Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est nombreux blessés. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nombreux blessés. Afficher tous les articles

samedi 22 mars 2014

Journée de protestation sahraouie contre le pillage des ressources naturelles . Manifestations violemment réprimées par les forces d'occupation marocaines

El Aaiun, 16 mars 2014 (SPS).- 

 De nombreuses manifestations ont été organisées dans la soirée de samedi 15 mars 2014 dans les principales villes du Sahara Occidental pour revendiquer l’élargissement des compétences de la MINURSO et l’arrêt de la spoliation des ressources naturelles du Sahara Occidental.

Dans la ville d’El Aaiun, les manifestations  ont eu lieu dans les quartiers de Hay Maatalla, Avenue Smara, Al-Qods, Al-Aouda, al Maghrib Alarabi et l’Avenue Deddech. A Boujdour, c’est le quartier Leqboibat qui a abrité la manifestation, alors qu’à Dakhla, Kseikissat et Oum Tounsi, et l’Avenue Hassan II, à Smara.

Des centaines de policiers en tenue et en civil, d’agents des forces auxiliaires sont violemment intervenus pour disperser les manifestations avec des citernes d’eau comprimée, des matraques et des pierres laissant des dizaines de blessés. Dans un premier bilan provisoire, plus 80 blessés ont été recensés dans la seule ville d’El Aaiun.

Au même temps, des manifestations ont été organisées dans de nombreuses villes espagnoles, ainsi qu’en France et en Suisse pour protester contre la répression marocaine et demander à l’ONU d’assumer ses responsabilités dans la protection de la population sahraouie dans les territoires occupés par le Maroc.

Vidéo de quelques victimes dans l'hôpital d'El Aaiun :
 
http://www.youtube.com/watch?v=6HfA2iRLIf8&feature=youtu.be
----------------------------------------------------------------------------

vendredi 21 mars 2014

Nador: affrontements entre les autorités et des clandestins



h24info.ma ,18/03/2014
Melilia est soumise depuis le début de l'année à une pression migratoire sans précédent, avec son lot de drames.
Melilia est soumise depuis le début de l'année à une pression migratoire sans précédent, avec son lot de drames. © AFP
Des candidats à l'immigration clandestine ont une nouvelle fois essayé de franchir la frontière entre le Maroc et Melilia lors d'un assaut massif. Les forces marocaines ont tenté de les en empêcher. Résultats: des personnes arrêtées et d’autres blessées.
La frontière entre Nador et Melilia a de nouveau été le théâtre d’affrontements entre les forces marocaines et des candidats subsahariens à l’immigration. Ils étaient plus de 600 migrants à essayer de franchir la frontière, ce mardi, tôt le matin.

Les autorités marocaines sont intervenues. "Les migrants n’ont pas obtempéré aux sommations d’usage et ont procédé à des jets de pierres causant des blessures à 5 éléments des forces de l’ordre", précise un communiqué du ministère de l’Intérieur.
On devine bien la suite. 102 personnes ont été interpellées. 28 d'entre elles ont été blessées et évacuées par la suite vers l’hôpital Hassani de Nador. Les blessures ont été "causées par les fils barbelés de la clôture grillagée du préside occupé", lit-on dans le même communiqué.

La tentative est qualifiée comme l'une des plus importantes de ces dernières années. Il s’agit de la deuxième du genre en moins de 24 heures. Une autre tentative a été "avortée" le même jour, vers 3h30 du matin à Beni Nsar, et s'est soldée par l’interpellation 150 personnes. Cela fait un total de 250 candidats arrêtés.

