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samedi 23 novembre 2013

Baiser de Nador : Le procès des trois ados reporté au 6 décembre

Baiser de Nador : Le procès des trois ados s’ouvre ce vendredi, Anonymous menace! Puis on apprend que le procès est reporté au 6 décembre ???
 
Moi je souhaiterai que Anonymous agisse pour mettre fin à cette mascarade, non mais rien ne va plus! Les juges n'ont vraiment plus rien à foutre que de faire le procès et condamner un baiser ? des juges qui signent et persistent dans leur incommensurable connerie en maintenant ce procès, si c'est pas du sadisme et de la persécution envers ces jeunes que de le maintenir, pourquoi torturer et infliger à ces adolescents une humiliation supplémentaire face à l'ampleur qu'a pris cet acte sain et anodin dans un patelin où tout le monde s'adonne à tous les vices en catimini et tout y est feint , la morale et ses valeurs où l'hypocrisie et le trafic en tout genre battent leur plein, en reportant le procès à une date ultérieur, serait ce pour ne pas faire de vagues pendant le déplacement de M6 aux states ? Attendent- ils son retour pour le condamner ce baiser??? affaire stupide à suivre !
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Baser de Nador : Le procès des trois ados s’ouvre ce vendredi, Anonymous menace 

 

Le procès des jeunes lycéens auteurs d’un baiser devant 
 leur lycée à Nador s’ouvre aujourd’hui. Les trois 
adolescents vont être entendus en privée, en premier lieu, par un juge du tribunal de Nador. Ils risquent des peines allant de 2 à 5 ans de prison. Ce procès sera suivi de près à l’international et sur le web où le collectif Anonymous  menace le Maroc.














Le célèbre baiser de Nador refait surface après quelques semaines d’accalmie. Ce vendredi matin, s’ouvre le procès des deux jeunes auteurs du baiser devant le lycée Tarik Ibn Zyad et leur camarade qui avait immortalisé le moment. Les trois lycéens risquent entre 2 à 5 ans de prison, selon France Info. Ils seront d’abord entendus en privée par un juge du tribunal de Nador. Ce dernier décidera ensuite si les ados seront condamnés pour atteinte à la pudeur.
L’histoire remonte au 4 octobre dernier lorsque ces jeunes avaient été interpellés pour avoir posté une photo de leur baiser sur Facebook. Un cafetier de la ville qui est membre de l’association locale OUDHLP (Organisation unie de droits de l'Homme et des libertés publiques) avait porté plainte contre les ados. Ces derniers avaient d’abord étaient placés en détention avant de bénéficier d’une liberté provisoire en attendant l’ouverture de leur procès.

Une enquête pourrait acquitter les trois ados

Lors de leur libération, la justice tentant de se justifier avait soutenu que les trois prévenus ont été relaxés suite à leur demande de révision du statut de la détention. Ce qui est sûr, c’est que la mobilisation nationale et internationale en faveur de ces trois ados avait porté ses fruits. Une enquête sur les trois jeunes a été diligentée depuis. Celle-ci avait été demandée par le juge qui les avait placés en détention. Elle a conclu que « Oussama, Moussine et Raja étaient des adolescents sans histoire, sérieux à l'école et soutenus par leurs parents ».
Les trois jeunes bénéficient aujourd’hui de plusieurs soutiens de poids. Selon leur avocat, le résultat de l’enquête leur est favorable. On pourrait penser qu’ils ne seront finalement pas condamnés par le tribunal d’autant plus que l’association plaignante envisagerait de retirer sa plainte. Selon la même source, le fondateur de l’OUDHLP s’est fait discret ces dernières semaines. Amnesty International avait dénoncé cette condamnation « absurde » alors que le PPS de Nabil Benadellah avait demandé l’arrêt « immédiat » des poursuites contre ces jeunes.

