Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est attac. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est attac. Afficher tous les articles

mercredi 16 décembre 2015

État d’urgence climatique, nous sommes assignés à résistance



État d’urgence climatique, nous sommes assignés à résistance



Appel 16 décembre 2015



Cher·e·s ami·e·s,
Le 12 décembre a été une journée historique : 30 000 citoyen·ne·s venu·e·s des quatre coins du monde ont pris la rue et se sont emparés des plus grands symboles de Paris, de l’avenue de la Grande armée, entre l’Arc de Triomphe et La Défense, au Champ-de-Mars en passant par le Trocadéro et la Tour Eiffel. Nous avons occupé ces lieux en marchant, en dansant et en chantant pour exprimer notre colère et notre détermination. Notre colère, face à l’absence de volonté politique des gouvernements pour s’attaquer aux causes profondes des dérèglements climatiques, notre détermination à poursuivre et amplifier le mouvement pour la justice climatique.


JPEG - 82.9 ko
L’avenue de la Grande Armée débute avec l’Arc de Triomphe et la tombe du soldat inconnu. Samedi 12 décembre à 12 h, plus de 10 000 personnes ont occupé pacifiquement cette voie militaire pour rendre hommage aux victimes passées et à venir des dérèglements climatiques. Dans son axe, le quartier de la Défense, siège de nombreuses multinationales, véritables responsables des crimes climatiques : nous les avons dénoncées en traçant, tout le long de l’avenue, les « lignes rouges » franchies par l’accord signé au Bourget.
JPEG - 179.1 ko
Ces milliers de personnes ont ensuite organisé une marche spontanée et festive en direction du Trocadéro et se sont retrouvées au pied de la Tour Eiffel. Sur le Champ-de-Mars d’immenses chaînes humaines se sont alors formées et ont convergé vers le Mur pour la Paix où l’état d’urgence climatique a été proclamé, alors qu’au même moment l’accord de Paris entérinait un réchauffement de la planète de plus de 3 °C.
JPEG - 130.6 ko
L’Accord de Paris est en effet très insuffisant. Les gouvernements ont franchi les lignes rouges pour une planète juste et vivable. Les égoïsmes nationaux déterminés par les élites et le pouvoir des lobbies sont les principaux responsables de cette situation. L’avidité des multinationales, les énergies fossiles et l’obsession de la croissance sont encore considérés comme des données intouchables.

Et maintenant ?

En prenant l’initiative des chaînes humaines, Attac a permis à des milliers de personnes de se mobiliser le 29 novembre dernier partout en France malgré l’interdiction des manifestations. En ne relâchant jamais nos efforts, nous avons joué un rôle majeur dans la prise des plus grands symboles de Paris ce samedi 12 décembre. Nous sommes désormais "assignés à résistance" et à désobéissance afin d’amplifier le mouvement pour la justice climatique.
Car ce n’est pas l’accord de Paris qui garantira une planète juste et vivable pour tou·te·s, mais notre capacité collective à dénoncer les lobbies et le pouvoir de la finance et des banques, à stopper la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et des autres projets nuisibles et imposés, à faire échouer les négociations du TAFTA, du CETA et des autres accords de libre-échange, à nous opposer, massivement et avec détermination aux crimes climatiques, à agir pour tourner la page des énergies fossiles, et à porter et démultiplier les alternatives qui répondent réellement aux défis de notre temps.
Paris 2015 n’est qu’une étape, une étape qui nous propulse vers d’autres mondes possibles.
Soutenir Attac, c’est faire avancer le mouvement pour la justice climatique, faites un don pour nous permettre de poursuivre nos actions.

