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mardi 18 février 2014

Procès de l'avocat de la famille Ben Barka: jugement en délibéré au 15 avril









Le jugement de Me Maurice Buttin, avocat de la famille Ben Barka, qui a comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Lille pour violation du secret professionnel, a été mis en délibéré au 15 avril.

Me Buttin, qui encourt un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende, est accusé d'avoir révélé en 2007 à un journaliste de France 3 spécialiste de l'affaire Ben Barka, Joseph Tual, qu'un mandat d'arrêt international à l'encontre de Miloud Tounzi, aujourd'hui commissaire de police marocain à la retraite, allait être délivré par le juge d'instruction alors chargé du dossier, Patrick Ramaël.
Le procureur, soulignant que Me Buttin n'avait pas divulgué un acte d'enquête mais une étape de la procédure, a demandé la relaxe de l'avocat honoraire, âgé de 85 ans et qui ne s'occupe plus que du dossier Ben Barka, affaire qu'il suit depuis bientôt 50 ans.
"Je crois que c'est aujourd'hui un signal très fort que la justice française va donner non seulement à la France mais aussi au Maroc", a réagi son avocat, Me Alexis Gublin, qui a plaidé la relaxe.
"Si vous condamnez Maurice Buttin, vous enterrez la vérité sur l'affaire Ben Barka", a-t-il lancé à l'attention du tribunal. Maurice Buttin a "agi pour les intérêts de la défense" car "il savait que dans un dossier comme celui-là, le silence tue!", a-t-il ajouté.
Une plainte avait été déposée par Miloud Tounzi, l'un des cinq Marocains à être visés par un mandat d'arrêt international pour l'enlèvement en 1965 de Ben Barka, auquel il nie avoir participé.
M. Tounzi était absent de l'audience mais représenté par deux avocats, Me Hamid Andaloussi et Me Philippe Clément.
Ils ont demandé un euro de dommages et intérêts pour "réparer les préjudices moral et psychologique subis" ainsi que 69.000 euros au titre de remboursement de frais honoraires pour la période 2007-2014.
"Le secret est un bien précieux qu'il faut protéger", a souligné Me Clément, ajoutant que les secrets professionnel et d'instruction étaient nécessaires pour "garantir la présomption d'innocence".
"On est là pour défendre l'honneur d'un homme qui a été mis en cause injustement dans cette affaire Ben Barka", a-t-il assuré après l'audience.
Figure du tiers-mondisme, Mehdi Ben Barka a disparu le 29 octobre 1965 à Paris lors d'une opération menée par les services marocains avec la complicité de policiers et de truands français. L'affaire n'a jamais été totalement élucidée et le corps de Ben Barka n'a jamais été retrouvé.
AFP   AFP   
 ahttp://www.lille.maville.com/actu/actudet_-proces-de-l-avocat-de-la-famille-ben-barka-jugement-en-delibere-au-15-avril_fil-2494410_actu.Htm

mardi 8 octobre 2013

Le Baiser. A.I.Il faut abandonner les charges absurdes ! Le Petit Journal

  Amnesty Belgique Francophone


Communiqué de presse

Maroc et Sahara occidental. Il faut abandonner les charges absurdes retenues contre des adolescents arrêtés pour un baiser





Les autorités marocaines doivent abandonner immédiatement et sans condition les charges retenues contre trois adolescents arrêtés après que l’un des garçons et sa petite amie se sont embrassés et ont publié sur Facebook une photo de ce baiser, a déclaré Amnesty International à la veille d’une audience prévue pour le 11 octobre.

« Le fait que des adolescents risquent de se retrouver en prison uniquement pour s’être embrassés et avoir posté une photo sur Facebook est tout simplement absurde », a déclaré Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.
« Ces jeunes gens n’auraient jamais dû être placés en détention. Il n’existe pas la moindre raison imaginable pour que ce type d’expression donne lieu à des poursuites. Ouvrir une enquête judiciaire à partir d’une plainte pour quelque chose d’aussi inoffensif que deux adolescents qui s’embrassent est ridicule. Cette idée devrait être rejetée d’emblée. »
Deux garçons de 15 ans et une fille de 14 ans ont été arrêtés le 4 octobre à Nador. Ils ont été maintenus trois jours en détention avant d’être libérés sous caution le 7 octobre. Une audience est prévue vendredi 11.
Tous trois sont poursuivis pour « outrage public à la pudeur » au titre de l’article 483 du Code pénal marocain. S’ils sont déclarés coupables, ils risquent jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende.
En outre, l’un des garçons est accusé d’« attentat à la pudeur » sur la personne d’une mineure de moins de 18 ans (article 484 du Code pénal) pour avoir embrassé la jeune fille de 14 ans. Il encourt une peine pouvant aller de deux à cinq ans de prison.
Les trois adolescents ont été arrêtés à la suite d’une plainte affirmant que le baiser, qui a eu lieu devant un lycée et dont des photos ont été publiées sur un média social, avait un effet néfaste sur la société marocaine.
Ces arrestations et placements en détention ont déclenché de nombreuses démonstrations de solidarité au Maroc et à l’étranger. Un rassemblement de solidarité durant lequel des gens s’embrassaient en public a été organisé le 6 octobre devant l’ambassade du Maroc à Paris et des manifestations similaires sont prévues cette semaine au Maroc.
 http://www.amnesty.be/doc/s-informer/actualites-2/article/maroc-et-sahara-occidental-il-faut-21758
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 La société conservatrice bousculée par le web
Aufait Maroc, 
Affaire-baiser-nador_11102013152750_a_la_uneLa grande mobilisation des réseaux sociaux après l'arrestation au Maroc d'adolescents ayant posté des photos d'un baiser entre deux d'entre eux a bousculé une société très marquée par le conservatisme religieux, selon des experts.