Melilia est soumise depuis le début de l'année à une pression migratoire sans précédent, avec son lot de drames. On s’en souvient, une tentative d'entrée à Sebta s’est traduite par mort de 15 migrants, noyés. En cause, la riposte des forces de l'ordre espagnoles, accusées d'avoir fait usage de balles en caoutchouc contre les migrants.

samedi 21 décembre 2013

« Massacre » devant le ministère marocain de l’Education nationale


Libérez (vraiment) Ali Anouzla ! 
Par Mohamed Midaoui (professeur titulaire d’un master)21/12/2013

GGGGGG
L’un des blessés graves lors de la manifestation de jeudi 5 décembre devant le ministère de l’Education nationale (Photo Demain)

Opinion. Le jeudi 5 décembre 2013, j’ai été témoin d’un massacre contre des professeurs porteurs de licences et titulaires du Master qui protestaient contre la politique d’exclusion adoptée par le ministère de l’Éducation nationale marocain. Ces professeurs ne faisaient que revendiquer leurs droits à la promotion et au changement de cadre comme cela était le cas pour les promotions précédentes quand ils ont été pris à partie par la police.
La manifestation pacifique qui s’est tenue devant la direction des Ressources humaines du ministère à Rabat et regroupé plus de 6 000 militants. Elle a été farouchement réprimée après l’intervention sauvage des forces de la répression. Ce fut un déchaînement inouï de violence policière qui s’est abattu sur des manifestants pacifiques, hommes et femmes confondus.
Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dont dix grièvement, principalement à la tête. A cela s’ajoute le comportement bestial d’un fonctionnaire des Ressources humaines qui a intentionnellement violenté deux professeurs.
Il s’en est suivi une vague d’arrestations qui ont donné lieu à des poursuites judiciaires. Huit professeurs dont une femme ont été arbitrairement arrêtés. Ce qui porte à vingt-cinq le nombre d’interpellés depuis le début des manifestations.
Ces personnes encourent, de par leur incarcération, des actes de torture et autres formes de mauvais traitements, dans l’indifférence générale…
Ce comportement des autorités est une violation flagrante des droits de l’homme. Il ne fait que confirmer la politique terrorisante, adoptée par le gouvernement face aux revendications sociales et salariales et consacre les tares d’un système où les diplômés sont relégués en bas de l’échelle, contre l’idée même qu’il faut sacraliser le savoir considéré comme un atout dans le processus du développement.
On pense bien évidemment à ces manifestants qui s’immolent par le feu face à un gouvernement qui reste sourd à toutes formes de  revendications, aussi justes et légitimes soient-elles !
Les menaces sont loin de faire taire les voix de la résistance et les enseignants restent mobilisés malgré les intimidations des autorités !
Parce que leurs demandes sont légitimes et leur combat juste.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=28527

vendredi 30 août 2013

Plus de 20 sahraouis blessés lors d’une manifestation pacifique à El-Aaiun occupée


El Aaiun (territoires occupés du Sahara occidental), 28 aout 2013 (SPS) 

Plus de vingt (20) Sahraouis ont été blessés par les forces d’occupation marocaines qui dispersaient "violemment" une manifestation pacifique à El-Aaiun occupée pour revendiquer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, a-t-on indiqué de source judiciaire sahraouie.
Cette manifestation pacifique a eu lieu dans la rue de Smara près du quartier légendaire Maata Allah à El-Aaiun occupée pour revendiquer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, l’élargissement des prérogatives de la MINURSO à la protection et à la surveillance des droits de l’homme au Sahara Occidental et l’arrêt de la spoliation des richesses naturelles du Sahara Occidental", indique la même source.
Brandissant l’emblème national de l’Etat sahraoui, les manifestants sahraouis ont scandé des slogans revendiquant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, dénonçant l’exploitation des richesses naturelles et exprimant leur solidarité avec les détenus politiques sahraouis, a ajouté la méme source.
La répression du droit des Sahraouis à s’exprimer et à manifester pacifiquement par les autorités marocaines coïncide avec la visite, à El-Aaiun occupée, du premier adjoint du rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme au Sahara Occidental et au Sahel, du 27 au 29 août. (SPS)

samedi 10 août 2013

DanielGate : 18 associations portent plainte contre Laenser.