Anonymous met en garde le Maroc 

L’affaire du baiser risque de prendre des proportions beaucoup plus inquiétantes. En effet, le groupe Anonymous vient de prévenir une nouvelle fois le gouvernement marocain. Il a menacé d’attaquer à nouveau les sites des ministères avec des télécopies et des tweets noirs si les jeunes ados sont condamnés. Une mise en garde à prendre avec le plus grand sérieux car le collectif avait déjà procédé à des attaques similaires au début de l’affaire.
« Ce n’est qu’un avant goût », avait-il d’ailleurs souligné. Aujourd’hui, il semble encore plus déterminé à faire libérer les trois lycéens. « Leur vie sera ruinée s’ils sont condamnés pour un simple baiser, nous devons être avec eux », indique le collectif sur Twitter.  Un compte spécial a même été créé pour la cause. Le groupe prévoit d’envoyer des fax noirs aux différents sites du gouvernement et indique que cette opération sera facile à effectuer. Leurs cibles sont nombreuses et concernent entre autres le Palais royal, les sites des ministères de l’Intérieur, de la Justice, des Affaires Etrangères, de l’Economie et du Tourisme.
En tout cas il est possible que l’affaire connaisse un dénouement rapide. Le juge pourrait en effet donner son verdict dès aujourd’hui. Pour leur part, les avocats des trois lycéens restent confiants quant à l’issue de cette affaire. Selon eux, il s’agit d'erreur judiciaire. D’ici quelques heures, le sort des trois jeunes sera connu.
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jeudi 31 octobre 2013

La colère d’une icône ,

La colère d’une icône


Aïcha Ech-Channa, Présidente de l’Association Solidarité féminine

Poser des questions à Ech-Channa est impossible. À peine arrivée au siège de l’association, sis quartier Palmier, la présidente fondatrice de l’Association Solidarité Féminine (ASF) se lance avec sa verve habituelle dans un plaidoyer fleuve pour un Maroc de l’égalité. Son franc parler et sa candeur font la signature de cette femme désormais icône. Elle tire à boulets rouges sur le gouvernement, le parlement et la société. Tout le monde en prend pour son grade. Elle s’indigne contre la loi Ramid sur la Kafala, interdisant aux non résidents au Maroc d’adopter des enfants. Elle qualifie de «passéiste» la jurisprudence 464 datant de 1983 éditée par la Cour de cassation. Cette décision stipule qu’un enfant né hors mariage ne peut être affilié à son père biologique, même si ce dernier souhaite le reconnaître et que le test ADN n’est pas islamique ! À 72 ans, Ech-Channa a encore des combats à mener. Rencontre.

L’Observateur du Maroc. Comptez-vous toujours cesser votre combat au sein de Solidarité féminine ?
Aïcha Ech-Channa. Quand je vois la situation des femmes célibataires et les difficultés qu’elles rencontrent encore, je suis en colère. Les lois ne changent pas et les mentalités aussi. J’ai 72 ans, je peux rester chez moi et arrêter tout, sauf que j’ai une mission à accomplir. Chaque jour, 24 bébés sont abandonnés au Maroc, malgré cette situation alarmante, notre société n’évolue pas.

Ce constat n’est pas nouveau…
Peut-être que j’ai une grosse fatigue causée par le désespoir. Ce sentiment refait surface surtout quand je reçois des cas qui réduisent à néant des années de travail. Après un grand effort de sensibilisation, des mamans gardent leurs bébés, mais voilà qu’on est rattrapé par la réalité. Il y a quelques semaines, une fille est recalée d’un concours professionnel car elle est née sous X. Je ne suis pas la seule à faire ce constat. Elles sont nombreuses comme moi à se battre pour un Maroc meilleur. Sauf que d’autres sont en train de nous faire reculer vers l’arrière. Aujourd’hui, je tire la sonnette d’alarme. Depuis des années, nous attendons des lois en faveur de l’enfant et la famille, sans rien voir venir. Même la Moudwana de 2004 est une grosse déception sur le terrain judiciaire.

Peut-être parce que les ONG comme vous ont déserté le terrain du plaidoyer politique pour s’occuper du volet de la prise en charge des bénéficiaires ?
Pas du tout. Je passe un temps énorme à faire du plaidoyer. Je suis invitée régulièrement au Parlement, j’y vais et j’explose. En face, la réponse concrète des législateurs est absente.

