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jeudi 3 novembre 2016

ASSISTANCE CONSULAIRE POUR ALI AARRASS dernières informations



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ASSISTANCE CONSULAIRE POUR ALI AARRASS

Contacter l'auteur de la pétition

3178 signatures pour 3178 jours de détention injustes!

2016-11-03 22:57
Tout d'abord, un grand merci aux 1500 signataires de cette pétition.
Le 14 décembre 2016, cela fera 6 ans qu'Ali Arrass a été extradé vers le Maroc.
Cela fait 6 ans qu'Ali est injustement emprisonné malgré un non-lieu prononcé  an 2010 en Espagne après une enquête minutieuse par le Juge Balthazar Garzon!
Cela fait 6 ans que sa famille alerte les autorités belges pour qu'elles offrent à Ali Aarrass l'assistance consulaire qu'elles accorderaient à n'importe quel citoyen Belge, et qu'Ali injustement extradé et condamné au Maroc soit libéré!
En vain!
Depuis quelques semaines et pour des raisons inconnues, Ali est détenu dans des conditions effroyables en isolement total à la prison de Tiflet http://lukvervaet.blogspot.be/2016/10/ali-aarrass-en-isolement-total-la.html

jeudi 27 octobre 2016

Pour l'abandon des charges contre Mikaël, en procès le 7/11 pour soutien aux migrants

Bonjour à tou.te.s !

Je m'appelle Mikaël Doulson, je suis journaliste salarié dans un média associatif.
J'ai été interpellé samedi 1er octobre 2016 à 17h15 par la Police française à Calais, lors d'un rassemblement de soutien aux migrants qui vivent dans un camp surnommé "la Jungle", qui risque d'être démantelé dans les jours qui viennent.
J'ai été accusé de "participation à une manifestation illégale, avec dissimulation du visage".

Ceci alors que j'étais simplement venu à Calais pour animer des ateliers de percussions avec les migrants, et écrire un article sur le rassemblement, dont j'ignorais qu'il n'avait pas été autorisé. De plus, si j'ai en effet couvert ma bouche et mon nez avec mon écharpe, c'était pour me protéger des effets délétères des gaz lacrymogènes utilisés massivement par la police ce jour-là, comme en atteste la vidéo ci-dessous.

samedi 18 juin 2016

– Farida Aarrass se bat pour la libération de son frère Ali.




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Farida Aarrass se bat depuis plus de six ans pour la libération de son frère Ali arrêté en Espagne et extradé au Maroc. Citoyen belgo-marocain, il purge une peine de 12 ans à la prison de Salé, accusé de terrorisme. Afin de mieux comprendre cette affaire, Farida a accepté de répondre à quelques questions sur ce combat qu’elle mène pour la liberté de son frère.

– Farida Arrass, bonjour. Tout d’abord, dans quelles conditions avez-vous appris l’arrestation et l’extradition de votre frère ?
J’ai appris son arrestation à distance, deux semaines après qu’elle n’ait eu lieu. J’étais en Belgique, lui a été arrêté en Espagne. J’étais surprise, choquée, outrée par une telle injustice à l’égard d’un homme aussi bon, aussi juste. Il vivait les meilleurs moments de sa vie, puisqu’il avait une petite fille de deux ans qui était devenue sa raison de vivre. Concernant son extradition, je l’ai apprise deux jours après qu’elle n’ait eu lieu, via les médias espagnols. Ni la famille, ni les avocats n’avaient été informés de cet horrible acte inoubliable, si douloureux. Alors que nous avions été rassurés d’une certaine manière par la demande du Haut Commissariat de l’ONU qui demandait à l’Espagne de suspendre l’extradition. L’Espagne a procédé à l’extradition de manière totalement illégale. D’autant plus qu’après plus de deux ans d’enquête menée par le juge bien connu Baltasar Garzon, il avait été prononcé un non-lieu, car il n’y avait aucun élément à charge contre mon frère qui permettait d’organiser un procès. 

mercredi 9 décembre 2015

M'Barek Daoudi, 5 ans de prison ferme ! Quelle justice au Maroc ?



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M'Barek Daoudi, 5 ans de prison ferme ! Quelle justice au Maroc ?

