Par Amal Lahoucine, 5/12/2014

Des inondations ont frappé le sud du Maroc en novembre dernier. Des victimes sont décédées et les infrastructures sont touchées : des ponts détruits, des routes coupées, des égouts bouchés, des maisons détruites... Des villes tout entières sont immergées, dépourvues d'électricité, d'eau potable et d'alimentation, sans aucun secours de l'Etat ! Les habitants des montagnes sont coupés du monde, tous les itinéraires sont détruits.
La politique de développement suivie par le gouvernement actuel montre bien la nature du régime de dictature basée sur la corruption et la falsification des projets de travaux . Des milliers de milliards de dirhams sont perdus au bout d' une semaine de pluie et d'autres encaissés dans les poches des voleurs des biens publics. Les partis politiques et les syndicats sont restés bouche bée après avoir perdu la totalité de tout leur souhaitable avenir électoral devant un peuple en colère. Devant un drame naturel qui a fait tomber tous les masques de leur noble père qui traîne au monde sans avoir senti les souffrances d'un peuple enchaîné  à bouche fermée.
 
Le régime sème les mensonges et récolte les drames des soulèvements des peuples. Un jour le peuple marocain va exprimer sa colère en se soulevant contre la dictature. La voie de la révolution marocaine, plus proche de jour en jour, trace l'avenir du pays par l'alliance des ouvrier(e)s et des paysan(ne)s.

Voir la vidéo :
http://youtu.be/D_6SzFwPo1s?list=UUeBse2C_EI_dMEoaeJtIFQQ

Inondations Sud Maroc Novembre 2014


lundi 3 février 2014

Maroc: Au moins 7 morts dans un nouveau drame de l'immigration clandestine à Ceuta

Par L'Humanité,  06/02/2014



MONDE - Ils tentaient d'entrer illégalement depuis le nord du Maroc, à la nage, dans l'enclave espagnole...  

Au moins sept clandestins sont morts noyés ce jeudi au Maroc en tentant de rejoindre l'enclave espagnole de Ceuta, un drame humain qui vient raviver la question de la pression migratoire aux portes de l'Europe, quelques mois après celui de Lampedusa.
Ces sept personnes, dont une femme, sont décédées lorsqu'un groupe de quelque 200 migrants à essayé, au petit matin, d'entrer illégalement par la mer en territoire espagnol, a-t-on appris auprès de la préfecture de M'diq-Fnideq, villes proches de Ceuta, sur la côte méditerranéenne. D'après la même source, 13 clandestins secourus ont été hospitalisés et les opérations de sauvetage se poursuivaient en fin de matinée.

Une tentative menée par «environ 400 subsahariens»

Aucune nationalité n'a, pour l'heure, été mentionnée, mais ces tentatives sont souvent le fait de migrants d'origine subsaharienne, qui cherchent coûte que coûte à rejoindre «l'eldorado européen». Un porte-parole de la préfecture espagnole de Ceuta a pour sa part évoqué une tentative menée par «environ 400 subsahariens» et donné un bilan de cinq morts, affirmant que les corps avaient été retrouvés sur la plage par la gendarmerie marocaine. Contacté par l'AFP, un responsable local de l'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendant) a lui fait état de huit morts.
«Ce drame montre encore une fois les risques pris par les candidats à l'émigration clandestine, au péril de leurs vies», a noté la préfecture de M'diq-Fnideq, précisant que «le Parquet compétent» avait été saisi. Ceuta constitue avec l'autre enclave espagnole de Melilla, située plus à l'Est, les seules frontières terrestres entre l'Europe et l'Afrique. Elles sont l'objet de fréquentes tentatives de franchissement. Celles sur Ceuta sont toutefois relativement moins nombreuses. Elles se font à pied par la plage, à bord de petites embarcations ou par le poste-frontière, ou des groupes d'immigrés essaient parfois de pénétrer en force.
Face à l'afflux de migrants, l'Espagne a récemment décidé de renforcer la triple frontière grillagée qui enserre Melilla -longue de 11 km et haute de sept mètres- en réinstallant des barbelés dans sa partie supérieure. Cette décision a entraîné de vives protestations d'organisations de défense des droits de l'Homme et du parti socialiste (opposition). Dimanche dernier, les autorités locales marocaines ont annoncé la découverte de cinq cadavres, parmi lesquels quatre Sénégalais, au large de Nador, ville voisine de Melilla.

