Archives 2009-2017 du blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous!
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Chers amis lecteurs de solidmar,
Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeausolidmar !
Francis Schwan, mon ami va bien.
Je l'ai vu hier. A 86 ans, un peu fatigué, respire mal... mais il est
toujours lucide et très curieux sur ce qui se passe au Maroc, pays où il
avait parrainé des prisonniers d'opinion quand il était responsable à
Amnesty International... On a piraté son compte et il est navré de ne pas suivre l'actualité sur le Facebook
Nadia ZouineTon ami devenu le notre, nous a toujours régalés sur ta page ,par ses réflexions et analyses pertinentes. Qu' il se repose et récupère pour nous revenir au meilleur de sa forme . Bon rétablissement .
31/05/2016 Nouvelle
déclaration d’Amnesty international pour la libération d’Ali Aarrass /
New déclaration from Amnesty international for the liberation of Ali
Aarrass
(version en français, voir en bas)
To download the report, pour télécharger le rapport click HERE .
AMNESTY INTERNATIONAL DÉCLARATION PUBLIQUE
AILFR-FR
31 mai 2016 Maroc. Un homme ayant été torturé est maintenu en détention malgré les appels de l’ONU en faveur de sa libération immédiate.
Les autorités marocaines doivent exécuter la décision du Groupe de
travail des Nations unies sur la détention arbitraire leur demandant de
libérer immédiatement Ali Aarrass et de lui accorder des réparations
adaptées, a déclaré Amnesty International mardi 31 mai. Cela fait près
de trois ans que l’organe des Nations unies a conclu que cet homme avait
été déclaré coupable à l’issue d’un procès inique s’appuyant sur des «
aveux » obtenus sous la torture.
Ali Aarrass, qui possède la double nationalité belge et marocaine,
purge actuellement une peine de 12 ans d’emprisonnement après avoir été
déclaré coupable au terme d’un procès inéquitable d’avoir fait partie
d’un groupe criminel et d’avoir procuré des armes à celui-ci. Cette
condamnation a été prononcée sur la foi d’aveux qui lui ont, selon ses
dires, été extorqués sous la torture. En septembre 2012, Juan E. Méndez,
le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et autres peines
ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, lui a rendu visite en
prison en compagnie d’un expert médicolégal, qui a relevé des marques
tendant à confirmer ses allégations de torture.
Depuis la déclaration de l'état d'urgence en France,
les autorités ont comptabilisé 3210 perquisitions. Plus de 400
personnes ont été assignées à résidence et 12 lieux de cultes fermés.
Dans notre rapport publié le 4 février 2015, nous revenons sur 3 mois de
mesures appliquées de façon discriminatoire et disproportionnée.
DES PERQUISITIONS SANS CONTRÔLE JUDICIAIRE
Le 17 novembre vers 23 heures, Marc, qui habite dans le nord
de la France, en Picardie, se trouvait dans son salon quand on a sonné à
la porte. Il a entendu quelqu’un qui donnait des coups de pied dans la
porte et la frappait.
J’ai cru qu'il s'agissait d'une attaque islamophobe, une vengeance aux attentats de Paris
[Sa femme Sophie, alors enceinte de huit mois, et son fils âgé de 10
ans se sont réveillés. Ils téléphonent à deux reprises à la police, et
se réfugient dans la salle de bains. Pendant ce temps, la police forcé
la porte d’entrée, puis a commencé à forcer celle de la salle de bains]
J’ai cru qu’on était perdus. Ils disaient que c’était la police mais on
ne les a pas crus. Ma femme et mon enfant paniquaient. Puis, dès que
j’ai ouvert la porte, ils m’ont donné un coup au visage et ils nous ont
menottés, moi et ma femme . »
Marc
La perquisition n’a donné lieu à aucune instruction contre Marc ou sa famille.
En temps ordinaire, selon le droit pénal français, la
perquisition d’un domicile ou d’autres locaux est autorisée par
l'autorité judiciaire et vise à recueillir des éléments concernant des
personnes soupçonnées d’avoir commis un acte criminel. Sous état d’urgence, les préfets peuvent eux-mêmes autoriser une
perquisition, y compris de nuit en invoquant des motifs vagues,« s’il
existe des raisons sérieuses de penser que ce lieu est fréquenté par une
personne dont le comportement constitue une menace pour la sécurité et
l'ordre publics». Cette formulation très vague laisse libre cours à
l'interprétation des préfets. Les ordres de perquisition signés par les préfets contiennent
généralement des formules toutes faites évoquant la menace pour la
sécurité et l’ordre publics ou bien la possibilité que des armes ou des
personnes soient cachées. Ils contiennent très peu d'informations
précises sur les personnes visées.