M'Barek Daoudi est en prison depuis deux ans ! Arrêté chez lui à Guelmin le 23 septembre 2013, avec ses trois fils, il attend depuis cette arrestation arbitraire, d'être jugé ! Ses trois fils sont passés devant un tribunal et ont été condamnés à des peines de un et deux ans de prison. Amar et Taha ont été libérés en 2014, au terme de leur peine, Brahim quant à lui doit être patient !

Les jeunes étaient-ils considérés comme moins dangereux que leur père ? Cette famille sahraouie qui réside à Guelmin, a subi comme beaucoup d'autres le cadeau fait par l'Espagne en 1956 au moment de l'indépendance du Maroc : la bande de Tarfaya, « un morceau » du Sahara espagnol, cédée au voisin du Nord pour en garder l'essentiel riche en phosphates ! En 1956, comme en 1975, les Sahraouis n'ont rien eu à dire !

Mais depuis de nombreuses années les Sahraouis, habitants du Sud Maroc depuis 1956, n'acceptent plus l'arbitraire du Makhzen et revendiquent publiquement leur sympathie pour le Front Polisario.
Insupportable pour le pouvoir marocain ! Avec M'Barek Daoudi, ce pouvoir comme la justice ont hésité… Tribunal militaire ? N'a-t-il pas été enrôlé dans les FAR (Forces armées royales) dans les années 1970. Trop risqué pour l'extérieur et l'image que le Maroc souhaite donner de son régime. Alors M'Barek Daoudi a attendu, à Salé 2 d'abord puis à Aït Melloul, il a fait une longue grève de la faim pour passer en procès et être blanchi de toute condamnation. C'était trop demander à une justice au service d'un pouvoir tout entier obsédé par l'occupation de « son Sahara ».

Novembre 2015, c'est désormais le bon moment pour condamner à 5 ans ce courageux militant. Mohamed VI a fêté la Marche verte à El Aïoun à grand renfort de propagande, il engage un bras de fer avec Christopher Ross et le Secrétaire général de l'ONU et peut croire à la complaisance du Conseil de sécurité et de la France qui regardent ailleurs.

Mais avec ce procès, M'Barek Daoudi et tous ses soutiens, avocats, militants des droits de l'homme, journalistes sahraouis ont pu, en dépit des risques, témoigner de leur soutien et de leur mobilisation autour du tribunal. Le procès se transformant comme à chaque fois en tribune politique.

Une cinquantaine de prisonniers politiques sahraouis croupissent encore dans les prisons marocaines ! Ne les laissons pas tomber ! Écrivons leur, soutenons financièrement leurs familles.
Dès réception de ce message ne manquez pas d'aller sur le site qui leur est dédié et de prendre contact avec nous !

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com

jeudi 25 septembre 2014

Scandale de l'affaire Ali Dinia : le procès tourne à la mascarade, reporté au 14/10..




L’histoire a choqué l’opinion public, le procès quant à lui a créé une vague d’indignation, il s’agit de Ali Dinia, cet homme de 78 ans victime lui et sa famille d’un grave accident de la circulation provoqué par une semi-remorque. Récit d’une véritable injustice.

Malgré sa maladie et ses nombreuses blessures, Ali Dinia, ce père de famille, qui a failli perdre les siens dans un accident de la route causé par un ‘’chauffard’’, le 15 aout dernier, à quelques kilomètres de Bouznika sur l’autoroute Casablanca-Rabat, est aujourd’hui jeté en prison. Le septuagénaire est traité comme l’unique responsable de cette tragédie, qui a coûté la vie à une jeune fille de 23 ans. En effet, après avoir été violemment heurté par le semi-remorque d’une grande société dont le nom n’a pas été dévoilée, la voiture de Ali Dinia est éjectée de l’autre côté de l’autoroute, en sens inverse. Une Berline se trouvant en face est percutée, à bord, une substitut du procureur du roi et ses enfants. Une de ses filles perdra la vie, quelques heures seulement après l’accident.

 Le chauffeur du camion, le responsable de cet accident est mis en garde à vue, avant d’être libéré le 2 septembre.