Rappel

Les adhésions et dons en ligne auprès d’Attac France avant le 31 décembre 2015 bénéficient d’un abattement de 66 % via une réduction d’impôts pour l’année 2015. Pourtant, Attac n’est pas une niche fiscale ! Notre association est en effet reconnue d’utilité publique dans sa mission d’éducation populaire. La dépense fiscale liée à cet abattement contribue à financer ces activités d’éducation populaire, qui pourraient relever d’un service public, à travers des réunions publiques dans toute la France, des publications, et des initiatives… notamment sur la thématique de la justice fiscale. L’abattement pour les associations d’utilité publique représente une dépense fiscale pour l’État, mais elle n’est rien comparée aux 80 milliards d’euros que va coûter en 2015 l’optimisation fiscale. Des sommes qui, elles, ne contribuent en rien à l’intérêt général !


Attac France — 2015
Twitter |  Facebook |  Viméo

mercredi 9 septembre 2015

La lettre d’Attac - Les réfugiés, l'Europe et nous


Lettre d’information d'Attac 9/9/2015



L’indignation face aux images du petit garçon noyé sur une plage turque a fini par faire bouger le discours de nos gouvernants, soudain saisis de compassion. François Hollande annonce sans rougir un « effort de solidarité » à hauteur de 22 000 réfugiés en 2 ans – chiffre scandaleux au regard du nombre des désespérés qui tentent de fuir la Syrie et les camps de réfugiés avoisinant, ou les dérèglements politiques et climatiques en Afrique. Difficile de dire ce qui pèse le plus, entre la lâcheté face au Front National ou la peur panique d’augmenter les dépenses sociales en temps d’austérité. Mais le résultat est là : des dizaines de milliers de migrants non reconnus sont laissés sans logement, sans nourriture, sans soins médicaux, sans école et évidemment sans revenu…
Face à l’Allemagne, la France ne s’était pas illustrée par sa défense des droits démocratiques du peuple grec. Elle se déshonore maintenant par sa politique couarde vis à vis des réfugiés. Aux citoyen·ne·s de se mobiliser, comme c’est déjà le cas en Allemagne, Espagne, Italie… pour construire une Europe de la solidarité. Nous serons à Calais le 12 octobre avec les Marches européennes contre l’austérité pour y contribuer.

jeudi 14 août 2014

ATTAC: Crimes de guerre à Gaza : les responsables israéliens doivent en répondre devant la CPI

URGENT : Signez tous la pétition adressée à la Procureure de la Cour pénale internationale: 



Communiqué 13 août 2014
Depuis plus d’un mois, Gaza croule sous le déluge des bombes et sous les incursions terrestres de l’armée israélienne, qui ont tué 1900 Palestiniens.
La communauté internationale ne prend aucune mesure pour stopper cette agression et les crimes de guerre qu’elle occasionne. 85% des victimes et des blessés sont des civils, dont plus de 400 enfants.

Pendant ce temps, les roquettes du Hamas, supposées justifier l’opération israélienne, ont fait trois victimes civiles. C’est déjà trop, mais la disproportion est absurde et écrasante. Malgré ces crimes de guerre, la communauté internationale se contente de vagues appels au calme, organisant ainsi l’impunité de l’État d’Israël au mépris du droit international et du droit humanitaire.
Le peuple Palestinien exerce depuis 1948 son droit à la résistance pour se libérer de l’occupation illégale et du joug colonial. Attac lui exprime sa totale solidarité et soutient la plainte déposée par le ministre de la Justice du gouvernement d’union et par le procureur de la Bande de Gaza devant la Cour pénale internationale (CPI). Devant l’inaction internationale, il s’agit d’une des seules voies existant pour mettre en cause l’impunité des dirigeants israéliens et pour donner aux victimes accès à la justice.
Attac demande au gouvernement français de cesser de soutenir la politique israélienne et de prendre des initiatives internationales fortes pour obtenir :
-  l’arrêt immédiat et définitif des bombardements et des incursions terrestres sur la Bande de Gaza
-  une enquête internationale pour établir les responsabilités israéliennes dans les violations du droit international et humanitaire
la fin du blocus illégal de la Bande de Gaza
-  une force internationale sous l’égide de l’ONU pour protéger la population palestinienne de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie
-  la fin de la colonisation israélienne en Cisjordanie
la reconnaissance effective du droit à l’autodétermination du peuple palestinien
-  la fin de toute coopération militaire et des ventes d’armes à Israël

-  la suspension, sans délai, de l’accord d’association entre l’Union Européenne et l’État d’Israël tant que cet État ne se conforme pas au droit international
-  la convocation urgente d’une réunion des hautes parties contractantes à la Quatrième Convention de Genève.