La politique anti-terroriste
des États-Unis adoptée suite aux attentats du 11 septembre a donné lieu à
toute une série de violations des droits humains. Les auteurs de
celles-ci n’ont pas été amenés à rendre des comptes. La détention
illimitée à Guantánamo et la politique de pratique de la torture en
toute impunité perpétrée par un gouvernement qui se targue d’être un
champion des droits humains ont brisé des vies. Ce n’est qu’en
reconnaissant le fossé qui existe entre l’image qu’ils se font
d’eux-mêmes et les violations des normes internationales qu’ils ont pu
commettre, que les États-Unis pourront recouvrer leur crédibilité en
matière de promotion des droits humains au niveau international. Le
centre de détention de Guantánamo restera à tout jamais associé aux
violations des droits humains perpétrées par le gouvernement américain :
détentions arbitraires, torture et autres traitements cruels, inhumains
et dégradants, gavage de force des prisonniers observant une grève de
la faim, privation de soins médicaux adaptés et procès iniques.
L'état d'urgence a été instauré pour 3
mois après un débat parlementaire accéléré. Le texte n’a pas été soumis
au Conseil constitutionnel. Analyse.
L'ASSIGNATION A RÉSIDENCE
> Hors état d'urgence
Elle
concerne les personnes mises en examen (contre lesquelles on dispose
d'indices graves et concordants) pour un délit ou crime passible de plus
de 2 ans d’emprisonnement. Elle concerne aussi la personne étrangère
qui a été condamnée à une peine d'interdiction du territoire pour des
actes de terrorisme ou qui fait l’objet d’un arrêté d'expulsion pour un
comportement lié à des activités à caractère terroriste. Qui décide ? L’autorité judiciaire, le juge des libertés et de la détention.
> Pendant l’état d’urgence
Elle
concerne toute personne contre laquelle il existe des raisons sérieuses
de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et
l’ordre public. L’assignation peut être faite sous escorte y
compris en dehors du lieu de résidence de la personne. La personne peut
être obligée de rester à domicile, de pointer à la police plusieurs fois
par jour, et de remettre son passeport. Si la personne a déjà été
condamnée pour une infraction terroriste, elle peut être mise sous
surveillance électronique, même bien après que celle-ci ait fini de
purger sa peine. Qui décide ? La décision relève exclusivement du Ministre de l’intérieur.
> Pourquoi Amnesty International est vigilante
Cette mesure porte atteinte au droit à une vie familiale, au droit
d’aller et venir, à un procès équitable et à la présomption d’innocence.
La notion de « comportement », inconnue jusqu’ici, a été introduite
dans l’état d’urgence : une notion vague qui laisse une grande marge
d’interprétation aux services de police. Elle est susceptible de toucher
de très nombreuses personnes n’ayant commis aucune infraction.
LES PERQUISITIONS
> Hors état d'urgence
Les
perquisitions sont ordonnées par le juge dans le cadre d’une enquête
judiciaire, entre 6h et 21h. Si l’enquête concerne des infractions
terroristes, elles peuvent être menées à toute heure, y compris de
nuit. Qui décide ? Le juge judiciaire
> Pendant l’état d’urgence
En
tout lieu et à toute heure, lorsqu’il existe des raisons sérieuses de
penser que ce lieu concerné est fréquenté par une personne dont le
comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics,
de jour et de nuit et sans l’accord de l’intéressé et sans que sa
présence soit obligatoire. Une copie de l’ensemble des données
informatiques est possible. Un officier de police judiciaire doit
être présent, ainsi qu’un représentant de la personne perquisitionnée,
ou deux témoins extérieurs. Si l’officier de police constate une
infraction, une procédure judiciaire se déclenche. Le Procureur doit
être tenu informé. Qui décide ? Le préfet
> Pourquoi Amnesty International est vigilante
Cette mesure est une atteinte au droit à la vie privée et au secret des correspondances. La
notion de « comportement », inconnue jusqu’ici, a été introduite dans
l’état d’urgence : une notion vague qui laisse une grande marge
d’interprétation aux services de police. Elle est susceptible de toucher
de très nombreuses personnes n’ayant commis aucune infraction.
