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samedi 18 juillet 2015
mercredi 10 décembre 2014
Amnesty accuse Israël de crimes de guerre
Par Aniss Z.El Watan, 10/12/2014
Agression contre Ghaza
|
© D. R.
Netanyahu, scrutant une carte d’état-major avec les chefs de...
Les faits et les déclarations des militaires israéliens indiquent que les attaques de cet été étaient «une punition collective infligée aux habitants de Ghaza».
L’armée israélienne a commis des crimes de guerre au cours de son
agression sauvage, cet été, contre Ghaza, et une enquête doit être
menée, a estimé hier Amnesty International. La démolition de quatre
bâtiments de plusieurs étages, au cours des quatre derniers jours de
l’opération, constitue une violation du droit international humanitaire,
a affirmé l’ONG de protection des droits de l’homme qui, par le passé, a
été plutôt complaisante à l’égard d’Israël. «Tous les éléments dont
nous disposons démontrent que ces destructions à grande échelle ont été
menées de façon délibérée et sans justification militaire», a déclaré
Philip Luther, directeur d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et
l’Afrique du Nord. Les faits et les déclarations des militaires
israéliens à l’époque indiquent que les attaques étaient «une punition
collective infligée aux habitants de Ghaza» destinée à détruire leurs
biens, a précisé M. Luther. La guerre a fait près de 2200 morts
Palestiniens, en très grande majorité des civils.
Côté israélien, 67 soldats et six civils ont été tués. «Les crimes de guerre doivent être examinés de manière indépendante et impartiale et les responsables devraient être jugés dans le cadre d’un procès équitable», a-t-il dit. Amnesty International a demandé à ce que des groupes de défense des droits de l’homme aient le droit d’entrer à Ghaza, ainsi qu’à ce qu’une commission des Nations unies (ONU) soit autorisée à «enquêter sans entraves».
Tel-Aviv a refusé de coopérer avec cette commission d’enquête sous prétexte d’une «hostilité obsessionnelle contre Israël», d’après un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.
L’armée israélienne a ouvert une série d’enquêtes criminelles internes sur de possibles bavures commises par ses soldats lors de la guerre dans la bande de Ghaza, notamment sur le bombardement d’une école de l’ONU, servant de refuge aux Ghazaouis, (15 morts) et d’une plage, qui a coûté la vie à quatre enfants. Mais, comme d’habitude, cela n’a débouché sur rien. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a, pour sa part, créé une commission chargée d’enquêter sur «toutes les violations de la loi humanitaire internationale» dans les Territoires palestiniens, en particulier à Ghaza occupée pendant la guerre.
Les résultats de toutes ces enquêtes se font toujours attendre. Mais le constat n’étonne pas. Le gouvernement d’Israël bénéficie encore à ce jour d’une impunité scandaleuse, alors que depuis des années il bafoue le droit international, rejette les résolutions de l’ONU et ne respecte pas la Convention de Genève. Il n’y a qu’à voir ce qu’est devenu le rapport Goldstone pour s’en convaincre. Goldstone a accusé Israël de crimes de guerre et lui a demandé de présenter sa défense. En même temps, le rapport a été adressé au Conseil des droits de l’homme à Genève, qui l’avait initialement commandé. Ce conseil, par une majorité très nette, l’a approuvé et envoyé pour examen à l’Assemblée générale, à New York.
Mais au sein de ce même conseil, les Européens se sont abstenus, et les Etats-Unis se sont opposés à son examen. Or, tout le monde sait qu’un rapport ne devient contraignant que s’il est approuvé par le Conseil de sécurité.
Pourtant, l’opération «Plomb Durci», de décembre 2008 à janvier 2009, a été une succession de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Pas de doute, Israël est soutenu de manière obsessionnelle.
Côté israélien, 67 soldats et six civils ont été tués. «Les crimes de guerre doivent être examinés de manière indépendante et impartiale et les responsables devraient être jugés dans le cadre d’un procès équitable», a-t-il dit. Amnesty International a demandé à ce que des groupes de défense des droits de l’homme aient le droit d’entrer à Ghaza, ainsi qu’à ce qu’une commission des Nations unies (ONU) soit autorisée à «enquêter sans entraves».
Tel-Aviv a refusé de coopérer avec cette commission d’enquête sous prétexte d’une «hostilité obsessionnelle contre Israël», d’après un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.
L’armée israélienne a ouvert une série d’enquêtes criminelles internes sur de possibles bavures commises par ses soldats lors de la guerre dans la bande de Ghaza, notamment sur le bombardement d’une école de l’ONU, servant de refuge aux Ghazaouis, (15 morts) et d’une plage, qui a coûté la vie à quatre enfants. Mais, comme d’habitude, cela n’a débouché sur rien. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a, pour sa part, créé une commission chargée d’enquêter sur «toutes les violations de la loi humanitaire internationale» dans les Territoires palestiniens, en particulier à Ghaza occupée pendant la guerre.