Attac appelle tous ses adhérents à renforcer la campagne internationale BDS (Boycott-désinvestissement-sanction) que mène la société civile internationale pour contraindre Israël à changer de politique.
Attac engage tous ses membres à signer la pétition adressée à la Procureure de la Cour pénale internationale : http://icc4israel.wesign.it/fr

Attac France, membre du collectif pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens,membre de la campagne BDS France
Crimes de guerre à Gaza : les responsables israéliens doivent en répondre devant la CPI Communiqué 13...
agencemediapalestine.fr

samedi 5 juillet 2014

ATTAC : Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU favorable à la fin de l’impunité des multinationales. La France vote non.





Communiqué 26 juin 2014



Ce jeudi 26 juin, malgré l’opposition de la France, de l’Allemagne et des États-Unis, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU s’est prononcé en faveur d’un projet de résolution déposé par l’Équateur et l’Afrique du Sud afin d’élaborer de nouvelles normes internationales contraignantes sur les entreprises multinationales et les droits humains. Attac France et l’Aitec dénoncent le vote français contre une initiative bienvenue et justifiée, tant il est urgent de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les multinationales et garantir l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.


C’est par 20 votes pour, 14 contre et 13 abstentions que la résolution en faveur d’un futur instrument légalement contraignant envers les multinationales a été adoptée au Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU. Cette résolution, dont le principe avait été soutenu par 85 États de la planète en septembre dernier, ouvre une opportunité historique pour combler un manque flagrant : il n’existe pas, au niveau international, d’instrument juridiquement contraignant, pourvu de mécanisme de sanction, pour réguler et contrôler les impacts des multinationales sur les droits humains et assurer l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.
Les multinationales bénéficient ainsi d’une asymétrie dans le droit international puisqu’elles disposent aujourd’hui de toute une batterie d’instruments normatifs (accords de libre-échange, traités bilatéraux sur les investissements, mécanismes d’arbitrages internationaux, etc.) qui protègent leurs droits et leurs intérêts, renforçant d’autant leur pouvoir économique et politique. Toutes les tentatives passées pour sérieusement contrôler leurs activités et leurs impacts sur les droits humains ont échoué, notamment suite à leur fort lobbying, et seuls existent aujourd’hui des codes volontaires et des principes directeurs juridiquement non-contraignants et absolument inefficaces.
Pourtant, de Bhopal au Rana Plaza en passant par le cas de Chevron en Équateur ou de Marikana en Afrique du Sud, nous ne manquons pas de cas d’études et de documentation, y compris au sein des instances internationales, pour justifier la double nécessité de destituer l’architecture d’impunité dans laquelle évoluent les multinationales, et d’introduire des dispositions contraignantes garantissant que les droits économiques, sociaux, politiques et environnementaux des populations ne puissent être violés par les multinationales, et rester impunis.
Des centaines d’organisations et de mouvements sociaux du monde entier soutiennent la proposition initiée par l’Équateur et l’Afrique du Sud et se sont mobilisés cette semaine à Genève, et ailleurs, pour faire pression sur les États membres du CDH et sensibiliser l’opinion publique internationale. En votant en bloc contre le projet de résolution, les pays européens et de l’OCDE (hormis le Chili qui s’est abstenu) ont fait passer les intérêts des multinationales au-dessus de la protection des droits humains.
Attac France et l’Aitec appellent le gouvernement français à revoir sa position, et à s’expliquer à défaut. Nous considérons en effet que le soutien français à cette résolution n’aurait contredit ni la mise en application des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits humains de l’ONU, ni le projet de loi français en cours de préparation sur la responsabilités des acteurs économiques à l’étranger, qui ne devrait comporter aucune mesure contraignante. Le lobby des multinationales françaises et le ministère de l’économie et des finances, qui étaient parvenus à grandement limiter la portée du contenu de la loi sur le développement et la solidarité internationale adoptée en février dernier [1] quant aux obligations des entreprises françaises vis à vis de leurs filiales et sous-traitants, a-t-il été plus fort que l’obligation de la France à respecter ses engagements internationaux sur les droits humains ?
Nos deux organisations suivront avec attention les suites qui seront données à cette résolution, en particulier les travaux du groupe de travail intergouvernemental qui devrait être créé d’ici 2015 pour construire des propositions plus précises. Elles s’engagent également à poursuivre leurs initiatives et mobilisations visant à réduire l’emprise du secteur privé, notamment à travers les accords de libre-échange et d’investissement, sur nos économies, sur la nature et sur nos vies.



