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lundi 20 mars 2017

« J’ai le cœur gros, la tristesse me l’a ravagé », récit d’une visite à Ali Aarrass à la prison de Tiflet



dans ACTIONS/Evénements/LA PRISON AU MAROC par

Résultat de recherche d'images pour "farida aarrass"Dimanche 26 février 2017

Nous voilà arrivés à Salé  dans l’après midi.
Dans la ville de Salé….
Une fois à l’hôtel, Maître Nicolas Cohen dit devoir passer des coups de fils afin d’établir contact avec les différentes personnes qui pourraient nous aider aux démarches que nous allons entreprendre.
Nicolas travaille déjà.  Il prépare le programme tandis que moi… et bien je me prépare psychologiquement à la rencontre qui aura lieu dès demain lundi, avec mon frère.  
J’appréhende son état, sa condition… J’ignore quel est son état après ces presque 5 mois d’isolement total.  Je n’ai que les informations qu’il me transmet lors de son unique coup de fil hebdomadaire, les mardis.  Coup de fil qui ne dure que 5 minutes et qui ne lui permet jamais d’aller jusqu’au bout de ce qu’il voudrait ou aimerait dire, puisque le garde chargé de la surveillance, l’interpelle dès que la 5ème minute est là.
Je sais qu’il est capable de nous cacher toute réalité qui pourrait nous attrister ou nous inquiéter d’une quelconque manière.  Il l’a toujours fait, et il est dans la capacité de maintenir cette même attitude pendant aussi longtemps qu’il l’estimerait nécessaire.
Nicolas et moi avons été dans la Médina, à la recherche d’une boutique pour acheter des recharges, pour les coups de fils.
Il fait beau, le soleil brille et l’air est doux…. 
Je remets tant de choses en question et à la fois me résous à presque renouer avec ce pays qui finalement est celui de mes origines. 
C’est sûrement la joie à l’idée de retrouver Ali qui me rend si euphorique.  Suis-je vraiment prête à me réconcilier avec l’ensemble.  Je ne sais pas…. C’est une question que je reporte à plus tard.
La question qui m’interpelle pour l’instant c’est comment vais-je retrouver Ali demain ?
Je l’ignore… Je ne sais pas du tout répondre et me dis qu’il vaut mieux attendre de le voir pour savoir. 
Que peut être sa condition n’est pas si catastrophique que je l’imagine.
Je vais donc faire preuve de patience et attendre de voir, pouvoir constater…

Lundi 27 février 2017

Nous nous levons tôt car il faut aller au Parquet et plus précisément chez le procureur afin de demander une autorisation de visite pour Maître Cohen.
Maître Dadsi nous a donné rendez-vous à la gare de Rabat Ville, à 9h30.  A cause de la densité de la circulation, il n’arrive qu’à 10h15. 
Nous prenons immédiatement la route pour le parquet.  L’autorisation est faite rapidement par le procureur et nous en allons ensemble vers Tiflet 2.
Je suis discrètement impatiente et surexcitée à l’idée de retrouver Ali mon cher frère qui me manque tellement.
Les deux avocats discutent entre eux, de différentes choses, moi je ne pense qu’au moment de retrouvailles avec mon frère. 

Lire le récit complet de cette visite d'une inhumanité insupportable :







vendredi 4 novembre 2016

Présentation des livres sur Ali Aarrass à la Librairie Résistances (Paris) par Manu Scordia et Luk Vervaet (19 nov 17h)


vendredi 4 novembre 2016




 

Présentation de « Je m’appelle Ali Aarrass » et de « Lettres de prison et Journal d’une grève de la faim  » sur les emprisonnements arbitraires au Maroc. 


