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mardi 8 octobre 2013

Le Baiser. A.I.Il faut abandonner les charges absurdes ! Le Petit Journal

  Amnesty Belgique Francophone


Communiqué de presse

Maroc et Sahara occidental. Il faut abandonner les charges absurdes retenues contre des adolescents arrêtés pour un baiser





Les autorités marocaines doivent abandonner immédiatement et sans condition les charges retenues contre trois adolescents arrêtés après que l’un des garçons et sa petite amie se sont embrassés et ont publié sur Facebook une photo de ce baiser, a déclaré Amnesty International à la veille d’une audience prévue pour le 11 octobre.

« Le fait que des adolescents risquent de se retrouver en prison uniquement pour s’être embrassés et avoir posté une photo sur Facebook est tout simplement absurde », a déclaré Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.
« Ces jeunes gens n’auraient jamais dû être placés en détention. Il n’existe pas la moindre raison imaginable pour que ce type d’expression donne lieu à des poursuites. Ouvrir une enquête judiciaire à partir d’une plainte pour quelque chose d’aussi inoffensif que deux adolescents qui s’embrassent est ridicule. Cette idée devrait être rejetée d’emblée. »
Deux garçons de 15 ans et une fille de 14 ans ont été arrêtés le 4 octobre à Nador. Ils ont été maintenus trois jours en détention avant d’être libérés sous caution le 7 octobre. Une audience est prévue vendredi 11.
Tous trois sont poursuivis pour « outrage public à la pudeur » au titre de l’article 483 du Code pénal marocain. S’ils sont déclarés coupables, ils risquent jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende.
En outre, l’un des garçons est accusé d’« attentat à la pudeur » sur la personne d’une mineure de moins de 18 ans (article 484 du Code pénal) pour avoir embrassé la jeune fille de 14 ans. Il encourt une peine pouvant aller de deux à cinq ans de prison.
Les trois adolescents ont été arrêtés à la suite d’une plainte affirmant que le baiser, qui a eu lieu devant un lycée et dont des photos ont été publiées sur un média social, avait un effet néfaste sur la société marocaine.
Ces arrestations et placements en détention ont déclenché de nombreuses démonstrations de solidarité au Maroc et à l’étranger. Un rassemblement de solidarité durant lequel des gens s’embrassaient en public a été organisé le 6 octobre devant l’ambassade du Maroc à Paris et des manifestations similaires sont prévues cette semaine au Maroc.
 http://www.amnesty.be/doc/s-informer/actualites-2/article/maroc-et-sahara-occidental-il-faut-21758
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 La société conservatrice bousculée par le web
Aufait Maroc, 
Affaire-baiser-nador_11102013152750_a_la_uneLa grande mobilisation des réseaux sociaux après l'arrestation au Maroc d'adolescents ayant posté des photos d'un baiser entre deux d'entre eux a bousculé une société très marquée par le conservatisme religieux, selon des experts.

La fille et le garçon incriminés, âgés de 14 et 15 ans ainsi que l'ami auteur des clichés avaient été arrêtés le 4 octobre et détenus pendant trois jours dans un centre pour mineurs à Nador.
Leur arrestation avait immédiatement enflammé les participants des réseaux sociaux et les autorités judiciaires de Nador ont dû lundi libérer les trois adolescents, tout en maintenant les poursuites.
Le procès pour “atteinte à la pudeur” s'est ouvert vendredi matin mais a aussitôt été ajourné au 22 novembre, a annoncé à l'AFP l'avocat des adolescents, Me Monaim Fattahi.
Le juge a décidé d'ajourner le procès “pour permettre au tribunal d'effectuer une enquête sociale sur la situation des adolescents”, selon M. Fattahi.
“Les réseaux sociaux jouent de plus en plus un rôle de veille à la fois auprès des autorités et auprès de la société marocaine, qui reste conservatrice. Les gens qui agissent via Facebook sont très actifs puisqu'ils parviennent parfois à intéresser les médias, notamment étrangers, et à bousculer le conservatisme aussi bien de la société que de l'Etat.”
Mohammed Madani, politologue .