jeudi 16 janvier 2014




Notre-Dame des Landes  :
Le samedi 22 février, à 13 heures,
nous serons à Nantes devant la Préfecture ! 
L'État et les pro-aéroport menacent à nouveau de passer en force. Ils prétendent débuter, dans les mois qui viennent, la destruction des espèces protégées et les chantiers de l'aéroport. Une nouvelle vague d'expulsions pourrait survenir. Nous ne les laisserons pas faire : les travaux ne commenceront pas ! Sur place, le mouvement est plus vivant encore qu'à l'automne 2012 : les liens sont plus étroits, les champs plus cultivés et les habitats plus nombreux. Au delà, plus de 200 comités locaux se sont créés, en solidarité avec la lutte et pour la faire essaimer.
Nous appelons toutes les forces anti aéroport à se joindre à la manifestation du samedi 22 février, à Nantes, pour montrer qu'il n'est pas question de toucher au bocage et de commencer les travaux ! Appel lancé par la coordination des opposants (50 associations, syndicats, mouvements politiques et collectifs) – le COPAIN 44 – Les Naturalistes en lutte - Des habitant-e-s de la ZAD- ... ...
Attac s‘oppose au projet de transfert à Notre-Dame des Landes de l'actuel aéroport de Nantes Atlantique :
  • Parce que la préservation des terres agricoles est une exigence essentielle, à Notre-Dame des Landes comme sur d'autres sites, et parce que ce projet signifie la destruction d'emplois pérennes, non délocalisables, et celle des solidarités locales (Cumas, entraides diverses...) au profit de quelques politiques et de leurs entreprises amies.
  • Parce qu'en tant qu'association altermondialiste, Attac est en lien avec de nombreuses régions du monde où des paysans sont jetés hors de leurs terres de leurs habitats, au profit de quelques multinationales.
  • Parce qu'elle est très engagée contre la domination du monde par la finance, Attac condamne toutes les formes de spéculation financière, dont ces montages de projets – souvent des partenariats publics privés -qui ne profitent qu'aux multinationales de la finance.
  • Parce que ce projet d'aéroport signifie le triomphe d'un mode de « développement » ravageur et dépassé : entre autres celui de sociétés «  low cost » qui, à côté des sociétés de transport aérien traditionnelles, f avorisent considérablement la consommation touristique des pays du soleil ; celui d'un mode de transport fortement émetteur de gaz à effet de serre et pour lequel il faudra aller puiser très profondément les dernières gouttes de pétrole...
A l'heure de la raréfaction avérée des matières premières, d'une très grande perte de la biodiversité, et des menaces climatiques induites par une consommation effrénée de ressources énergétiques, l'urgence est de s'engager dans des programmes d'efficacité et de sobriété énergétique, et des relocalisations de la production et de la consommation. Dans cette lutte, des alternatives et de nouveaux rapports entre les parties prenantes du mouvement sont expérimentés et d'autres possibles sont inventés.
Attac appelle tous ses adhérents , toute la population
à poursuivre le combat dans l'unité contre ce projet inutile et imposé...
jusqu'à son abandon !