Les islamistes au gouvernement vous ont-ils compliqué la tâche ?
Je ne jette la pierre à personne. D’ailleurs, la jurisprudence de la Cour de cassation sur « l’enfant illégitime », ce n’est pas un texte du PJD. Concernant, ma relation avec Bassima Hakaoui, elle est normale. Nous n’avons pas postulé pour l’appel d’offre de son ministère car la problématique des femmes célibataires ne figure pas parmi les thèmes proposés. C’est notre choix. Moi, je suis en colère contre les députés, le gouvernement et plus généralement contre l’hypocrisie sociale au Maroc. Tout ça me fait mal, très mal.

Y a-t-il un point d’espoir dans ce tableau noir ?
Je me dis que notre grande réussite à l’ASF, c’est d’être rentrés dans les foyers marocains, grâce aux médias. Peut-être qu’en les secouant, on va arriver à changer les mentalités.

L’association a des difficultés de financer ses programmes. La pérennité de ses projets est-elle en danger ? 
 Nos bailleurs de fond internationaux ont soit terminé leur programmes soit quitté le Maroc à cause de la crise économique. Des projets comme le centre de remise en forme est sensé apporter de l’argent, sauf qu’il n’apporte pas autant d’argent qu’il le faut. La raison c’est la hausse continue du carburant. Tous les gouvernements qui se sont succédés l’ont fait et celui là est le champion dans l’augmentation des prix de base. On continue à tenir le coup grâce au chèque du prix Opus. Un montant qui devrait être destiné à la construction d’un troisième centre permettant d’assurer notre totale autonomie. Maintenant, la porte est ouverte aux dons.

Comment auriez-vous agi suite aux comportements des adolescents de Nador poursuivis pour avoir publié une photo de leur baiser sur les réseaux sociaux ?
Je suis contre leur arrestation et contre toute méthode abrupte. J’aurai expliqué à ces enfants les risques d’un tel acte dans une société comme la nôtre. Et ainsi éviter des poursuites judiciaires et toute cette tempête médiatique. Maintenant, ces enfants subiront les séquelles de cette affaire. Psychologiquement et sexuellement, ils ont été brisés. À l’ASF, nous sommes bien placés pour parler de ce type de cas. Aux yeux de la société, les filles que nous recevons ont gaffé et il faut les réhabiliter. Pour toutes ces raisons, il faut introduire d’urgence des programmes d’éducation sexuelle pour les enfants.
ASF
Les dates clés
1985 Création de l’ASF
1988 Ouverture du centre Tizi Ousli à Ain Sebaâ
1999 Ouverture du centre de Palmier, mise en place du centre d’écoute
2004 Ouverture du centre de remise en forme
2000 Ech-Channa reçoit la Médaille d’honneur du roi Mohammed VI
2005 Publication de l’étude «Grossesses de la honte» Soumaya Naamane
Guessous, Chakib Guessous et l’ASF
2009 Ech-Channa reçoit l’Opus Prize (USA) et le Prix Dona d’el Ano (Italie)
2013 Ech-Channa reçoit la Légion d’honneuhttp://lobservateurdumaroc.

mercredi 16 octobre 2013

Nador : Le procès du baiser de Facebook reporté au 22 novembre.

