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samedi 23 janvier 2016

SCANDALEUX ! Situation inhumaine et sans précédent de migrants, dont un nourrisson et des enfants en bas âge à Nador


   
Khadija Ainani
22 janvier, 22:30
Association Marocaine des Droits Humains
Section de Nador

Communiqué


Dans une situation grave et sans précédent, les forces auxiliaires, en grand nombre et sous la supervision directe du chef du district de Kalia à Nador ont attaqué, le 11 janvier 2016 à six heures du matin les camps de migrants subsahariens situés dans les forêts de Salouane et Khmiss Aqdim et ont arrêté un grand nombre de migrants parmi eux un nourrisson et deux enfants dont l’âge ne dépasse pas les cinq ans qui ont été séparés de leurs mères et transférés au siège du district de Kalia et la place limitrophe. Ces deux lieux se sont transformés en un endroit pour parquer tous les migrants arrêtés sous la supervision de l’autorité locale, la gendarmerie royale et les forces auxiliaires. 

Après s’être déplacé sur place, les membres de la section de l’association ont constaté l’arrestation d’enfants en bas âge séparés de leurs mères et ont protesté contre cette violation.

Après avoir demandé aux autorités supervisant cette arrestation de libérer les migrants et la restitution des enfants à leurs mères, les responsables ont refusé et ont persisté à maintenir l’arrestation en dehors de tout contrôle judiciaire, en ce sens que tout les migrants ont été transféré au siège régional de la gendarmerie royale vers dix heures du matin au bord d’un bus privé.
Au siège du commandement régional de la gendarmerie royale, environ 40 migrants ont été réunis, parmi eux des migrants disposant de cartes de résidence régulières ainsi que les deux enfants et le nourrisson.
Les responsables de la gendarmerie ont refusé de donner suite aux revendications des membres de l’association se résumant à la remise des enfants à leurs mères, le transport des blessés à l’hôpital pour bénéficier des soins nécessaires et la libération des migrants notamment ceux disposant de cartes de résidence au Maroc, en auditionnant les personnes ayant déclaré avoir perdu leurs biens, leur argent et leur smartphones au cours de cette intervention, tout en consignant leurs déclarations dans des procès verbaux.
L’ensemble des migrants sont restés en état d’arrestation en dehors de tout contrôle judiciaire jusqu’à cinq heures et demi de l’après midi avant d’être transporté au bord de deux bus se trouvant dans un état délabré et dans des conditions difficiles jusqu’à la ville de Taroudant, à l’exception du nourrisson dont l’âge avoisine les trois mois et dont la mère Madame « Olive Batoum » était présente au commandement de la gendarmerie royale. Après que la mère ait réussi à récupérer son bébé, tandis que les éléments de la gendarmerie tentaient de l’en empêcher, le nourrisson est tombé par terre, ce qui exposa sa vie à un réel danger.
A cet instant, et au lieu d’appeler une ambulance pour transporter le nourrisson à l’hôpital, les hommes de la gendarmerie ont continué leurs violations puisque l’un d’entre eux a récupéré le bébé par terre et l’a remis de manière inhumaine à l’un de ses collègues à l’intérieur du bus, sauf que le père a pu rendre le bébé à sa mère.
La situation s’est déroulée dans un contexte de protestation de la part de la mère et des membres de l’association qui se sont chargés, en compagnie du représentant de la Délégation de l’immigration de transporter le bébé aux urgences de l’hôpital El Hassani.
La section de l’AMDH-Nador, tout en enregistrant la gravité des violations commises contre les migrants en situation irrégulière, au service de politiques européennes inhumaines ayant délégué au Maroc la répression et l’expulsion des migrants et des réfugiés, des violations qui sont arrivés au point de séparer un nourrisson et deux enfants de leurs mères et leur expulsion loin d’elles ; tient les autorités provinciales (chef du district de Kalia et le gouverneur de Nador) et les deux commandements de la gendarmerie royale et des forces auxiliaires pour entièrement responsables.
 Ces autorités, qui, au lieu de prendre en compte les plaintes des migrants s’agissant de la perte de leurs biens et considérer la légalité des cartes de résidence qui accordent à leurs titulaires le droit de circuler en toute liberté au sein du territoire marocain, ont décidé de retirer des enfants à leurs mères et les expulser dans des conditions inhumaines vers des régions lointaines à des centaines de kilomètres.