Les résultats de toutes ces enquêtes se font toujours attendre. Mais le constat n’étonne pas. Le gouvernement d’Israël bénéficie encore à ce jour d’une impunité scandaleuse, alors que depuis des années il bafoue le droit international, rejette les résolutions de l’ONU et ne respecte pas la Convention de Genève. Il n’y a qu’à voir ce qu’est devenu le rapport Goldstone pour s’en convaincre. Goldstone a accusé Israël de crimes de guerre et lui a demandé de présenter sa défense. En même temps, le rapport a été adressé au Conseil des droits de l’homme à Genève, qui l’avait initialement commandé. Ce conseil, par une majorité très nette, l’a approuvé et envoyé pour examen à l’Assemblée générale, à New York.
Mais au sein de ce même conseil, les Européens se sont abstenus, et les Etats-Unis se sont opposés à son examen. Or, tout le monde sait qu’un rapport ne devient contraignant que s’il est approuvé par le Conseil de sécurité.
Pourtant, l’opération «Plomb Durci», de décembre 2008 à janvier 2009, a été une succession de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Pas de doute, Israël est soutenu de manière obsessionnelle.
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lundi 20 octobre 2014
Scandale ! Israël met la main sur 65% des sommes destinées à la reconstruction de Gaza !
Cela devra être facile
pour Israël, car ce régime ne permet l'arrivée des matières de
construction, que par les passages frontaliers placés sous sa
supervision», précise l'ancien chef du syndicat des journalistes
égyptiens.
« Nous sommes témoin d'un scandale à l'échelle mondiale :
Israël tue des milliers de personnes et court derrière leurs cadavres
pour en tirer profit! Les lois internationales imposent la question de
savoir qui approuve la légitimité des sociétés israéliennes qui
s'invitent dans les travaux de reconstruction de Gaza... », ajoute
Makram Mohammad Ahmad.
«Avec le discours de Mahmoud Abbas après la
conférence sur la reconstruction de Gaza, nous nous sommes rendus compte
que les Nations Unies et le gouvernement d'entente nationale n'ont fait
que de préparer des mesures limitées et administratives concernant
l'arrivée des matières de construction en empruntant des passages
israéliens et égyptiens, pour empêcher que ces matériels tombent entre
les mains des groupes de résistance », précise le journaliste égyptien.
Certaines sources ont fait part récemment de l'arrivée des matières de
construction à Gaza.(Avec Fars News)
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/345286-isra%C3%ABl-met-la-main-sur-65-des-sommes-destin%C3%A9es-%C3%A0-la-reconstruction-de-gaza
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jeudi 11 septembre 2014
Israël : Le concert de l'orchestre marocain Chabab Al Andalous est "une opération de propagande", selon Sion Assidon, président de BDS Maroc
Par Mohamed Ezzouak , 9/9/2014
| Sion Assidon président de BDS MarocDR |
Sion Assidon : L'agression sur Gaza avec l'ampleur des crimes de guerre voire des crimes contre l'humanité ont considérablement modifié aux yeux de l'opinion publique internationale l'image déjà ternie par l'agression sur le Liban en 2006, l'agression sur Gaza en 2009 et l'attaque sur la flottille de la liberté, atteignant de nouvelles franges de l'opinion jusque là non engagées.
Pour tenter de restaurer cette image et de redonner l'illusion d'un État "normal" voire d'un État "cultivé" promoteur de la belle musique et des arts en général, d'énormes moyens financiers sont mis en œuvre. Pour ce seul festival de Jérusalem c'est une fondation américaine qui apporte traditionnellement son soutien financier à travers le fameux AIPAC (l'officine du lobby israélien aux Etats-Unis) qui assure le financement. Opération de "window dressing" qui vise à faire oublier les horreurs de l'agression et la continuation des crimes (siège de Gaza qui dure déjà depuis 8 ans, continuation des annexions de terre,...)
Cautionner cette opération de propagande est un coup de poignard dans le dos de la partie palestinienne.
Un orchestre arabo-andalou qui joue avec le rabbin Haïm Louk c'est un message de paix. Vous estimez qu'ils n'ont pas à participer à ce festival à Jérusalem ?
Que je sache le rabbin Haim Louk ne s' est jamais démarqué de la politique d'apartheid de son Etat ni n'a appelé à une quelconque reconnaissance des droits des Palestiniens, à l'instar d'autres artistes ou d'intellectuels comme par exemple la cinéaste d'origine rbatie Simone Bitton... Pire. Cette scène donnée à voir de la "fusion musicale" entre artistes marocains juifs et musulmans est le spectacle idéal pour montrer combien Israël - régime d'apartheid pratiquant un véritable sociocide de la Palestine - serait un État tout ce qu'il y a de pacifique et de tolérant... Manipulation grossière s'il en est qui exploite pour une entreprise de restauration d'image, les émotions nées de l'attachement des Marocains à travers le monde à leur pays d'origine.
BDS Maroc a-t-il contacté les membres de cet orchestre pour les convaincre de ne pas aller à Jérusalem pour ce festival ?