“Résultat, les autorités reviennent sur des décisions de justice et se remettent parfois en cause comme c'était le cas du pédophile espagnol” gracié par erreur par le Roi Mohammed VI en juillet, poursuit M. Madani.
Devant l'ampleur du scandale suscité par la libération de Daniel Galvan, le roi avait annulé la grâce, le Palais royal assurant alors que le souverain ignorait tout des “crimes abjects” lorsqu'il l'avait accordée.
Quelque 55 personnes sur 100 se connectent à Internet au Maroc, selon un rapport de l'ONG américaine Freedom House, l'un des chiffres les plus importants de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

Organiser des “kiss-in”
À la veille du procès, des centaines d'internautes marocains se sont mobilisés à nouveau pour demander l'abandon des poursuites contre les trois adolescents.
Des pages ont été créées sur Facebook pour appeler à organiser des “kiss-in” dans les grandes villes, en particulier samedi devant le siège du Parlement à Rabat.
Les trois adolescents avaient été arrêtés à la suite d'une plainte déposée fin septembre par une organisation locale pour “atteinte grave à l'éducation et à la culture marocaines” et “atteinte aux sentiments des citoyens”. Les photos du baiser avaient été prises devant leur collège à Nador.

Une société tiraillée
Le Maroc a une réputation de tolérance religieuse au sein du monde arabo-musulman, mais la société demeure profondément conservatrice.
Le Code pénal punit de deux à cinq ans de prison “tout attentat à la pudeur consommé ou tenté sans violence sur la personne d'un mineur de moins de 18 ans”.
Selon les défenseurs des libertés individuelles, pour la plupart des laïcs actifs sur les réseaux sociaux, la société est tiraillée entre le conservatisme religieux et le poids croissant des moyens de communication “véhiculés par internet”.
“À cause du poids de la religion et des tabous sociaux, la société marocaine semble perdue et tiraillée. Elle a du mal à embrasser un monde moderne trop marqué par internet et par une communication planétaire”, souligne la militante Ibtissam Lachgar.
“C'est toujours la question des libertés individuelles qui est posée avec cette affaire. La société marocaine est comme bousculée par l'effet internet”, poursuit Mme Lachgar, co-fondatrice avec Zineb El Rhazoui du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali).
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Le Petit Journal du 10/10/13

Nador : trois ados emprisonnés à cause de baisers postés sur facebook, le procès fixé au 11 octobre


Nador : trois ados emprisonnés à cause de baisers postés sur facebook, le procès fixé au 11 octobre 

 

En vue de dénoncer la colère de députés du PJD, à bord d’un avion, contre des séquences osées d’un film, l’écrivain et peintre marocain Moulim Laâroussi, publiait, fin janvier, sur facebook la photo d’un baiser avec sa femme, sans qu’il soit poursuivi par la justice. Une chance que trois adolescents de Nador n’ont pas eue. Accusés d’atteinte à la pudeur, ils risqueraient un mois à deux ans d’emprisonnement (article 483 du code pénal).
Pour un flirt, un adolescent et sa petite amie de Nador sont, depuis le jeudi, détenu dans le centre de protection de l’enfance, relevant du ministère de la Jeunesse et des Sports. Les deux écoliers du lycée Tarik Ben Zyad, respectivement âgé de 15 et 14 ans, sont accusés d’ « atteinte à la pudeur » après avoir posté sur facebook la photo de leurs baisers.

Un journal local aurait participé, peut-être sans le savoir, dans l’arrestation en publiant une copie de la photo. Le jeune qui a pris la photo, 15 ans, est également derrière les barreaux pour le même délit. Le procès des trois adolescents devra s’ouvrir le vendredi 11 octobre au tribunal de première instance de Nador.

Une Inquisition des temps modernes, dénoncée sur les réseaux sociaux
Lever de bouclier sur les réseaux sociaux, contre l’arrestation des trois adolescents. La solidarité a pris la forme de publication, sur des comptes personnels sur facebook ou Twitter, de photos de baisers de couple. L’affaire est très suivie, également, par la presse internationale, au point de concurrencer le dossier d’Ali Anouzla. Il est prévu que lors du procès de vendredi prochain, la présence à Nador, de représentants d’associations locales, nationales et internationales, pour soutenir les trois ados.

Il n’y a pas que les laïcs qui ont déclaré leurs solidarité avec les trois élèves du lycée Tarik Ben Zyad de Nador, le salafiste Abdelouhad Rafiki, alias Abou Hafs, libéré suite à une grâce royale en février 2012, a exprimé, sur sa page facebook, son hostilité à cette arrestation, appelant les promoteurs de la vertu sur les réseaux sociaux à suivre les crimes qui méritent mieux la réprobation.