Le bureau le 14 janvier 2016

jeudi 15 octobre 2015

Les forces auxiliaires ont attaqué le campement de migrants de Boulingo

  


   
Khadija Ainani, dans Association Marocaine des Droits Humains.

Omar Naji , Nador, 14/10/2015·
Nouveau ratissage ce matin 14 oct 15 au niveau du campement de Boulingo à Nador. Selon les premiers témoignages les forces auxiliaires ont attaqué ce campement il y a des arrestations au niveau de la boutique près de Boulingo. Il n'ont pas pu brûler les abris et les affaires des migrants à cause de la pluie qui est tombée la nuit. Cette fois ci ils ont utilisé  les bâtons et les couteaux pour la destruction des abris.

vendredi 21 mars 2014

Nador: affrontements entre les autorités et des clandestins



h24info.ma ,18/03/2014
Melilia est soumise depuis le début de l'année à une pression migratoire sans précédent, avec son lot de drames.
Melilia est soumise depuis le début de l'année à une pression migratoire sans précédent, avec son lot de drames. © AFP
Des candidats à l'immigration clandestine ont une nouvelle fois essayé de franchir la frontière entre le Maroc et Melilia lors d'un assaut massif. Les forces marocaines ont tenté de les en empêcher. Résultats: des personnes arrêtées et d’autres blessées.
La frontière entre Nador et Melilia a de nouveau été le théâtre d’affrontements entre les forces marocaines et des candidats subsahariens à l’immigration. Ils étaient plus de 600 migrants à essayer de franchir la frontière, ce mardi, tôt le matin.

Les autorités marocaines sont intervenues. "Les migrants n’ont pas obtempéré aux sommations d’usage et ont procédé à des jets de pierres causant des blessures à 5 éléments des forces de l’ordre", précise un communiqué du ministère de l’Intérieur.
On devine bien la suite. 102 personnes ont été interpellées. 28 d'entre elles ont été blessées et évacuées par la suite vers l’hôpital Hassani de Nador. Les blessures ont été "causées par les fils barbelés de la clôture grillagée du préside occupé", lit-on dans le même communiqué.

La tentative est qualifiée comme l'une des plus importantes de ces dernières années. Il s’agit de la deuxième du genre en moins de 24 heures. Une autre tentative a été "avortée" le même jour, vers 3h30 du matin à Beni Nsar, et s'est soldée par l’interpellation 150 personnes. Cela fait un total de 250 candidats arrêtés.

Melilia est soumise depuis le début de l'année à une pression migratoire sans précédent, avec son lot de drames. On s’en souvient, une tentative d'entrée à Sebta s’est traduite par mort de 15 migrants, noyés. En cause, la riposte des forces de l'ordre espagnoles, accusées d'avoir fait usage de balles en caoutchouc contre les migrants.

jeudi 12 décembre 2013

Rif : La contestation estudiantine à Imzouren annonce un hiver sous tension


 
Au Rif, décembre et janvier sont deux mois propices à la contestation. Le coup d’envoi a été donné par des sit-in organisés par les élèves d’un collège à Imzouren. Samedi, ça sera au tour de la localité de Boukidane de célébrer le troisième anniversaire des évènements de fin 2011. Un élan de protestation qui devrait se poursuivre avec la commémoration des  événements noirs du 19 janvier 1984.
On a assiste au retour d’un climat tendu au Rif. La localité d’Imzouren, près de la ville d’Al Hoceima, a connu, hier après-midi, un fort déploiement de la police pour disperser, sans ménagement, la manifestation des élèves du lycée Moulay Ismaïl, un établissement public. Ces derniers ont même été rejoints par leurs camarades du collège Al Qods, pour réclamer une amélioration du niveau de l’enseignement.
Ce mouvement de contestation est déjà entré dans sa deuxième semaine. L’intervention des forces de l’ordre s’est soldée par l’arrestation d’une quinzaine d’élèves. Ce n’est qu’aux premières heures de ce matin que les interpellés ont été libérés après des heures d’interrogatoires. La police voulait connaitre la ou les parties derrières cette mobilisation estudiantine. Elle a également exigé la signature par les parents d’un engagement dans lequel ils promettent que leurs fils ne récidiveront pas.