Par H24info, 9/8/2013

Le collectif marocain des instances des droits de l’Homme a décidé de poursuivre pénalement le ministre de l’Intérieur, Mohand Laenser, suite à l’intervention musclée des forces de l’ordre, vendredi 2 août, pour disperser le sit-in organisé en protestation contre la grâce royale accordée au pédophile espagnol, Daniel Galvan. 
Le collectif, qui regroupe 18 associations, a déjà entamé la procédure en déposant sa plainte jeudi 8 août, auprès du procureur général de la Cour de cassation à Rabat. «(le collectif) attend qu’un juge d’instruction soit désigné pour entamer la procédure d’enquête sur le ministre et tout autre fonctionnaire qui serait impliquée dans cette affaire», indique un communiqué des plaignants. 

Vendredi dernier, plusieurs manifestants, dont des militants associatifs et des artistes, ont été blessés, dont certains grièvement, suite à l’intervention très violente de la police, avait-on constaté sur place. Contacté par la presse au lendemain de cette répression, le ministre de l’Intérieur avait affirmé ne pas avoir ordonné de charger les manifestants. 
Mis à part cette déclaration laconique, aucune autre explication officielle n’a été fournie à ce sujet de la part du ministère de l’Intérieur. Le département de la Justice a, pour sa part, décidé d’ouvrir une enquête pour déterminer «la partie qui a ordonné de charger les manifestants lors de la marche de vendredi». 

vendredi 10 mai 2013

Premières arrestations à El Aaiun depuis les dernières émeutes


Manifestation à Laâyoune - Samedi 4 mai 2013


Le parquet de Laâyoune a annoncé l'arrestation de plusieurs personnes ce jeudi dans le cadre des «troubles» qu'a connu la ville samedi dernier. D'autres arrestations sont prévues selon la même source.

Un communiqué publié par le parquet de Laâyoune indique que des personnes, sans préciser leur nom ni leur nombre, ont été arrêtées ce matin. Elles sont soupçonnées d'avoir participé aux «troubles» qu'a connu Laâyoune samedi dernier, selon la même source. Le communiqué explique que deux policiers sont encore dans le coma et que la police judiciaire va approfondir l'enquête pour arrêter tous les inculpés, sans préciser leur nombre.
Le CODESA avait publié un communiqué plus tôt dans la journée pour annoncer «l'enlèvement» par la police de trois personnes - dont un mineur de 17 ans. Les forces de l'ordre auraient fait irruption à leur domicile tôt ce matin et les auraient violemment interpellés, selon le communiqué qui indique également que les policiers, à la recherche d'autres personnes, ont également saccagé plusieurs maisons.

Selon l'Intérieur, les manifestations organisées depuis fin avril par les Sahraouis pro-indépendance n'ont pas été réprimées par les forces de l'ordre, qui auraient alors elles-mêmes été agressées par des adolescents instrumentalisés par le Polisario. L'Intérieur parle d'un total de 150 policiers blessés.
L'AMDH et les activistes sahraouis affirment au contraire que les forces de l'ordre ont réprimé des manifestations pacifiques, faisant des blessés parmi les participants, et ont provoqué des affrontements avec des jeunes, parfois en tenue civile et à l'aide de pierres et d'armes blanches. L'AMDH a demandé l'ouverture d'une enquête «officielle et crédible» pour faire toute la lumière sur ces événements.