Fraichement opéré et plâtré, Ali Dinia est emmené, le 26 aout, sur une chaise roulante au tribunal de Benslimane. Le juge d’instruction ordonne aussitôt son incarcération au centre pénitentiaire de la ville, jusqu’au 23 septembre. L’audience de ce mardi matin au tribunal de première instance de Benslimane, a été bouclée en 5 minutes, sans considération aucune pour cette victime de 78 ans, rappelons-le, qui est apparu très éprouvé, les bras plâtrés, sur son fauteuil roulant.
 Rendez-vous le 14 octobre, ainsi en a décidé le juge. Qu’en est-il alors des droits de l’Homme, de la prévention de la torture et le bannissement de l’humiliation ? Notre système judiciaire aberrant a certainement les réponses à nos questions.
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vendredi 21 mars 2014

A lire : Abdelkader Belliraj raconté par sa femme

Par Khadija Belliraj, demainonline

Rachida Belliraj (Photo Demain)

Opinion. Je m’appelle Rachida Belliraj, et je suis l’épouse d’Abdelkader Belliraj. Je suis actuellement au Maroc pour rendre visite à mon mari qui se trouve en prison.
Je suis la mère de trois enfants : Anas, Oussama, Yassine. Mon mari est détenu depuis presque cinq ans maintenant. Je vis avec mes enfants en Belgique, dans la ville de Gand, et nous vivons comme une famille séparée. C’est certainement très difficile pour les enfants.
Quand Abdelkader a quitté notre maison pour la dernière fois, le plus petit de nos fils avait trois ans et demi, aujourd’hui Yassine a huit ans. Mes autres enfants sont maintenant dans l’âge de l’adolescence.
C’est sûr, ce n’est pas facile sans leur père, ils ont besoin de lui, mais malheureusement, il n’est pas là, il est détenu ici, et on ne peut le voir qu’une seule fois par an, pendant les vacances scolaires et pour une durée d’un mois.
D’une façon générale la vie est devenue difficile sans Abdelkader. Et cette détention est incompréhensible, nous ne savons pas pourquoi on nous fait subir cette séparation.
Le dossier judiciaire avait déjà été traité avant l’arrivée du nouveau gouvernement d’Abdelilah Benkirane, et avant que Mustapha Ramid ne soit devenu ministre de la justice.
Ramid, avocat, était parmi ceux qui défendaient le dossier Belliraj, le dossier qu’on appelle ici « Les six politiques ». J’avais de l’espoir car Ramid est de ceux qui connaissent le mieux le dossier de mon mari, et une fois ministre de la justice, nous espérions vraiment qu’il allait règler cette situation intolérable.
On avait l’espoir qu’avec l’arrivée de ce nouveau gouvernement, et avec Ramid comme ministre de la justice, il allait y avoir une amélioration dans ce dossier.
Quand nous revoyons toutes les déclarations de Ramid du temps de la lutte pour la libération des « six politiques », et la manière dont il s’est dirigé à Mohamed El Marouani [NDLR : président du Mouvement pour la Oumma, l'un des "six politiques"] : « Attention à ne pas oublier le groupe qui reste en prison derrière toi. Il faut tout faire pour pour que le reste des détenus retrouve la libérté. » Ces propos, vous pouvez les retrouver sur Youtube.
C’est pour cela qu’on a été surpris, à notre arrivée au Maroc, d’entendre sa réaction face aux femmes des détenus et dire que le dossier Belliraj n’était pas sa priorité pour le moment. Il le consultera l’année prochaine, quand il aura du temps libre.
C’est sûr, on est désagréablement surpris.C’était une déception, on a été déçus.
On imaginait vraiment mieux, on était optimistes avec ce nouveau gouvernement. C’est vrai qu’au début nous étions contents. Mais aujourd’hui, nous sommes extrêmement déçus des déclarations de Ramid.
Quand j’ai visité Abdelkader Belliraj j’ai découvert un homme affaibli physiquement, car il avait entamé une grève de la faim pendant un mois, juste avant notre arrivée au Maroc. Du point de vue de sa corpulence, il a perdu pas mal de kilos. Mais Dieu merci, il y a eu l’intervention de Mme Khadija Rouissi. Elle a pu le voir en prison et le convaincre d’arrêter sa grève, ou du moins de la suspendre. J’étais contente lorsque je suis arrivée, car il ne faisait pas de grève.
En ce qui concerne ces cinq années de détention, est-ce qu’il y a eu un changement, une amélioration dans ce dossier ?
Tout d’abord, Abdelkader à été arrêté à Marrakech et non à l’aéroport comme nous l’avons entendre dans les médias et par la bouche du ministre de la justice.
Abdelkader a été enlevé dans un café et a disparu pendant un mois. Nous l’avons cherché partout : dans les commissariats, dans les hôpitaux, mais en vain !
C’est par les médias et par l’intermédiaire du ministre de l’intérieur que nous avons appris qu’Abdelkader avait été incarcéré.
Il a été enlevé, puis torturé. La famille a encaissé le coup, nous ne savions pas où était Abdelkader et le pourquoi de sa disparition. Du jour au lendemain, Abdelkader est devenu l’ennemi public n°1 au Maroc, et cette affaire, l’affaire du siècle.
Le ministre de l’intérieur a donné des informations aux médias avant même qu’Abdelkader ne soit présenté devant un juge. Une violation flagrante du secret de l’instruction. Puis quand une question lui a été posée sur ce détail, il a simplement répondu que ce n’était qu’un détail futile et sans importance.
Dans un véritable État de droit, c’est une violation flagrante des procédures judiciaires. Avant qu’Abdelkader ne soit présenté à la justice, avant toute enquête, des informations vraies et fausses paraissaient dans la presse.
Après un an de procès et plus d’une centaine de séances, Abdelkader a été condamné à vie en première instance, une peine qui a été confirmée en appel.
Dès ce moment, ma maison en Belgique est devenue la destination prisée des médias belges et marocains et parmi eux la deuxième chaîne de télévision publique marocaine, 2M. J’ai même été poursuivie par les médias en voiture lors de la conduite de mes enfants à l’école pour une déclaration.
Ils m’ont demandé une déclaration en face de l’école, devant tous les parents. J’ai refusé, c’était honteux, et ils ont continué… Un lynchage médiatique sans précédent. Vingt années de vie commune avec Abdelkader et je n’avais jamais rien vu de tel ou ressenti qui pouvait amener à la situation actuelle. Abdelkader qui a vécu quarante années en Belgique n’a aucune relation avec cette soit disant « affaire Belliraj »
Khadija Belliraj