Par Yabilabi, 13/10/2013

  Le procès des trois ados de Nador s’est ouvert, ce vendredi 11 octobre. « La séance s’est tenue à huis-clos à cause de l’âge des prévenus » nous confie une source dans la ville. Celle-ci ajoute que « les deux garçons mis en cause dans cette affaire n’ont pas assisté à l’audience, seule la fille accompagnée de sa mère ont répondu à l’appel des juges ». 
Devant le tribunal de première instance, « aucune manifestation ou sit-in du tissu associatif local n’ont été organisés. Tout s’est déroulé dans le calme ». Quant au procès, il n’a pas duré trop longtemps. « Le juge des mineurs a décidé de reporter toute l’affaire au 22 novembre », poursuit la même source, estimant que la justice tente de se débarrasser de ce dossier encombrant en le renvoyant à ladite date. Une manière de clore, définitivement, cette page des photos postées sur Facebook de baisers échangés entre deux élèves du collège Tarik Ben Zyad ». 
L’arrestation des trois ados est « absurde » et l’ouverture d’une enquête pour de genre de faits est « ridicule », assure Philip Luther, le directeur du programme pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty international. « Ils pourraient être condamnés uniquement pour une photo de baisers publiée sur Facebook », s’est-il indigné. L’ONG des droits de l’Homme demande aux autorités marocaines de retirer immédiatement et de manière inconditionnelle les charges retenues contre les trois élèves. Yabiladi

Titres des articles publiés sur Solidmar du 6 au 13/10/2013

Semaine tendue avec un seul commentaire : le Maroc est tombé sur la tête !!!
A lire absolument pour saisir cette politique de l’absurde et du triste ridicule le point n°37 de la campagne de parrainage des prisonniers politiques

jeudi 10 octobre 2013

Point hebdomadaire n°37 sur la campagne de parrainage des prisonniers d’opinion au Maroc


Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre

Point hebdomadaire n°37 sur la campagne de parrainage des prisonniers d’opinion au Maroc

Pas moins de dix jeunes citoyens dont quatre Sahraouis, ont été arrêtés cette semaine par les autorités marocaines. Des arrestations qui seront fort probablement suivies de procès. Ce qui rallongera encore plus nos listes de candidats au parrainage. Ses arrestations sont toutes révélatrices de la dégradation de la situation des droits de l’Homme au Maroc. Elles mettent à nu tout son discours officiel sur ses engagements en matière de respect des droits de l’Homme. Il ne se passe pas une semaine sans que la police marocaine n’intervienne pour arrêter des citoyen-ne-s en quête de liberté, de dignité et de justice sociale. Après les journalistes Mustapha El-Hasnaoui et Ali Anouzla, tombés sous le coup de la loi 03-03 dite anti-terroriste (voir point n°36), c’est maintenant au tour de quelques jeunes d’être inquiétés et poursuivis. Ce point leur est consacré en partie. Parmi ces arrestations, celles de Nador au nord-est du Maroc sont particulièrement insolites et retiennent notre attention comme celle de l’opinion publique. Trois jeunes mineurs ont été traduits le vendredi 11 octobre 2013 devant le tribunal de première instance de Nador pour « atteinte à la pudeur et aux bonnes mœurs ». De quoi s’agit-il dans cette affaire ? Une photo postée sur Internet montrant un couple d’ami-e-s en train de s’embrasser à la sortie de son lycée. Le plus drôle et révoltant au même temps dans cette histoire, c’est que les auteurs de ce « baiser de Nador » et leur ami, celui qui a pris la photo, se retrouvent tous les trois face au juge parce qu’une association qui se dit « Organisation unie des droits de l’Homme et des libertés au Maroc » a saisi le Procureur du roi de Nador qui a aussitôt déclenché la procédure de l’arrestation. On croit rêver ! On marche sur la tête. Réprimer un « baiser » et oser parler des « droits de l’Homme et libertés au Maroc », c’est le monde à l’envers. Nous n’avons pas les noms des trois jeunes victimes, qui ont été remises entre-temps à leurs parents en attendant leur procès qui s’est ouvert hier. L’ASDHOM leur apporte tout le soutien nécessaire, s’indigne de leur arrestation et de la situation qui leur est faite et demande leur libération immédiate. Nous les mettrons bien évidemment sur nos listes si par malheur ils venaient à être condamnés. Ça serait quand même le comble !
Pour ce qui est des autres arrestations, voici les informations inquiétantes qui nous sont parvenues.