Que risquent les trois ados ?
Ils sont poursuivis pour atteinte à la pudeur. Le code pénal marocain a réservé tout un article à cette accusation : « Quiconque, par son état de nudité volontaire ou par l'obscénité de ses gestes ou de ses actes, commet un outrage public à la pudeur est puni de l'emprisonnement d'un mois à deux ans et d'une amende de 120 à 500 dirhams. L'outrage est considéré comme public dès que le fait qui le constitue a été commis en présence d'un ou plusieurs témoins involontaires ou mineurs de dix-huit ans, ou dans un lieu accessible aux regards du public ».
Toutefois, le texte est sujet à diverses interprétations. D’abord « l’outrage » n’était pas public et ensuite le texte ne mentionne pas les sanctions quand des mineurs sont les « auteurs » de l’ « obscénité ».
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 Bons baisers du Maroc 

Mahdi Zahraoui, bladi.net, 6 octobre 2013 Bons baisers du Maroc

L’un des exercices les plus ardus à pratiquer dans le plus beau pays du monde est d’analyser et de décortiquer la scène publique en étant muni du bistouri de la raison et de la logique. Mener cette tâche à bon escient peut vous doter d’une migraine, une pratique quotidienne de cet exercice est le droit chemin à l’asile psychiatrique.

En Jordanie, on a revu les prix des carburants à la hausse, le peuple a répondu avec un soulèvement où les portraits du roi Abdallah II ont été vandalisés. Au Soudan, des victimes sont tombées sous la répression du sanguinaire Omar El-Bechir suite à la même décision. Quant au Maroc et grâce à son exception réputée, une seule augmentation n’a pas suffi. Du coup, on a récidivé, dans la joie et la bonne humeur. Lors de la première augmentation, un pantin est sorti calmer les ouistitis que nous sommes en affirmant qu’il veillera à ce que le prix des bananes n’augmentera guère. La deuxième fois, le pantin n’a même pas daigné s’adresser aux ouistitis. Sublime.

Notre pays est sans gouvernement depuis plusieurs mois. Énième preuve que ce dernier n’est qu’un pare-chocs sans surplus. « Une croissance à 7% », « une lutte acharnée contre le despotisme et la corruption », « une bonne gouvernance et de la transparence » … C’étaient les slogans du PJD lors de sa campagne. Maintenant Benkirane invite les marocains à remercier Dieu « car ils ont de l’électricité et en prime, sans coupure … ». Pauvre tyrannie terrassée … Chabat prend les rênes de l’Istiqlal et invite les ânes aux manifestations « politiques » au boulevard le plus important de la capitale. Mezouar, avec ses primes qu’on ne présente plus, s’apprête à reprendre les finances du pays. Cerise sur le gâteau : le pauvre PJD « Dénonce, fustige et crie » à l’égard des « pratiques douteuses » ayant conduit à la perte de son siège à Moulay Yaacoub. Ah oui, c’est vous qui allez éradiquer le despotisme ? Riez ou pleurez, vous avez au moins le choix.

Et afin de veiller à l’exception marocaine, il fallait emprisonner le plus dangereux terroriste du pays : Anouzla. Et oui, avec sa plume il menait constamment des attentats nuisant à la sérénité des marocains. Les sujets de sa majesté qui offrent leurs âmes et corps au commandeur des croyants veulent que le budget royal soit de 15 fois celui de son confrère espagnol et adorent qu’on gracie les pédophiles ayant abusé de leur progéniture. Qu’en savent les mille et une organisations internationales qui ont fustigé cette arrestation ? Qu’en sait le Washington Post à l’exception marocaine ? Qu’en savez-vous bande de nihilistes ? Soulignons ici la prestation ubuesque d’un présumé porte-parole du gouvernement pour défendre cette arrestation. C’est une excellente manifestation de l’incompétence et de la bassesse d’un ministre qui s’est converti au rôle du « Berrah » du régime, faute de pouvoir exercer ses fonctions dans un ministère qu’on bannit dans les pays démocrates.
Ah oui, n’oublions pas les baisers. Nous avons mis en taule, les voyous, les tueurs les pédophiles (pardon, ceux-là on les gracie) et les corrompus. Vint le tour des adolescents du baiser. Entre temps allons raconter aux citoyens d’Imider et d’Anefgou comment on a inventé « le militantisme des baisers » et comment on a créé le front national à la défense des lèvres insoumises pour contrecarrer les « atteintes féroces » aux libertés individuelles. Quand on aura fini, rendons une visite à Anouzla et présentons-lui nos fulgurants accomplissements … à la défense du baiser.
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dimanche 20 mai 2012