La fille et le garçon incriminés, âgés de 14 et 15 ans ainsi que l'ami auteur des clichés avaient été arrêtés le 4 octobre et détenus pendant trois jours dans un centre pour mineurs à Nador.
Leur arrestation avait immédiatement enflammé les participants des réseaux sociaux et les autorités judiciaires de Nador ont dû lundi libérer les trois adolescents, tout en maintenant les poursuites.
Le procès pour “atteinte à la pudeur” s'est ouvert vendredi matin mais a aussitôt été ajourné au 22 novembre, a annoncé à l'AFP l'avocat des adolescents, Me Monaim Fattahi.
Le juge a décidé d'ajourner le procès “pour permettre au tribunal d'effectuer une enquête sociale sur la situation des adolescents”, selon M. Fattahi.
“Les réseaux sociaux jouent de plus en plus un rôle de veille à la fois auprès des autorités et auprès de la société marocaine, qui reste conservatrice. Les gens qui agissent via Facebook sont très actifs puisqu'ils parviennent parfois à intéresser les médias, notamment étrangers, et à bousculer le conservatisme aussi bien de la société que de l'Etat.”
Mohammed Madani, politologue .

“Résultat, les autorités reviennent sur des décisions de justice et se remettent parfois en cause comme c'était le cas du pédophile espagnol” gracié par erreur par le Roi Mohammed VI en juillet, poursuit M. Madani.
Devant l'ampleur du scandale suscité par la libération de Daniel Galvan, le roi avait annulé la grâce, le Palais royal assurant alors que le souverain ignorait tout des “crimes abjects” lorsqu'il l'avait accordée.
Quelque 55 personnes sur 100 se connectent à Internet au Maroc, selon un rapport de l'ONG américaine Freedom House, l'un des chiffres les plus importants de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

Organiser des “kiss-in”
À la veille du procès, des centaines d'internautes marocains se sont mobilisés à nouveau pour demander l'abandon des poursuites contre les trois adolescents.
Des pages ont été créées sur Facebook pour appeler à organiser des “kiss-in” dans les grandes villes, en particulier samedi devant le siège du Parlement à Rabat.
Les trois adolescents avaient été arrêtés à la suite d'une plainte déposée fin septembre par une organisation locale pour “atteinte grave à l'éducation et à la culture marocaines” et “atteinte aux sentiments des citoyens”. Les photos du baiser avaient été prises devant leur collège à Nador.

Une société tiraillée
Le Maroc a une réputation de tolérance religieuse au sein du monde arabo-musulman, mais la société demeure profondément conservatrice.
Le Code pénal punit de deux à cinq ans de prison “tout attentat à la pudeur consommé ou tenté sans violence sur la personne d'un mineur de moins de 18 ans”.
Selon les défenseurs des libertés individuelles, pour la plupart des laïcs actifs sur les réseaux sociaux, la société est tiraillée entre le conservatisme religieux et le poids croissant des moyens de communication “véhiculés par internet”.
“À cause du poids de la religion et des tabous sociaux, la société marocaine semble perdue et tiraillée. Elle a du mal à embrasser un monde moderne trop marqué par internet et par une communication planétaire”, souligne la militante Ibtissam Lachgar.
“C'est toujours la question des libertés individuelles qui est posée avec cette affaire. La société marocaine est comme bousculée par l'effet internet”, poursuit Mme Lachgar, co-fondatrice avec Zineb El Rhazoui du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali).
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Le Petit Journal du 10/10/13