Oui. Pour constater que la majorité du groupe concerné et de nombreuses troupes affiliées à l'association de musique andalouse condamnent l'initiative. D'après nos informations seuls les deux frères Belghiti au sein de l'orchestre ont accepté la séduction de cachets considérables pour fermer les yeux sur les ruines et sur le sang à peine séché des victimes de Gaza.
Les politiques marocains sont nombreux à être allés (ou vouloir aller) en Palestine pour marquer leur soutien à la population de Gaza victime des bombardements israéliens. Comptez-vous insister auprès des partis politiques pour qu'ils condamnent cette participation ?
Dernièrement un parti politique marocain a visité l'Autorité palestinienne. À ma connaissance ce parti n'a pris part à aucun contact avec les institutions sionistes ou n'a rencontré d'officiels. De telles démarches auraient eu - au plan politique - exactement la même signification de laver les mains ensanglantées des criminels de guerre. Ceux qui bombardent les mosquées, les universités, les écoles de l'UNRWA et tuent des civils par centaines - sans compter les milliers de blessés et les traumatisés physiquement et psychiquement y compris les personnes âgées, les femmes et les enfants.
Enfin, que répondez-vous à ceux qui objecteront que le culturel ou le sportif ne doivent pas souffrir du boycott car se sont des rencontres symboliques favorisant le dialogue entre les peuples ?
Pour le moment, le "dialogue entre les peuples" passe par les actions de solidarité entre les activistes de la société palestinienne et les militants israéliens d'associations comme Boycott from within, les Femmes pour la paix qui font un travail extraordinaire pour documenter les activités des sociétés israéliennes et multinationales qui tirent leur profit des crimes de guerre, ou encore l'Association pour l'Information Aternative (AIC en anglais) qui informe au quotidien des crimes commis contre le peuple palestinien, pour ne citer que les plus connues. Ces gens qui ont le courage de refuser la discrimination raciale (apartheid) et la machine de guerre et d'occupation de la Palestine.
C'est en eux que repose l'espoir d'un pays qui pourra être celui de tous les habitants prêts à vivre en égaux.
La soit-disante "neutralité" des sports et de l'art n'est que la feuille de vigne (qui se fane de jour en jour) pour tenter de masquer la triste réalité de la fascisation d'une population qui soutient massivement ses dirigeants. Les scènes de ceux qui applaudissent au spectacle du bombardement ou les posts des mères de famille qui demandent encore plus de massacres d'enfant sont intolérables.
Boycottez-nous disent jusqu'aux sionistes les plus libéraux. Sauvez l'avenir !
Mohamed Ezzouak
Copyright Yabiladi.com
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dimanche 17 août 2014
« Tsahal » vs « Daësh », les deux poids, deux mesures de l’Occident
Ecrit par Ali Anouzla
Interprété par Salah Elayoubi
Si, à première vue, tout semble éloigner « Tsahal » de « Daëch »,
tout dans la réalité concourt à leur rapprochement. Qu’il s’agisse
d’intégration d’étrangers, de recrutement sur la base de l’appartenance
religieuse des recrues ou encore de la place de ces dernières sur la
ligne de feu.
Les recrues de l’armée israélienne sont pourtant qualifiées de «volontaires» alors que celles de l’Etat Islamique pour l’Irak et la Syrie, (EIIL),
sont taxées de «terroristes», en dépit du fait que les combattants des
deux bords accomplissent la même tâche qu’il s’agisse de tuer ou
d’accomplir le «djihad».
Ce sont les informations récurrentes dans la presse, qui font état de
la mort ou de la blessure au combat de plusieurs étrangers qui imposent
cette comparaison avec Daëch. L’Etat-major israélien préfère, en effet,
envoyer en première ligne, ceux qu’il appelle les « soldats solitaires »,
en raison de leur éloignement de leurs pays d’origine. En épargnant des
vies israéliennes, Tsahal évite ainsi, de s’aliéner l’opinion publique.
Selon des sources concordantes, le nombre de ces recrues étrangères
parmi l’armée israélienne, serait de cinq mille (5.000), dont un tiers
d’américains, d’européens et d’autres nationalités. Dans un rapport
publié en 2013, l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme à Genève, révélait qu’une quarantaine (40) de nationalités seraient concernées.
Ce phénomène de recrutement des étrangers dans les armées nationales
n’est pas nouveau et n’est pas spécifique à Israël. Les Etats-Unis et
la France pour ne citer qu’eux, recourent, également au procédé,
moyennant la naturalisation des engagés volontaires. Mais l’état hébreu
est le seul pays à le faire sur des critères ethniques et religieux. Un
volontariat qui pose des questions de droit international à tous ces
pays, dont les citoyens s’enrôlent dans une armée d’occupation, accusée
de commettre des crimes de guerre, alors que dans le même temps, la
plupart des pays arabes a criminalisé l’engagement dans les rangs
d’organisations, comme Al Qaïda ou Daëch. Tous les Djihadistes qui ont été identifiés, ont, au demeurant, été systématiquement arrêtés, interrogés et condamnés, à leur retour au pays.
