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mercredi 15 avril 2015

Le ministère de l’Intérieur assure que le camion entré en collision avec un autocar ne transportait pas de carburant.


  Par Amanda Chapon, Telquel

L’accident a causé la mort de 33 personnes, dont de nombreux enfants.

Le ministère de l’Intérieur dément « catégoriquement », ce dimanche dans un communiqué,  que le camion entré en collision avec un autocar vendredi 10 avril près de Chbika dans la province de Tan-Tan soit « un camion citerne utilisé dans le trafic de carburant et qu’il serait doté d’une citerne supplémentaire transportant une grande quantité d’essence », comme cela a été relayé par « certains sites électroniques » et sur les réseaux sociaux.
 L’Intérieur assure en effet que le deuxième véhicule impliqué dans l’accident est « un camion de transport international de marchandises appartenant à une société basée à Casablanca ». La même source rappelle que les services de la Gendarmerie Royale ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de l’accident qui a fait 33 morts, dont de nombreux enfants qui revenaient à Laâyoune après avoir participé à une compétition sportive à Bouznika.
Vendredi, lors de son déplacement sur les lieux du drame, le ministre Mohamed Hassad, tout en indiquant qu’il « était prématuré de se prononcer sur les circonstances de l’accident », avait confirmé que la collision frontale de l’autocar avec le camion semi-remorque « a déclenché un incendie dans le réservoir d’essence, ce qui a accentué encore plus la gravité de l’accident ».

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jeudi 25 septembre 2014

Scandale de l'affaire Ali Dinia : le procès tourne à la mascarade, reporté au 14/10..




L’histoire a choqué l’opinion public, le procès quant à lui a créé une vague d’indignation, il s’agit de Ali Dinia, cet homme de 78 ans victime lui et sa famille d’un grave accident de la circulation provoqué par une semi-remorque. Récit d’une véritable injustice.

Malgré sa maladie et ses nombreuses blessures, Ali Dinia, ce père de famille, qui a failli perdre les siens dans un accident de la route causé par un ‘’chauffard’’, le 15 aout dernier, à quelques kilomètres de Bouznika sur l’autoroute Casablanca-Rabat, est aujourd’hui jeté en prison. Le septuagénaire est traité comme l’unique responsable de cette tragédie, qui a coûté la vie à une jeune fille de 23 ans. En effet, après avoir été violemment heurté par le semi-remorque d’une grande société dont le nom n’a pas été dévoilée, la voiture de Ali Dinia est éjectée de l’autre côté de l’autoroute, en sens inverse. Une Berline se trouvant en face est percutée, à bord, une substitut du procureur du roi et ses enfants. Une de ses filles perdra la vie, quelques heures seulement après l’accident.

 Le chauffeur du camion, le responsable de cet accident est mis en garde à vue, avant d’être libéré le 2 septembre.

Fraichement opéré et plâtré, Ali Dinia est emmené, le 26 aout, sur une chaise roulante au tribunal de Benslimane. Le juge d’instruction ordonne aussitôt son incarcération au centre pénitentiaire de la ville, jusqu’au 23 septembre. L’audience de ce mardi matin au tribunal de première instance de Benslimane, a été bouclée en 5 minutes, sans considération aucune pour cette victime de 78 ans, rappelons-le, qui est apparu très éprouvé, les bras plâtrés, sur son fauteuil roulant.
 Rendez-vous le 14 octobre, ainsi en a décidé le juge. Qu’en est-il alors des droits de l’Homme, de la prévention de la torture et le bannissement de l’humiliation ? Notre système judiciaire aberrant a certainement les réponses à nos questions.
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mercredi 17 septembre 2014

Au royaume de l'absurde et de l'injustice la victime , une fois de plus, devient coupable.



Victime d'un accident, il est jeté en prison à 78 ans

Par Bouthaina Azami (Twitter), le 360,  16/9/2014  
 
Accident
© Copyright : DR
Les réseaux sociaux sont en effervescence, criant à l’injustice, et une page Facebook a même été créée en soutien à Ali Dinia. Et pour cause. Cet homme, âgé de 78 ans, a été abusivement incarcéré pour un grave accident dont lui et les siens ont été victimes.
Les réseaux sociaux sont en effervescence, criant à l’injustice, et une page Facebook a même été créée en soutien à Ali Dinia. Et pour cause. Cet homme, âgé de 78 ans, a été abusivement incarcéré pour un grave accident dont lui et les siens ont été victimes alors qu’ils se rendaient à Tanger, en famille, le 15 août dernier. Ali Dinia est ainsi, ce jour-là, au volant de sa voiture en compagnie de son épouse, sa fille, et ses deux petits-enfants quand une semi-remorque a violemment percuté son véhicule, l’envoyant sur le bas-côté avant de le propulser de l’autre côté de l’autoroute, provoquant ainsi un dramatique effet boule de neige. Des voitures venant en sens inverse entreront en effet en collision avec celle d’Ali Dinia. Une tragédie où une jeune fille de 23 ans, dont la mère, substitut du procureur du roi, voyageait avec ses enfants, a perdu la vie.
Grièvement blessés, Ali Dinia et sa famille seront d’abord évacués vers un hôpital de Mohammedia avant d’être transportés à Casablanca. Le chauffeur de la semi-remorque est, quant à lui, rapidement arrêté, des témoins ayant immédiatement réagi pour signaler l’accident. Il sera ainsi intercepté à l’entrée de Bouznika et mis en garde à vue.

Mais l’affaire prendra soudain une étrange tournure. Le chauffeur du camion passera à peine plus de deux semaines en garde à vue et sera libéré le 2 septembre alors que l’attention des autorités s’était soudain portée, dès le 26 août, sur Ali Dinia que l’on viendra cueillir à la clinique, alors qu’il sortait à peine d’une opération, pour le conduire sur chaise roulante, souffrant et plâtré, au tribunal de Benslimane où le juge d’instruction a ordonné son incarcération sur le champ. «Ni son état de santé, ni ses quatre jours en réanimation, son diabète, hypertension, problème cardiaque, son âge avancé n’ont été pris en considération», a confié l’une de ses proches aux médias. De victime, Ali Dinia est passé coupable, malgré les témoignages recueillis par les gendarmes et qui ne laissent aucun doute sur la responsabilité du camionneur. Il est actuellement toujours en prison, sa demande de liberté provisoire ayant été rejetée et le procès reporté au 23 septembre.

Sur la page Facebook de «Soutien à Ali Dinia», sa fille a publié un message où elle écrit: «Cette histoire est une véritable tragédie: oui, une jeune femme de 23 ans a perdu la vie, et nous avons appelé sa maman qui nous a parlé avec beaucoup de gentillesse, sans haine aucune, ni ressentiment. Cette mère, atteinte dans sa chair, nous a même dit que l'incarcération de notre père était absurde, et c'est tout à l'honneur de cette mère, qui, même au pire de la souffrance, reste juste, elle. Nous nous battons pour qu'un homme, qui n'est la cause d'aucune mort mais fait partie des victimes, un homme heurté par un camion dont l'épouse, la fille et les deux petits-enfants ont subi de lourds dommages corporels, pour qu'un homme de 78 ans, puisse sortir de prison, alors qu'il est lui-même cardiaque, diabétique, blessé…»