Renforcement des patrouilles

D'après une ONG marocaine, plus de 40 migrants sont morts en 2012 et 2013 en tentant d'entrer illégalement dans les deux enclaves. D'autres candidats à l'exil essaient de rejoindre, à l'aide d'embarcations de fortune, le continent européen via le Détroit de Gibraltar, large de quelques dizaines de km. Le Maroc, qui compte sur son sol quelque 30.000 migrants clandestins, a récemment enclenché une mesure de «régularisations exceptionnelles». La préfecture de Tanger a, dans le même temps, annoncé un renforcement de la surveillance du littoral, et fait état chaque semaine de plusieurs dizaines voire centaines «d'interceptions».
Ce nouveau drame humain renvoie inévitablement à celui de l'île de Lampedusa, lorsqu'au moins 400 personnes, dont beaucoup de femmes et d'enfants, avaient trouvé la mort en octobre dernier dans le naufrage de leurs embarcations. D'après l'Organisation internationale des Migrations (OIM), près de 45.000 migrants ont risqué leur vie en mer Méditerranée pour rejoindre les rives italiennes et maltaises, la principale voie empruntée. Pour éviter la répétition d'un tel drame, Rome a lancé dans la foulée une opération («Mare nostrum») visant à renforcer son dispositif militaire. De son côté, l'Union européenne, pressée d'agir, a présenté en décembre un plan prévoyant notamment un renforcement des patrouilles en mer et dans les airs, de Chypre à Gibraltar. Frontex, l'agence chargée de la sécurité des frontières extérieures de l'UE, a évalué le surcoût de cette présence à 14 millions d'euros par an.
B.D. avec AFP
Plus d'informations sur ce sujet en vidéo