samedi 2 février 2013

Procès du groupe Gdaym Izik reporté au 8/2, le Maroc cafouille encore

par 2 /2/2013
Vendredi 1er  février 2013 vers 08.30, suite à un appel des familles des prisonniers politiques du « groupe Gdaim Izik », plus de 100 personnes ont participé à une manifestation en solidarité avec les prisonniers devant la cour martiale de Rabat, la capitale marocaine.
Les autorités marocaines ont déployé l'armée et la police en addition des effectifs des  renseignements généraux aux alentours de la cour avant de fermer le boulevard de " Ennaser" du quartier Agdal menant à la cour.
15 min après le début de cette manifestation sahraouie,  plus de 50 marocains habillés en vêtements traditionnels sahraoui s ont mené une manifestation parallèle, brandissant des drapeaux marocains et des photos du camp de Gdaim Izik après sa destruction par l'armée marocaine. Ils demandaient par leurs pancartes l'exécution des accusés.
Au tribunal, les autorités marocaines ont laissé entrer les familles des prisonniers dans la salle d'audience et en ont interdit l’accès aux militants des droits de l'homme.
La cour a reporté le procès au 8 février suite à la demande de la défense. Celle-ci  a souhaiter écouter des responsables marocains  comme le ministre de l'intérieur, la député au parlement marocain Gajmoula ment Abbi , le gouverneur de la ville de El Aaiun occupée et d'autres témoins .
La cour a refusé d'inviter les responsables et a accepté d'inviter 4 témoins dont l'activiste sahraoui Lehsan Dalil.
Le procès écourté s’est tenu en présence d’observateurs, juristes et journalistes étrangers.
A El Aaiun occupée, malgré le blocus sécuritaire impose par les autorités d'occupations, des dizaines des sahraouis sont sortis de chez eux pour manifester leur solidarité avec les prisonniers de Gdaim Izik.
4 manifestations d’une cinquantaine de personnes ont été dispersées par la violence, selon les méthodes usuelles des forces d'occupation, sans ménager ni les femmes ni les enfants.
Les violences généralisées et des agressions privées ont eu lieu à cette occasion.
Par exemple, Momna Chomad, dont le mari est emprisonné sans charge depuis le 6 novembre 2012 a été violement giflée par un policier en civil alors qu’elle sortait pour manifester. Cette femme fière qui ne cède à aucune intimidation a nommé son enfant Ahmed Ben Bella (de l’ancien président algérien) pour affirmer sa résistance à l’occupant.
L'activiste des droits de l'homme et ancien porté disparu Mustapha Dah a lui été agressé directement par le Pacha, vice gouverneur de El Aaiun occupée  Mohamed Ennachti.
De nombreux manifestants dont M. Dah ont déclaré  que ces réactions violentes n’arrêteront pas la résistance civile qui parviendra à briser l'embargo et à dévoiler les crimes commis par l'état marocain au Sahara Occidental.
EM, El Aaiun, Sahara Occidental occupé

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Sahara Occidental: Médi1 reste au service du Makhzen

Par Demainonline, 2/2/2013
Une émission de grande valeur intellectuelle sur Médi1 (Photo DR)
Une émission culturelle de grande portée sur Médi1 (Photo DR)

Le journalisme français aux ordres se porte bien. Hier, vendredi 1er février, premier jour du procès des 24 indépendantistes sahraouis accusés du massacre de Gdeim Izik, il y a plus de deux ans, les auditeurs de Médi1 s’attendaient à de l’information contrastée pour savoir ce qui s’est passé ce jour de 2010 quand 10 membres des forces de l’ordre marocaines, un ambulancier et deux sahraouis ont perdu la vie dans des circosntances tragiques.
Au lieu de cela, Médi1, qui appartient à un consortium public franco-marocain, a fait montre d’un journalisme digne des années de plomb. Et pour une fois, ce ne sont pas des journalistes marocains qui en ont été les protagonistes, mais deux journalistes français.
Au lieu de parler du procès, la journaliste française qui présentait le journal de 12h30 a préféré évoquer le « ralliement de 300 militants du Polisario » à AQMI, le mouvement terroriste maghrébin. Ajoutant, pour conforter son « information », que c’est « un chercheur tunisien, un spécialiste des mouvements terroristes » qui le rapporte.
Mais qui est-il ce spécialiste tunisien ?  Son nom ? Silence radio. On n’en saura rien. Tout au plus elle assène ses auditeurs avec un « ce chercheur tunisien a recoupé le constat de plusieurs thinks tank américains ».
La parole est alors donnée à Claude Porsella, correspondant à Washington de Médi1 (Jean-Louis Pourtet pour RFI). Et là on se serait cru à la bonne époque de la vieille RTM (Radio télévision marocaine), la télé et la radio publiques, figées et archaïques, de l’ère Hassan II.
Le Polisario serait l’allié d’AQMI, nous dit Porsella en se basant sur les déclarations d’un analyste américain, Yonah Alexander, qui répète ces assertions depuis plusieurs années sans que le Département d’Etat américain, qui veille au grain pour savoir qui est avec qui dans la grande mouvance jihadiste, ne lui fasse cas. Yonah Alexander a visité le Maroc et le Sahara en janvier 2011 à l’invitation des autorités marocaines.
Puis le vieux journaliste franco-américain, qui a quitté la Voix de l’Amérique il y a quelques années parce qu’il s’estimait « censuré », reprend des termes qui sont généralement utilisés par la presse marocaine pour traiter le conflit du Sahara. Le Polisario aurait signé un « partenariat » avec AQMI, les camps de réfugiés de Tindouf seraient en réalité des « camps de séquestrés » (même si l’ONU dit le contraire!), et les indépendantistes seraient des « séparatistes », etc…
Qu’un journaliste marocain débite ces formules et ces adjectifs, c’est dans l’ordre des choses. Le journalisme au Maroc est patriotique avant d’être informatif. Mais que des journalistes professionnels français singent verbalement leurs confrères marocains, c’est assez inhabituel. Sauf sur Médi1 bien sûr.
Le Polisario allié d’AQMI, on en rêve à Rabat. Mais pour le moment c’est un non-sens total que même le plus débile des analystes des mouvements terroristes islamistes rejeterait sans la moindre discussion.
Une alliance du Polisario avec AQMi serait un suicide en bonne et due forme de ce mouvement indépendantiste dont la survie économique, politique et diplomatique dépend du bon vouloir de l’Etat algérien. AQMI est l’ennemi mortel de l’Etat algérien ; et qui finance et porte à bout de bras le Polisario sinon l’Etat algérien.
Le Polisario allié avec les terroristes d’AQMI on voudrait bien, comme ça on demandera à l’armée française de François Hollande de nous en débarrasser. Mais pour le moment c’est plus un désir qu’une réalité.
Au fait, une information qui n’a pas été relevée par les journalistes français de Médi1 : le procès des 24 Sahraouis a été reporté au 8 février. 