Joseph Tual, menacé de licenciement à cause de Twitter

 Par Alexandra Gonzalez, 20/5/2012
Un journaliste de France 3 est menacé de licenciement après avoir posté sur Twitter des messages brocardant sa direction.  
 Énorme et triste surprise, mercredi, pour Joseph Tual, grand reporter à la rédaction nationale de France 3, quelque 25 ans de faits d'armes derrière lui dans la maison.

 Dans sa boîte aux lettres, le journaliste tombe sur un courrier en recommandé de sa direction, le convoquant le 25 mai prochain à un entretien préalable à un licenciement pour « faute grave ». La sanction est lourde, puisqu'il est mis à pied à titre conservatoire, son badge d'accès à l'immeuble démagnétisé, son nom effacé du tableau de service et son salaire suspendu. 

Depuis, les messages de soutien se multiplient sur Twitter. Le choc est difficile à encaisser pour ce journaliste pourtant aguerri, habitué à dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Et c'est peut-être ce trait de sa personnalité qui aurait entraîné cette menace planant sur son poste, bien que rien n'ait été précisé par la direction dans le courrier pour justifier sa mise à pied. Selon certaines sources qui se sont confiées au Monde, ce sont plusieurs messages postés sur son compte Twitter le jour de la victoire du parti socialiste aux élections qui lui seraient reprochés. 

Aucune mise en garde préalable 

 Ainsi, dans deux messages postés sur Twitter et affichant la photo des deux grands dirigeants de France Télévisions, Thierry Thuillier et Rémy Pflimlin, Joseph Tual écrit : « Grosse chaleur à France Télévisions, la hiérarchie commence à se consumer ! », puis « Bon les garçons, va falloir dégager ! » Joseph Tual faisait ainsi référence au fait que Rémy Pflimlin ait été nommé à son poste sur proposition de Nicolas Sarkozy, tandis que Thierry Thuillier a souvent été pointé du doigt par une partie de la rédaction pour sa supposée proximité avec le pouvoir sortant. Aujourd'hui, ce « vieux pilier de la rédac' » ne comprend pas cette réaction si vive de sa direction, « sans aucune mise en garde au préalable », d'après certains de ses collègues. L'un d'eux confie que Joseph Tual « reconnait avoir été trop loin, il était emporté par l'atmosphère du 6 mai. Cela l'affecte énormément ». Et de rappeler le contexte très particulier dans lequel se trouve actuellement France 3. « En ce moment, c'est très chaud. Le 10 mai, la Société des journalistes (SDJ) de France 3 a organisé un référendum auprès des salariés du siège national. Une grande majorité a estimé que la ligne éditoriale n'est pas conforme à sa mission de service public... » 

France 3 dans la tourmente  

Un climat de défiance absolue confirmé par Véronique Marchand, journaliste à France 3 Nord-Pas-de-Calais, et secrétaire générale de la SDJ/CGT France Télévisions. « C'est le chaos total. Le sentiment qui domine, qui s'est exacerbé puis avéré durant la campagne présidentielle, est que France 2 passe systématiquement avant France 3. Certains gros dossiers de fond sont retirés à des journalistes de France 3 pour être confiés à d'autres de France 2, nos grands reporters ne partent plus à l'étranger. Le directeur de l'information, Thierry Thuillier, ne crée pas le consensus... ». Elle refuse d'envisager que Joseph Tual puisse être licencié, « quelle que soit la teneur des messages qu'il a twittés. La direction peut s'attendre à un grand mouvement d'ampleur si c'est le cas. Nous serons solidaires de tous les journalistes qui n'auront pas le petit doigt sur la couture. » 

http://www.francesoir.fr/actualite/societe/france-3-un-journaliste-menace-de-licenciement-a-cause-de-twitter-227171.html
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Pas touche à Joseph Tual