DISSOLUTION D'ASSOCIATION OU GROUPEMENT DE FAIT
> Hors état d'urgence
La
loi prévoit la possibilité de dissoudre les associations provoquant
des manifestations armées dans la rue, ou ayant pour but de porter
atteinte à l'intégrité du territoire, ou d'attenter par la force à la
forme républicaine du gouvernement ; les associations qui provoquent,
justifient ou encouragent la haine, la discrimination ou la violence. Les associations qui agissent en vue de provoquer des actes de terrorisme peuvent être dissoutes. Qui décide ? Décret pris en conseil des ministres.
> Pendant l’état d’urgence
Toute
association ou groupement de fait qui participe, facilite ou incite à
la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public. Qui décide ? Décret pris en conseil des ministres.
> Pourquoi Amnesty International est vigilante
L’état
d’urgence permet de dissoudre des associations sur la base de critères
beaucoup plus larges. La dissolution se prolonge après la fin de l’état
d’urgence. Cette mesure est une atteinte à la liberté d’expression, de réunion et de manifestation.
INTERRUPTION DE SERVICE DE COMMUNICATION EN LIGNE
> Hors état d'urgence
Le
retrait, le blocage et le déréférencement administratif sont possibles
pour tout contenu provoquant directement la commission d’actes
terroristes ou faisant leur apologie. Les hébergeurs du site sont
initialement contactés et il leur est demandé le retrait du contenu. En
l’absence de retrait dans les 24h, les fournisseurs d’accès Internet
doivent bloquer les sites en cause. Une personnalité qualifiée
auprès de la CNIL est chargée du contrôle à posteriori de la régularité
des demandes de blocage et des retraits de contenus. Qui décide ?
Le Ministre de l’intérieur (Office central de lutte contre la
criminalité, les technologies de l’information et des communications)
> Pendant l’état d’urgence
L’interruption
de tout service de communication au public en ligne provoquant ou
faisant l’apologie d’actes terroristes est possible. Qui décide ? Le Ministre de l’Intérieur seul
> Pourquoi Amnesty International est vigilante
Cette mesure porte atteinte à la liberté d’expression et au droit à la vie privée, sans contrôle préalable du juge.
’Etat
a le devoir de prendre les mesures nécessaires pour la protection de
tous les citoyens.
A noter que les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence ne
mentionnent à aucun moment la prévention de la menace terroriste, mais
se réfèrent d’abord à la sécurité, l’ordre public et aux intérêts
fondamentaux de la nation.
Le spectre des personnes
potentiellement visées par l’état d’urgence est donc beaucoup plus large
que la réponse aux attaques du 13 novembre à Paris.
Il s’agit exclusivement de mesures de police administrative. L'ensemble
de ces mesures sont prises par les autorités administratives en dehors
de toute enquête judiciaire. Parce qu’elles portent par nature
atteinte aux libertés individuelles fondamentales les mesures prises
dans le cadre de l'état d'urgence doivent être nécessaires et
proportionnées à l’importance des troubles ou de la menace à l‘ordre
public et ne doivent discriminer personne.
Les coups, le maintien dans des positions douloureuses, l’asphyxie,
les simulacres de noyade, ainsi que les violences psychologiques ou
sexuelles font partie des méthodes de torture employées par les forces
marocaines de sécurité afin d’extorquer des « aveux », de réduire des militants au silence et d’étouffer la dissidence, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mardi 19 mai.