les infos sur le transport collectif pour aller à Nantes le 22 février parviendront rapidement

le blog dédié est ouvert
http://22fevrier2014.blogspot.fr/

Pour en savoir plus :




Adhérez, réadhérez à Attac : http://www.france.attac.org/adherer
Désinscription : http://list.attac.org/wws/signoff/informons

lundi 13 janvier 2014

A noter : 19-23 aout 2014 : Université d'été européenne des mouvements sociaux à Paris !

Chères amies, chers amis,

Du 19 au 23 août 2014 à Paris, l’Europe a rendez-vous avec les alternatives : l’Université d’été européenne des mouvements sociaux à l’initiative du réseau des Attac d’Europe se tiendra à l’Université Paris VII-Diderot.

Cet évènement, qui rassemblera de nombreux participants venus du monde entier, sera l’occasion de s’informer sur les multiples facettes de la crise globale, mais aussi sur les alternatives écologiques, démocratiques, sociales que nous pourrions mettre en œuvre.

Mais il ne s’agit pas uniquement de débattre : avec tous ceux qui se mobilisent en Europe et dans le monde, cette Université d’été européenne des mouvements sociaux sera aussi l’occasion de construire ensemble les outils de mobilisation pour rendre un autre monde possible.

Afin d’assurer la réussite de cet évènement, il est d’ores et déjà essentiel de faire passer le mot ! Vous trouverez l’appel à participation à l’Université d’été européenne de 2014 ici : http://attac.org/l/esu2014appelfr

N’hésitez pas à le faire circuler largement !

De plus amples informations suivront sous peu quant aux modalités de participation, de contribution ou d’inscription.

Bien à toutes et tous,
L’équipe de préparation UE2014 – contact@esu2014.org

jeudi 28 novembre 2013

Samedi 30 novembre, à Gap, à Dijon, à Paris, comme dans toute la France marchons contre le racisme !




Marchons contre le racismeSamedi 30 novembre



avant que le racisme,ne nous marche dessus
 
Dès 14h – Place de la République - Gap


 
  À Gap comme dans toute la France
  de la Place de la République

                                                         à  l’Esplanade de la Paix

  
 Un climat nauséabond s’installe dans notre pays. 
Le garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Christiane Taubira, a subi ces dernières semaines des attaques racistes venues de temps obscurs que l’on croyait révolus. Les déclarations racistes d’une candidate du Front national, les invectives d’enfants, téléguidés par leurs parents, traitant la ministre de la Justice de « guenon », sont une souillure pour la République.

Ces propos attaquent frontalement des millions d’êtres humains originaires d’Afrique, des Caraïbes, des Amériques, de l’Océan indien, citoyens français ou non et dont les aïeux ont été jadis martyrisés du fait de leur couleur de peau. Ils constituent une atteinte violente contre toutes et tous car ils visent au cœur le pacte républicain.

Nous condamnons solennellement cette dérive raciste, de même que les actes et propos qui en ont permis la maturation. Nous n’admettons pas que des millions de personnes soient déniées dans leur humanité et leur citoyenneté, que ce soit en raison de leurs origines, de leur situation sociale, de leur culture, de leur religion... Nous ne supportons pas que des boucs émissaires soient désignés comme les responsables de nos maux et comme des menaces sur notre avenir. Alors que la France doit affronter les énormes défis liés à la dégradation économique, au chômage et aux inégalités, face à ceux et à celles qui veulent aviver les souffrances sociales, les peurs et les colères, nous nous dressons pour affirmer avec force : la République n’a d’avenir qu’égale, solidaire et fraternelle.