vendredi 28 septembre 2012

Conférence de presse à l’issue de l’audience du procès d' Ali Aaeeass qui sera re jugé le 1ar octobre.........................rocès en appel d’Ali Aarrass le 24 septembre.

21 • <a style="font-size:0.8em;" href="http://www.flickr.com/photos/79378922@N05/7288082358/" target="_blank">View on Flickr</a>6 • <a style="font-size:0.8em;" href="http://www.flickr.com/photos/79378922@N05/7287991854/" target="_blank">View on Flickr</a>Délégation internationale pour Ali Aarrass : vidéos de la manifestation et de la conférence de presse à Rabat le 24 septembre à l’AMDH (Association marocaine des Droits Humains)

25 • <a style="font-size:0.8em;" href="http://www.flickr.com/photos/79378922@N05/7287995358/" target="_blank">View on Flickr</a> La délégation à la manifestation du Mouvement du 20 février, le 23 septembre 2012 à Rabat, et conférence de presse à l’issue de l’audience du procès en appel d’Ali Aarrass le 24 septembre. 
53 • <a style="font-size:0.8em;" href="http://www.flickr.com/photos/79378922@N05/7166054025/" target="_blank">View on Flickr</a>Dans le panel : Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH, Farida Aarrass, Maitres Lahcen Dadsi, Nicolas Cohen, Marc Nève, Frances Webber, la professeure Penny Green, directrice de l’ISCI et Alima Boumédiene, ancienne membre du Parlement européen et du Sénat français.
Alima Boumédiene, Penny Green et Frances Webber


mercredi 13 juin 2012

Justice de classe : Procès Sokrat reporté au 14 juin

Par Abdellatif Gueznaya,demainonline,7/6/2012

 Mohamed Sokrat (Photo DR) 

Tanger.- Le procès du blogueur Mohamed Sokrat qui s’est ouvert aujourd’hui, jeudi 7 juin, devant le tribunal de première instance de Marrakech a été reporté au 14 juin à la demande des avocats de la défense. 

 Arrêté le 29 mai dernier et accusé de « possession et de trafic de drogue », le blogueur risque deux ans de prison. Des dizaines d’avocats de Marrakech et d’autres villes du Maroc assurent sa défense. Abdellatif Gueznaya http://www.demainonline.com/2012/06/07/proces-sokrat-reporte-au-14-juin/

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Pour Mohammed Sokrat, blogueur marocain emprisonné

Par Larbi , 5/6/2012
Le pouvoir a un appétit insatiable. On a l’impression qu’il peut continuer à emprisonner à tout va jusqu’à mettre tous les activistes en cellules. Après, ils n’ont qu’à se serrer !

Le problème c’est que nous autres on frôle l’indigestion. Quelle ratatouille, les amis, quelle ratatouille! Ivresse publique, diffamation de la police, ventes de stupéfiants, agression de militant royaliste, de fonctionnaire... Il ne manque plus que les voleurs de poules et on aura fait le tour du code pénal !

Vous l’aurez compris, il parait qu’il y a une hausse soudaine et forte de criminalité… une épidémie  de crimes de droit commun qui explose et touche uniquement les activistes marocains. Mais n’ayez crainte, la «  justice » (sic)  veille  avec une célérité qui lui est peu coutumière et dénote d’un zèle extraordinairement rare. Certes à l’heure qu’il est, il reste un beau bataillon d’activistes entrain de roder sur internet et dans la rue mais au point où vont les choses il ne faudra pas attendre si longtemps pour voir tout un programme immobilier des prisons  conçu rien que pour héberger les monstres. Ce jour-là, on pourra respirer,  la nation sera enfin sauve !

Je ne connais pas personnellement le bloggeur Mohamed Sokrat, mais j’aime ses écrits. J’aime son impertinence, son petit côté gavroche qui renvoie tout le monde dos à dos. J’aime qu’en le lisant je commence à douter et à m’interroger si  deux et deux font quatre. J’aime sa liberté de ton dans un pays où paradoxalement il devient de plus en plus risqué d’évoquer la chose publique. J’aime son sens de la formule quand, à mots comptés, il arrive à résumer mieux que mille articles sa pensée. D’accord, pas d’accord avec lui, là n’est pas la question.

Avec Mouad L7a9ed et Hamza Haddi (deux autres prisonniers d’opinion et de procès fabriqués) et beaucoup d’autres,  il a un point en commun : un Ouled Chaab, qui a gardé l’authenticité des quartiers populaires et s’est infiltré là où on l’attendait pas, dans le domaine presque réservé  de l’expression publique et du débat politique. 