Samedi 19 novembre à partir de 17 H
Librairie Résistances
4 Villa Compoint 75017 Paris

(Angle du 40, rue Guy Môquet)
Manu Scordia et Luk Vervaet présenteront deux livres :
La bande dessinée « Je m’appelle Ali Aarrass »
« Lettres de prison et Journal d’une grève de la faim »
qui concernent les prisonniers politiques marocains et notamment Ali Aarrass dont l’affaire est l’un des scandales judiciaires et politiques majeurs de cette dernière décennie, en Belgique.
Belgo-Marocain arrêté en 2008 pour terrorisme en Espagne à la demande du Maroc, Ali y est soumis à la torture blanche pendant près de trois ans, puis innocenté par le juge Garzon. Abandonné par son pays, la Belgique, Il est illégalement extradé par l’Espagne au Maroc où il sera torturé pendant douze jours. Après un procès inique, il est condamné à 12 ans de détention et enfermé dans la prison de haute sécurité de Salé II et, depuis octobre 2016, à la prison de Tiflet II. Des instances onusiennes, dont le Comité contre la torture, le Comité contre la détention arbitraire et le Comité des droits de l’homme, demandent sa libération. En 2014, Ali accepte d’être l’une des cinq personnes emblématiques de la campagne internationale d’Amnesty International, « Stop torture ».


Avec ces Lettres de prison, écrites de 2012 à 2016, Ali brise le silence. « Les récits d’hier et d’aujourd’hui se ressemblent », écrit Khadija Ryadi, lauréate 2013 du prix des Droits de l’Homme des Nations-Unies. Comme Henri Alleg dans La Question sur la torture pendant la guerre d’Algérie, ou Ahmed Marzouki dans Tazmamart cellule 10 sur les tortionnaires d’Hassan II, Ali livre un témoignage accablant sur la torture des temps modernes.
Dans Journal d’une grève de la faim, sa sœur Farida nous entraîne dans le monde des familles des détenus, qui elles aussi vivent la prison. Oscillant entre souffrance, désespoir et résistance pendant la sixième grève de la faim de son frère, elle lance un appel contre l’indifférence et la peur.
Le livre de Manu Scordia est une bande dessinée en noir et blanc de style « roman graphique » qui raconte l’histoire d’Ali Aarrass. Il retrace le parcours de cet homme, son enfance à Melilla, sa venue en Belgique, son mariage, ses différents boulots, son service militaire, sa librairie, son arrestation puis les mauvais traitements, l’extradition, la torture, le procès inique… tout cela en alternance avec le combat de sa sœur Farida pour la libération de son frère.
Manu Scordia est auteur de bande dessinée et illustrateur. Il est l’auteur de deux BD et a collaboré à plusieurs fanzines et projets de BD collectives. Il est également dessinateur pour divers organes de presse. Ses thèmes principaux sont le racisme, la discrimination, les réfugiés, le colonialisme, la question palestinienne, l’exclusion sociale et l’exploitation de manière générale.
Son travail est visible sur son blog: manu-scordia.blogspot.be
Il travaille également comme animateur dans une association pour les enfants du quartier à Cuesmes dans le Borinage.
Luk Vervaet, est un militant qui lutte contre l’injustice, l’enfermement et la torture. Il a écrit plusieurs livres, dont « Guantanamo chez nous ? »  , qui décrit et analyse la transformation de la société sous l’influence américaine. Ou comment, sous prétexte d’assurer notre sécurité, les gouvernements occidentaux violent les droits de l’Homme et toutes les conventions internationales.

dimanche 24 juillet 2016

Farida Aarrass répond à Monsieur Tamek, délégué général à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion.



Farida Aarrass répond à Monsieur Tamek, délégué général du Maroc à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (23/07/2016)

Résultat de recherche d'images pour "Farida Aarrass et Ali" dans COMMUNIQUES DE PRESSE/LA PRISON AU MAROC/Lettres/Letters/Brieven/TORTURE par









 Bruxelles, 23 juillet 2016

A l’attention de Monsieur Mohamed Salah Tamek, délégué général à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion.