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui ont à cœur les valeurs de l’humanité, toutes celles et ceux qui veulent opposer l’égalité et la fraternité aux visages hideux du racisme à participer à une marche le 30 novembre 2013 à Gap, dont le rendez-vous est donné à 14h30, place de la République, ainsi que partout en France métropolitaine et dans les Dom Com.


Premières organisations signataires (27 novembre 2013) :
Ø     ACAT - ATTAC - CIMADE – E’changeons le Monde - Le Mouvement de la Paix
Peuples Solidaires - Solidarité Maroc
Ø    
Imprimé par nos soins
 
CFDT – CGT – FSU – Solidaires
Ø     FASE – MODEM - M’PEP - Parti Occitan- PCF
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Mardi 26 novembre 2013


En écho à la marche contre le racisme qui aura lieu à Paris ... rassemblement citoyen à Dijon / samedi 30 novembre 2013.







Les associations : AODOMAB (association des Originaires d’Outre-mer et amis en Bourgogne), ATMF(Association des Travailleurs Maghrébins de France) Cimade, FCPE, Ligue des droits de l’Homme, Ligue de l’Enseignement, Maison de la Méditerranée, Mouvement de la Paix, MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) Ras le front, SOS racisme

Les organisations syndicales : CGT 21, CFDT Côte-d’Or, CNT, FSU 21, Solidaires 21, SGEN-CFDT, UNEF  répondent à l’appel initié nationalement par de nombreuses associations et organisations syndicales afin d’alerter sur l’ampleur et la gravité que prennent dans notre pays les dérives racistes ; les attaques récentes qui, au travers d’une ministre de la République, ministre de la Justice et Garde des sceaux, visent à dénier l’appartenance humaine à des millions de personnes,  sont l’expression d’un racisme urgent à combattre  car il met en danger la société.
 
- Le racisme stigmatise des groupes entiers à partir de préjugés sur des apparences, niant à la personnalité individuelle sa capacité à évoluer librement ; le racisme enferme condamne et exclut des individus par des jugements globaux et définitifs totalement arbitraires : ainsi il contredit le principe républicain de liberté
- Le racisme installe dans les têtes l’idée d’une hiérarchie entre les êtres humains, en contradiction totale avec le principe républicain d‘égalité
- Le racisme vise la division et sème la haine : il est en contradiction avec le principe républicain de fraternité qui, seul, peut garantir un avenir de paix et de justice
- Le racisme prend ses racines dans les pages sombres de l’Histoire :
o   Durant des siècles, en Europe et en France il y a eu des tentatives de justification des guerres et de l’exploitation des vaincus à partir de l’origine, de la couleur de peau, du sexe, de la religion ou du mode de vie,
o   La traite esclavagiste puis la domination coloniale, au nom d’une supériorité supposée et totalement inepte d’un « homme blanc » ont laissé des plaies profondes , toujours vives.
o   Le nazisme a voulu exterminer des populations pour faire règner sur l’Europe l’imposture d’une « race supérieure » pourchassant particulièrement Juifs et Tsiganes avec la complicité, en France  du régime de Vichy et dont d’aucuns, à l’extrême-droite, se reconnaissent ouvertement les héritiers.
- Nous tenons à rappeler qu’au-delà des innombrables diversités physiques il n’existe qu’une seule espèce humaine et que dans une société démocratique, pas plus que l’apparence physique, le genre, les choix spirituels, les origines, le mode de vie ne peuvent être des facteurs de discriminations et conduire à des persécutions, c’est pourquoi le racisme n’est pas une opinion mais un délit, devant la loi de la République.   
- A présent dans nos sociétés en crise, le désarroi et la colère sont exploités par tous ceux qui désignent à la vindicte populaire des populations qui ne sont pas responsables de cette crise et qui au contraire en sont souvent les premières victimes : simpliste, commode pour éviter de poser les vraies questions mais injuste et dangereux , porteur de menaces sur  l’avenir commun : le racisme mine la société, à chacun, chacune d’en prendre conscience pour s’en délivrer et en débarrasser la société : le combat est à mener ensemble et individuellement, c’est notre responsabilité de citoyen (ne)s. 
C’est pourquoi ces organisations appellent, en écho à la Marche contre le racisme qui aura lieu à Paris le même jour, à exprimer une condamnation collective du racisme par :



Un rassemblement citoyen
à 
Dijon  ce samedi 30 novembre 2013
place François Rude à 11h30.