Vendeur ambulant il se rendait de ville en ville pour vendre sa marchandise et assurer le dur et cruel pain quotidien. Telle est sa gloire, lui qui ne fait pas partie du Maroc des Majidi, El Himma et tout le reste. Il parait que le Maroc de ceux-là, peut tout tolérer sauf l’insolence des enfants du peuple quand ils osent s’exprimer sans crainte sur le domaine public.

Une blague ancienne disait que du temps d’Hassan II, un haut responsable a oublié en quel endroit il a garé sa voiture. Il la retrouvera enfin et appelle Driss Basri : « finalement j’ai trouvé ma voiture dans le garage de ma fille, ce n’était pas un vol ». Et Driss Basri de répondre « Mais Monseigneur que ferais-je de tous ceux-là, ils ont tous avoué le vol ! ». 

Le 29 mai dernier, à Marrakech, la police a arrêté le père de Mohamed Sokrat, son frère et le bloggeur lui-même pour vente du hachisch.  Finalement le bloggeur a été obligé de signer le PV de police « avouant » sa possession de la substance sinon c’est tout sa famille qui devrait y passer. Il se rétracta après la libération de ses proches mais l’occasion était trop belle au pouvoir pour la rater. Ainsi en va de la justice marocaine en 2012, elle n’a pas beaucoup changé, elle est toujours à l’image des blagues qu’on racontait sur elle du temps d’Hassan II, déjà.  

Et comme on risque ici d’être (encore une fois) saoulé par les avocats commis d’office appelés au chevet du pouvoir dans ce genre d’affaires, on rappelle ici ceci : Mohamed Sokrat est un vendeur ambulant, un forçat de la vie, qui passe toute sa jeunesse à travailler dur sur les marchés, étalant sa marchandise, pour amasser quelques sous et faire vivre sa famille. On n’a jamais vu un dealer passer sa journée, en public, dans les souks travaillant à la sueur de son front pour gagner quelques dirhams et vivant dans la pauvreté la plus absolue. Comme on n’a jamais vu un dealer de drogue occupant son temps libre à écrire des billets politiques attaquant le système, son fondement et ses pratiques.

Justice de classe...
Mais encore… si seulement Mohamed Sokrat avait bénéficié du même traitement réservé aux fils de … Jawad A, fils d’un député du nord, a été remis aujourd’hui en liberté provisoire alors qu’il a été interpellé en possession de drogue et conduisant en état d’ivresse.  Le fils du maire de Fès, condamné à trois ans de prison ferme pour trafic de stupéfiants cours toujours les rues de la ville de son père bénéficiant d’une liberté provisoire bienveillante. Ali N et Driss K, les fils de notables marocains qui ont agressé physiquement le préfet de police de Rabat, Mustapha Moufid, bénéficient eux-aussi d’une justice ce classe qui les maintient en liberté … Parce qu’ils ne sont pas pauvres et parce qu’ils ne sont pas des opposants politiques.

Comme qui dirait un mauvais film. Qui sera le prochain activiste ? Pour quel crime ?  Ce qui est insupportable avec la justice de classe et de vengeance marocaine  c’est qu’on y revient toujours. On y reviendra donc.

Nota Bene : pouvoir marocain = 98 % de Mohammed VI et 2% de Benkirane

lundi 21 mai 2012

Ali Aarrass : procès encore reporté ...

Par Greta Alegre 21 /5/2012

 DERNIERES NOUVELLES : LE PROCES DE ALI AARASS EST A NOUVEAU REPORTÉ... 
AU 18 JUIN CETTE FOIS, JUSTE AVANT LES VACANCES JUDICIAIRES.

samedi 19 mai 2012

Procès d'Ali Aarrass: l'horreur des années de plomb à nouveau présente

Par Greta Alegre 11/5/2012

 Compte rendu du procès du 7 mai, reporté au 21 mai

ALI AARRASS : Il entre au tribunal vers midi, pas rasé, il tient à peine debout, une bouteille d'eau dans sa main, avec l'autre il tient un mouchoir devant sa bouche, une masque pend autour de son cou. Quand le juge l'appelle, ils doivent mettre une chaise sur laquelle il s'assied, toujours tenant son mouchoir et sa bouteille d'eau.Les juges demandent au procureur dans quel état de santé se trouve Ali, parce que c'est le procureur qui porte la responsabilité pour les détenus. Ensuite, par le billet de l'interprète, le juge et le procureur s'adressent à Ali et demandent s'il peut répondre. Ali répond qu'il n'a pas la force. Le président demande ensuite une nouvelle fois : est-ce que vous pouvez assurer votre défense. Ali répond : non, je n'ai même pas la force de parler. 

Le président s'adresse alors au procureur en lui disant : il faut un certificat médical du détenu s'il est malade. Ou bien il est malade et alors il ne doit pas venir ici, ou bien s'il se présente l'audience doit avoir lieu. Le procureur a dit qu'il assurera un certificat médical à Ali. Le juge demande alors au procureur de faire un constat lui-même pour cette audience ci, par ses propres yeux. Le procureur a refusé ; c'est pas mon travail c'est le travail d'un médecin expert.