De : Le SNJ-CGT , 19/5/2012
Joseph Tual délégué du personnel CGT de la Rédaction Nationale de France 3 !
La direction de France télévisions aurait-elle décidé de se débarrasser des journalistes CGT à la Rédaction Nationale de France 3 ?
Au lendemain de l’assemblée générale à l’initiative de la société des journalistes et des syndicats, qui a vu une majorité de journalistes et de techniciens fustiger la Direction de l’information pour sa conception erronée d’une ligne éditoriale de service public, le jour même où la presse nationale rend compte de cette assemblée générale, Joseph Tual grand reporteur et délégué du personnel CGT de cette rédaction, se voit interdire d’exercer son métier par un courrier en recommandé que ne renieraient pas les patrons du privé qui veulent « se payer » des syndicalistes et notamment ceux de la CGT !
Joseph Tual est mis à pied de manière conservatoire, avant un entretien préalable fixé au 25 mai en vue d’une sanction pour faute grave pouvant aller jusqu’au licenciement sans préavis et sans indemnités. Son badge d’accès à l’entreprise a même été désactivé !
La Direction ne peut en aucun cas justifier cette mise à pied !
En revanche, il semble bien que la Direction ait perdu la tête suite à la contestation de la ligne éditoriale, ligne éditoriale que le SNJ-CGT a souvent dénoncée dans ses prises de positions.
Comme l’assemblée générale, nous pensons que nos éditions faites de faits divers, de micros-trottoirs, de sensationnalisme, de commentaires partisans de certains chroniqueurs lors des élections, de rubriques consommateurs, d’éloignement avec les problèmes des gens, ne sont pas dignes du service public !
Cette contestation, normale dans une rédaction, ne semblerait pas plaire à certains encadrants qui ont dans leur viseur plusieurs « éléments » porteurs de cette contestation, dont des élus et militants de la CGT.
La CGT met solennellement en garde la Direction : toute tentative contre la rédaction, contre ses élus ou militants, trouvera une riposte immédiate à la hauteur de l’enjeu, y compris la grève.
Il est temps de recouvrer ses esprits, de permettre à Joseph Tual d’exercer son métier de journaliste, ce qu’il fait depuis 25 ans au sein de la Rédaction Nationale de France 3, pour la fierté de la chaîne qui a su vanter ses mérites.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article127898

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Touche pas à Joseph Tual
Par demainonline, 20/5/2012
Rabat.- Notre ami et confrère français Joseph Tual dont les démêlés avec la DST marocaine et certains titres de la presse marocaine qu’il a fait condamner pour diffamation par la justice en France (Maroc hebdo et le groupe Assabah-L’Economiste) est menacé de licenciement par la direction de France Télévisions pour des tweets jugés « diffamatoires ». En fait, personne n’est dupe, pour mener la bataille au nom de la CGT, le syndicat dont il est le délégué à France3, afin de maintenir l’indépendance des rédactions de cette chaîne publique. La direction de France Télévisions, dirigée par d’anciens obligés du pouvoir sarkozyste veut faire taire définitivement Joseph Tual. 


Car c’est notre confrère, associé à Demain (première version interdite par Abderrahman Youssoufi en décembre 2000), qui a découvert la villa qui servait de « siège »  au PF3 (Point fixe 3, un haut lieu de la torture et de la disparition au Maroc), Route des Zaers, à Rabat. C’est encore lui  qui a été à l’origine de bien de révélations explosives sur la disparition de Mehdi Ben Barka et a été le premier journaliste à annoncer, alors que Nicolas Sarkozy se trouvait en visite officielle au Maroc, l’émission par le  juge français Patrick Ramaël (aujourd’hui dans le collimateur aussi…) de quatre mandats d’arrêt internationaux visant le général de corps d’armée et plus haut gradé de l’armée marocaine, Hosni Benslimane, actuel et éternel, depuis quarante ans, commandant de la gendarmerie royale, le général Abdelhak Kadiri, ancien patron de la Direction générale des Etudes et de la Documentation (DGED, renseignements militaires), ainsi que Miloud Tounzi, un membre présumé du commando marocain auteur de l’enlèvement de Mehdi Ben Barka, et enfin Abdelhak Achaachi, agent du Cab 1, une ex-unité de tortionnaires et d’assassins des renseignements marocains.

Demain s’associe à la levée de boucliers qui tente de mettre à bas cette évidente vengeance d’une direction, celle de France Télévisions, aux abois après la défaite de Nicolas Sarkozy qui, comme le monde est petit, se trouve au Maroc en invité personnel du sultan.