jeudi 21 novembre 2013

Drames de la migration Niger-Algérie : Rencontre et témoignages


RENCONTRE

Par Jean-françois Debargue, Ghardaïa, novembre 2013

Photo JFD
Une petite centaine. Autant que de cadavres retrouvés dans cette partie du désert, entre le Niger et l’Algérie. Essentiellement des femmes, petites, fluettes, maigres, accompagnées d’enfants, à peine adolescents pour les plus âgés, comme les restes de ceux trouvés entre Sahel et Sahara. On les signale dans plusieurs villes d’Algérie. Leur provenance ? Le Niger, dernier pays au monde au classement de l’indice de développement humain, pays pourtant fournisseur d’uranium, d’or, de pétrole et de fer. A qui profite le développement ?
La petite centaine de femmes et de jeunes enfants, accompagnée de moins d’une dizaine d’hommes vient de la région de Zinder. Habituellement les migrations de cette région essentiellement agricole étaient saisonnières et en cas de difficultés plutôt tournées vers la Libye. La sécheresse et les conflits depuis 2011 ainsi que la révolution libyenne les ont poussés vers l’Algérie. 
Depuis une année, ils sont arrivés à Ghardaïa. Après avoir posé leurs haillons le long du mur de la gare routière et dans l’Oued, les voilà déplacés plus discrètement dans un terrain vague, près de la poste. Par petits groupes de trois enfants ou d’une femme accompagnée de deux enfants, ils mendient toute la journée dans Ghardaïa.
Après la prière du soir, nous sommes allés les rencontrer. En sortant de l’oued nous avons vu leurs quatre à cinq feux. Les pauvres baluchons alignés le long du mur pendant la journée délimitaient chaque foyer autour desquels vingt à trente personnes s’étaient regroupées. Quelques toutes petites filles revenaient de la gare, des bouteilles d’eau en équilibre sur la tête. Nous étions brusquement dans un village de la région de Zinder. Comme chaque soir cette petite caravane, qui avait traversé nous ne savions comment le Sahara, rapportait au bivouac quelques pièces d’aumône et de quoi se restaurer.
 La plus belle natte a été dépliée pour les trois visiteurs que nous étions, rois mages aux mains vides. Les rares hommes nous ont accueillis, puis quelques femmes ont approché leurs nattes. En quelques minutes seulement, nous étions devenus le noyau d’un fruit  de femmes et d’enfants. Le plus ancien de nous trois ayant vécu au Niger, connaissant leurs traditions et parlant Haousa  fit naitre sourires, puis rires et applaudissements en cherchant parfois ses mots ou en les mimant. Notre situation de dépendance rétablissait une forme de partage. C’est eux qui venaient à notre aide. De notre côté, nous avions du mal à croire que ces femmes aient pu changer leur plainte mendiante en une parole retrouvée. De leur côté, certaines nous ayant croisé durant la journée ont dû aussi s’étonner de ne plus voir sur nos visages une indifférence gênée, mais un vrai regard.
 A cet instant précis, nous étions les invités des personnes les plus pauvres de la terre. Au moment de partir, une heure plus tard, les mains se sont tendues, non plus horizontalement mais verticalement. La dignité se joue parfois à un quart de tour. Nous avons serré des dizaines de mains vivantes.
Puis nous sommes montés, sur la colline éclairée par la pleine lune, de l’autre côté de l’Oued. Une bonne demi-heure de marche pour arriver aux ghettos. Autre visage de la migration. Des hommes jeunes exclusivement, la plupart entre 16 et 30 ans, du Libéria, du Cameroun, de Côte d’Ivoire, du Togo, du Mali, du Congo,  de Centre-Afrique… Certains suivent les routes séculaires d’une migration saisonnière qui mêle le caractère initiatique et le besoin économique, d’autres ont fuit des massacres comme au Libéria et en Sierra Leone, ont trouvé un refuge provisoire dans des pays voisins avant d’être à nouveau chassés. D’autres encore cherchent à gagner l’Europe par le Maroc, ou reviennent expulsés. Leurs espoirs, leurs déceptions, la fatigue se lisaient sur la quarantaine de visages.  Avant le lever du jour les hommes partent sur les chantiers, certains y vivent la semaine, remplaçant les bétonnières, d’autres travaillent dans les palmeraies. Certains économisent pour poursuivre la route, d’autres renvoient l’argent au pays.
De la présence du peuple Sahraoui exilé sur son sol depuis 38 ans, aux Harragas, jeunes algériens fuyant le mal vivre, en passant par les migrations subsaharienne ou du Moyen-Orient, l’Algérie continue d’être pays de transit et devient  pays d’accueil forcé de ces différentes formes de migration. Six mille kms de frontières désertiques ou minées sont limitrophes de pays en guerre ou en grande difficulté. Et après la mortelle traversée du Sahara, l’ultime frontière, la Méditerranée, est devenue un véritable  cul de sac renforcé par l’externalisation des frontières.  Veut-on faire du plus grand pays d’Afrique, ou du Maghreb un centre de rétention à ciel ouvert, un terminal de la migration ? Rappelons que  l’Afrique est le continent où les flux migratoires internes sont les plus importants.
 Nous étions là, dans cette pièce cimentée d’une carcasse d’immeuble, à nous demander si nous aurions accepté de mourir légalement chez nous, de famine, de guerre ou de simple misère ou  de survivre « irrégulièrement » au-delà des frontières tracées par ceux-là même qui étaient entrés « légalement » pour coloniser et qui aujourd’hui encore, par les multinationales et la mondialisation, « développillent » et entretiennent l’insécurité dans cette même Afrique.
Je suis resté touché par la dignité et l’humanité de ces personnes rencontrées. Et pourtant  nous avons vu ce soir là ceux qui font trembler  l’Europe.  Ces hommes, ces femmes et ces enfants qui justifient que  Frontex, Eurosur et autres agences déploient drones et matériels de haute technologie, non pas pour sauver des vies mais pour protéger la citadelle Europe. Ces mêmes agences de l’UE qui  ont également la barbarie d’envisager de réinstaller des lames coupantes au sommet de la triple clôture frontalière de Melilla.
Nous avons partagé des moments de convivialité, des échanges simples bien loin des grands discours, la possibilité de vivre décemment, dans le respect des Droits. Une journée ordinaire de mendicité, de travail, d’espoir d’une vie meilleure. Une journée que l’on peut choisir d’ignorer ou de simplement partager.
 En quittant nos hôtes, cette constatation. Pourquoi  ne croise-t-on pas les gens censés trouver des solutions sous les tentes Sahraouies, dans les ghettos ou les pateras ? Pourquoi avoir intérêt à transformer un phénomène en problème ? Pourquoi choisir de gérer toujours plus les conséquences et refuser de s’attaquer aux causes ? A qui profite la situation ?