Dès lors, on peut légitimement s’interroger pourquoi l’Occident ne
traite-t-il pas ainsi ceux des siens qui participent à la perpétration
d’exactions et à l’assassinat de centaines de femmes, d’enfants et de
vieillards. De retour dans leur pays respectif, ils ne rendront jamais
compte de leurs crimes et finiront même par y reprendre ou y occuper,
des postes sensibles, dans différents appareils politiques ou
administratifs. Comme en gratification de leur engagement.
Souvenons-nous. 25 juin 2006, à Kerem Shalom, à la frontière sud d’Israël, les brigades Ezzeddine Al-Qassam
surgissent d’un tunnel et attaquent un poste militaire israélien. Ils
tuent deux soldats, en blessent deux autres et s’emparent du soldat Gilad Shalit,
avant de s’éclipser. La France remue alors, ciel et terre, pour obtenir
la libération de la recrue qui est également l’un de ses citoyens. Des
portraits géants du soldat sont même exhibés, lors de matchs de
football, dans plusieurs villes européennes. Un traitement aux antipodes
de celui réservé aux combattants d’Afghanistan et d’Irak, détenus des
années durant, à Guantanamo ou Abou Ghraïb, hors de tout jugement.
A ce constat accablant, il faut également ajouter que le recrutement
pour l’armée israélienne est mené par des organisations ayant pignon sur
rue. Ses sergents recruteurs viennent même tenir des conférences, dans
certaines écoles occidentales et orchestrer des campagnes de propagande,
dans les médias de ces pays, le plus souvent avec l’argent du
contribuable !
Il s’agit moins, ici, de dénoncer la politique des «deux poids, deux
mesures », appliquée envers le monde arabo-islamique par l’Occident et
les questions d’éthique qu’elle soulève, que d’exiger l’application
stricto-sensu, du droit international, aux recrues servant dans une
armée d’occupation et qui commettent des crimes de guerre, sans jamais
être inquiétées. Les pays occidentaux qui ont imposé au monde arabe,
leurs lois anti-terroristes, seraient bien inspirés d’appliquer ce
dispositif à leurs citoyens qui combattent dans l’armée israélienne,
tout comme ils le font avec ceux qui se battent aux côtés des
Djihadistes.
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Pour compléter :
jeudi 14 août 2014
ATTAC: Crimes de guerre à Gaza : les responsables israéliens doivent en répondre devant la CPI
URGENT : Signez tous la pétition adressée à la Procureure de la Cour pénale internationale:
Communiqué d’ATTAC: Crimes de guerre à Gaza : les responsables israéliens doivent en répondre devant la CPI
Communiqué 13 août 2014
Depuis plus d’un mois, Gaza croule sous le déluge des bombes et sous les incursions terrestres de l’armée israélienne, qui ont tué 1900 Palestiniens.
La communauté internationale ne prend aucune mesure pour stopper cette agression et les crimes de guerre qu’elle occasionne. 85% des victimes et des blessés sont des civils, dont plus de 400 enfants.
Pendant ce temps, les roquettes du Hamas, supposées justifier l’opération israélienne, ont fait trois victimes civiles. C’est déjà trop, mais la disproportion est absurde et écrasante. Malgré ces crimes de guerre, la communauté internationale se contente de vagues appels au calme, organisant ainsi l’impunité de l’État d’Israël au mépris du droit international et du droit humanitaire.
Le peuple Palestinien exerce depuis 1948 son droit à la résistance pour se libérer de l’occupation illégale et du joug colonial. Attac lui exprime sa totale solidarité et soutient la plainte déposée par le ministre de la Justice du gouvernement d’union et par le procureur de la Bande de Gaza devant la Cour pénale internationale (CPI). Devant l’inaction internationale, il s’agit d’une des seules voies existant pour mettre en cause l’impunité des dirigeants israéliens et pour donner aux victimes accès à la justice.
Attac demande au gouvernement français de cesser de soutenir la politique israélienne et de prendre des initiatives internationales fortes pour obtenir :
- l’arrêt immédiat et définitif des bombardements et des incursions terrestres sur la Bande de Gaza
- une enquête internationale pour établir les responsabilités israéliennes dans les violations du droit international et humanitaire
la fin du blocus illégal de la Bande de Gaza
- une force internationale sous l’égide de l’ONU pour protéger la population palestinienne de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie
- la fin de la colonisation israélienne en Cisjordanie
la reconnaissance effective du droit à l’autodétermination du peuple palestinien
- la fin de toute coopération militaire et des ventes d’armes à Israël
- la suspension, sans délai, de l’accord d’association entre l’Union Européenne et l’État d’Israël tant que cet État ne se conforme pas au droit international
- la convocation urgente d’une réunion des hautes parties contractantes à la Quatrième Convention de Genève.
Attac appelle tous ses adhérents à renforcer la campagne internationale BDS (Boycott-désinvestissement-sanction) que mène la société civile internationale pour contraindre Israël à changer de politique.