Monsieur,
J’ai tenté de vous contacter durant le mois de juin mais sans succès.
Comme vous le savez, la DGAPR ne mentionne aucune adresse émail sur son site web..Le seul numéro de téléphone renseigné dirige systématiquement vers une messagerie…J’y ai laissé un message qui a été interrompu probablement en raison de sa longueur.
Par conséquence, dès le 24 juin, je vous ai adressé un courrier de onze pages disposées en trois parties via le site www.freeali.eu mais aussi via le site Facebook où il est toujours disponible.
Sachant que le personnel de Salé II suit mes publications sur ce site, et au vu du caractère urgent de la situation, j’ai délibérément souhaité qu’elles soient rapportées au directeur.  Il est en effet le premier responsable de la recrudescence de violence contre les détenus au sein de la prison. L’objectif était qu’il prenne conscience de la gravité de ces violences et qu’il y mette un terme, mais il n’a malheureusement pris aucune initiative dans ce sens.
Vous n’ignorez sûrement pas que plus d’une vingtaine de fonctionnaires, ayant refusé de pratiquer des mauvais traitements sur les prisonniers, ont été purement et simplement relevés de leur fonction à la prison de Salé II .  Mon frère Ali Aarrass était disposé à vous rencontrer pour vous livrer un témoignage fidèle sur les mauvais traitements dont il a été témoin ou dont il a été lui-même victime.  Il a même tout entrepris par mon biais pour tenter de vous joindre mais sans que je n’y parvienne jamais.
C’est pourquoi des amis et membres du Comité de soutien d’Ali Aarrass ont pris l’initiative de vous écrire pour vous alerter de la scandaleuse situation à Salé II.  Ils vous ont notamment invité à vous rendre sur place afin que vous puissiez constater vous-même la situation des détenus. Pour votre parfaite information, ces courriers ont été expédiés les 14, 15 et lundi 18 juillet par envoi postal…(Vous auriez dû les recevoir en principe les 18, 19 et 20 juillet).
Jusqu’au 22 juillet 2016, vous ne réagissez à aucun de ces courriers.  Vous évitez même toute déclaration ou commentaire sur les faits gravissimes qui vous sont rapportés.  Par contre vous faites état d’une vidéo publiée sur You Tube en date du 17 juillet en alléguant que j’en serais l’instigatrice ou même l’auteur.  Aussi, je vous informe clairement que je ne suis ni l’une ni l’autre.  Je n’ai fait que la partager sur Facebook le 18 juillet à 15h10 et une seconde fois à 22h25.
J’ignore la provenance de cette vidéo et n’ai aucune expertise en matière d’authenticité des publications sur le net…Cependant, comme beaucoup de gens, j’ai été sensible à son contenu qui conforte les allégations de mon frère, Ali Aarrass, sur les mauvais traitements et actes de torture au sein de la prison de Salé II.  C’est dans ce contexte que je l’ai publiée à mon tour afin d’alerter l’opinion.
Ceci dit, j’aurais cru recevoir votre soutien en tant que délégué général de la DGAPR plutôt que vos accusations totalement infondées…Une simple lettre eut été plus adéquate pour attirer mon attention sur les anomalies que vous pointez avec force dans la presse concernant cette vidéo (à la condition qu’elles fussent fondées).
Afficher l'image d'origine Vous relevez notamment que le visage du prisonnier est caché d’une cagoule…Vous émettez aussi des doutes sur les traces de sang maculant sa tunique.  Lesquelles traces seraient, selon vous, des fausses. Votre prudence est légitime mais néanmoins interpellante à bien des égards.  Le visage d’Ali Aarrass est tout à fait visible dans la vidéo diffusée le 5 octobre 2015.  On le reconnaît parfaitement et on distingue très nettement les traces de sévices sur son corps.  Non seulement vous n’avez diligenté aucune enquête mais vous avez dénigré les allégations de mauvais traitements exprimées par Ali Aarrass, tout en réfutant la preuve formelle des images.
Votre prédécesseur, monsieur Hafid Benhachim, diligentait une enquête dès qu’il était mis au courant de mauvais traitements au sein de la prison.