Décembre et janvier sous haute tension au Rif
Toutefois, cette politique du tout sécuritaire a peu de chances de réinstaurer le calme dans la région. Les élèves, soutenus par la grande majorité du tissu associatif local devraient, de nouveau, battre le pavé, le mois prochain, pour commémorer l’assassinat, attribué, selon la version de militants rifains, à des éléments des forces de l’ordre,  de deux de leurs camarades du lycée Imzouren le 21 janvier 1987.
Deux jours auparavant, toute la région du Rif se souviendra, sans la moindre équivoque, des personnes tuées ou encore disparus lors des événements noirs du 19 janvier 1984. Autant dire que la tension est appelée à monter d’un cran dans les semaines à venir.

Par ailleurs, non loin d’Imzouren, Boukidane s’apprête à vivre, samedi 14 décembre, le troisième anniversaire des événements de décembre 2011. Une initiative qui devrait connaître une forte présence de participants originaires de Bni Bouayach, Nador et Al Hoceima. La police, également, se prépare à ce rendez-vous, elle a déjà commencé par déchirer les affiches collées sur les murs de la petite ville invitant les habitants à participer à la grande marche et à se déployer dans les principales places de Boukidane.

mercredi 16 octobre 2013

Maroc: un "kiss-in" à Rabat pour soutenir les adolescents poursuivis pour un baiser

Maroc, Rabat, 12 octobre 2013: Sit-In de baisers devant le parlement en signe de solidarité avec les trois adolescents poursuivis dans l'affaire de la photo du ''baiser de Facebook'' — à Rabat.
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Le HuffPost/AFP
INTERNATIONAL - Quelques dizaines de personnes dont des couples se sont rassemblées samedi 12 octobre à Rabat, au Maroc, pour un "baiser symbolique" en soutien aux adolescents poursuivis pour avoir posté sur Facebook leurs photos en train de s'embrasser, a constaté un journaliste de l'AFP.
Une quarantaine de personnes, dont une dizaine de couples, se sont donné rendez-vous devant le Parlement pour "le baiser symbolique de l'amour", selon Nizar Benamate, un participant interrogé par l'AFP. Le rassemblement a eu lieu dans le calme face au Parlement et certains couples ont commencé à s'embrasser, devant des dizaines de badauds et plusieurs médias marocains et étrangers présents.

 http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/12/kiss-in-rabat-soutin-ado-baiser-facebook_n_4089937.html
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par Anna Ravix, Libération, 13/10/2013
REPORTAGE VIDÉO
Plus de 2300 personnes s’étaient inscrites au «kiss-in géant» organisé devant le parlement, à Rabat, en solidarité avec les trois adolescents de Nador accusés d’attentat à la pudeur. Samedi 12 octobre, à l’heure du rendez-vous, ils n’étaient plus qu’une petite trentaine à revendiquer leur participation au kiss-in, mais tous n’avaient pas l’intention de s’embrasser.
Trois couples seulement sont passés à l’acte, pas sur la place dégagée devant le parlement, mais un peu plus loin, devant la terrasse d’un café, à l’abri des arbres. Leurs baisers n’auront duré que quelques secondes, interrompus par des contre-manifestants menés par Amine Baroudi. Le jeune homme s’était déjà illustré dans l’organisation de contre-manifestations lors du mouvement du 20 février en 2011.
Les organisateurs du kiss-in ont été poursuivis par leurs détracteurs pendant une trentaine de minutes dans les rues de la capitale. «Fous le camp!» lançaient les poursuivants. Devant, les militants criaient «Liberté!» et «Vive l’amour!». Les deux autres «kiss-in» qui avaient été organisés cette semaine, à Mohammedia et devant le tribunal de Nador, avaient finalement été annulés.
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mardi 8 octobre 2013

Nador : trois ados emprisonnés à cause de baisers postés sur facebook, le procès fixé au 11 octobre


Nador : trois ados emprisonnés à cause de baisers postés sur facebook, le procès fixé au 11 octobre 

 