Attac engage tous ses membres à signer la pétition adressée à la Procureure de la Cour pénale internationale : http://icc4israel.wesign.it/fr
Attac France, membre du collectif pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens,membre de la campagne BDS France
Crimes de guerre à Gaza : les responsables israéliens doivent en répondre devant la CPI Communiqué 13...
agencemediapalestine.fr
mercredi 6 août 2014
Urgent : Pétition de soutien à la plainte de la Palestine contre Israël devant la CPI
Pétition
de soutien à la plainte de la Palestine contre Israël devant la
CPI
mardi
5 août 2014
Il
faut tout faire pour que cette nouvelle plainte puisse aboutir : c’est pourquoi
nos signatures en tant que citoyens révoltés par ce qui se passe à Gaza depuis
un mois et en général en Palestine depuis 1948 sont d’une grande importance »,
écrit Armand Caspar.
"AUJOURD’HUI,
COMME EN 2008-09, ce qui se passe dans la Bande de Gaza relève des notions de
crimes de guerre et de crimes contre l’humanité telles qu’elles sont définies
par les conventions internationales, pour lesquelles l’Etat d’Israël est partie
prenante du moins par sa signature (le Statut de Rome a été signé mais non
ratifié, lire le texte du document en pièce jointe).
Une
première plainte déposée en janvier 2009 auprès de la Cour Pénale Internationale
(CPI), au sujet de l’opération « Plomb durci », avait été bloquée suite à
d’inqualifiables pressions exercées au plus haut niveau politique.« Intervenons
pour que cela ne puisse pas se reproduire. Appliquons l’appel palestinien
BDS : »S" comme Sanctions !
SIGNEZ
ICI : http://icc4israel.wesign.it/fr
TEXTE
DE LA PETITION :
Nous,
citoyennes et citoyens du monde, dénonçons ces agissements et soutenons contre
nos dirigeants la plainte déposée par la Palestine pour que la Cour pénale
internationale, seule compétente pour les crimes les plus graves, juge ceux qui
sont commis en Palestine en général et à Gaza en particulier.
Le
droit et la Justice ne sont pas l’affaire des dirigeants politiques ou des
juristes spécialisés, c’est l’affaire de tous et chacun est concerné par les
crimes commis à Gaza.
Alors
que le Ministre de la Justice et le Procureur près la Cour de Gaza ont déposé
plainte devant la Cour pénale internationale pour rendre justice aux victimes de
l’agression en cours, des pressions sont exercées au plus haut niveau pour
organiser une fois de plus l’impunité d’Israël.
Nos
dirigeants ne voient-ils pas que les Palestiniens meurent, sont blessés, et
leurs biens sont détruits par une armée sans honneur et sans loi ? Ne voient-ils
pas qu’Israël utilise une force démesurée et toutes les technologies de la
guerre pour détruire toute une société ? Ne voient-ils que cette violence,
systématique et si simplement revendiquée comme normale, est un attentat
terroriste contre le droit des peuples ?
L’humanité
n’a pas d’avenir si un Etat, parce qu’il dispose de la puissance miliaire, peut
en toute impunité commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité
et dénier les droits fondamentaux d’un peuple
souverain.
Pourtant,
Israël a fait le choix de la guerre avec comme seul objectif de répandre la
terreur dans la population palestinienne pour imposer sa présence sur l’ensemble
de la Palestine. Et la Palestine lui répond en faisant le choix du droit car
elle sait que, devant l’intelligence du monde, c’est le juste qui est le plus
fort.
Aujourd’hui,
notre cœur est avec les Palestiniens de Gaza qui risquent leur vie du seul fait
qu’ils sont nés Palestiniens à Gaza, mais nos dirigeants sont à
contre-courant.
Alors
que le Ministre de la Justice et le Procureur près la Cour de Gaza ont déposé
plainte devant la Cour pénale internationale pour mettre un terme à la folie
meurtrière de l’armée israélienne, nos dirigeants s’activent pour priver le
peuple palestinien de son droit à la justice.
Nous,
citoyennes et citoyens du monde, dénonçons ces agissements et soutenons contre
nos dirigeants la plainte déposée par la Palestine pour que la Cour pénale
internationale, seule compétente pour les crimes les plus graves, juge ceux qui
sont commis en Palestine en général et à Gaza en
particulier.
Et
ce sera Justice.
SIGNEZ
ICI : http://icc4israel.wesign.it/fr
-------------------------------------
URGENT: Lire dernières nouvelles :
M. Riyad al
Malik, le ministre palestinien des affaires étrangères, a annulé la plainte
déposée à la cour pénale internationale contre l'Etat d'Israël pour crimes de
guerre. L'équipe juridique qui travaille sur le sujet appelle à une pression
populaire internationale pour maintenir cette plainte. Merci de signer et
diffuser le plus possible la pétition qui soutient cette plainte : http://icc4israel.wesign.it/fr
(en
français, italien, arabe, espagnole, anglais et bientôt portuguais en attendant
d'autres langues)
italiano: http://icc4israel.wesign.it/it
arabic: http://icc4israel.wesign.it/ar
espanol: http://icc4israel.wesign.it/es
italiano: http://icc4israel.wesign.it/it
arabic: http://icc4israel.wesign.it/ar
espanol: http://icc4israel.wesign.it/es
__._,_.___
Libellés :
CPI,
Crimes de guerre,
Israël,
PÉTITION
mardi 5 août 2014
Cyber @ction : Arrêtez d'armer les belligérants
Rappel : STOP AU BLOCUS DE GAZA !