Ce document, intitulé L’Ombre de l’impunité. La torture au Maroc et au Sahara occidental, révèle une réalité plus sombre que l’image d’ouverture présentée par les dirigeants marocains lorsqu’ils ont réagi aux soulèvements populaires de 2011 dans la région en promettant d’adopter tout un ensemble de mesures progressistes et une nouvelle constitution prohibant la torture. « Les responsables marocains renvoient l’image d’un
pays ouvert, respectueux des droits humains. Mais tant que la menace de
la torture planera sur les détenus et les voix dissidentes, cette image
ne sera qu’un mirage », a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International. « Sous des apparences trompeuses, la torture est utilisée pour
étouffer la contestation et entache certaines condamnations prononcées
par la justice. Que vous remettiez les inégalités en question ou
exprimiez vos convictions, vous courez le risque d’être victime de violences et d’actes de torture. » Le rapport se fonde sur 173 cas de torture et autres mauvais
traitements infligés à des hommes, des femmes et des mineurs par des
policiers et des membres des forces de sécurité entre 2010 et 2014. Figurent parmi les victimes de la torture des étudiants, des
militants politiques de tendance de gauche ou islamiste, des partisans
de l’auto-détermination du Sahara occidental, ainsi que des personnes soupçonnées de terrorisme ou d’infractions de droit commun. Le rapport montre que certaines personnes risquent la torture dès
leur arrestation et tout au long de leur garde à vue. Trop souvent, les
tribunaux ignorent les plaintes et continuent à s’appuyer sur des éléments de preuve obtenus sous la torture pour prononcer des jugements. Certaines personnes qui osent porter plainte et demander justice sont
même poursuivies pour « dénonciation calomnieuse » et « fausse
dénonciation d’une infraction ». L’impunité perdure malgré la promesse des autorités de respecter les droits humains.
Torturés en détention - contraints à « avouer »
Le rapport fait état de techniques de torture brutales employées par
les forces de sécurité sur des détenus, telles que le maintien dans des
positions douloureuses, notamment celle dite du « poulet rôti », où la
victime est suspendue à une barre métallique par les poignets et les
genoux.
Amnesty International a lancé un appel, hier aux autorités marocaines afin de
permettre à Ali Aarass dont l’état de santé s’est détérioré à cause de sa grève
de la faim, de bénéficier de soins médicaux d’urgence, rapporte une dépêche de
l’AFP.
Selon la même source, l’ONG internationale explique qu’Ali Aarass est
détenu dans de « mauvaises conditions et a besoin d'attention médicale
urgente ». Citant la famille d’Ali Aarass, Amnesty International révèle que le
détenu souffre de douleurs à la tête, au foie et aux reins.
Toujours selon l’ONG, il a été transféré le 13 octobre dernier à l’infirmerie
de la prison de Salé sur une civière, incapable de se tenir debout. L’équipe
médicale avait jugé qu’il devait être hospitalisé mais le détenu ne l’est pas
encore, selon Amnesty International qui appelle les autorités marocaines à
« permettre qu'Ali Aarrass puisse avoir accès dans l'immédiat à une attention
médicale adéquate », à « assurer sa protection contre les mauvais traitements et
à ordonner l'ouverture d'une enquête rapide, indépendante et neutre sur les
sévices qu'il dit avoir subis le 29 septembre, et présenter les responsable de
ces abus à la justice ».
Les exhortations de l’ONG ne s’arrêtent pas là. Elle appelle les autorités
marocaines à appliquer les recommandations d’un groupe de travail du Conseil des
Droits de l’Homme qui estimait qu’Ali Arass avait été détenu sur la base d’aveux
obtenus sous la torture et qui a appelé à la libération du prisonnier avec
dédommagements. Le même groupe de travail proteste contre les retards de
l’enquête sur ses accusations de torture et la saisine de la Cour de
cassation.
Pour rappel, Ali Aarrass qui a entamé le 25 août dernier, une grève de la
faim pour réclamer sa libération, avait été arrêté en 2008 à Melilla et
condamné à une peine de 12 ans de prison pour trafic d’armes au profit d’un
réseau terroriste.
Sans changer de rhétorique, la DGAPR affirme que la grève de la faim du
détenu « est juste simulée » faisant valoir que l’état de santé d’un détenu ne
pouvait rester stable ou équilibrée après près de 2 mois de privation de
nourriture. « Les indicateurs essentiels révélés par le diagnostic médical
effectué en date du 12 octobre 2015 par le staff médical de l’établissement
pénitentiaire Salé II montrent clairement que la grève qu’il prétend observer
est juste simulée » écrit le communiqué. La DGAPR estime que cette grève
« simulée » d’Ali Aarass est un moyen d’exercer sur elle la pression avec deux
objectifs, « obtenir des privilèges illégaux » et « induire
l’opinion publique en erreur ».