samedi 1 juin 2013

Le baroud d'honneur de Mustapha Adib


Par Jeune Afrique, 18/5/2013


C'est l'histoire d'un naufrage humain et politique. En 1998, Mustapha Adib est encore un jeune officier idéaliste. Capitaine dans l'armée de l'air marocaine (affecté à la base d'Errachidia), il a la trentaine, le visage poupin et les yeux qui brillent. Servir « son roi et sa patrie », c'est la mission qui lui tient à coeur.  Mais, aujourd'hui, il n'est plus que « l'ex-capitaine Adib ». Il n'habite plus son pays, vivote entre Paris et sa banlieue. Découragé par une série d'échecs, amer et conscient d'avoir été utilisé, il a renoncé à chercher un emploi en juin dernier. Il n'a plus ni argent ni illusion. Et, surtout, s'estime sali. 
Les raisons de sa chute, les Marocains s'en souviennent. L'affaire avait fait grand bruit. Il y a dix ans, Mustapha Adib dénonce, dans une lettre à celui qui deviendra Mohammed VI, un trafic de carburant organisé par le lieutenant-colonel de sa base. Prince héritier et numéro deux des Forces armées royales (FAR) à l'époque, le futur souverain diligente une enquête. Le coupable est condamné à dix-huit mois de prison. Le jeune capitaine, lui, a le sentiment du devoir accompli et se sent soutenu par la monarchie. Mais pour un temps seulement.
 Dans la foulée de la condamnation de son supérieur, il est muté deux fois sans raison et subit brimade sur brimade. Il n'est pas bon que les petits officiers dénoncent leurs chefs. Dépité, Adib s'en ouvre à la presse étrangère : dans les colonnes du quotidien français Le Monde, il dénonce le système de corruption qui, selon lui, gangrène les FAR et les représailles dont il est victime. Une confession qui lui vaudra d'être jugé par un tribunal militaire, radié de l'armée, puis de passer deux ans et demi en prison pour « outrage à l'armée » et « violation des consignes militaires ». Adib se sent lâché. 
Libéré en mai 2002, le désormais ex-capitaine commence par chercher un emploi au Maroc. Peine perdue. De guerre lasse, il part alors tenter sa chance en France, où il reprend des études à l'École nationale supérieure des télécoms (ENST). Depuis qu'il a obtenu son diplôme, en 2004, il va de stages en petits boulots et dit n'avoir toujours pas reconstruit sa vie. « À cause d'une injustice. » 
Dans l'interview qui suit, recueillie en banlieue parisienne, il lève un coin du voile sur une période troublée et complexe : celle du début des années M6, quand des personnalités aussi opposées que le « prince rouge » Moulay Hicham et l'ex-grand vizir de Hassan II Driss Basri conjuguèrent en vain leurs efforts pour déstabiliser le nouveau souverain, quitte à accréditer à cet effet l'existence de mouvements fantômes comme celui des « officiers libres ». De l'affaire Mandari à l'affaire Adib, le fil rouge est le même et le gâchis humain identique. 