En vue de dénoncer la colère de députés du PJD, à bord d’un avion, contre des séquences osées d’un film, l’écrivain et peintre marocain Moulim Laâroussi, publiait, fin janvier, sur facebook la photo d’un baiser avec sa femme, sans qu’il soit poursuivi par la justice. Une chance que trois adolescents de Nador n’ont pas eue. Accusés d’atteinte à la pudeur, ils risqueraient un mois à deux ans d’emprisonnement (article 483 du code pénal).
Pour un flirt, un adolescent et sa petite amie de Nador sont, depuis le jeudi, détenu dans le centre de protection de l’enfance, relevant du ministère de la Jeunesse et des Sports. Les deux écoliers du lycée Tarik Ben Zyad, respectivement âgé de 15 et 14 ans, sont accusés d’ « atteinte à la pudeur » après avoir posté sur facebook la photo de leurs baisers.

Un journal local aurait participé, peut-être sans le savoir, dans l’arrestation en publiant une copie de la photo. Le jeune qui a pris la photo, 15 ans, est également derrière les barreaux pour le même délit. Le procès des trois adolescents devra s’ouvrir le vendredi 11 octobre au tribunal de première instance de Nador.

Une Inquisition des temps modernes, dénoncée sur les réseaux sociaux
Lever de bouclier sur les réseaux sociaux, contre l’arrestation des trois adolescents. La solidarité a pris la forme de publication, sur des comptes personnels sur facebook ou Twitter, de photos de baisers de couple. L’affaire est très suivie, également, par la presse internationale, au point de concurrencer le dossier d’Ali Anouzla. Il est prévu que lors du procès de vendredi prochain, la présence à Nador, de représentants d’associations locales, nationales et internationales, pour soutenir les trois ados.

Il n’y a pas que les laïcs qui ont déclaré leurs solidarité avec les trois élèves du lycée Tarik Ben Zyad de Nador, le salafiste Abdelouhad Rafiki, alias Abou Hafs, libéré suite à une grâce royale en février 2012, a exprimé, sur sa page facebook, son hostilité à cette arrestation, appelant les promoteurs de la vertu sur les réseaux sociaux à suivre les crimes qui méritent mieux la réprobation.

Que risquent les trois ados ?
Ils sont poursuivis pour atteinte à la pudeur. Le code pénal marocain a réservé tout un article à cette accusation : « Quiconque, par son état de nudité volontaire ou par l'obscénité de ses gestes ou de ses actes, commet un outrage public à la pudeur est puni de l'emprisonnement d'un mois à deux ans et d'une amende de 120 à 500 dirhams. L'outrage est considéré comme public dès que le fait qui le constitue a été commis en présence d'un ou plusieurs témoins involontaires ou mineurs de dix-huit ans, ou dans un lieu accessible aux regards du public ».
Toutefois, le texte est sujet à diverses interprétations. D’abord « l’outrage » n’était pas public et ensuite le texte ne mentionne pas les sanctions quand des mineurs sont les « auteurs » de l’ « obscénité ».
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 Bons baisers du Maroc 

Mahdi Zahraoui, bladi.net, 6 octobre 2013 Bons baisers du Maroc

L’un des exercices les plus ardus à pratiquer dans le plus beau pays du monde est d’analyser et de décortiquer la scène publique en étant muni du bistouri de la raison et de la logique. Mener cette tâche à bon escient peut vous doter d’une migraine, une pratique quotidienne de cet exercice est le droit chemin à l’asile psychiatrique.

En Jordanie, on a revu les prix des carburants à la hausse, le peuple a répondu avec un soulèvement où les portraits du roi Abdallah II ont été vandalisés. Au Soudan, des victimes sont tombées sous la répression du sanguinaire Omar El-Bechir suite à la même décision. Quant au Maroc et grâce à son exception réputée, une seule augmentation n’a pas suffi. Du coup, on a récidivé, dans la joie et la bonne humeur. Lors de la première augmentation, un pantin est sorti calmer les ouistitis que nous sommes en affirmant qu’il veillera à ce que le prix des bananes n’augmentera guère. La deuxième fois, le pantin n’a même pas daigné s’adresser aux ouistitis. Sublime.