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-blocus-gaza-nbsp-670.html
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-blocus-gaza-nbsp-670.html
Cyber @ction N° 636 crimes g
GAZA 2014 : Arrêtez
d'armer les belligérants
Le bombardement implacable de zones civiles dans la bande de Gaza, ainsi que les tirs de roquettes aveugles sur Israël, exigent une action internationale urgente pour protéger les civils et prévenir de nouvelles violations du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits humains.
Des centaines de Palestiniens ont déjà été tués et des milliers d'autres blessés à Gaza par les forces israéliennes dans le cadre de l'opération militaire Bordure protectrice, qui a été lancée le 8 juillet. Les Nations unies estiment que 78 % des personnes tuées à Gaza étaient des civils, et que 21 % étaient des enfants. Plus de 3 000 logements de Gaza ont par ailleurs été complètement détruits ou rendus inhabitables par les attaques israéliennes, et des dizaines de milliers de résidents de Gaza se retrouvent sans domicile.
Les groupes armés palestiniens ont tiré des salves de roquettes à l'aveugle vers Israël. Trois civils ont été tués en Israël et d'autres civils ont été blessés. Des biens civils israéliens, dont des habitations, ont également été endommagés. Et plusieurs dizaines de soldats israéliens sont morts lors des combats.
Depuis le début du conflit, l'armée israélienne déploie ou utilise une vaste gamme d'armes classiques, parmi lesquelles des missiles, des systèmes d'artillerie de gros calibre, des drones militaires notamment utilisés avec des armes ou pour effectuer une surveillance, des chasseurs à réaction, des tanks, des véhicules blindés, des bateaux militaires et des armes légères et de petit calibre avec les munitions correspondantes. Les groupes armés palestiniens ont utilisé ou déployé des lance-roquettes, des roquettes et des armes légères et de petit calibre, ainsi que les munitions correspondantes.
Amnesty International demande que les Nations unies imposent un embargo complet sur les armes à destination d'Israël, du Hamas et des groupes armés palestiniens. Compte tenu du fait que les États-Unis sont le principal exportateur d'équipements militaires, de sécurité et de maintien de l'ordre vers Israël, Amnesty International demande au gouvernement américain de cesser d'envoyer à Israël des armes qui sont utilisées pour commettre des atrocités.
Si les Etats-Unis sont de loin le premier pays fournisseur d’armes à Israël, la France, 5ème exportateur mondial, a délivré des autorisations d'exportation à Israël pour un montant de plus de 200 millions d’euros, selon le 15ème rapport de l'Union européenne sur les autorisations d'exportation d'armes publié en janvier 2014 et concernant l'année 2012.
Les gouvernements français et états-unien doivent suspendre immédiatement tout transfert d’armes vers Israël. Ils doit également agir afin qu’un embargo total sur les armes à destination d’Israël, du Hamas et des groupes armés palestiniens soit adopté par les Nations Unies.
Nous vous proposons d'interpeller le Président français et le Secrétaire d’État des USA
COMMENT AGIR
?
Sur le site : Cette cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/gaza-arretez-armer-belligerants-805.html
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/gaza-arretez-armer-belligerants-805.html
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dimanche 3 août 2014
une petite chandelle, même ténue...
Même dans la plus noire des nuits noires, il y a toujours une petite chandelle, même ténue...
Merci Neta... merci petite demoiselle...
Merci Neta... merci petite demoiselle...
Neta,
18 ans : « J’ai reçu une éducation très sioniste. Mais vers 15 ans, en
cherchant sur Internet, j’ai découvert ce qu’était l’occupation des
territoires palestiniens.
Beaucoup
d’amis militants autour de moi n’ont pas fait l’armée, je leur ai
demandé conseils. Ils m’ont dit de ne pas aller en prison. En général,
la raison qu’ils invoquent, c’est on ne peut pas y lutter. Mais j’ai
tout de même choisi cette solution parce que je pense que les gens
doivent savoir : l’armée israélienne ne respecte pas les droits humains
et commet des crimes de guerre. » Haïfa, 2009
Libellés :
Crimes de guerre,
jeune Palestinienne,
Opposition
vendredi 1 août 2014
Un client pour le T.P.I. : Benyamin Netanyahou
Publié
par Gilles Munier sur 31 /7/2014
Par
Maurice Buttin, avocat, président du CVPR PO*
Depuis
le 8 juillet, pour tenter de voir annuler l’accord historique entre l’OLP et le
Hamas, le Premier ministre israélien a ordonné l’opération « Bordure protectrice
», mettant à feu et à sang la Bande de Gaza !