Jeune afrique : Après un long silence, vous venez de publier une lettre dans laquelle vous dénoncez l'attitude de certaines personnalités marocaines. Pourquoi avoir attendu ? 

Mustapha Adib : Jusqu'à maintenant, je me suis surtout préoccupé de ma vie professionnelle. Mais aujourd'hui, il est temps que je tire la sonnette d'alarme. Il n'y a aucun calcul politique derrière ma lettre. J'ai seulement reçu des promesses de certaines personnes qui ne les ont pas honorées. J'avais à coeur  de dénoncer ces fausses promesses. 


Dans cette lettre, vous affirmez que le prince Moulay Hicham [le cousin de Mohammed VI, NDLR] n'a pas tenu ses engagements. Que vous a-t-il promis ? 

En novembre 2007, je suis entré en contact avec lui par mes propres réseaux. J'avais des difficultés financières. Il m'a demandé : « Tu as besoin de combien ? » Je lui ai répondu. Il m'a promis de faire le nécessaire très rapidement. Finalement, il ne m'a donné que le quart de la somme qu'il m'avait promise. Je l'ai relancé plusieurs fois, en vain. Le fait qu'il ne tienne pas ses engagements alors que sa démarche était libre et volontaire m'a surpris. 


Quelle somme lui avez-vous demandée ? 

Je préfère ne pas révéler le montant. Mais je peux vous dire qu'il est inférieur à 100 000 euros. 


Est-ce pour qu'il vous aide que vous dénoncez aujourd'hui son attitude ? 

Non, mais son aide serait la bienvenue et j'en serais honoré, car je le respecte. 


L'avez-vous déjà rencontré physiquement ? 

Non, nous avons uniquement parlé au téléphone. 


Pourquoi, d'après vous, s'est-il engagé à vous aider ? 

C'est quelqu'un qui œuvre  pour la démocratisation au Maroc, et j'ai été victime d'une injustice. Peut-être voulait-il la réparer. 


Vous reprochez également à Driss Basri [ministre de l'Intérieur de Hassan II, décédé à Paris en août 2007, NDLR] de n'avoir pas honoré son engagement

C'était au début de 2007. J'avais l'idée de lui exposer ma situation financière. J'ai consulté des militants des droits de l'homme au Maroc, qui m'ont conseillé d'aller le voir. Alors je l'ai appelé, et il m'a reçu chez lui, dans le 16e arrondissement de Paris. Je lui ai fait part de mes besoins. Là encore, je ne vous révélerai pas le montant. Il m'a dit que je recevrai le tout dans sept à dix jours. Mais il ne m'a rien versé du tout. 


Pourquoi Driss Basri, à qui on impute bien des injustices, aurait-il volé à votre secours ? 

Peut-être pour se racheter des années de plomb, c'était la fin de sa vie. 


Pourquoi, d'après vous, Moulay Hicham et Driss Basri se sont-ils finalement rétractés ? 

J'ai beau chercher une explication, je ne sais pas. 


Avez-vous sollicité d'autres responsables marocains ? 

Non, uniquement Driss Basri et Moulay Hicham. 


Pourquoi avoir pensé à eux ? 

Je ne peux pas vous le dire, ça s'est trouvé comme ça. 


Vos explications ne sont guère convaincantes. On dirait que votre démarche n'était pas spontanée, que vous agissiez pour le compte de quelqu'un…

Non, je n'ai été manipulé par personne. Comme je vous l'ai déjà dit, j'ai seulement pris conseil auprès de militants des droits de l'homme avant de m'adresser à Driss Basri. C'est tout. 


Vous pointez également du doigt les « pratiques minables et contraires à la supposée nouvelle ère » des services secrets marocains. À quoi faites-vous allusion ? 