Notre pays est sans gouvernement depuis plusieurs mois. Énième preuve que ce dernier n’est qu’un pare-chocs sans surplus. « Une croissance à 7% », « une lutte acharnée contre le despotisme et la corruption », « une bonne gouvernance et de la transparence » … C’étaient les slogans du PJD lors de sa campagne. Maintenant Benkirane invite les marocains à remercier Dieu « car ils ont de l’électricité et en prime, sans coupure … ». Pauvre tyrannie terrassée … Chabat prend les rênes de l’Istiqlal et invite les ânes aux manifestations « politiques » au boulevard le plus important de la capitale. Mezouar, avec ses primes qu’on ne présente plus, s’apprête à reprendre les finances du pays. Cerise sur le gâteau : le pauvre PJD « Dénonce, fustige et crie » à l’égard des « pratiques douteuses » ayant conduit à la perte de son siège à Moulay Yaacoub. Ah oui, c’est vous qui allez éradiquer le despotisme ? Riez ou pleurez, vous avez au moins le choix.

Et afin de veiller à l’exception marocaine, il fallait emprisonner le plus dangereux terroriste du pays : Anouzla. Et oui, avec sa plume il menait constamment des attentats nuisant à la sérénité des marocains. Les sujets de sa majesté qui offrent leurs âmes et corps au commandeur des croyants veulent que le budget royal soit de 15 fois celui de son confrère espagnol et adorent qu’on gracie les pédophiles ayant abusé de leur progéniture. Qu’en savent les mille et une organisations internationales qui ont fustigé cette arrestation ? Qu’en sait le Washington Post à l’exception marocaine ? Qu’en savez-vous bande de nihilistes ? Soulignons ici la prestation ubuesque d’un présumé porte-parole du gouvernement pour défendre cette arrestation. C’est une excellente manifestation de l’incompétence et de la bassesse d’un ministre qui s’est converti au rôle du « Berrah » du régime, faute de pouvoir exercer ses fonctions dans un ministère qu’on bannit dans les pays démocrates.
Ah oui, n’oublions pas les baisers. Nous avons mis en taule, les voyous, les tueurs les pédophiles (pardon, ceux-là on les gracie) et les corrompus. Vint le tour des adolescents du baiser. Entre temps allons raconter aux citoyens d’Imider et d’Anefgou comment on a inventé « le militantisme des baisers » et comment on a créé le front national à la défense des lèvres insoumises pour contrecarrer les « atteintes féroces » aux libertés individuelles. Quand on aura fini, rendons une visite à Anouzla et présentons-lui nos fulgurants accomplissements … à la défense du baiser.
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samedi 5 octobre 2013

Demain dimanche 6 octobre, un kiss-in de solidarité à Paris, devant l’ambassade du Maroc.