Groupe 20-Février à Casablanca (nouveau) : La citoyenne Fatiha Haloui, militante du mouvement 20-Février, s’est rendue le samedi 5 octobre 2013 au commissariat de Lissasfa de Casablanca pour une affaire la concernant, mais au lieu de rentrer chez elle, elle s’est retrouvée à l’hôpital après avoir été malmenée et passée à tabac. Elle a été de nouveau ramenée au commissariat al-Hamra du quartier Hassani où elle est restée toute la journée du dimanche. Elle a été relâchée lundi 7 octobre, mais poursuivie en état de liberté, d’après Me Mohamed El-Massaoudi, avocat et membre de l’AMDH, poursuivi lui-même dans une autre affaire (voir point n°36).
Fatiha Haloui sera traduite devant un tribunal le 25 octobre 2013.
Partis à sa recherche pour s’enquérir de sa situation, son fils Hamza Haddi, lui-même militant du 20 Février, et deux de ses camarades du même mouvement, Mouad Khalloufi et Rabie Homazin, se retrouvent à leur tour arrêtés et vont être poursuivis pour « coups, blessures et agression d’un agent de police ». Selon leur avocat, Me El-Massaoudi, les trois jeunes qui sont toujours en garde à vue au commissariat de Lamârif de Casablanca avant d’être présentés au parquet général, ont subi des violences.

Groupe 20-Février et ANDCM à Tanger et à Al-Hoceima : Nous avons signalé dans notre dernier point (n°36) la grève de la faim observée par le prisonnier politique Abdelhalim Bakkali à la prison Sept Villages de Tanger depuis le 1er octobre pour son droit de s’inscrire en master. L’administration pénitentiaire, après intervention du comité régional du CNDH, a finalement accepté d’accéder à sa demande. Et au moment où il a décidé de suspendre sa grève de la faim et sans être informé au préalable, Abdelhalim Bakkali se retrouve embarqué le 10 octobre 2013, les mains menottées, dans un car réservé aux voyageurs, destination d’Al-Hoceima où il va être rejugé lundi 14 octobre 2013. Le Parquet général, non content de la remise de peine dont il avait bénéficié, avait déposé un recours en cassation. Rappelons qu’Abdelhalim Bakkali, militant de l’ANDCM et du 20-Février, avait été condamné à 4 ans de prison ferme en première instance et à deux ans en appel pour sa participation aux protestations populaires qui avaient eu lieu le 8 mars 2012 à Béni Bouayach près d’Al-Hoceima.
Par ailleurs, un autre procès en appel a eu lieu à Al-Hoceima le 7 octobre 2013. C’est celui du prisonnier politique du même groupe Ali Ben Abdellah. Un rassemblement de soutien était organisé ce jour-là par le mouvement 20-Février et l’ANDCM.

Groupe Sahraouis : Suite aux arrestations que nous avons signalées au point précédent (36) survenues à Guelmim et Assa-Zag, le procès des citoyens sahraouis dont des mineurs, traduits le 7 octobre en état d’arrestation devant le tribunal de première instance de Guelmim, a été reporté au 14 octobre 2013. Il s’agit de Mohamed Khalfoun, de Youssef Attar et d’Azouz Cheikhi. D’autres jeunes sahraouis sont poursuivis soit en état d’arrestation, soit en liberté provisoire pour avoir participé au mouvement de protestation le 23 septembre dernier à Assa. Ainsi le jeune Ayoub Moustaghfar, 19 ans, arrêté à Assa le 30 septembre 2013, a été placé à la prison locale d’Inzgane, tout comme le citoyen Hassan Chouiâr qui a été arrêté le 1er octobre. Le jeune mineur Ghali Boulaghdiyan qui avait été arrêté le 30 septembre, a été transféré à la prison de réinsertion d’Agadir tout comme le mineur Nourdine Ech-chad (15 ans), arrêté le 2 octobre. Le citoyen Baba Bouâlba, arrêté le 1er octobre 2013, est quant à lui poursuivi en liberté provisoire. C’est aussi le cas de Mohamed Dihani, de Nacer Kanir, de Salem Raghay, de la citoyenne Jmiaâ Raghay et de Boujamaâ Yazzi, arrêtés entre le 1er et le 4 octobre et qui attendent leurs procès devant le tribunal de première instance de Guelmim.