J'ai longtemps cherché du travail au Maroc, dans les télécoms, car je suis ingénieur télécoms de formation. Je me suis notamment tourné vers Méditel et Maroc Télécom, qui m'ont opposé une fin de non-recevoir. Je suppose que leurs patrons ne voulaient pas prendre de risques. J'ai aussi postulé chez Wana. Sa direction m'a dit qu'elle devait attendre le feu vert avant de me recevoir. J'ai finalement été reçu à Casablanca, on m'a dit que j'avais un profil intéressant et que je devais passer deux entretiens. Mais je n'ai eu aucun rendez-vous. J'ai de nouveau sollicité la direction, qui m'a annoncé que, finalement, elle ne donnait pas suite à ma demande. Je n'ai reçu aucune autre explication. Je pense que les services secrets marocains sont intervenus pour empêcher ma candidature d'aboutir. 


Pourquoi ? 

Je pense que les généraux, dont j'ai révélé les pratiques, veulent tout simplement me nuire. 


Selon vous, l'armée était gangrenée par des pratiques de corruption. Est-ce encore à l'ordre du jour ? 

Bien sûr, elles perdurent. Je le sais, car j'ai encore beaucoup de contacts avec des officiers. Rien n'a été entrepris pour les éradiquer. 


Souhaiteriez-vous réintégrer l'armée ? 

Si on m'y invite, oui. Rien n'est impossible tant que je n'ai pas 60 ans. Mais à la condition qu'une commission éclaircisse les crimes et les délits commis par les officiers. 


Mais avec toutes les accusations que vous lancez, n'avez-vous pas peur de devenir un paria ? 

Je n'ai plus rien à perdre.
 http://www.jeuneafrique.com/Article/LIN24088lebarbidaah0/
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Mustapha Adib contre « Sidi le Préfet » et « Lalla Colette »

Par Demainonline, 28/5/2013


Lalla Colette
Incroyable mais français ! L’ex-capitaine Mustapha Adib, qui veut manifester pacifiquement dans les rues de la commune de Betz où se trouve le château « royal » de Betz, ne peut le faire sur décision du préfet de l’Oise, Nicolas Desforges, un larbin du ministre de l’intérieur, Manuel Valls.
Dans cette affaire, le préfet Desforges, ainsi que la maire de la ville, Colette Thellier, une secrétaire de mairie retraitée, apparemment tellement dépassée par les événements qu’elle s’est barricadée dans le siège du consistoire pour ne pas recevoir Adib, se comportent comme de vulgaires sujets du sultan du Maroc.
« Sidi Nicolas » et « Lalla Colette » ont purement et simplement « interdit de circulation » Mustapha Adib. Une décision inouïe dans une république qui se prétend initiatrice et sanctuaire du beau concept des « droits de l’homme ».
Pour Sidi Nicolas Desforges, on ne passe pas !Alors qu’une grande partie de  la presse française, tagines et invitations à la Mamounia obligent, se tait, le quotidien Le Parisien (voir ci-dessous) sauve quelque peu l’honneur.

Interdit de circulation dans la commune et de manifestation



Pour Sidi Nicolas Desforges, on ne passe pas !
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Le roi du Maroc aurait été « menacé de mort »
Depuis plusieurs jours, la commune de Betz est cernée par les gendarmes, en raison de la présence du roi du Maroc, Mohamed VI. Une dizaine de militaires sont mobilisés à différents endroits pour assurer la surveillance et la protection de la résidence et de nombreux contrôles d’automobilistes sont effectués.
Chateau de Betz
Si cette présence est aussi importante c’est parce que le Collectif pour la dénonciation de la dictature au Maroc menace de venir manifester devant la résidence.

Selon certaines informations, Mohamed VI aurait même reçu des menaces de mort par courrier.

Les manifestants étaient déjà venus à Betz en octobre, mais face au dispositif des forces de l’ordre, ils n’étaient finalement restés qu’une heure ou deux.
Source Le Parisien

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 Salah Elayoubi
Ils ont trouvé une nouvelle idée de manipulation. Le roi aurait été menacé ! Le prochain coup, ils vont procéder à quelques arrestations, histoire de donner le change et faire oublier l'action de Betz menée par le collectif contre la dictature et les charges véritables qui pèseraient contre ce grand prédateur, si nous étions une démocratie: incitation à des actes de torture, complicité de meurtre, recel de vol et de détournements, blanchiment de fonds provenant d'une infraction a la loi des changes, corruption........