Selon la même source à la date du 20 octobre, Ali Aarass a bénéficié d’un
suivi médical régulier avec 116 diagnostics au service médical de
l’établissement pénitentiaire, 39 consultations auprès de médecins spécialistes
hors prison et 21 analyses en laboratoire et ce depuis sa mise en détention.
Toujours selon la même source, le détenu occupe une pièce individuelle avec
toutes les commodités et a pu recevoir la visite du Parquet général, de
représentants du CNDH, le 10 septembre dernier et celle de sa sœur les 8 et 9
octobre ». Selon la DGAPR, cette dernière avait même reconnu les conditions
convenables de la visite.
Le communiqué de la DGAPR intervient au lendemain de l’appel d’Amnesty
International rappelant qu’Ali Aarass était détenu « dans de mauvaises
conditions et [avait] besoin d’attention médicale urgente ». L’ONG demandait
également aux autorités de procurer au détenu des soins médicaux d’urgence
notamment à cause de douleurs à la tête, au foie et aux reins.
Pour rappel, dans un communiqué publié début octobre, la DGAPR avait dénoncé
l’exploitation tendancieuse de la vidéo
publiée dans la presse belge montrant des marques sur le corps d’Ali
Aarass et qui seraient dues à des actes de tortures supposée subis en
prison. Selon la DGAPR, cette vidéo vise à porter atteintes aux efforts de
l’administration pénitentiaire pour le respect de la dignité humaine.
Peut-on "simuler" une perte de pois de 20 kg ? (ndlr) ------------------------------------------------------------------------------------------------------- Lire aussi:
L'ONG
estime que les dizaines d'arrestations réalisées en France sont parfois
abusives et méconnaissent les conditions nécessaires à une
infraction, vendredi 16 janvier.
Le
ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, la ministre de la Justice
Christiane Taubira et le Premier ministre Manuel Valls à la sortie du
palais de l'Elysée, le 9 janvier 2015. (PATRICK KOVARIK / AFP)
Par Francetv info, 17/1/2015 Y
a-t-il un risque de dérive judiciaire en France après les attentats ?
C'est en tout cas l'avis d'Amnesty International, qui interpelle les
autorités du pays après avoir dénombré 69 arrestations pour "apologie du
terrorisme". "Le risque est grand que ces arrestations violent la liberté d'expression", estime l'ONG dans un communiqué (en anglais), diffusé vendredi 16 janvier.
L'ONG juge l'"apologie du terrorisme" trop vague
"La
liberté d’expression ne doit pas être réservée à certains. L’heure
n’est pas à l’ouverture de procédures inspirées par des réactions à
chaud, mais bien plutôt à la mise en place de mesures réfléchies qui
protègent des vies et respectent les droits de tous", a déclaré
John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale de l'ONG.
Il considère que la définition de "l'apologie du terrorisme" reste
vague, ce qui ouvre la porte à des abus, et évoque un "test décisif" pour les autorités françaises, "dans leur volonté de faire respecter les mêmes droits pour tous". Amnesty
International ajoute que la "provocation" ou "l'apologie d'un acte
terroriste" sont des infractions réprimées par le Code pénal, depuis
novembre 2014, ce qui "permet aux autorités d'accélérer les procédures".
En France, le délit d'apologie du terrorisme peut être puni d'une peine
allant jusqu'à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende, voire de
sept ans et 100 000 euros, si les faits ont été commis en ligne. Après
les attentats, la plus lourde peine concerne ainsi un homme de 34 ans,
condamné à quatre ans de prison ferme
à Valenciennes (Nord). Il avait fait l'apologie des frères Kouachi lors
de son arrestation, en état d'ivresse, après un accident de voiture.
Christiane Taubira invite les procureurs à la sévérité
Par ailleurs, la ministre de la Justice Christiane Taubira a émis une circulaire, le 12 janvier, où elle rappelle aux procureurs que "les propos ou agissements répréhensibles (...) doivent être combattus et poursuivis avec la plus grande rigueur". Mais
selon l'ONG, les cas récemment signalés en France ne remplissent pas
toujours les conditions nécessaires à des poursuites judiciaires, "même si les paroles prononcées sont révoltantes". Ce
n'est pas la seule ONG à s'inquiéter d'éventuelles dérives du système
judiciaire français. Pascal Nakache, président de la Ligue des droits de
l'homme, s'interroge ainsi sur l'utilité de ces condamnations, craignant que la prison radicalise les personnes condamnées.