Trois Norvégiens «éloignés» de Laâyoune
Un communiqué de la Wilaya de Laâyoune indique par ailleurs que trois ressortissants norvégiens ont été "éloignés" ce matin de la ville par la police. Selon les autorités locales, ces derniers se sont fait passer pour des touristes mais ils préparaient des actes pouvant "porter atteinte à l'ordre public". Les trois Européens, âgés de 21 à 28 ans, sont membres du "Comité Norvégien de Soutien au Sahara Occidental" selon l'agence de presse officielle du Polisario. Une "dizaine de policiers en civil se sont présentés à 9h00 du matin dans leur hôtel pour les embarquer dans une voiture de police direction la ville marocaine d'Agadir", selon la même source
De son côté la délégation de journalistes anglo-saxonnes, qui était arrivée à Laâyoune la semaine dernière, a quitté hier le Sahara et devait rencontrer aujourd'hui des officiels à Rabat.

lundi 28 janvier 2013

Blessé par la police, un étudiant décède à Fès

Par Lakome, 27/1/2013
بينما يتحدث بنكيران خلال مؤتمر دافوس عن التقدم الكبير الذي يعرفه المغرب يموت هذا الشاب المغربي جراء تدخل "الأمن" في الحي الجامعي بفاس. و كما قال بعض الفيسبوكيون : "الحكومة المغربية تمنح الشهيد محمد الفيزازي غرفة تحت الارض عوض الحي الجامعي. هكذا يجازى ولد الشعب في بلدي."


Mohamed Fizazi, étudiant syndicaliste à Fès, vient de succomber à ses blessures, une semaine après une intervention musclée des forces de l'ordre dans le campus universitaire de Fès.

Ce samedi après-midi, Mohamed Fizazi, étudiant âgé de 22 ans, a perdu la vie, suite à des blessures graves au niveau de la tête.
Une semaine auparavant, après une intervention des forces de l'ordre contre un rassemblement des étudiants à l'université de Fès, Mohamed Fizazi, blessé, a été transporté au CHU de la ville où il vient de perdre la vie.
Selon les sources de Lakome.com, la tension monte au campus universitaire, où les étudiants sont rassemblés à l'appel de l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM).
-----------------------------------------------------------------------
Informations sur facebook
موت هذا الشاب المغربي جراء تدخل "الأمن" في الحي الجامعي بفاس. و كما قال بعض الفيسبوكيون : "الحكومة المغربية تمنح الشهيد محمد الفيزازي غرفة تحت الارض عوض الحي الجامعي. هكذا يجازى ولد الشعب في بلدي."


بينما يتحدث بنكيران خلال مؤتمر دافوس عن التقدم الكبير الذي يعرفه المغرب يموت هذا الشاب المغربي جراء تدخل "الأمن" في الحي الجامعي بفاس. و كما قال بعض الفيسبوكيون : "الحكومة المغربية تمنح الشهيد محمد الفيزازي غرفة تحت الارض عوض الحي الجامعي. هكذا يجازى ولد الشعب في بلدي."
Ce matin un nouveau militant de l'Union nationale des étudiants du Maroc (site Fes Sais) a perdu la vie après l'intervention brutale des forces répressives, la semaine dernière contre les étudiants. En effet, la semaine passée, les forces de la répression ont pris l'assaut de site universitaire, faisant de nombreux détenus et des blessés et notamment le martyr Muhammad El Fizazi qui était blessé au niveau de la tête, ce qui a conduit à sa mort. Le martyr est originaire de Taounate/Marnissa, il suivait ses études en 2ème année section Littérature anglaise
-------------------------------------------------------------------------------------------------------- 
 
Avec beaucoup de tristesse, j'ai appris ce soir l'exécrable nouvelle du décès d'un militant progressiste marocain, Mohamed Fizazi, suite à l'intervention musclée des forces de sécurité dans la cité universitaire de Fès. Le défunt était étudiant en deuxième année, Littérature anglaise.
Une pensée personnelle forte pour la famille du disparu!

