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mercredi 22 mars 2017

[INTERVIEW] La parole aux journalistes : Hicham Mansouri

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Trois journalistes africains nous font partager leur vision de l’information et du journalisme dans les années à venir sur leur continent. Rencontre avec Hicham Mansouri, Marocain exilé en France depuis 2016. Il est membre de l’association marocaine des journalistes (Amij) et accueilli à la Maison des journalistes à Paris.

Le journaliste marocain Hicham Mansouri. Photo : Mathilde Errard

« Je ne peux pas prédire ce qu’il va se passer dans les prochaines années. Mais ce qui est sûr c’est qu’aujourd’hui nous avons atteint un niveau assez critique en termes de liberté de la presse dans certains pays d’Afrique. En l’état actuel des choses, je ne pense pas que nous puissions faire pire. Donc je suis très optimiste quant à l’avenir. Nous avons d’ores déjà eu un aperçu avec les printemps arabes. C’est aux citoyens de mettre fin à cette situation de blocage de la liberté d’expression. Nous avons besoin de journalistes citoyens pour contrer les censures du régime. Ils ne sont pas une alternative aux journalistes, mais ils sont nécessaires pour plus de démocratie dans les médias. Et puis, nous devons aussi nous appuyer sur les nouvelles technologies dans cette ère du tout numérique. Car la censure est plus difficile à instaurer sur internet. »

Propos recueillis par Mathilde Errard et Naïla Derroisné

samedi 29 octobre 2016

Internet comme outil journalistique au Maroc : entre opportunité et contrainte




Octobre 2016 - Hicham Mansouri et Abdessamad Ait Aicha (Samad Iach)
Abdessamad Ait Aicha (Samad Iach) et Hicham Mansouri le 26 octobre 2016 à Paris, CC-BY Berlin Sur Seine

Ce mercredi, deux journalistes en ligne manquent à l’appel devant le tribunal de Rabat au Maroc. Hicham Mansouri et Abdessamad Ait Aicha (Samad Iach) sont à Paris et témoignent de leurs conditions de travail en tant que journalistes d’investigation au Maroc.
Pour nombre de journalistes marocains, internet est une mine d’or en termes d’informations. Accessible et rapide, il donne accès à un nombre incalculable d’informations. « Presque tous les citoyens marocains sont en ligne et publient des informations rapidement qu’il est facile de relayer » explique Hicham Mansouri. Source d’information à laquelle il font confiance, internet est le média le plus utilisé par les jeunes (entre 18 et 24 ans).

lundi 3 octobre 2016

Au Maroc, les journalistes étrangers continuent de se faire expulser manu-militari

30 septembre 2016

Reporters sans frontières (RSF) condamne fermement l’expulsion manu militari de Luigi Pelazza et Mauro Pilay, célèbres journalistes d’investigation italiens du programme Le Lene et la saisie de leur matériel.
Arrêtés le 29 septembre 2016 à Marrakech par dix policiers en civil, les deux journalistes italiens sont accusés de ne pas avoir obtenu les autorisations nécessaires pour mener leur enquête sur un réseau de prostitution d’enfants à Marrakech. Escortés vers l'aéroport Menara et renvoyés en Italie huit heures plus tard, leur matériel de tournage a été confisqué dans la foulée. Contacté par RSF, le chef de cabinet du ministère de la Communication a affirmé ne pas être en mesure de faire une déclaration.

Cette pratique récurrente est extrêmement choquante, déclare Yasmine Kacha, directrice du bureau Afrique du Nord de RSF. Pendant combien de temps encore, les autorités marocaines vont-elles se cacher derrière des prétextes administratifs pour empêcher les journalistes de parler de sujets sensibles?

Cette tentative de censure ne nous empêchera pas de dire la vérité sur la prostitution des mineurs au Maroc, ajoute Luigi Pelazza, nous avons pu conserver quelques éléments de tournage et nous informerons bientôt l’opinion publique de la gravité de la situation.”

Cette expulsion intervient à quelques jours d’élections législatives très attendues au Maroc le 7 octobre prochain.

Pour rappel, deux reporters du petit Journal de Canal + Martin Weill et Pierre Le Beau ont été renvoyés du pays en avril 2016, après avoir été interrogés par les autorités marocaines sur leur reportage concernant l’agression d’un couple homosexuel à Béni Mellal.

Le Maroc est 131e au Classement mondial de la liberté de la presse 2016.