A quel jeu jouez-vous, monsieur Tamek ?
Vous êtes constamment dans le déni et toutes les requêtes sont classées sans suite.
Vous prétendez par ailleurs qu’Ali Aarrass exerce une pression sur l’administration pénitentiaire en quête de quelques « avantages ». Sachez qu’Ali Aarrass a toujours été et reste déterminé à dénoncer inlassablement ses conditions de détention malgré vos procès d’intention. En détournant ses réelles intentions, vous salissez publiquement l’honneur d’un homme qui n’est pas en mesure de se défendre…Et votre déni systématique de tous les faits rapportés par les détenus risque de vous rendre un peu complice aux yeux de l’opinion publique. Ne devriez -vous pas au contraire vous empresser d’organiser un contrôle en bonne et due forme au sein de la prison ?
En réalité, Ali Aarrass subit systématiquement les représailles des autorités pénitentiaires chaque fois qu’il dénonce des abus et maltraitances. Il subit tant des violences physiques que psychologiques comme la privation de ses courriers de nouveau, depuis un mois et demi, il est isolé et privé de contact avec ses codétenus, il n’est pas libre de pouvoir s’approvisionner à l’économat tel qu’il le voudrait.  Le directeur y a laissé des consignes restrictives, etc…

Où voyez –vous des avantages?
Vous confondez peut-être avantages et demandes légitimes.
Pour rappel Ali Aarrass a mené 72 jours de grève de la faim. Du 25 août au 4 novembre 2015, et s’il l’a fait c’était pour revendiquer des droits légitimes  :
  • le renvoi en cassation,
  • les visites consulaires,
  • la question de sa remise en liberté comme formulée par le groupe de travail de l’ONU,
  • l’élaboration d’une véritable enquête sur ses allégations de torture et ses conditions de détention.
Monsieur le Délégué Général, vous laissez paraître la désagréable impression d’une indignation sélective selon qu’on vous rapporte des faits réels de maltraitance sur des prisonniers, appuyés de rapports et courriers que vous semblez ignorer, ou selon que vous portiez le discrédit sur ceux que vous prétendez représenter.  Et ce, au prétexte d’un motif quelconque comme celui de la vidéo  litigieuse.
Vous comprendrez aisément mon incompréhension et celle du comité de soutien d’Ali Aarrass.
Ne craignez-vous pas qu’on associe votre mutisme à un consentement tacite face aux dérives du milieu carcéral dont vous êtes parfaitement informé ?
Je sais vos affinités pour les médias où vous apparaissez régulièrement mais on peut déplorer vos absences sur le terrain carcéral pour vous enquérir directement auprès des prisonniers.
Ceci étant, j’ai l’espoir que vous aurez l’honnêteté de reconsidérer vos propos malveillants à l’endroit d’Ali Aarrass ainsi que vos accusations infondées à mon encontre concernant ladite vidéo.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur Mohamed Salah Tamek, l’assurance de ma considération très distinguée.

Farida Aarrass

Voir la vidéo torture à  la prison de Salé II : cliquez ICI et ICI
Voir l’article sur 360.ma : Tamek dément les allégations de Ali Aarrass : cliquez ICI
Voir la vidéo choc d’Ali Aarrass malmené : cliquez ICI

samedi 18 juin 2016

– Farida Aarrass se bat pour la libération de son frère Ali.




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Farida Aarrass se bat depuis plus de six ans pour la libération de son frère Ali arrêté en Espagne et extradé au Maroc. Citoyen belgo-marocain, il purge une peine de 12 ans à la prison de Salé, accusé de terrorisme. Afin de mieux comprendre cette affaire, Farida a accepté de répondre à quelques questions sur ce combat qu’elle mène pour la liberté de son frère.