 Le juge a alors reporté l’audience pour raison médicale au 21 mai. Ali a directement été pris par ses gardes et pendant qu'il se dirigeaient vers la sortie, des slogans en arabe, espagnole et français clamant l'innocence d'Ali ont été portés de vive voix dans la salle d’audience pour montrer à Ali que nous étions là et que nous serons toujours là jusqu'à sa libération.

Revoir la vidéo de février 2011 : http://youtube.be/dywDOzTi-Nk
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Autres informations : www.freeali.eu/category/nouvelles/

Greta Alegre du comité de soutien exprime sa tristesse et sa révolte à la sortie du tribunal :
Chaque fois qu'on sort de ce putain de tribunal, on pleure, on se sent trahis, impuissants. indignés. Chaque fois, Farida la soeur d'Ali, la femme d'Ali, la famille, ils sont là, accompagnés par les avocats marocains, belges, anglais, des journalistes espagnols et belges, le représentant  de l'association des gens de Melilla qui soutiennent Ali, et d'autres personnes. Bref, un nombre assez conséquent de gens qui se déplacent pratiquement à chaque audience à Salé et qui sont sidérés par les arguments fallacieux à chaque remise du procès... à chaque fois tous espèrent... Si je ne me trompe, l'audience du 21 mai sera la 11ème ou 12ème en 1 an. Vive la Justice au Maroc !
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Un autre témoignage de tortures, dénoncées par un 
 membre de Justice et Bienfaisance,admirateur du roi

dimanche 13 mai 2012

Interview de Khadija Ryadi (AMDH) à l’occasion de la douzième audience du procès Ali Aarrass

 Par Luk Vervaet (LV), Rabat 9/5/ 2012
 Khadija Ryadi est présidente de l'Association marocaine des droits humains (AMDH). 

 Luk Vervaet (LV) : Le procès d’Ali Aarrass a de nouveau été reporté au 21 mai. Ali était dans un état pitoyable – il souffre d’une allergie extrême ; il a été victime d’une agression en prison et ne sort plus de sa cellule depuis quelques mois. Il était extrêmement faible parce qu’il a fait une grève de la faim d’une semaine contre ses conditions de détention. 

Khadija Ryadi (KR) : C’est d’autant plus grave quand on sait qu’il n’y a pas de preuves contre lui et que son dossier est vide. Son extradition à partir de l’Espagne était illégale. Si, en plus, sa santé et ses conditions de détention en prison se détériorent, on peut vraiment dire que ses droits sont bafoués. 

 LV : Sa situation de détention est-elle particulière ? 

 KR : Il règne une situation moyenâgeuse au sein des prisons. L’arme de la grève de la faim est souvent utilisée comme ultime défense par les détenus. Il faut savoir que le nouveau délégué général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion est un monsieur qui figurait dans la liste, publiée en 2000, des personnes à propos desquelles nous disposons des indications fortes sur leur responsabilité dans la torture de détenus. Il a été l’ancien patron de la Sûreté Nationale. Il a été nommé à son nouveau poste après les évasions spectaculaires des prisons. Sa nomination était clairement un choix pour le tout sécuritaire. En plus, depuis sa nomination, l’administration pénitentiaire ne dépend plus du ministère de la Justice. Elle dépend directement du chef du gouvernement. Mais, dans les faits, l’administration ne dépend que de lui-même et ne rend de comptes à personne. 

 LV : Quelles sont les conséquences de ces changements au sommet ? 

KR : La réponse à tous les problèmes du monde carcéral est devenue une question d’immobilier, de construction de nouvelles prisons. Quand on soulève un problème, on vous répond avec les nouvelles règles et normes qui seront mises en application et par des maquettes de nouvelles prisons à construire. Entretemps, la situation au sein des prisons s’aggrave. Également pour les militants politiques et les dossiers à caractère politique, dont fait partie l’affaire Ali Aarrass. Des actes de violence, de vengeance et de torture des détenus sont de retour. Les ONG qui visitaient les prisons ne peuvent plus y mettre un pied. Il y a quelques jours une instance suprême pour la réforme de la justice vient d’être créée, composée d’une quarantaine de personnes. Quelques personnes des ONG comme l’observatoire marocain des prisons en font partie. On verra ce que cela va donner. 

 LV : À combien estimez-vous le nombre de détenus politiques au Maroc ? 

KR : Il n’y a pas de chiffres exacts. Mais il s’agit d’un grand nombre de dossiers qu’on peut estimer à quelques centaines. Il y a d’un côté les détenus politiques pour prétendue association ou délit terroriste, qui n’ont pas eu droit à un procès équitable. Puis, il y a les membres de l’UNEM, les Sahraouis, les participants au Mouvement du 20 février, les syndicalistes dans les luttes sociales. Dans ces derniers cas, il s’agit souvent de courtes peines. Il est difficile de tenir des statistiques, parce qu’au moment de leur publication, ils sont parfois déjà sortis de prison. Mais on sort quand même chaque année un rapport avec la liste de tous ceux et celles, qui ont été en prison pendant cette année-là. 

LV : Comment voyez-vous l’état du mouvement démocratique au Maroc. En marchant vers ici nous avons rencontré une manifestation de quelques centaines d’universitaires chômeurs qui demandent que le gouvernement tienne ses promesses sur l’engagement des chômeurs diplômés. 