Et à
quel titre ces massifs assassinats ? « Israël a droit de se défendre », clame
Benyamin Netanyahou, thèse reprise par plusieurs dirigeants occidentaux, comme
Barak Obama, ou notre Président de la République. Certes, si ce pays était chez
lui. Mais ce n’est pas le cas. Depuis 1967, IL OCCUPE SON VOISIN, LA PALESTINE :
il s’y est installé (plus de 500 000 colons israéliens) ; il y construit chaque
jour des maisons, des routes (pour les seuls israéliens juifs !) ; il vole des
terres ; il arrache les oliviers et autres arbres fruitiers; etc., tous ces
faits en violation du droit international.
A-t-on
jamais soutenu - sauf Vichy ! - que l’Allemagne occupant la France, de 1940 à
1944, avait « le droit de se défendre » contre les résistants français ? On a
pendu ses dirigeants à la fin de la guerre…
Israël
par son armée dite de « défense » - un comble ! - commet chaque jour des crimes
de guerre. Ses dirigeants, Benyamin Netanyahou en tête, devront en répondre
demain devant le Tribunal Pénal International – lorsque les dirigeants
occidentaux, enfin conscients que le Droit international doit s’appliquer à
tous, seront revenus sur leur dramatique compromission en laissant Israël
impuni.
*Editorial
– Lettre du CVPR PO (Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au
Proche-Orient – juillet 2014)
Libellés :
Crimes de guerre,
Maitre Maurice Buttin,
Nettanyahou,
TPI
lundi 28 juillet 2014
Netanyahu et sa clique de criminels de guerre devant le TPI !!!
Netanyahu et sa clique devant le TPI : criminels de guerre !
L'ONU "demande" un cesser le feu et non pas "exige" et "impose", conformément à l'article VII de la Charte des Nations unies ! Hypocrites ! Vous êtes déconsidérés. Et pour faciliter ce cesser le feu - outre la levée du blocus - vous pouvez décider de traduire Netanyahu et sa clique devant le Tribunal pénal international ! Les criminels de guerre, voir contre l'humanité, doivent aller là où ils doivent aller : en prison. Leurs mains sont pleine de sang. Et en prison : à vie ! Et attention : ceux qui l'ont soutenu sont mis à l'index... Au minium !
L'ONU "demande" un cesser le feu et non pas "exige" et "impose", conformément à l'article VII de la Charte des Nations unies ! Hypocrites ! Vous êtes déconsidérés. Et pour faciliter ce cesser le feu - outre la levée du blocus - vous pouvez décider de traduire Netanyahu et sa clique devant le Tribunal pénal international ! Les criminels de guerre, voir contre l'humanité, doivent aller là où ils doivent aller : en prison. Leurs mains sont pleine de sang. Et en prison : à vie ! Et attention : ceux qui l'ont soutenu sont mis à l'index... Au minium !
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Crimes de guerre,
TPI
vendredi 25 juillet 2014
Condamnation des «crimes de guerre» commis par Israël
à la une International
Conseil des droits de l’homme, le 24/7/14
Par Salima Tlemçani
Réuni en session extraordinaire à la demande du tiers de ses membres, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a débattu la résolution présentée par l’Etat de Palestine demandant la protection internationale des Palestiniens et une enquête internationale d’urgence sur l’agression israélienne dans la bande de Ghaza.
Demandée par l’Egypte au nom du groupe arabe, le représentant permanent
du Pakistan au nom du groupe de l’Organisation de la coopération
islamique et l’observateur permanent de l’Etat de Palestine, cette
résolution condamne «les violations généralisées, systématiques et
flagrantes des droits de l’homme et des libertés fondamentales»
découlant des opérations militaires israéliennes menées depuis le 13
juin en Palestine, «en particulier la dernière agression d’Israël dans
la bande de Ghaza (...) qui a impliqué des attaques indiscriminées et
disproportionnées (...) qui peuvent constituer des crimes
internationaux».
Elle exige l’envoi «en urgence d’une commission d’enquête indépendante internationale» pour enquêter sur ces violations et invite les enquêteurs à dresser une liste des «violations et crimes perpétrés» et «d’identifier ceux qui en sont responsables» en vue de les juger et de «mettre fin à l’impunité». Dans une longue déclaration, diffusée sur le site web du Conseil, Navi Pillay, Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a indiqué : «Depuis qu’Israël a annoncé son opération militaire de protection Edge le 7 juillet, Ghaza a été soumise à un bombardement intensif quotidien par air, terre et mer avec plus de 2100 frappes aériennes. Les hostilités ont entraîné la mort de plus de 600* Palestiniens, dont au moins 147 enfants et 74 femmes. C’est la troisième grave escalade des hostilités durant mes six années comme Haut commissaire. Comme nous l’avons vu au cours des deux crises précédentes en 2009 et 2012, ce sont des civils innocents dans la bande de Ghaza, y compris les enfants, les femmes, les personnes âgées et les personnes handicapées, qui souffrent le plus. Environ 74% des personnes tuées étaient jusqu’ici des civils et des milliers d’autres ont été blessées. Ces chiffres ont grimpé de façon spectaculaire depuis que les opérations au sol d’Israël ont commencé, le 17 juillet. Des centaines de maisons et autres bâtiments civils, tels que les écoles, ont été détruits ou gravement endommagés dans la bande de Ghaza et plus de 140 000 Palestiniens ont été déplacés.»