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Mon Maroc,
Tu as libéré un pédophile. J’ai été révolté, choqué, et mis plusieurs jours avant d’accepter que cela soit réel. J’ai voulu te couper de moi, tout comme le cordon ombilical qui lie l’enfant à sa mère. Que je trouve une sorte d’indépendance, loin de tout attachement de toi.
Je ne me suis pas prononcé, pourtant j’ai voulu pleurer les victimes. Et cracher ma haine envers ta justice.
Tu as arrêté un journaliste, parce qu’il a fait un travail d’investigation. Parce qu’il a osé publier une vidéo. Une vidéo que même une personne normale aurait pu trouver sur internet. Les accusations étaient d’un ridicule. Fausses mais lui couteraient sa vie, des années de sa vie.
Hormis une photo publiée pendant quelques jours, je ne me suis pas prononcé. Parce que je ne veux plus crier ma rage après chaque faute, chaque injustice, chaque bêtise que tu commets. Et Dieu sait le nombre de bêtises que tu es en train de commettre chaque année.
Puis hier, je me réveille en lisant ta nouvelle connerie. Deux adolescents arrêtés après avoir partagé un baiser, sur une photo, dans une place publique. Le comble de l’absurdité : la personne ayant pris la photo est arrêtée aussi.
J’ai envie de me demander : dans quelle ville vivons-nous ?
Ce sont deux jeunes personnes. Encore lycéens. Ils se sont embrassés. C’est TOUT !
Quelle est cette frustration que tu es allé installer chez tes citoyens, au point où, un baiser devient une affaire d’Etat ? Qu’est-ce que tu aspires devenir ? Un Marokistan ? Un concurrent direct de l’Iran ? Tu vas troquer tes Cheikhates avec des Cheikhs ? Tes jupes avec des Burqa ? Tes artistes avec des Mollahs ?
Je trouve cela quand même assez drôle. Il y a quelques années je me suis fait agresser par 4 personnes armées. Deux de mes amis aussi, dans la même semaine, même ville. Nous avons tous porté plainte. Mais jusqu’à ce jour, personne ne nous a contactés, ces agresseurs n’ont certainement pas été arrêtés. Et doivent continuer à bien travailler.
Et pourtant, quand deux jeunes adolescents s’embrassent, ils se font arrêter sur le champ. La même chose pour un journaliste. Même chose pour un manifestant qui demande ses droits.
Un pédophile a eu le temps d’aller voir ailleurs, récupérer son passeport, voyager au nord du Maroc, pour rejoindre l’Espagne par la suite. 2 jours. Personne n’a pu l’arrêter. Il est passé à côté de ce Nador, où ces jeunes se sont embrassés. Mais la police de cette région ne l’a pas arrêté. Mr. Faissal Sissi (NDLR : La personne ayant porté plainte contre les 2 ados) était où ?
Est-ce cela le message que tu comptes faire passer ?
Il faut violer pour baiser. Voler pour vivre. Lécher les bottes pour réussir ?
Parce qu’il faut l’avouer, en mettant les choses dans leur contexte :
  • L’association pour la protection de l’enfance, Matqisch Weldi, avait bien justifié la libération du pédophile qui avait violé plusieurs « Weldi » que cette association défend.
  • Des journalistes ont aussi justifié l’arrestation d’Anzoula.
  • L’Association de Défense des Droits de l’Homme et des Libertés Générales s’assure de porter plainte contre 3 adolescents, dont le seul crime est qu’ils ne se sont pas imaginés qu’en partageant un baiser, un signe d’amour, ils se retrouveraient en prison, pour l’acte, et pour avoir pris une photo de l’acte.
 Si pour réussir chez toi, il faut caresser le chat dans le sens du poil. Je ne veux pas de ton chat !
Maroc,
Es-tu assez mature pour reconnaitre les vrais criminels ? Avec ton rythme, ta justice est en train de devenir le plus grand criminel. Oseras-tu changer ? Voir clairement. Penser sagement. Agir maturément ? Au vu de ces dernières années, j’ai comme un doute.
Connais-tu les vrais criminels ? Ceux qui violent, pas que les enfants, mais les vrais lois aussi ? Ceux qui assassinent. Tous ceux qui encouragent aux crimes.
Connais-tu les vrais criminels ? Si l’on suit ton raisonnement, je suis un criminel.
Connais-tu l’amour ? Le vrai ? Parce que là, tout ce que tu nous fais comprendre c’est qu’il n’y a pas lieu pour la liberté, ou l’amour.
Continue, car tu es dans la bonne voie. Avec ce rythme-là, dans 5 ans, tu deviendras l’idole de l’Iran. La nouvelle Mecque pour les terroristes.
Maroc,
Dis-moi une chose maintenant. Que vas-tu gagner en arrêtant ces adolescents qui ne voient rien dans le fait de montrer leur amour ?
Leurs études seront fichues. Leur avenir, qui est TON avenir, est fichu.
L’image des ados (et surtout la fille), dans un pays, et surtout, une région réputée pour sa sévérité et ses traditions. Sa misogynie. Leur image est saccagée. Pourquoi ? Parce que tout un peuple est en train de présumer, à cause de son éducation, sa frustration, et son manque d’empathie, pense qu’embrasser est un crime.
Ces enfants n’ont pas commis d’erreur. Et admettons que dans ta religion, que tu sembles sortir en tant que prétexte dans les sauces qui t’arrangent, cela soit une erreur. Qui n’en a pas commis à cet âge ?
Ne serait-il pas plus juste de porter plainte contre ce Sissi, pour avoir gâché la vie de ces jeunes ? Et pour mauvaise compréhension du travail premier d’une Association qui vise à défendre les Droits de l’Homme, et des Libertés ?
Maroc,
Je ne t’embrasse pas
Parce que ce soir, si je le fais, je risque d’aller en prison.
Hicham T.
منبت الأحرار
مشرق الأنوار
Benkissing
 