– Farida Arrass, bonjour. Tout d’abord, dans quelles conditions avez-vous appris l’arrestation et l’extradition de votre frère ?
J’ai appris son arrestation à distance, deux semaines après qu’elle n’ait eu lieu. J’étais en Belgique, lui a été arrêté en Espagne. J’étais surprise, choquée, outrée par une telle injustice à l’égard d’un homme aussi bon, aussi juste. Il vivait les meilleurs moments de sa vie, puisqu’il avait une petite fille de deux ans qui était devenue sa raison de vivre. Concernant son extradition, je l’ai apprise deux jours après qu’elle n’ait eu lieu, via les médias espagnols. Ni la famille, ni les avocats n’avaient été informés de cet horrible acte inoubliable, si douloureux. Alors que nous avions été rassurés d’une certaine manière par la demande du Haut Commissariat de l’ONU qui demandait à l’Espagne de suspendre l’extradition. L’Espagne a procédé à l’extradition de manière totalement illégale. D’autant plus qu’après plus de deux ans d’enquête menée par le juge bien connu Baltasar Garzon, il avait été prononcé un non-lieu, car il n’y avait aucun élément à charge contre mon frère qui permettait d’organiser un procès. 

vendredi 23 octobre 2015

Farida Aarrass : Mon droit de réponse...incomplet



Farida Aarrass : « Ma réponse aux

 mensonges de l’administration

 penitentiaire marocaine »

Conférence de presse Mrax 001 Farida
A ce stade d’une grève de la faim (60ème jour), il est généralement admis par la science médicale que le corps humain subit différentes altérations : fonte des graisses et des muscles, hypotension et vertiges en position debout, bradycardie (cœur lent), diminution de l’activité, des capacités de concentration et de réflexion, fatigue extrême, douleurs musculaires, diminution de la température corporelle, hoquet, crampes abdominales, insomnies, maux de tête, constatations d'altération de la fonction rénale, hypertension artérielle, douleurs du foie, etc..

Selon nos observations propres et les déclarations d’Ali, il est constamment en position couchée. Jusqu'à présent, il n’a pas été hospitalisé pour subir des examens approfondis…A peine quelques visites à l’infirmerie de la prison quand il pouvait encore se déplacer titubant. Aussi, comment une simple visite à l’infirmerie peut-elle faire l’objet d’un diagnostic plausible et présumer de la soi-disant bonne santé d’un patient en grève de la faim...Selon les autorités pénitentiaires, de simples mesures de paramètres tels que la tension artérielle, la glycémie et le poids pondéral sont des informations suffisantes pour poser un tel diagnostic.

Faut-il rappeler que la grève de la faim d’Ali Aarrass a été motivée par les mauvais traitements qu’il subit depuis plus de sept années de détention…La DGAPR prétend qu’Ali est traité comme tout prisonnier durant sa détention, c’est-à-dire normalement et dignement...Cependant, elle ne pourra pas démentir ce qui est clairement observable dans la vidéo récemment publiée qui montre Ali portant des traces de coups et sévices. Une grève de la faim ne se simule jamais sauf pour ceux indifférents à la vie ou la mort d’un homme…Aussi, les dénigrements et démentis de la DGAPR ne font que renforcer la détermination d’Ali à poursuivre son combat pour que justice et dignité lui soient enfin rendues.

Mon frère, Ali Aarrass ne réclame aucun privilège, à moins que les produits de toilette et les visites médicales (restées sans réponse) le soient. Je reviendrai sur les détails de ces soi disant visites médicales comptabilisées par la DGAPR en grande exagération.....

Cependant et alors que Ali ne demande jamais rien à personne faisant partie du personnel pénitentiaire, après avoir pris la décision d'entamer cette grève de la faim présente une série de réclamations toutes aussi légitimes les unes que les autres :
-que cessent immédiatement les mauvais traitements dont il est victime

-une fixation de date suite à sa demande introduite depuis plus de trois ans près de la Cour de cassation

-que le juge d’instruction chargé de l’enquête ouverte sur ses récentes allégations de mauvais traitements informe ses avocats du résultat de ladite enquête

-que le consul belge lui rende les visites hebdomadaires tel que décidé par la justice belge.

-qu’il soit libéré tel qu’exigé par le Groupe de Travail de l’ONU contre les détentions arbitraires
.

Merci pour ce droit de réponse.

Farida Aarrass