Pour Mme Pyllay, même si Israël «a tenté d’avertir la population, par exemple, de quitter les maison ou procédé à une évacuation avant une attaque, cela ne le dispense pas de ses obligations en vertu du droit international humanitaire (...). Mais un certain nombre d’incidents ainsi que le nombre élevé de morts parmi les civils démentent l’affirmation que toutes les précautions nécessaires sont prises pour protéger la vie des civils. Les gens – en particulier les personnes âgées, les malades et les personnes handicapées – n’ont pas suffisamment de temps pour fuir hors de leur maison».
La commissaire a affirmé que «le mépris du droit international humanitaire et du droit à la vie étaient scandaleusement évidents», citant les cas d’enfants tués par des obus israéliens. Ces crimes, a-t-elle relevé, «soulèvent des inquiétudes quant au respect des principes de distinction, de proportionnalité et de précautions dans l’attaque». Pour la commissaire, il y a «une forte possibilité que le droit international humanitaire soit violé, d’une manière qui pourrait constituer des crimes de guerre». Mme Pillay a exigé «une enquête indépendante sur chacun des actes commis, mais aussi la levée du blocus maintenu par Israël sur cette bande».
Abondant dans le même sens, le ministre palestinien Riad Malkia a, lui aussi, exigé une enquête internationale sur les crimes odieux commis par Israël à Ghaza, en disant : «Israël est en train de perpétrer des crimes odieux. Israël détruit complètement des quartiers résidentiels. Ce que fait Israël (...), est un crime contre l’humanité et viole les Conventions de Genève.»
Elle exige l’envoi «en urgence d’une commission d’enquête indépendante internationale» pour enquêter sur ces violations et invite les enquêteurs à dresser une liste des «violations et crimes perpétrés» et «d’identifier ceux qui en sont responsables» en vue de les juger et de «mettre fin à l’impunité». Dans une longue déclaration, diffusée sur le site web du Conseil, Navi Pillay, Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a indiqué : «Depuis qu’Israël a annoncé son opération militaire de protection Edge le 7 juillet, Ghaza a été soumise à un bombardement intensif quotidien par air, terre et mer avec plus de 2100 frappes aériennes. Les hostilités ont entraîné la mort de plus de 600* Palestiniens, dont au moins 147 enfants et 74 femmes. C’est la troisième grave escalade des hostilités durant mes six années comme Haut commissaire. Comme nous l’avons vu au cours des deux crises précédentes en 2009 et 2012, ce sont des civils innocents dans la bande de Ghaza, y compris les enfants, les femmes, les personnes âgées et les personnes handicapées, qui souffrent le plus. Environ 74% des personnes tuées étaient jusqu’ici des civils et des milliers d’autres ont été blessées. Ces chiffres ont grimpé de façon spectaculaire depuis que les opérations au sol d’Israël ont commencé, le 17 juillet. Des centaines de maisons et autres bâtiments civils, tels que les écoles, ont été détruits ou gravement endommagés dans la bande de Ghaza et plus de 140 000 Palestiniens ont été déplacés.»
Pour Mme Pyllay, même si Israël «a tenté d’avertir la population, par exemple, de quitter les maison ou procédé à une évacuation avant une attaque, cela ne le dispense pas de ses obligations en vertu du droit international humanitaire (...). Mais un certain nombre d’incidents ainsi que le nombre élevé de morts parmi les civils démentent l’affirmation que toutes les précautions nécessaires sont prises pour protéger la vie des civils. Les gens – en particulier les personnes âgées, les malades et les personnes handicapées – n’ont pas suffisamment de temps pour fuir hors de leur maison».
La commissaire a affirmé que «le mépris du droit international humanitaire et du droit à la vie étaient scandaleusement évidents», citant les cas d’enfants tués par des obus israéliens. Ces crimes, a-t-elle relevé, «soulèvent des inquiétudes quant au respect des principes de distinction, de proportionnalité et de précautions dans l’attaque». Pour la commissaire, il y a «une forte possibilité que le droit international humanitaire soit violé, d’une manière qui pourrait constituer des crimes de guerre». Mme Pillay a exigé «une enquête indépendante sur chacun des actes commis, mais aussi la levée du blocus maintenu par Israël sur cette bande».
Abondant dans le même sens, le ministre palestinien Riad Malkia a, lui aussi, exigé une enquête internationale sur les crimes odieux commis par Israël à Ghaza, en disant : «Israël est en train de perpétrer des crimes odieux. Israël détruit complètement des quartiers résidentiels. Ce que fait Israël (...), est un crime contre l’humanité et viole les Conventions de Genève.»
* 800 le 25/7/2014
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