-----------------------------------------------------------------------------------------------------
 Soufiane Boujnane
La famille de l'étudiant Mohamed Fizazi, victime de brutalité policière à l'université de Fès refuse de signer l'autorisation d'enterrement de son fils avant qu'une autopsie ne soit effectuée, et la colère gronde en milieu étudiant.

lundi 7 janvier 2013

Manifestations du quartier Sidi Youssef Ben Ali

 

  Dix interpellés devant le tribunal de première instance ce lundi

Par Yassine Benargane,  Aufait, 
Une précédente manifestation contre la cherté de la vie, à Marrakech. /DR
Une précédente manifestation contre 
la cherté de la vie, à Marrakech. /DR Agrandir

Dix personnes passeront, ce lundi, devant le juge du tribunal de première instance de Marrakech. Elles sont poursuivies pour “manifestation non autorisée” et “actes de violences et de vandalisme”, alors qu'elles manifestaient, fin décembre, dans la rue pour protester contre la hausse des prix de l'eau et de l'électricité. Deux adolescents ont été condamnés à deux mois de prison vendredi.


  Agrandir

    Le tribunal de première instance de Marrakech prononcera son verdict, ce lundi, au sujet des dix personnes poursuivies pour participation à une “manifestation non autorisée” et  “actes de violences et de vandalisme”, lors des évènements qu’a connus la ville ocre fin décembre.
    Ces personnes ont été interpellées après des manifestations contre la hausse des prix de l'eau et de l'électricité, qui avaient dégénéré en violents affrontements, le 28 décembre, dans un quartier populaire de Sidi Youssef Ben Ali.
    Deux adolescents, âgés de 14 et 15 ans, ont été condamnés vendredi à deux mois de prison par la chambre des mineurs du tribunal.
    Le bilan officiel de ces heurts est de plus de 60 blessés, dont 52 membres des forces de l'ordre, visés par des projectiles. Selon des témoins, la police a eu recours aux gaz lacrymogènes et à des canons à eau pour disperser la foule. Trente personnes ont été interpellées, mais une vingtaine, des mineurs, a rapidement été libérée.

    Un point de presse pour faire toute la lumière
    Lors d'une rencontre avec la presse jeudi, le préfet de la région de Marrakech a imputé ces “événements” à de “fausses informations et à la mise à profit de certaines parties de cette affaire avec l'intention de semer le chaos et la terreur parmi la population”, sans autre précision.
    De son côté, le président du pôle clients à la Régie autonome de distribution d'eau et d'électricité de Marrakech (RADEEMA), Hsain Oudnoune, a exprimé l'entière disposition de la RADEEMA à ouvrir un dialogue transparent et constructif avec tous ses clients, tout en promettant de trouver des solutions adéquates à leurs problèmes.
    Parallèlement, le site d'information arabophone Febrayer a annoncé que la maire de Marrakech, Fatima Zahra Mansouri, s'était réunie avec des responsables au sein du conseil communal et des membres de la direction de la RADEEMA, samedi. Le site rapporte que la maire avait accusé, lors de la rencontre, des fonctionnaires au sein de la régie, de vouloir “pousser la société vers la faillite pour la transformer en société privée”.
    Yassine Benargane 



    lundi 31 décembre 2012

    Maroc : 30 manifestants arrêtés à Marrakech


    Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

    Plusieurs personnes ont été arrêtées à Marrakech (335 km au sud de Rabat) suite à des affrontements entre des manifestants, qui protestaient vendredi contre l’augmentation des prix de l’électricité et de l’eau, et les forces de police, a-t-on appris hier de sources locales.

    Le ministère de l’Intérieur marocain a confirmé ces affrontements indiquant qu’une trentaine de personnes avaient été «interpellées» après une manifestation «non autorisée» organisée près du siège de la Régie autonome de distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement (Radeema) au quartier populaire dénommé Sidi Youssef Ben Ali, ajoutant que des citoyens et des policiers avaient été blessés sans pour autant en donner le nombre.

    Pour rappel, les populations de ce quartier ont commencé, en janvier 2012, à organiser des manifestations périodiques devant les agences commerciales en signe de protestation contre la hausse des factures de l’eau et de l’électricité, notamment à cause du système de facturation basé sur le principe des tranches. Selon le ministère marocain, la Radeema avait pris une série de mesures «à l’effet de soulager le poids des factures d’électricité au profit des ménages les plus démunis».
    Le gouvernement marocain connaît actuellement une période difficile sur le plan économique marquée par un déficit commercial (-12%), une chute des recettes touristiques (-2,5%) et un recul des avoirs extérieurs (24%).