 

lundi 10 août 2015

3 Ali, 3 journaux ! Longue vie à la presse indépendante marocaine !!!

Les journalistes Marocains et de nouveaux journaux

Ali ANOUZLA s’apprête à lancer la deuxième édition du portail Lakome.
Après deux ans d’inactivité, Ali Anouzla revient avec la nouvelle édition de Lakome, nommée Lakome2.com.
http://telquel.ma/…/compte-rebours-lancement-lakome2_1458664
Ali AMAR se lance de nouveau dans l’aventure journalistique LE DESK
http://www.medias24.com/…/157162-Ali-Amar-lance-son-journal…
Ali LMRABET se lance prochainement un nouveaux journaux satiriques http://www.arretsurimages.net/…/Maroc-tracasseries-contre-u…

Ali Amar, Ali Anouzla et prochainement, Ali Lmrabet...........Ali, Ali, Ali. La formule magique qui permet d'ouvrir une porte dans la roche : « Sésame, ouvre-toi ! » mais cette fois-ci la formule magique, Ali, Ali, Ali ouvrent la porte de la liberté d'expression''

mercredi 1 juillet 2015

AMDH-Paris/IDF : soutien au journaliste Ali Lmrabet en grève de la faim à Genève depuis le 26 juin 2015

par AMDH, Paris, le 29 juin 2015
lamrabet
L’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/IDF (AMDH-Paris/Ile-De-France) déplore la répression subie par le journaliste Ali Lmrabet. Ce dernier a été à de nombreuses fois victime du non-respect de la liberté d’expression par les autorités marocaines.
Rappel des principales dérives dont il a été (il est) victime :
-          2000 : interdiction de son journal Demain.
-          2003 : condamnation à 3 ans de prison ferme pour outrage au roi et fermeture de ses journaux Demain magazine et Doumane.
-          2005 : interdiction d’exercer ses fonctions de journaliste pendant 10 ans (du 11 avril 2005 au 11 avril 2015)
Énième épisode de l’acharnement des autorités marocaines, ces dernières refusent désormais de lui renouveler ses papiers d’identité. Face à cette situation abracadabrantesque et injuste, Ali Lmrabet a entamé vendredi 26 juin 2015 une grève de la faim devant l’entrée de l’ONU, place des Nations à Genève.
L’AMDH-Paris/IDF :
-          Dénonce l’acharnement des autorités marocaines contre Ali Lmrabet.
-          Soutient sa demande légitime et légale à avoir des papiers.
-          Appelle les autorités marocaines à lui délivrer au plus vite ses papiers d’identité.
-          Considère que l’État marocain porte l’entière responsabilité de cette situation et de ses éventuelles conséquences sur la santé d’Ali Lmrabet.

lundi 22 juin 2015

Un autre journaliste qui risque la prison au Maroc

Omar El Mouzaine (Photo DR)
Omar El Mouzaine (Photo DR)
Le journaliste Omar El Mouzaine, correspondant de notre confrère Goud à Fès et spécialisé dans les affaires criminelles locales comparait lundi 22 juin devant le tribunal de première instance de Fès.
Ce jeune journaliste âgé de 24 ans est poursuivi en état de liberté pour « outrage à fonctionnaires publics à travers des écrits et atteinte à leur honneur et non respect dû à leur autorité » ainsi que pour « publication de fausses informations de mauvaise foi », conformément à l’article 263 du code pénal et à l’article 42 du code de la presse.
Il risque entre un mois et un an de prison.

Dans une lettre, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) avait demandé l’abandon des charges et la séparation du code pénal et celui de la presse. Mais comme il l’a fait de manière assez molle, ce n’est pas sûr qu’il soit écouté.
El Mouzaine assure avoir subi un très long interrogatoire qui a duré trois jours au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), dont le siège est à Casablanca et qui dépend du ministre de la justice et des libertés (sic). C’était en 2013 et le journaliste avait été convoqué sur la base d’une plainte déposée par Mohammed Hammouchi, chef de la police judiciaire de la ville de Fès.
Selon le journaliste, le chef de la PJ l’accuse de « publier de fausses informations dans l’intention de semer la terreur au sein de la population et de saper le moral des fonctionnaires de la Direction générale de la sécurité nationale (DGSN)« .
Si de simples articles de presse sapent le moral des fonctionnaires de la DGSN, alors nos vaillants policiers devraient songer à changer de métier. Peut-être devenir journalistes ?
Omar pense que la police de Fès veut, à travers ce procès faire taire les lanceurs d’alertes, les associations locales et les citoyens qui dénoncent la dégradation de la situation sécuritaire dans leur ville dont certains quartiers se sont transformés en zone de non droit. Il affirme avoir été menacé par une personne se présentant comme étant l’intermédiaire d’un « très haut responsable sécuritaire local ».
Notre confrère a beaucoup de soucis à se faire. Avec Mohamed Hassad à la tête du ministère de l’intérieur et Abdellatif Hammouchi à la tête de toutes les polices civiles, secrètes et pas secrètes, du régime, les Marocains goûtent, comme ils le font depuis toujours, à l’État policier.
Demain
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dimanche 17 mai 2015