Groupe Liberté d’expression-Journalistes-Avocats :
- Suite à la publication par un quotidien marocain d’informations qui pourraient resserrer encore plus l’étau sur le journaliste Ali Anouzla et lui valoir un procès devant le tribunal militaire de Rabat, sa défense composée de plusieurs avocats a publié un communiqué qu’elle veut comme une « alerte contre la fabrication des fausses vérités en vue de manipuler l’opinion publique ». Vous trouverez ce communiqué sur la rubrique consacrée à la campagne de parrainage.
- Le procès de Me Mohamed El-Massaoudi qui était initialement prévu le 18 octobre va être reporté à une autre date. Rappelons qu’il est poursuivi pour « outrage à magistrat » lors d’un procès où il défendait le groupe sahraoui de Tamek.

Rappelez-vous, nous vous avons donné rendez-vous le 16 novembre 2013 pour notre soirée de solidarité avec les prisonniers politiques et d’opinion au Maroc. Venez nombreux pour dire votre indignation et témoigner votre soutien à toutes ces victimes. Une communication spéciale vous parviendra prochainement.
   
Le bureau exécutif de l’ASDHOM
Paris, le 12 octobre 2013

mardi 8 octobre 2013

Le Baiser. A.I.Il faut abandonner les charges absurdes ! Le Petit Journal

  Amnesty Belgique Francophone


Communiqué de presse

Maroc et Sahara occidental. Il faut abandonner les charges absurdes retenues contre des adolescents arrêtés pour un baiser





Les autorités marocaines doivent abandonner immédiatement et sans condition les charges retenues contre trois adolescents arrêtés après que l’un des garçons et sa petite amie se sont embrassés et ont publié sur Facebook une photo de ce baiser, a déclaré Amnesty International à la veille d’une audience prévue pour le 11 octobre.

« Le fait que des adolescents risquent de se retrouver en prison uniquement pour s’être embrassés et avoir posté une photo sur Facebook est tout simplement absurde », a déclaré Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.
« Ces jeunes gens n’auraient jamais dû être placés en détention. Il n’existe pas la moindre raison imaginable pour que ce type d’expression donne lieu à des poursuites. Ouvrir une enquête judiciaire à partir d’une plainte pour quelque chose d’aussi inoffensif que deux adolescents qui s’embrassent est ridicule. Cette idée devrait être rejetée d’emblée. »
Deux garçons de 15 ans et une fille de 14 ans ont été arrêtés le 4 octobre à Nador. Ils ont été maintenus trois jours en détention avant d’être libérés sous caution le 7 octobre. Une audience est prévue vendredi 11.
Tous trois sont poursuivis pour « outrage public à la pudeur » au titre de l’article 483 du Code pénal marocain. S’ils sont déclarés coupables, ils risquent jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende.
En outre, l’un des garçons est accusé d’« attentat à la pudeur » sur la personne d’une mineure de moins de 18 ans (article 484 du Code pénal) pour avoir embrassé la jeune fille de 14 ans. Il encourt une peine pouvant aller de deux à cinq ans de prison.
Les trois adolescents ont été arrêtés à la suite d’une plainte affirmant que le baiser, qui a eu lieu devant un lycée et dont des photos ont été publiées sur un média social, avait un effet néfaste sur la société marocaine.
Ces arrestations et placements en détention ont déclenché de nombreuses démonstrations de solidarité au Maroc et à l’étranger. Un rassemblement de solidarité durant lequel des gens s’embrassaient en public a été organisé le 6 octobre devant l’ambassade du Maroc à Paris et des manifestations similaires sont prévues cette semaine au Maroc.
 http://www.amnesty.be/doc/s-informer/actualites-2/article/maroc-et-sahara-occidental-il-faut-21758
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 La société conservatrice bousculée par le web
Aufait Maroc, 
Affaire-baiser-nador_11102013152750_a_la_uneLa grande mobilisation des réseaux sociaux après l'arrestation au Maroc d'adolescents ayant posté des photos d'un baiser entre deux d'entre eux a bousculé une société très marquée par le conservatisme religieux, selon des experts.