    Une trentaine d'arrestations dans des manifestations au Maroc - Monde - France Info


    Le ministère de l'Intérieur marocain a annoncé samedi soir l'arrestation, la veille, de trente personnes dans une manifestation qui a provoqué des heurts entre la police et les habitants de Marrakech. Une soixantaine de personnes auraient été blessées. ...

    mardi 21 août 2012

    Maroc - Des centaines de clandestins ont tenté l’assaut sur Melilla la veille de l'Aïd


    Par Ahmed Benani, Déclaration Citoyenne

    A Melilla, des migrants desperados (dr)

    Profitant d'un relâchement de la surveillance des frontières la veille de l'Aid El Fitr par les gardes frontières marocains, quelques 300 immigrants clandestins ont tenté un passage en force contre le mur de protection de l'enclave espagnole de Melilla, en territoire marocain. Une centaine de ces migrants clandestins, des subsahariens, auraient réussi à franchir ce mur de six mètres, hyper-surveillé, déclenchant du coup une alerte maximale sur les enclaves espagnoles, Melilla et Sebta.

    Les migrants subsahariens, installés côté marocain, ont tenté d'entrer dans l'espace Schengen à partir de la région de Nador, au nord-est du Maroc, près de l'enclave de Melilla. Selon le gouvernement de Melilla, l'assaut contre l'enclave a été déclenché samedi vers 21h00 du soir. Echelles et divers moyens d’ascension du mur d'enceinte, haut de six mètres, grillagé et électrifié, ont été utilisés. Sur les 300 immigrants qui ont participé à cet assaut, le plus important de l’année 2012, une soixantaine aurait réussi à passer la frontière.

     Lundi, à 5h00 du matin, un autre assaut a été organisé par 150 autres candidats à l'émigration clandestine, mais les accès à l'enclave espagnole ont été bloqués par les forces de sécurité marocaines et espagnoles. Selon des riverains, beaucoup de ces immigrants clandestins auraient été blessés durant l’assaut, alors que les autorités de l'enclave de Melilla affirment le contraire. Des affrontements auraient opposé migrants et forces de sécurité marocaines et espagnoles, selon des ONG marocaines de défense des Immigrants.
     
    Les blessés se cachent
    Les immigrants clandestins refusent, dans des circonstances pareilles, d’être hospitalisées ou évacuées vers des centres de santé marocains de peur d'être arrêtés et refoulés. Ils préfèrent, selon des ONG marocaines, dont l'AMDH, se cacher dans les forêts de la région de Nador, en attendant des moments plus cléments pour aller chercher de la nourriture. Près de 740 clandestins notamment des subsahariens sont entassés dans le camp de rétention installé à Melilla, dans l'attente d'être expulsés. Madrid aurait dépêché sur place des unités spéciales pour verrouiller les accès à l'enclave de Melilla. 


    Dans un rapport publié cette semaine, Human Right Watch avait fustigé l'attitude de l'Union européenne qui laisse mourir en mer les immigrants clandestins, qui font la traversée de la Méditerranée sur des bateaux de fortune. Le verrouillage des frontières espagnoles en territoire marocain et la chasse aux migrants au Maroc ont encouragé l'immigration clandestine vers l'Europe par mer. Résultat: au moins 170 personnes ont péri noyées depuis le mois de janvier dernier, 13.500 migrants depuis 1998, dont 1500 pour la seule année 2011.
    URL Source :http://
    maghrebemergent.info/actualite/internationale/
    15205-maroc-des-centaines-de-clandestins-ont-tente-lassaut-sur-melilla-la-veille-de-laid.html