 http://hichamtahir.net/2013/10/04/maroc-embrasse-moi-si-tu-peux/

"Le baiser de Nador", un Kiss-in de solidarité organisé à Paris

Par Bouthaina Azami le 04/10/2013 
Kiss-in
© Copyright : DR

Dimanche 6 octobre, un kiss-in de solidarité pour les deux adolescents de Nador aura lieu à Paris, devant l’ambassade du Maroc.
Les deux jeunes adolescents de Nador qui ont été placés dans un centre pour mineurs suite à une photo qui a circulé sur la Toile et où ils apparaissaient s’embrassant, continue de créer l’émoi sur les réseaux sociaux où est né un véritable mouvement de solidarité appelant à présent à l’action. Pour un simple baiser, ces jeunes gens ont en effet vu leur vie basculer du jour au lendemain. Ils sont placés depuis deux jours par le parquet dans des centres de protection pour mineurs. De plus, la poursuite d'un troisième adolescent, à savoir celui qui a pris les photos, a été confirmée. 
Les trois mineurs passeront devant le juge le 11 octobre. L'association par laquelle le scandale est arrivé une un ONG prônant... les libertés individuelles ! A savoir : l'organisation unie pour les droits de l'homme et les libertés individuelles qui, d'ailleurs, revient aujourd'hui sur sa plainte et demande la libération des trois jeunes auxquels, déclare-t-elle, elle apportera désormais son soutien. Son président, Fayçal el Marsi, assure en effet que le but n'était pas d'inquiéter ces jeunes gens mais de s'assurer que la photo ne provenait pas d'un réseau pédophile. Il semblerait que le mouvement d'indignation qui enflamme la Toile ait fait réfléchir les responsables de l'interpellation de ces adolescents. Un mouvement d'indignation qui a largement débordé les frontières.

Kiss-in de solidarité en janvier dernier
Cette histoire n’est pas sans rappeler l’affaire du baiser qui avait mené à l’arrestation d’un couple en Tunisie et bouleversé, en janvier, la société civile qui avait organisé un kiss-in de soutien aux jeunes gens condamnés à deux mois de prison pour s’être embrassés dans la rue : "C'est avec l'amour que l'on construit une société saine et équilibrée et c'est avec les interdits et les tabous que l'on crée la haine et l'intolérance. Alors le samedi 12 janvier sera la journée des embrassades; une journée où l'on cultive l'amour; alors embrassez-vous tous, pouvait-on lire alors sur la page Facebook consacrée à l’événement organisé par "Tous pour une Tunisie laïque".

Dimanche 6 octobre, c’est un Kiss-in de solidarité pour les deux adolescents de Nador qui aura lieu à Paris, devant l’ambassade du Maroc. "La police marocaine a arrêté tous les malfrats, voleurs, fraudeurs, terroristes de ce pays, la sûreté au Maroc est totale. Il ne reste plus que le danger que représentent deux gamins qui s'embrassent ... ", peut-on lire sur la page Facebook d’appel à ce "Kiss-in géant".



http://hichamtahir.net/2013/10/04/maroc-embrasse-moi-si-tu-peux/

lundi 5 août 2013

AMDH conférence de presse : mensonges sur les reconduites de migrants subsahariens


                 Conférence de presse

Mardi 06 Aout 2013
Au siége de L’AMDH
Appt N°1, Imm 6, Rue Aguensous, Av. Hassan II , Les Orangers (Près de Auto-Hall), Rabat

En réaction aux allégations diffusées par le ministère de l’Intérieur, selon lesquelles les reconduites de migrants subsahariens opérées la semaine passée, se seraient produites dans le respect de la dignité humaine et de la loi, nous voulons affirmer que ces rafles de grande ampleur, dans plusieurs villes du Nord du Maroc, ont violé toutes les règles légales et de respect des droits de l’homme.