lundi 5 août 2013

AMDH conférence de presse : mensonges sur les reconduites de migrants subsahariens


                 Conférence de presse

Mardi 06 Aout 2013
Au siége de L’AMDH
Appt N°1, Imm 6, Rue Aguensous, Av. Hassan II , Les Orangers (Près de Auto-Hall), Rabat

En réaction aux allégations diffusées par le ministère de l’Intérieur, selon lesquelles les reconduites de migrants subsahariens opérées la semaine passée, se seraient produites dans le respect de la dignité humaine et de la loi, nous voulons affirmer que ces rafles de grande ampleur, dans plusieurs villes du Nord du Maroc, ont violé toutes les règles légales et de respect des droits de l’homme.

En effet, ces opérations ont vu des arrestations arbitraires massives, dans les quartiers où vivent les migrants subsahariens à Tanger, Ksar El Kébir et Nador, y compris de femmes, d’enfants, et de personnes en règle, disposant d’un statut de réfugié reconnu. Au cours de ces arrestations, dans les commissariats, de nombreux migrants ont été frappés, agressés, se sont vu voler leur portable, leur argent, leurs papiers. Les migrants arrêtés et refoulés n’ont pas fait l’objet d’une présentation devant un juge, selon la procédure légale. Certains parmi eux, dont des mineurs et des femmes, ont été abandonnés dans une forêt à 35 km de Meknès. Une de ces femmes avait été contrainte de laisser ses enfants à Tanger. 

 Parmi ceux qui avaient essayé de passer le grillage de Melilla, femmes et enfants compris, certains ont été refoulés à Oujda, alors que tabassés et blessés, ils n’avaient pas été envoyés à l’hôpital et soignés. Dans les opérations de répression intervenues après Melilla, à Nador, on relèverait deux morts et plusieurs blessés graves. Parmi ceux qui étaient parvenus à passer le grillage de Melilla, certains ont été livrés illégalement à la police marocaine. Les refoulements collectifs et massifs ont été effectués vers la frontière fermée de l’Algérie, où les migrants ont été abandonnés dans la forêt entre les deux pays.

A cours de la conférence de presse à laquelle nous vous invitons, nous fournirons des preuves, photos et témoignages directs, de ces nombreux faits très graves.
Nous, associations de migrants et de soutien aux migrants(tes) subsahariens,
- Dénonçons cette répression aveugle contraire à toutes les règles et lois nationales et internationales, approuvée et soutenue par les politiques migratoires sécuritaires de l’Europe.
 
- Dénonçons le lynchage médiatique pro pouvoir envers ces migrants subsahariens persécutés.
Nous exigeons l’arrêt définitif des rafles, arrestations, tabassages, vols, refoulements collectifs, et la mise en œuvre d’une politique conforme au respect des droits de l’homme.

Initiateurs (trices) et signataires
ALECMA, Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc , le Collectif des Communautés Sub-sahariens CCSM, Voix des Femmes Migrantes au Maroc, GADEM , SOS migrants , Association des Marocains en France, Associations des Travailleurs Maghrebin en France, AMDH-Maroc, ATTAC-Maroc, Chabaka des associations de développement démocratique au Nord, Paters de la vie…

mardi 16 avril 2013

Explosions au marathon de Boston


http://www.youtube.com/watch?v=046MuD1pYJg
Au moins deux personnes ont été tuées et vingt-huit blessées, lundi 15 avril, dans deux violentes explosions
survenues à quelques secondes d'intervalle en plein centre-ville, près de la ligne d'arrivée du marathon de Boston, aux Etats-Unis.
Un responsable de la police de Boston a confirmé qu'une autre explosion avait eu lieu à la bibliothèque JF Kennedy dans la même ville, sans faire de blessés. Une quatrième explosion a par ailleurs été déclenchée par la police de Boston. Selon NBC News, plusieurs engins explosifs ont été retrouvés dans la ville. Aucune menace ne visait pourtant cette ville du Massachussets, a précisé le responsable policier.

Les explosions, qui se sont produites alors que plus de 26 000 personnes participaient à la course, ont semé la panique parmi les participants et les spectateurs. Les télévisions montraient des images de chaos, des rues jonchées de débris et des véhicules de secours apportant des brancards. Une vidéo, diffusée sur le site de CBS Boston, montre l'explosion et le déroulement des événements en direct. Actuellement, le centre-ville de Boston a été déserté, la police ayant intimé l'ordre aux habitants de rester chez eux.