 KR : ils sont là chaque semaine depuis plus d’un an. Les manifestations continuent. Chaque mois, il y a des marches dans les grandes villes. Il faut savoir que dans les zones rurales, les démonstrations continuent aussi, comme à Ifni1. Là il y a souvent plus de violence et de répression que dans les grandes villes où on tolère plus facilement une manifestation quand il y a beaucoup de monde. En même temps, on peut dire qu’après les élections, il s’est installé une phase d’attente. On veut donner toutes les chances au nouveau gouvernement d’entamer le changement. En tant qu’AMDH, nous n’avions pas pris position s’il fallait oui ou non boycotter le scrutin d’il y a quelques mois. C’est l’affaire des partis politiques. Mais on a élaboré une critique sérieuse de la nouvelle constitution. Vous pouvez la retrouver dans nos publications2. De toute façon, s’il n’y a pas de changement pour les grands problèmes que rencontre le peuple marocain au niveau des salaires, du chômage, de la vie chère, etc., le mouvement va reprendre toute son ampleur.

 LV : Vous avez pris la décision de mettre sur pied des vraies sections de l’AMDH en Europe. Pourquoi cette démarche ? 

KR : D’abord, il faut souligner que l’AMDH est ouverte à tous les citoyens, marocains ou pas. Les sections dans des pays comme la Belgique, doivent faire un travail avec les Belges et les non-Belges. S’adresser aussi bien aux autorités belges que marocaines concernant tous les problèmes que rencontrent les personnes d’origine immigrée. Ensuite, il faut établir des relations et des collaborations avec les ONG d’Europe. Ceci est important quand on sait qu’au siècle passé les démocrates européens ont joué un rôle très important dans la lutte contre la dictature au Maroc. 

 LV : Justement, ne peut-on pas dire que, contrairement au passé, on est en retard, aujourd’hui en Europe, sur les mouvements démocratiques dans le monde arabe ? 

KR : Nous avons constaté une très mauvaise connaissance de ce qu’on appelle le printemps arabe dans les pays européens. Nous ne pouvons qu’être déçus quand on entend des démocrates européens parler et soutenir la thèse de « l’exception marocaine ». Ce qu’on cherche, c’est un soutien européen à la lutte menée ici. Et qu’en même temps, ils luttent contre leurs gouvernements occidentaux qui continuent à avoir des relations privilégiées avec le Maroc. Le printemps arabe a mis au clair comment ces régimes occidentaux ont profité financièrement des despotes comme Ben Ali ou Moubarak, mais aussi comment ils ont utilisé ces régimes pour se protéger contre le terrorisme et l’immigration. Un des éléments pourquoi le soutien dans les pays européens est moindre est que dans les années soixante ou soixante-dix, l’immigration était dominée par les militants, tandis que maintenant on est plutôt face à une masse non politisée.

LV : Quel regard portez-vous sur l’Europe à partir d’ici ? 

 KR : La crise économique européenne nous inquiète. Il y a l’effet d’appauvrissement pour les citoyens européens. Il y a aussi l’effet indirect pour toutes ces familles marocaines, qui ont moins de revenus parce qu’il y a moins d’argent transféré par l’immigration à cause de la crise. Les ONG européennes ont moins de moyens financiers pour nous venir en aide. Et puis, en parallèle avec cette crise, il y a bien évidemment la crise politique où on voit que l’extrême droite européenne progresse partout. 

 

mardi 8 mai 2012

Hier 7 mai, incidents rocambolesques pendant le procès de Mouad El Haqed, reporté au 11 mai !

Reconstitués d'après des bribes d'information sur facebook

 Hier, dans la salle même du tribunal, pendant le procès, deux policiers en civil kidnappent Maria Karim, membre du comité de soutien de Mouad Lhaqed. 
 Des pratiques qui appartiennent à un autre âge ! Où est la justice autonome ??? Où sont les garanties des libertés civiques ??? Où est le bon sens ??? Le régime marocain nous prend pour des moutons !!!! CA SUFFIT ! Y EN A MARRE ! Tout le monde sait que le procès de Mouad est un procès POLITIQUE, un procès de LA LIBERTÉ D'EXPRESSION !!!  MAMFAKINCH !!! DIGNITÉ pour TOUS les CITOYENS !!! LIBERTÉ à Mouad ! LIBERTÉ à TOUS les détenus d'opinion ! 

 L'avocat de la direction générale de la sûreté nationale a provoqué un incident de séance accusant Maria de l'avoir insulté, il l’a interpellée sur le coup mais il a fait savoir qu'il ne veut pas porter plainte. Malgré cela la justice de vengeance a été enclenchée...

 Maitre Omar M. Bendjelloun estime que les conditions d'un procès équitable ne sont pas réunies et décide de se retirer du procès après concertation avec les autres avocats sur cette audience rocambolesque : 
-arrestation de la militante Maria Karim en pleine audience
-des avocats de la partie civile irrespectueux.
 Au Maroc, les constitutions changent, mais la Justice reste la même ... TRISTE MAROC…   Le juge décide de suspendre le procès jusqu’au 11 mai après le retrait des avocats.
Où est Maria ? 