Ali Lmrabet chez Ubu Roi du Maroc


On savait que le régime marocain n'aime pas la presse libre et frondeuse. Le journaliste Ali Lmrabet, un temps emprisonné puis interdit professionnel, connu depuis des années pour dénoncer les turpitudes grandes et petites du royaume sur son site Demain online, est aujourd'hui menacé de se voir privé de papiers. Il raconte cet ordinaire bureaucratique de la répression.
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Le 11 avril 2015, le jugement moyenâgeux qui m’avait condamné en 2005 à l’interdiction de la profession de journaliste au Maroc durant dix ans et à la fermeture de mes deux journaux journaux satiriques, prenait fin. Pendant ces dix dernières années, je n’ai bénéficié d’aucune mesure de « grâce » ni d’un seul jour de « réduction de peine ». J’ai intégralement purgé ma peine de dix ans de goulag intellectuel et professionnel durant lesquels je n’avais pas le droit d’écrire une seule ligne dans la presse écrite de mon pays, ni de donner mon avis sur les ondes d’une radio ou divaguer à la télévision. Rien.
Mais pourquoi donc un pays aussi sympathique que le Maroc condamne un journaliste à ce cruel ostracisme ? Simplement parce que j’ai eu le malheur de déclarer à une publication qui n’était pas mienne que les réfugiés sahraouis des camps de réfugiés de Tindouf, en Algérie, sont des réfugiés, selon l’ONU, et non des « séquestrés du Front Polisario », comme le clame la propagande officielle marocaine.

lundi 27 avril 2015

CONCERT POUR LA LIBERTÉ : 30 ans de Reporters sans frontières et la Journée mondiale pour la liberté de la presseliberté de




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Évènement Reporters sans frontières

TOUTE L'ÉQUIPE DE RSF EST HEUREUSE DE VOUS CONVIER AU

CONCERT POUR LA LIBERTÉ
qui célèbre les 30 ans de Reporters sans frontières
et la Journée mondiale pour la liberté de la presse

LE DIMANCHE 3 MAI 2015 DE 17H A 23H
PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS



Au programme de ce spectacle gratuit, les artistes Jeanne CherhalArthur HSly JohnsonHollySizCassius (Dj Set) et leurs invités, ainsi que les humoristes Christophe AlevequeCamille Chamoux et Daniel Morin. Le concert sera animé notamment par la présentatrice de télévision Daphné Bürki.

À très bientôt,
L’Equipe de Reporters Sans Frontières
 
L’événement est généreusement soutenu par la Fondation EDF, Eurazeo, France Médias Monde, Vivendi,
France Télévisions, la RATP et TV5 Monde.

Le concert, parrainé par le ministère de la Culture,est organisé grâce au soutien de la Mairie de Paris,
du Conseil régional d’Ile de France et de l’agence de communication BETC et sa filiale BETC Pop, mécènes de RSF.


dimanche 15 février 2015

Un journaliste (ou 2) de France3 délogé du siège de l'AMDH par plus de 20 flics en civil

Plus de 20 flics en civils, accompagnés de responsables de la wilaya de Rabat ont investi de force, aujourd'hui, sans autorisation, le siège de l'AMDH, et délogé de force un journaliste de "France3" qui effectue depuis hier un reportage sur le Maroc quatre ans après le 20 Février. C'est la première fois que le siège d'une association est violé sans l'aval des autorités judiciaires.
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 Ali Fkir  19h33

Dimanche 15 février 2015/ la police marocaine est  entrée de force au siège de l'AMDH et ce, après avoir tabassé Rabia Bouzidi (qui y a les clés des locaux). La police a ouvert elle-même les portes. Elle est entrée et a arrêté deux journalistes (FR3??) et a saisi leur matériel. Le sort des deux journalistes reste jusqu'à présent inconnu, puisqu'ils ont été emmenés par la police.
Photo de Ali Fkir.

-----En ce moment (dimanche 15 février 2015 ), des forces de polices bloquent l'accès à l'AMDH, intimident les passants...etc. C'est la démocratie à la marocaine! Son credo: étouffer tout ce qui est vivant.
A
li Fkir


 

lundi 19 janvier 2015

Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale de l'ONU de 1965




TOUS POUR FAIRE FAIRE VALOIR ET APPLIQUER LES CONVENTIONS INTERNATIONALES DES DROITS HUMAINS
LES MASSACRES DE SABRA ET CHATILA SONTDES CRIMES CONTRE L HUMANITE


La loi n° 90-615 du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe, dite loi Gayssot (du nom du député communiste Jean-Claude Gayssot) est une loi française.
La loi Gayssot innove par son article 9, qui qualifie de délit la contestation de l'existence des « crimes contre l'humanité, »
La France ayant ratifié la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale de l'ONU de 1965 SE TROUVE DONC DANS L’OBLIGATION DE FAIRE VALOIR CETTE LOI
Cet article 9 introduit en effet dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse un article 24 bis dont voici le premier alinéa :
« Seront punis des peines prévues par le sixième alinéa de l’article 24 ceux qui auront contesté, par un des moyens énoncés à l’article 23, l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 et qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 dudit statut, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale. »