En effet, ces opérations ont vu des arrestations arbitraires massives, dans les quartiers où vivent les migrants subsahariens à Tanger, Ksar El Kébir et Nador, y compris de femmes, d’enfants, et de personnes en règle, disposant d’un statut de réfugié reconnu. Au cours de ces arrestations, dans les commissariats, de nombreux migrants ont été frappés, agressés, se sont vu voler leur portable, leur argent, leurs papiers. Les migrants arrêtés et refoulés n’ont pas fait l’objet d’une présentation devant un juge, selon la procédure légale. Certains parmi eux, dont des mineurs et des femmes, ont été abandonnés dans une forêt à 35 km de Meknès. Une de ces femmes avait été contrainte de laisser ses enfants à Tanger. 

 Parmi ceux qui avaient essayé de passer le grillage de Melilla, femmes et enfants compris, certains ont été refoulés à Oujda, alors que tabassés et blessés, ils n’avaient pas été envoyés à l’hôpital et soignés. Dans les opérations de répression intervenues après Melilla, à Nador, on relèverait deux morts et plusieurs blessés graves. Parmi ceux qui étaient parvenus à passer le grillage de Melilla, certains ont été livrés illégalement à la police marocaine. Les refoulements collectifs et massifs ont été effectués vers la frontière fermée de l’Algérie, où les migrants ont été abandonnés dans la forêt entre les deux pays.

A cours de la conférence de presse à laquelle nous vous invitons, nous fournirons des preuves, photos et témoignages directs, de ces nombreux faits très graves.
Nous, associations de migrants et de soutien aux migrants(tes) subsahariens,
- Dénonçons cette répression aveugle contraire à toutes les règles et lois nationales et internationales, approuvée et soutenue par les politiques migratoires sécuritaires de l’Europe.
 
- Dénonçons le lynchage médiatique pro pouvoir envers ces migrants subsahariens persécutés.
Nous exigeons l’arrêt définitif des rafles, arrestations, tabassages, vols, refoulements collectifs, et la mise en œuvre d’une politique conforme au respect des droits de l’homme.

Initiateurs (trices) et signataires
ALECMA, Conseil des Migrants Subsahariens au Maroc , le Collectif des Communautés Sub-sahariens CCSM, Voix des Femmes Migrantes au Maroc, GADEM , SOS migrants , Association des Marocains en France, Associations des Travailleurs Maghrebin en France, AMDH-Maroc, ATTAC-Maroc, Chabaka des associations de développement démocratique au Nord, Paters de la vie…

samedi 9 mars 2013

Femmes fêtées, femmes réprimées...


Quelle plus belle image que celle-ci pour fêter la journée des femmes !
Les femmes de Zaio, Nador, indignées qu'on ait pris leur frère, leur mari, leur enfant, leur oncle ou leur cousin, parce qu'il avait crié son indignation à la face du tyran ! Elles ouvrent cette marche pour la dignité de tous !
Soyez bénies entre toutes les femmes !
Quelle plus belle image que celle-ci pour fêter la journée des femmes ! 
Les femmes de Zaio, Nador, indignées qu'on ait pris leur frère, leur mari, leur enfant, leur oncle ou leur cousin, parce qu'il avait crié son indignation à la face du tyran ! Elles ouvrent cette marche pour la dignité de tous ! 
Soyez bénies entre toutes les femmes !
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=EmeKw2hlcKMhttps://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=EmeKw2hlcKM
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Je dédie cette journée de la femme à celles qui portent de près ou de loin le mouvement du 20 février au Maroc.


C'est en les voyant braver la répression au Maroc que je me suis senti fier d'être marocain
C'est en les voyant dignes et combatives que je me sentis fier d'être marocain


Convaincu qu'elles sont l'avenir du Maroc


A toutes Celles qui feront de nous des hommes je vous dit Merci et Belle Journée !




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 Par Larbi Fennich Maâninou

Bonjour,

Voici le dernier rapport d'Amnesty portant sur les lacunes du droit marocain qui permet par exemple aux violeurs d'échapper à la justice en épousant sa victime.
D'autres dispositions discriminatoires sont étudiées dans ce court rapport.
Amnesty International:  

Maroc/Sahara occidental. 

Les réformes globales pour mettre fin aux violences faites aux femmes auraient dû être menées   il y a longtemps

Le lien internet pour accéder à ce rapport en français, anglais, espagnol et arabe est le suivant :

rhttp://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE29/001/2013/fr

A diffuser largement.