Farida Aarrass se bat depuis plus
de six ans pour la libération de son frère Ali arrêté en Espagne et
extradé au Maroc. Citoyen belgo-marocain, il purge une peine de 12 ans à
la prison de Salé, accusé de terrorisme. Afin de mieux comprendre cette
affaire, Farida a accepté de répondre à quelques questions sur ce
combat qu’elle mène pour la liberté de son frère.
– Farida Arrass, bonjour. Tout d’abord, dans quelles conditions avez-vous appris l’arrestation et l’extradition de votre frère ?
J’ai appris son arrestation à distance, deux semaines après qu’elle n’ait eu lieu. J’étais en Belgique, lui a été arrêté en Espagne. J’étais surprise, choquée, outrée par une telle injustice à l’égard d’un homme aussi bon, aussi juste. Il vivait les meilleurs moments de sa vie, puisqu’il avait une petite fille de deux ans qui était devenue sa raison de vivre. Concernant son extradition, je l’ai apprise deux jours après qu’elle n’ait eu lieu, via les médias espagnols. Ni la famille, ni les avocats n’avaient été informés de cet horrible acte inoubliable, si douloureux. Alors que nous avions été rassurés d’une certaine manière par la demande du Haut Commissariat de l’ONU qui demandait à l’Espagne de suspendre l’extradition. L’Espagne a procédé à l’extradition de manière totalement illégale. D’autant plus qu’après plus de deux ans d’enquête menée par le juge bien connu Baltasar Garzon, il avait été prononcé un non-lieu, car il n’y avait aucun élément à charge contre mon frère qui permettait d’organiser un procès.
J’ai appris son arrestation à distance, deux semaines après qu’elle n’ait eu lieu. J’étais en Belgique, lui a été arrêté en Espagne. J’étais surprise, choquée, outrée par une telle injustice à l’égard d’un homme aussi bon, aussi juste. Il vivait les meilleurs moments de sa vie, puisqu’il avait une petite fille de deux ans qui était devenue sa raison de vivre. Concernant son extradition, je l’ai apprise deux jours après qu’elle n’ait eu lieu, via les médias espagnols. Ni la famille, ni les avocats n’avaient été informés de cet horrible acte inoubliable, si douloureux. Alors que nous avions été rassurés d’une certaine manière par la demande du Haut Commissariat de l’ONU qui demandait à l’Espagne de suspendre l’extradition. L’Espagne a procédé à l’extradition de manière totalement illégale. D’autant plus qu’après plus de deux ans d’enquête menée par le juge bien connu Baltasar Garzon, il avait été prononcé un non-lieu, car il n’y avait aucun élément à charge contre mon frère qui permettait d’organiser un procès.