-------------------------------------------------------------------------
Attac : 30 novembre : A Paris marchons contre le racisme
Face aux attaques racistes contre Christiane Taubira, des manifestations sont organisées de façon large le samedi 30 novembre. Attac y appelle pour marquer son indignation face à ces dérives. Au delà de la personne de la ministre, c'est notre humanité à tous qui est déniée par ces propos immondes. Plus que jamais, face à la crise sociale, écologique et démocratique, l'égalité est un point cardinal pour la recherche d'un monde vivable.
le bureau d'Attac France,Paris, le 27 novembre 2013

"Marchons contre le racisme

  Le 30 novembre 2013 à Paris, en France et dans les Dom Com. Un climat nauséabond s'installe dans notre pays. Le garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Christiane Taubira, a subi ces dernières semaines des attaques racistes venues de temps obscurs que l’on croyait révolus. Les déclarations racistes d’une candidate du Front national, les invectives d’enfants, téléguidés par leurs parents, traitant la ministre de la Justice de «guenon », sont une souillure pour la République.

Ces propos attaquent frontalement des millions d’êtres humains originaires d’Afrique, des Caraïbes, des Amériques, de l’Océan indien, citoyens français ou non et dont les aïeux ont été jadis martyrisés du fait de leur couleur de peau. Ils constituent une atteinte violente contre toutes et tous car ils visent au cœur le pacte républicain.

Nous condamnons solennellement cette dérive raciste, de même que les actes  et propos qui en ont permis la maturation. Nous n’admettons pas que des millions de personnes soient déniées dans leur humanité et leur citoyenneté, que ce soit en raison de leurs origines, de leur situation sociale, de leur culture, de leur religion... Nous ne supportons pas que des boucs émissaires soient désignés comme les responsables de nos maux et comme des menaces sur notre avenir.

Alors que la France doit affronter les énormes défis liés à la dégradation économique, au chômage et aux inégalités, face à ceux et à celles qui veulent aviver les souffrances sociales, les peurs et les colères, nous nous dressons pour affirmer avec force : la République  n’a d’avenir qu'égale, solidaire et fraternelle.

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui ont à cœur les valeurs de l’humanité, toutes celles et ceux qui veulent opposer l’égalité et la fraternité aux visages hideux du racisme à participer à une marche le 30 novembre 2013 à Paris, au départ de la place de la République ainsi que partout en France métropolitaine et dans les Dom Com."



Association culturelle de musulmans de Drancy, Association ultramarine de France, Attac, Banlieue du Monde, CFDT, CFTC, CGT, Cimade, Collectif des écrivains nègres, Conseil de Coordination des organisations arméniennes, EGAM, FCPE, Fédération Copernic, Fédération des Mutuelles de France, FIDL, FNASAT, France Terre d'asile, La maison des potes, Les amis de PPM en France, Les Mariannes de la diversité, Ligue des droits de l'Homme, Memorial 98, Mouvement de la Paix, Mrap, Ni Pute Ni Soumise, R=Respect, RESF, SNEP, SNES-Fsu, SNUEP-FSU, SOS Racisme, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France (SAF), UEJF, UFAT, UNEF, Union Syndicale Solidaires, UNL, UNSA



Adhérez, réadhérez à Attac : http://www.france.attac.org/adherer
Désinscription : http://list.attac.org/wws/signoff/attac-adherents

---------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
25 000 personnes, de tous les âges et de toutes les couleurs, de la Place de la République à la Place de la Bastille, 30 novembre 2013.
Photo de Ali Dabaj.Edwy Plenel, Directeur de Mediapart