Les parents et les amis de Maria l’ont recherchée, allant de commissariat en commissariat. 
Elle est finalement ramenée au commissariat et reste en détention. Elle passera la nuit au poste. Elle sera présentée ce matin 8 mai devant le procureur au Tribunal de Ain Sebaâ. 
Les militantes de M20 ont été  invités à y aller. 

Samira Kinani écrit ,8/5/2012:
WA BEEEEEEEEEEEZZZZZZZAF
J' EN REVIENS DE CE TRIBUNAL
DE AIN SBA3
ENRAGÉE
ENERVÉE
BEZZAF
OUTRE LES "PLAIDOIRIES" BURLESQUES
DES AVOCATS DE LA PARTIE CIVILE
J' AI ASSISTÉ
À UN ÉVÉNEMENT INÉDIT
DIGNE DU CHILI DU PINOCHET
kidnapping de Maria Karim
et de l'enceinte même du tribunal!!!!
Maria a eu un petit accrochage
avec un des avocats de la partie civile
qui nous a mis
faut l'avouer
tous et toutes hors de nous
il avait décidé de la poursuivre pour outrage
et l'intervention de la défense d'El Haked
a fait que l'incident fut clos
mais voilà que des policiers
l’emmènent
où?
on n'en a rien su
que daba
des camarades accompagnant son père
ont dû en faire
des commissariats
pour la retrouver à Roches Noires!!
pouvez vous m'expliquer???
pourquoi on l’emmènerait si loin!!!
pourquoi on l’emmènerait tout court???

l'avocat avait renoncé à la poursuivre!!
la kidnapper de cette sorte
l'emmener si loin
pour que ses camarades ne la retrouvent pas
ça rappelle quoi?????
Haked, Hamza et daba Maria
et au cours du procès
j'en reçois des nouvelles
14 arrestations à Guelmous
répression des ouvrières de la Comarit
wa bezzzzzzzzzzzzzaf
j'ai la rage
j'ai la hargne

 Merci à ses avocats. Je souhaite beaucoup de courage à Mouad El7a9ed et à Maria Karim"
Maria et Mouad
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Suite par Ibtissame Betty Lachgar

Le train de la dictature est en marche... ou devrais-je dire le TGV ! Les années de plomb: Le retour ! Mabrouk !
Nous sommes au tribunal mais seuls les avocats sont admis. Ceux ci sont avec elle. On attend leur sortie!
 
La suite de l'histoire est que Maria,pour apaiser les esprits et dans l'intérêt du procès, s'est excusée et la plainte des avocats de DGSN à été retirée et consignée dans le rapport du greffier.
Maître Saida Rouissi parle du retrait des avocats et de l'arrestation de Maria Karim    http://youtu.be/bgjgbMRF-f0

Par Les amis du Vingt Février

Affaire de Maria :
Le Makhzen se ridiculise et ne cherche aucun apaisement avec le peuple...
Le gouvernement de Benkirane, qui emprisonne ses citoyens parce qu’ils veulent s'exprimer et instaurer une vraie démocratie, perd sa légitimité. Ses jours au gouvernement sont comptés....

Par Luc Dau , 17h

MARIA KARIM, artiste, est membre active du M2OF Casa, a mené campagne importante et efficace pour libération de Haked.
Elle  a été enlevée hier soir lundi 7mai  en plein tribunal, a passé la nuit au poste de Roches Noires. Ella a été présentée ce matin devant le procureur du tribunal de Aïn Sebbaa. Elle est à l'heure actuelle chez le procureur avec des avocats de l'AMDH, les personnes venues la soutenir ont été empêchées d'accès au tribunal.
 
 
Maria n'est toujours pas passé devant le tribunal, son frère m'a dit que finalement elle ne passera pas aujourd'hui on leur demande de revenir demain. Sa famille s'active pour savoir  dans quel  commissariat elle dormira pour lui apporter à manger
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Avis: Ma page FB Ahmed Benani est soumise à de...
Par Ahmed Benani 8/5/2012 - 12h10
8 mai 12:10
Avis: Ma page FB Ahmed Benani est soumise à de hautes et très incompréhensibles pressions! Chaque fois que j'aborde les propos de Me Saida Rouissi Skalli au sujet de l'installation d'un Etat d'exception au Maroc, je suis déconnecté avec ce message FB :"Respectez votre environnement". 
Dès que je me reconnecte le message écrit auparavant sur le thème indiqué a bien évidemment disparu. Pour faire court et en attendant de comprendre et solutionner ce problème, de ma page Déclaration Citoyenne, je vous prie de traduire littéralement les propos de notre vaillante avocate*. Elle lance un cri d'alarme, parlant d'un retour aux pratiques répressives du Makhzen des années 70-80. 
Je suis persuadé que ses propos sont fondés et appelle à une réaction immédiate des démocrates marocains et de leurs amis dans le monde. Réagissez, diffusez les propos de Saida Rouissi Skalli en français en anglais et espagnol
 Merci de votre solidarité
* Les propos de Me Saida Rouissi Skalli sont rapportés de français dans l'article ci-dessous de Salah Elayoubi