La fille et le garçon incriminés, âgés de 14 et 15 ans ainsi que l'ami auteur des clichés avaient été arrêtés le 4 octobre et détenus pendant trois jours dans un centre pour mineurs à Nador.
Leur arrestation avait immédiatement enflammé les participants des réseaux sociaux et les autorités judiciaires de Nador ont dû lundi libérer les trois adolescents, tout en maintenant les poursuites.
Le procès pour “atteinte à la pudeur” s'est ouvert vendredi matin mais a aussitôt été ajourné au 22 novembre, a annoncé à l'AFP l'avocat des adolescents, Me Monaim Fattahi.
Le juge a décidé d'ajourner le procès “pour permettre au tribunal d'effectuer une enquête sociale sur la situation des adolescents”, selon M. Fattahi.
“Les réseaux sociaux jouent de plus en plus un rôle de veille à la fois auprès des autorités et auprès de la société marocaine, qui reste conservatrice. Les gens qui agissent via Facebook sont très actifs puisqu'ils parviennent parfois à intéresser les médias, notamment étrangers, et à bousculer le conservatisme aussi bien de la société que de l'Etat.”
Mohammed Madani, politologue .

“Résultat, les autorités reviennent sur des décisions de justice et se remettent parfois en cause comme c'était le cas du pédophile espagnol” gracié par erreur par le Roi Mohammed VI en juillet, poursuit M. Madani.
Devant l'ampleur du scandale suscité par la libération de Daniel Galvan, le roi avait annulé la grâce, le Palais royal assurant alors que le souverain ignorait tout des “crimes abjects” lorsqu'il l'avait accordée.
Quelque 55 personnes sur 100 se connectent à Internet au Maroc, selon un rapport de l'ONG américaine Freedom House, l'un des chiffres les plus importants de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

Organiser des “kiss-in”
À la veille du procès, des centaines d'internautes marocains se sont mobilisés à nouveau pour demander l'abandon des poursuites contre les trois adolescents.
Des pages ont été créées sur Facebook pour appeler à organiser des “kiss-in” dans les grandes villes, en particulier samedi devant le siège du Parlement à Rabat.
Les trois adolescents avaient été arrêtés à la suite d'une plainte déposée fin septembre par une organisation locale pour “atteinte grave à l'éducation et à la culture marocaines” et “atteinte aux sentiments des citoyens”. Les photos du baiser avaient été prises devant leur collège à Nador.

Une société tiraillée
Le Maroc a une réputation de tolérance religieuse au sein du monde arabo-musulman, mais la société demeure profondément conservatrice.
Le Code pénal punit de deux à cinq ans de prison “tout attentat à la pudeur consommé ou tenté sans violence sur la personne d'un mineur de moins de 18 ans”.
Selon les défenseurs des libertés individuelles, pour la plupart des laïcs actifs sur les réseaux sociaux, la société est tiraillée entre le conservatisme religieux et le poids croissant des moyens de communication “véhiculés par internet”.
“À cause du poids de la religion et des tabous sociaux, la société marocaine semble perdue et tiraillée. Elle a du mal à embrasser un monde moderne trop marqué par internet et par une communication planétaire”, souligne la militante Ibtissam Lachgar.
“C'est toujours la question des libertés individuelles qui est posée avec cette affaire. La société marocaine est comme bousculée par l'effet internet”, poursuit Mme Lachgar, co-fondatrice avec Zineb El Rhazoui du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali).
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Le Petit Journal du 10/10/13

Maroc : Un baiser d'adolescents sur Les Guignols

Les Guignols 11/10/2013(publié sur Facebook),
 Maroc : Un baiser d'adolescents peut coûter 2 ans de prison
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Et ces "bisous" ??  (à David Galvan)  autorisés ??