L’attaque mortelle de ce matin par des
hommes armés du bureau parisien du journal Charlie Hebdo constitue un
assaut effrayant contre la liberté d’expression
Pour
la deuxième année consécutive, TSA s'associe à Amnesty International
Algérie dans le cadre du Marathon des lettres, lancé à l'occasion de la
Journée
Netanyahu, scrutant une carte d’état-major avec les chefs de...
Les faits et les déclarations des militaires israéliens indiquent que
les attaques de cet été étaient «une punition collective infligée aux
habitants de Ghaza».
L’armée israélienne a commis des crimes de guerre au cours de son
agression sauvage, cet été, contre Ghaza, et une enquête doit être
menée, a estimé hier Amnesty International. La démolition de quatre
bâtiments de plusieurs étages, au cours des quatre derniers jours de
l’opération, constitue une violation du droit international humanitaire,
a affirmé l’ONG de protection des droits de l’homme qui, par le passé, a
été plutôt complaisante à l’égard d’Israël. «Tous les éléments dont
nous disposons démontrent que ces destructions à grande échelle ont été
menées de façon délibérée et sans justification militaire», a déclaré
Philip Luther, directeur d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et
l’Afrique du Nord. Les faits et les déclarations des militaires
israéliens à l’époque indiquent que les attaques étaient «une punition
collective infligée aux habitants de Ghaza» destinée à détruire leurs
biens, a précisé M. Luther. La guerre a fait près de 2200 morts
Palestiniens, en très grande majorité des civils. Côté israélien, 67 soldats et six civils ont été tués. «Les crimes de
guerre doivent être examinés de manière indépendante et impartiale et
les responsables devraient être jugés dans le cadre d’un procès
équitable», a-t-il dit. Amnesty International a demandé à ce que des
groupes de défense des droits de l’homme aient le droit d’entrer à
Ghaza, ainsi qu’à ce qu’une commission des Nations unies (ONU) soit
autorisée à «enquêter sans entraves». Tel-Aviv a refusé de coopérer avec cette commission d’enquête sous
prétexte d’une «hostilité obsessionnelle contre Israël», d’après un
porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. L’armée israélienne a ouvert une série d’enquêtes criminelles internes
sur de possibles bavures commises par ses soldats lors de la guerre dans
la bande de Ghaza, notamment sur le bombardement d’une école de l’ONU,
servant de refuge aux Ghazaouis, (15 morts) et d’une plage, qui a coûté
la vie à quatre enfants. Mais, comme d’habitude, cela n’a débouché sur
rien. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a, pour sa part, créé
une commission chargée d’enquêter sur «toutes les violations de la loi
humanitaire internationale» dans les Territoires palestiniens, en
particulier à Ghaza occupée pendant la guerre. Les résultats de toutes ces enquêtes se font toujours attendre. Mais le
constat n’étonne pas. Le gouvernement d’Israël bénéficie encore à ce
jour d’une impunité scandaleuse, alors que depuis des années il bafoue
le droit international, rejette les résolutions de l’ONU et ne respecte
pas la Convention de Genève. Il n’y a qu’à voir ce qu’est devenu le
rapport Goldstone pour s’en convaincre. Goldstone a accusé Israël de
crimes de guerre et lui a demandé de présenter sa défense. En même
temps, le rapport a été adressé au Conseil des droits de l’homme à
Genève, qui l’avait initialement commandé. Ce conseil, par une majorité
très nette, l’a approuvé et envoyé pour examen à l’Assemblée générale, à
New York. Mais au sein de ce même conseil, les Européens se sont abstenus, et les
Etats-Unis se sont opposés à son examen. Or, tout le monde sait qu’un
rapport ne devient contraignant que s’il est approuvé par le Conseil de
sécurité. Pourtant, l’opération «Plomb Durci», de décembre 2008 à janvier 2009, a
été une succession de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Pas de doute, Israël est soutenu de manière obsessionnelle.
Solidarité Maroc, Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA) solidmar05[at]gmail.com 17 rue Jean Eymar 05000 Gap France
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