Le président Barack Obama, en contact avec les autorités locales, a ordonné que toutes les mesures soient prises pour enquêter et faire face aux conséquences de ces explosions. Moins d'une heure après, la police de New York a annoncé qu'elle renforçait ses mesures de sécurité "devant les hôtels et autres lieux connus dans la ville" en attendant d'en savoir plus.

Quand on a entendu [les deux explosions], tout le monde s'est regardé et est resté très calme, et la police est venue dans la minute qui a suivi", a raconté un témoin, Zara Bielkus, à l'AFP. "Nous avons vu des gens dont les jambes ont été soufflées", a raconté Mark Hagopian, propriétaire de l'hôtel Mark, situé près de la ligne d'arrivée du marathon. "L'un d'eux n'avait plus de jambes en dessous du genou, mais il était vivant", a-t-il ajouté. Un autre homme a également raconté sur CNN qu'une des explosions était tellement forte qu'il avait cru que sa tête "allait éclater". Il y avait "beaucoup de poussière, de la fumée, du verre", a-t-il dit.

Certains blessés étaient soignés directement sous la tente censée accueillir les coureurs, rapporte le New York Times. D'autres ont été rapidement transportés dans des hôpitaux de la ville.

HOMMAGE AUX VICTIMES DE NEWTOWN

Les explosions se sont produites alors que des milliers de coureurs achevaient la 117e édition du marathon, devant une foule de spectateurs. Le dernier mile de ce marathon était dédié aux victimes de l'école de Newtown, où vingt enfants et six adultes avaient été tués, le 14 décembre, par un assaillant armé.

Le marathon de Boston, organisé dans la capitale du Massachusetts depuis 1897, est le plus vieux marathon annuel du monde. Il est habituellement couru le troisième lundi d'avril. 21 554 coureurs étaient arrivés au bout des 42,195 km de la course en 2012.

Source : Le Monde
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Abdel El Haji
DÉCOMPTE MACABRE: Il y avait 5 bombes dont 3 ont été désamorcées , 3 morts dont un enfant de 8 ans et au moins 141 blessés ...
Bien que les observateurs mettent en cause l'extrême droite US attachée au port des armes, un Saoudien est actuellement interrogé par le FBI
Tous les regards se tournent vers le prochain Marathon de Londres
Paris a déclenché au maximum son Vigipirate
http://www.rfi.fr/ameriques/20130415-explosion-deux-bombes-marathon-boston-moins-deux-morts

lundi 16 janvier 2012

On meurt beaucoup dans les commissariats en France

On meurt beaucoup dans les commissariats, lors de contrôle de police ou d'interpellations :
  
-Marignane : Karim Aouad  30 ans, 26 février 2004

-Paris : Lamine Dieng  25 ans, le 17 juin 2007

-Grasse : Hakim Ajimi  22 ans, le 9 mai 2008

-Argenteuil : Ali Ziri  69 ans, le 9 juin 2009

-Valentigney : Mohamed Boukrounou  41 ans, le13 novembre 2009

-Colombes : Mamadou Maréga  38 ans,  le 30 novembre 2010

-Clermont Ferrand : Wissam El Yamni  30 ans, le 1er janvier 2012

-Aulnay sous Bois : Abdelah El-Jabri 25 ans, le 13 janvier 2012

Sur le dernier drame d'Aulnay, le préfet de Seine-Saint-Denis Christian Lambert a lui expliqué que «les trois personnes étaient assises, menottées», tout en précisant que « le menottage s'était passé sans aucune violence..."

Non seulement leur racisme tue mais en plus ils font preuve à chaque bavure  d'un incroyable cynisme.
 
Siffloter l'Internationale dans le commissariat du 3ème arrondissement de Paris peut aussi être passible  d'un tabassage policier comme il est arrivé à Denis Godard, 47 ans, militant de Act Up et du NPA le 6 janvier 2012. Blessures qui lui ont valu 12 jours d'ITT.
 
On va supporter ça longtemps ?

JAITE Mohamed
Pour le bureau
Tél : 06.12.84.33.64
De la part de Jean-Claude APARICIO de la Ligue des Droits de l'Homme 13